Sagone n'a pas donné son nom seulement à une chanson de Luc VICO; elle est présente dans le titre d'un morceau musical connu comme étant la "Mazurka de Sagone".
On l'entend souvent l'été dans les bars à touristes. Goûtez cette interprétation à la guitare et à la mandoline par des musiciens qui ont cru devoir se déguiser en marins "typiques".
Mais quel est le rapport entre cet air et Sagone?
En fait, pratiquement aucun car cette œuvre est d'abord ajaccienne!
A l'origine, elle fut composée par Paul CHIESA et déposée à la SACEM en 1957 sous le nom de "Java d'amour".
Surement un des plus talentueux guitaristes corses, Paul CHIESA a accompagné Tino Rossi à la grande époque avant de s'installer par amour à Rodez. Il y tenait une boutique dans laquelle il vendait des articles de chasse et de pêche et également des instruments de musique, y donnant aussi des cours de guitare. Sur sa tombe, on peut le voir, guitare à la main, accompagné de son épouse.
La Java fut ensuite "piratée" par Antoine BONELLI qui lui donna le nom de "Mazurka de Sagone".
Antoine BONELLI, originaire de Bocogano, a été l'un des plus grands guitaristes mondiaux et il est resté le symbole des musiques ajacciennes et corses.
Ce virtuose a joué auprès de grands tels que Tino Rossi ou Manitas de Plata. Célèbre pour ses concerts au Son des Guitares, rue Roi de Rome, à Ajaccio, il fut un maître et un exemple pour bon nombres de jeunes musiciens.
La véritable mazurka de Sagone était une java d'Ajaccio.
Et terminons par une version à l'accordéon qui utilise les deux titres pour bien montrer la filiation.
Le 5 mai 1821, mourait Napoléon Ier dans l'île de Sainte-Hélène. Les cérémonies et les controverses actuelles ont fait connaître cette date à nos jeunes contemporains pourtant de plus en plus incultes en matière historique.
Pourtant, on peut toujours imaginer que le destin de l'empereur ait pu être différent. Ainsi, Philippe CHIAVERINI, dans "Tuer l'Empereur", a imaginé un complot visant à assassiner Napoléon quand il était exilé sur l'île d'Elbe.
Son éditeur, Hervé Cheuzeville, fondateur des Edizione Vincentello d'Istria, présente ce livre original dans la vidéo qu'il vient d'enregistrer.
Nous sommes plongés, dès les premières pages, dans la Corse du XVIII° siècle, siège d'affrontements entre les partisans de PAOLI, soutenant la monarchie à l'anglaise, et les Bonapartistes, se ralliant à la Révolution. Fort du prestige que lui donnaient ses victoires, Napoléon afficha dès lors une prétention qui lui sera fatale, celle de l'échec cuisant lors de l'expédition de la Maddalena. Ce rappel historique, conté avec une précision d'horloger, introduit dans son récit la vie d'un paoliste, Orsu, dont le chagrin et la colère seront son antidote contre sa haine de vouloir assassiner l'Empereur, accusé d'être à l'origine de la mort de son féal ami, alors qu'ils s'étaient engagés dans le régiment provincial. Un contenu orné de brillantes connaissances historiques, et une histoire imprégnée de culture corse. Un livre fort captivant. A lire absolument.
Plusieurs questions avaient été posées à propos de cette photo.
Le chanteur et les deux pêcheurs se trouvaient à Sagone, plus exactement sur le quai à côté de l'hôtel de la Marine. Au fond, on voit bien la plage qui longe la route vers Cargese.
Le chanteur placé au premier plan avait comme nom de scène Luc VICO. Il se produisait l'été dans les bals des villages des Deux Sorru, comme à l'époque Charles ROCCHI ou Jules NICOLI.
Quelle époque? Le pull à col roulé, le blouson sur l'épaule et le pantalon avec gros ceinturon sont typiques de la deuxième partie des années 1960 et de la décennie 1970. Regardez vos photos de famille de ce moment-là. Vous verrez la même tenue. Il semblerait que la date de la scène serait exactement 1970.
Quant au titre de la chanson interprétée par Luc VICO, vous n'en sommes pas certain mais il pourrait être "Pêcheur à Sagone", bien que le chanteur ne ressemble guère au raccommodeur de filet et au rameur qui sont au second plan. Il dit bien, par exemple, "moi qui suis pêcheur à Sagone" et "je jète mes filets".
Nous avons avec ce document l'exemple même des chansonnettes qui se voulaient typiques de la Corse et dont la vogue était en train de s'estomper alors que débutait le renouveau culturel du riacquistu.
Merci au groupe "Sagone c'est l'histoire d'un village qui, non juste l'histoire" qui a publié ce film sur Facebook.
Jaloux de son nom, la marque américaine attaque un apéritif corse. Pourtant ce dernier, à base d'alcool de coca et de vin de Bordeaux, aurait inspiré le célèbre soda américain... Un petit ap...
Le Coca-Cola, tout le monde connaît. Ce soda américain né officiellement en 1886 est le plus populaire au monde. Grand symbole du capitalisme avec les restaurants McDonald's, qui vendent d'ailleurs
Dans la nouvelle série de "Fora di strada", la série documentaire de France 3 - Via Stella, votre blog vous propose de regarder deux vidéos de lieux proches de notre petite région:
- Sur les berges du lac de Ninu (diffusé le 23 mars 2021)
- Le monde féérique de Camputilu (diffusé le 29 mars 2021)
Présentée par Karine Colonna et Paul Poli, "Fora di strada" est un parcours initiatique au cœur d'une Corse authentique grâce à des témoignages de l'histoire et des rencontres avec les gardiens de traditions ancestrales.
Via Stella définit ainsi une de ses meilleures émissions qui est diffusée chaque dimanche à 10h05 en format 52 minutes et le lundi à 17h35 en version 26 minutes.
La station régionale de France 3 diffuse actuellement de nouveaux épisodes tournés en 2019 et 2020. Ils succèdent aux reportages de la série précédente.
Ainsi, le nouveau documentaire sur le lac de Crenu est basé sur le rôle magique de l'eau et sur la légende de l'origine diabolique de ce lieu, après une courte séquence sur la façon d'utiliser la carte en montagne. Une "voix off", en l'occurrenceLucille Delanne, a été ajoutée.
Dans la version précédente, l'erba corsa, l'espèce de tabac insulaire, était présentée dans une partie que ce blog avait repris en 2017 et que nous vous invitons à revoir après le nouveau film sur Crenu.
Depuis le 1er janvier 2017, les cigarettes sont vendues dans des emballages neutres, tous semblables, avec des photos horribles et des textes de mise en garde, alors que les noms des marques sont ...
Il faut féliciter le diocèse d'Ajaccio pour la transparence dont il a fait preuve en publiant, dans sa lettre d'information d'avril 2021, le bilan détaillé du denier de l'Eglise pour 2019 et 2020.
Le denier de l'Église ou denier du culte, est la contribution volontaire demandée aux fidèlespour assurer le traitement des prêtres et des laïcs salariés des diocèses ainsi que l'entretien, les assurances, la pastorale et les divers frais.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
L'an dernier, 4.178 donateurs ont versé 572.807,40 euros à l'Eglise de Corse.
Pour les Deux Sorru, les dons sont passés de 7.545 euros en 2019 à 9.245 en 2021. Mais la moitié de cette somme est venue de Vico et Sagone. Letia a représenté environ 17% des rentrées de notre mini-région.
A Sorru in Sù, au total des quatre villages (Guagno, Orto, Poggiolo-Guagno-les-Bains et Soccia), 5 personnes ont donné 960€ en 2019 et 7 ont donné 1.050€ en 2021.
Beaucoup de gens, en Corse comme sur le continent, disent qu'ils veulent défendre les traditions, déplorent l'abandon des églises, se plaignent de la diminution du nombre de cérémonies dans les villages et s'inquiètent de la montée de la religion musulmane.
Mais pourquoi ne font-ils rien pour faire vivre ces traditions? Pourquoi ne fréquentent-ils pas les églises lors des rares célébrations qui ont lieu dans nos villages (il n'y avait pas dix personnes le 20 février à Poggiolo pour la messe de Saint Siméon)? Pourquoi ne font-ils pas des dons, si minimes soient-ils, pour permettre au diocèse corse de vivre?
Or, seulement sept habitants de Sorru in Sù ont fait la démarche.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).