"Le Couvent de Vico ... retour vers le futur!". Ce titre peut paraître bizarre. Il a été choisi pour introduire l'éditorial paru en première page du bulletin "INSEME" de novembre. Ce texte explique le sens des Etats Généraux du couvent de Vico qui auront lieu les 6 et 7 décembre. Il a été écrit par Vincent GRUBER qui est depuis le mois de juin le provincial, c'est-à-dire le supérieur, de l'ordre des Oblats de Marie Immaculée pour la France.
Après bien des péripéties, des difficultés et des souffrances ces derniers mois, voilà que le Couvent de Vico, tel le Phoenix antique, renait de ses cendres. Dans sa longue histoire depuis sa fondation par Giovan Paolo de Leca en 1481, le Couvent a dû faire face à bien des vicissitudes mais, à chaque fois, des hommes et des femmes de bonne volonté ont repris le flambeau. Aujourd'hui, une nouvelle ère commence, une mutation est en cours. Avec une communauté des Missionnaires Oblats renforcée, un « Projet missionnaire » en route depuis de longs mois et porté par des membres des associations et des groupes investis au Couvent et dans le Canton des Deux Sorru, la porte de l'espérance et du renouveau s'en-trouve. Refaire du lien, développer des synergies, marcher courageusement et solidairement aux côtés des personnes, des familles et des groupes, voilà tout un programme d'actions porté par une vision cohérente et bienveillante.
C'est pourquoi nous vous informons et vous invitons à des Etats généraux du Couvent de Vico qui se tiendront les 6 et 7 décembre prochains sur le lieu-même. A partir du travail des différents ateliers du groupe « Projet missionnaire » regroupant la communauté oblate, la confrérie du Père Albini, l'Equipe d'Animation interparoissiale, l'Association de l'Accueil, l'Association des Amis du Couvent, les Laïques associées aux Oblats et d'autres partenaires, vous êtes invités à exprimer votre avis et vos propositions dont nous tiendrons compte pour que la dynamique du couvent de Vico soit vraiment au service des habitants du Canton dans ses diverses dimensions sociales, culturelles, citoyennes, économiques et spirituelles ...
Avec nos différences et nos compétences respectives, nous nous mettrons en ordre de marche pour un « bien vivre ensemble » à la fois enraciné dans la vie locale des habitants du Canton et ouvert au visiteur, à l'estivant, au festivalier et au pèlerin. Ainsi, le couvent de Vico continuera-t-il « d'être, à la fois, guetteur, vigie et phare, « vaisseau » posé sur la montagne et perçu comme un emblème fort de notre territoire et comme un lieu propre de spiritualité. » Dieu vous bénisse! Paci è Fratellanza.
Vincent GRUBER,
missionnaire omi
Provincial de France
Interview de Vincent GRUBER à la suite de son installation comme provincial
Un nouveau décès vient d'être connu à Poggiolo: celui de Pierre PIETRI, connu sous le nom de "Pierrot de Tata".
Après les disparitions d'Archange COLONNA, Jean-Martin FRANCESCHETTI et Mimi CANALE, une génération est en train de s'effacer. Pour s'en souvenir, il reste des photos dont tous les visages ont maintenant disparu.
En regardant ces deux photos de 1968 (que c'est lointain!), dans lesquelles se trouve Pierrot, les plus jeunes ne reconnaîtront personne. A leurs parents et grands-parents de donner leurs noms.
L'évocation de la vie de Francesca, dont le mari Louis CLEMENTI disparut à la guerre de 14-18 (voir l'article "Les bonheurs et les malheurs de Francesca"), avait été illustrée par une vieille carte postale de Soccia.
Une lectrice de ce blog reconnut une personne de cette photo et écrivit: "Le Monsieur de dos sur cette photo est le frère de Francesca, mon arrière-grand père: Jacques Antonini."
Il n'est pas étonnant de trouver des visages de gens connus car les photographes du début du xxe siècle utilisaient souvent des "autochtones" pour obtenir des cartes postales "authentiques". Du coup, ces souvenirs de vacances étaient aussi des photos de famille. Ils sont également des documents historiques.
Le Vicolais Jean-Pierre FONDEVILLE est un grand collectionneur de ces documents du passé. Nous le remercions d'avoir envoyé au blog une carte postale de la même partie des hauteurs de Soccia.
On peut voir un homme barbu, certainement vêtu d'un costume en velours, posant près d'un arbre sur le bord du chemin, ce qui dégage de l'espace pour voir des maisons socciaises, le clocher de l'église, la route vers Sorru et le col lui-même. L'envoi a eu lieu le 24 août 1958 à Soccia pour Ivry-sur-Seine. Dans la partie correspondance, l'auteur de ce souvenir de vacances a écrit en en-tête: "Photo de mon oncle et de ses chiens". Il reste à trouver le nom de cet oncle. Pourriez-vous nous renseigner sur cette identité?
Une autre carte postale de Soccia montrait également deux enfants sur la place du monument aux morts.
Bonjour
Concernant la carte postale du monument aux morts de Soccia, il ne s'agit pas de 2 garçons mais de 2 filles dont l'une est ma mère Defranchi Jeanne et l'autre est Paulette Pietri mère de Christophe
(Pan'e Vinu). Voilà pour la précision.
Mais un autre commentaire s'était opposé à cette identification:
Les deux enfants de la photo sont Marie Arrighi, née Antonini (Marie "l'épicière") et Jeanne-Marie Ottavy, née Demartini (l'épouse d'André, le receveur des Postes à Soccia dans les années 70).
Marie est la petite fille vêtue de noir car elle venait de perdre son papa. Elles ont 10 ans toutes les deux.
Qui dit vrai? Nous comptons sur nos lecteurs pour départager les points de vue.
Avez-vous d'autres cartes postales qui ont pu transporter dans toute la France les portraits d'habitants de nos villages?
Voici une simple photo prise le vendredi 21 novembre sur la route des Sanguinaires.
Il n'avait pas plu mais, avec l'humidité de l'air, le ciel du couchant a créé un arc-en-ciel de chaque côté du soleil. Hélène Dubreuil nous en fait profiter.
Véronique EMMANUELLI, dans "La Corse Votre HEBDO" du 21 novembre, présente l'ouvrage de Denis LUCIANI "Corse et Islam" (ed Anima Corsa). En 400 pages, l'auteur, docteur en Histoire et militant nationaliste, fait le récit d'un millénaire de conflits entre les Corses et les Barbaresques.
Dans son compte-rendu, la journaliste évoque la mythologie du Maure qui est "présent dans le langage et la toponymie". Cette mythologie «s'épanouit en Cinarca et sur l'ancien territoire des Leca. Là, il est question "d'U campu a i Mori" de Guagno«.
Comme les rédacteurs du blog connaissent moins Guagno que les villages voisins, ils seraient heureux d'avoir des renseignements sur la localisation exacte de ce U campo a i Mori.
Habitants des Deux Sorru, réservez votre week-end des 6 et 7 décembre: des Etats Généraux seront organisés au couvent St François de Vico.
Toutes les personnes qui portent de l'intérêt au canton, à la communauté des Oblats, à la vie de ce couvent séculaire et enfin à la vie religieuse dans notre société corse d'aujourd'hui sont invitées à venir exprimer leur avis, leurs souhaits et leurs idées pour les faire aboutir.
Afin de permettre la réalisation d'une fresque de notre canton la plus complète et la plus fidèle possible, des thèmes de réflexion ont été définis.
C'est ainsi que vous pourrez choisir de débattre dans des carrefours sur les thèmes suivants:
Créer du lien social
Précarité, isolés, malades
La famille
Le couvent
Des communautés à renouveler
On vous en dira plus sur "Inseme" de décembre.
En attendant, commençons à réfléchir et... "Forza dui Sorru" !
Les Corses et amis de la Corse de la zone marseillaise doivent inscrire le samedi 29 novembre 2014 sur leur agenda. Ce jour-là, organisé par la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône (présidée par Jean GRAZI) en partenariat avec la municipalité d'Allauch (et le maire Roland POVINELLI), sera consacré à des conférences-débats sur le thème:
"OÙ VA LA CORSE? Environnement, spéculation, violence et non-violence".
Parmi les intervenants prèvus, on peut noter Edmond SIMEONI, Dominique BUCCHINI et Jean-François BERNARDINI. Le soir, un concert polyphonique est prévu avec la Cunfraternità di a pieve di a Serra et le chœur polyphonique d'I MUVRINI.
Les noms inscrits sur les monuments aux morts dont ceux des soldats qui sont morts pendant les guerres et dont le souvenir doit perdurer auprès des générations suivantes. Seulement, leur présence sur la pierre indique seulement que ces hommes ont été tués mais pas comment ils se sont comportés. Dans l'ignorance des détails de leur carrière militaire, on peut supposer qu'ils ont été des héros.
Pour en avoir le cœur net, il est nécessaire de regarder dans les documents. Et ceux-ci confirment que les Poggiolais furent de bons militaires.
Sur les trente Poggiolais présents sur le monument du Lucciu, nous savons que beaucoup s'étaient engagés dans l'armée avant 1914. Il n'est donc pas étonnant que cinq d'entre eux avaient déjà obtenu la médaille coloniale, surtout pour des campagnes en Afrique du Nord.
Deux étaient chevaliers de la Légion d'Honneur. Mais, là encore, ces décorations avaient été reçues pour des carrières antérieures à la Première Guerre Mondiale.
Sept furent titulaires de la médaille militaire.
La médaille militaire est une décoration qui ne peut être concédée que pour des services militaires exceptionnels. Elle est formée d'une couronne de laurier d'argent qui entoure un médaillon d'or où figure l'effigie de la République, entourée d'un cercle d'émail bleu où sont inscrits les mots : République française. Au revers, la médaille porte au centre du médaillon d'or, entouré d'un cercle bleu, la devise : Valeur et Discipline. Les feuilles et boutons de laurier sont liés de deux rubans entrecroisés en haut et en bas. L'insigne est suspendu à un ruban jaune bordé de vert des deux côtés. (renseignements Wikipédia)
La face avant du monument aux morts de Poggiolo reproduit cette médaille, sous le médaillon d'un "Poilu" posé sur des branches de laurier.
La croix de guerre 1914-1918 a été attribuée à 5 des 30 Poggiolais. Cette décoration servait à récompenser une conduite exceptionnelle au cours de cette guerre.
Neuf citations (à l'ordre du régiment, de la division, du corps d'armée ou de l'armée) ont été publiées pour montrer des Poggiolais en exemple. A lui seul, Jean Toussaint PINELLI en a obtenu trois pendant la seule année 1917. Une curiosité: la citation de Jean Toussaint DEMARTINI à l'ordre des troupes du groupe de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands au Togo, peut-être avec Jean Hyacinthe DESANTI (Voir l'article "Un Poggiolais au Mali"). Il mourut en 1916 dans la Somme.
Ces trente Poggiolais de 14-18 ont donc de bonnes raisons d'être présentés comme des exemples.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).