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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 18:00

 

Il n'existe plus aucune trace de l'hôpital militaire qui eut pourtant pendant soixante ans un rôle important dans la renommée de Guagno-les-Bains comme station thermale. Son histoire commença il y a deux cents ans.

 

 

L'AUTORISATION OFFICIELLE

 

Voici exactement deux siècles, en 1822, en même temps que put être édifié l'établissement thermal. Cette année-là, Jean MULTEDO, originaire de Vico, obtint l'autorisation du roi Louis XVIII de construire un hôpital destiné aux soldats malades ou blessés. 

L'ordonnance est datée du 26 juin 1822. Elle est signée par le roi et par "le Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur" Jacques-Joseph CORBIÈRE.

 

Elle comporte deux articles dont voici le texte:

Art. 1er

Le maire de Guagno, département de la Corse, est autorisé à vendre, au nom de cette commune, au Sr MULTEDO un terrain de vingt-trois mètres vingt-neuf centimètres de long sur quatorze mètres quatre vingt six centimètres de large, moyennant la somme de deux cent quarante francs; montant de l'estimation, et à la charge pour l'acquéreur d'y élever un bâtiment propre à recevoir douze officiers et cinquante sous-officiers ou soldats, en exécution d'un projet arrêté par notre Ministre secrétaire d'Etat au Département de la guerre.

Art 2

Notre Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans
L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

 

La décision royale intervenait après tout un processus administratif:

 

"Le montant de l'estimation avait été préalablement fixé de manière contradictoire par MM. Jean PINELLI et Jean-Toussaint CASANOVA, maçons de la commune de Guagno, experts nommés par délibération de cette commune le 30 septembre 1821. Vu l'enquête de commode et incommodo faite à Guagno le 13 février 1822, le préfet de la Corse avait autorisé cette aliénation le 28 février 1822" (François VAN CAPPEL DE PRÉMONT, Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme).

 

 

 

LA CREATION

 

Le terrain acquis par MULTEDO et sur lequel fut construit l'établissement destiné aux militaires se trouvait à l'endroit où la route venant de Vico se divise entre, d'un côté, la direction de Guagno et, de l'autre côté, celle d'Orto, Poggiolo et Soccia.

 

Le plan général "dressé et présenté" par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838 permet de connaître la forme et les dimensions de ce bâtiment (qui est entouré de vert sur le plan).

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

Le cadastre napoléonien de 1857 le montre également.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

 

Les lettres E.T. signifient: Etablissement Thermal.

Les lettres H. M. (Hôpital Militaire) montrent que la construction de Jean MULTEDO était composée de deux parties. La parcelle 169 (cerclée de rouge ici) correspond à la chapelle Saint-Antoine. Elle était englobée dans l'ensemble.

 

Mais on ne voit pas les "petites cellules placées à l'extérieur et adossées à la chapelle de Saint-Antoine et à l'une des ailes de l'hôpital militaire, (qui) servent logemens (sic) de domestiques", mentionnées par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, à la page 4 de son Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno, publié en 1829.

 

Progressivement, après une période glorieuse sous le Second Empire, l'hôpital fut délaissé. Un décret décida de sa fermeture définitive le 1er juin 1883.

 

La ruine du bâtiment fut ensuite une longue agonie. Il n'en reste plus rien. Sur le terrain autrefois occupé par l'hôpital, il ne reste plus que la chapelle Saint Antoine.

 

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 16:26

 

La grosse chaleur actuelle incite à profiter de la baignade mais on se demande toujours si elle est possible sans risque sanitaire. L'ARS (agence régionale de la Santé) vient de répondre à ces inquiétudes en publiant son bilan sur la qualité générale des eaux de baignade de l'île, valable jusqu'à ce mois d'octobre.

 

De façon générale, la qualité est très bonne, surtout en eaux de mer. "97 % des baignades en Corse sont conformes aux exigences européennes de qualité".

 

Pour ce qui concerne notre micro-région, les plages de Sagone sont en bleu, donc "d'excellente qualité". 

 

Le pont de Guagno-les-Bains est de couleur verte, c'est-à-dire de "bonne qualité".

 

Au pont de Belfiore, la couleur jaune signifie "qualité suffisante".

 

 

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Mais les habitués de l'embouchure du Liamone vont être déçus. 

 Comme l'année passée, la baignade demeure interdite "de façon permanente, compte tenu de la qualité dégradée de l'eau ou des risques liés à la sécurité, (...) au niveau du "pont du Liamone", communes de Coggia et Casaglione".

 

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 18:00
Dans le numéro 400 d'INSEME: IVG, réfugiés, bénédiction des maisons, débats de l'été, l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains, festival...

 

 

Dans le numéro de juillet de INSEME, qui est son numéro 400, le bulletin inter-paroissial des Deux Sorru et Deux Sevi, publié par les amis du couvent de Vico, vous propose:

 
- l’avortement, à la suite de la décision de la Cour Suprême américaine (Pascale Chauveau)
- les célébrations avec le calendrier des bénédictions des maisons dans nos villages
- le billet spirituel du Père Bonnafoux sur les vacances
- le programme des débats de l’été au couvent de Vico
- le programme du festival Sorru in Musica
- le service national universel (Pascale Chauveau)
- le label Eco Scola décerné à Vico
- la création de l’hôpital militaire de Guagno-les-Bains (Michel Franceschetti)
- les réfugiés, à propos de l’épisode du «Rion» (Françoise Arrighi)
 
 
 
 
Suivez le lien:
 
 
Ou téléchargez le fichier:
 
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26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 18:00

 

Si l'on croit le dicton selon lequel on ne prête qu'aux riches, il faut reconnaître que  que Napoléon III, malgré le désastre final de son règne, garde une riche popularité. Des histoires bienveillantes mais totalement inventées courent sur lui.

 

A Marseille, on croit dur comme fer qu'il a inauguré en personne la rue Impériale, devenue ensuite rue de la République, le 15 août 1864, alors que, ce jour-là, il participait à des fêtes officielles à Paris.

 

En Corse, tout le monde est persuadé que, avec l'impératrice Eugénie, il a suivi une cure aux thermes de Guagno-les-Bains alors que le couple impérial n'a jamais dépassé Ajaccio lors de sa visite.

 

Mais d’autres membres de sa famille y sont bien venus, à commencer par le plus illustre de tous : Napoléon Bonaparte.

 

 

Les renseignements sur ce sujet se trouvent notamment dans «Au chevet de l’empereur», l’ouvrage du docteur Augustin CABANES (1862-1928), paru en 1924 (pages 64 et 66). La vie du fondateur du Premier Empire y est racontée sous l’angle médical.

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

 

Devenu lieutenant en second de l’armée royale, Napoléon BONAPARTE était affecté à Valence quand il sollicita et obtint un congé. Il quitta son régiment pour Ajaccio où il arriva le 15 septembre 1786. 

 

Depuis la mort de son père Charles en 1785, sa famille connaissait de grandes difficultés. Le grand-oncle de Napoléon, l’archidiacre Lucien, souffrait terriblement de la goutte. Son frère Joseph devait partir à Pise pour ses études universitaires. La santé de sa mère Letizia laissait à désirer.

 

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Napoléon devint donc le chef de famille et, son congé expirant, il envoya le 21 avril 1787 une  nouvelle demande de congé pour un semestre sous le prétexte de rétablir sa propre santé. La démarche reçut un accueil favorable. Il put ainsi accompagner sa mère suivre une cure aux Bains de Guagno, il y a 235 ans.

 

Augustin CABANES écrit sur ce dernier point :

Madame Letizia qui, naguère, avait fait un heureux usage des eaux de Guagno, s’y fit accompagner par son fils Napoléon. Guagno, qui ne jouit plus de la vogue qu’elle a eue, était alors la plus fréquentée des stations thermales de Corse. Elle possédait un établissement vaste et bien tenu ; on y trouvait, outre une chapelle pour le service du culte, une auberge, une table d’hôte passable, et le plus souvent, une société des plus choisies. Le nombre des baigneurs s’élevait annuellement à sept ou huit cents ; les uns y allaient en quête de santé ; d’autres, du calme de la retraite, cherchant un délassement aux luttes politiques ou aux soucis des affaires.
Paoli, entouré des Abbatucci, des Casabianca, des Ornano, parfois de Bonaparte, tous les personnages, en un mot, qui formaient son escorte habituelle, venait à Guagno presque chaque année. Madame Mère en tirait toujours du soulagement; elle souffrait de douleurs rhumatismales pour lesquelles maints traitements avaient été expérimentés, notamment une cure de station, réputée pour ces sortes de maux, de Bourbonne-les-Bains. Notons, en passant, que si Napoléon avait hérité de sa mère certaines qualités viriles, il tenait aussi d’elle cette constitution arthritique que le legs paternel ne fit que renforcer.

 

Sans aucun doute, le voyage fut entrepris pendant le printemps ou le début de l’été de l’année 1787. La saison de cure débutait alors en juin, parfois en mai. Napoléon rentra sur le continent en octobre 1787.

 

Il suivit en 1790 une autre cure pour combattre une infection paludéenne attrapée dans son casernement d’Auxonne (Côte d’Or), mais ce fut à Orezza.

 

Celui qui n’était pas encore Napoléon Ier séjourna bien à Guagno-les-Bains en 1787, en tant qu’accompagnateur de sa mère.

 

Cette présence vaudrait la peine d’être signalée, de même que celle de Pascal PAOLI. La plaque fixée sur la façade de l’établissement thermal pourrait être modifiée pour devenir:

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (2/2)

 

De plus, la contradiction avec la date de 1808, date de la nomination d'un médecin inspecteur des eaux thermales, considérée comme la reconnaissance officielle de la station, serait moins flagrante puisque Napoléon dirigea la France de 1799 à 1814.

 

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 18:00

 

Des initiatives importantes sont prises par les collectivités locales dans le domaine de la santé. Le 18 juin, une page entière de Corse-Matin a été consacrée à Cargese et Sagone.

 

A Cargese, depuis 2016, le pôle de santé rassemble de nombreuses spécialités médicales et aide considérablement les habitants de Porto et Piana. A Sagone, les travaux avancent rapidement pour la maison de santé qui doit s'ouvrir dans le courant de l'année 2023.

 

Le journal rapporte un propos de l'adjoint au maire de Vico chargé de ce dossier: "Nous souhaitions libérer de l'espace pour le Foyer d'accueil médicalisé de Guagno-les-Bains qui devrait prochainement être transféré à Vico".

 

Ce projet est connu depuis longtemps mais, maintenant que le terme s'approche, l'avenir du bâtiment de l'établissement des Bains n'est pas connu des habitants.

 

Que restera-t-il à Guagno-les-Bains?
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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 15:55

 

Une photo de Poggiolo a été montrée dans un récent bulletin météorologique. Mais quel est le climat habituel dans le village? Nous ne savons pas si une étude a été réalisée. Cependant, des observations très sérieuses eurent lieu pour Guagno-les-Bains... voici pratiquement deux siècles.

Leurs résultats peuvent être lues dans la thèse de Jean-Baptiste-Joseph THIRIAUX intitulée "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno". Elle fut soutenue en 1829 à la Faculté de Médecine de Strasbourg. 

Ce travail étudiait les atouts de la source thermale au moment où elle accueillait de nombreux soldats.

On pourra comparer les données de cette thèse avec celles d'aujourd'hui pour déterminer s'il y a eu réchauffement climatique et de quelle ampleur, après avoir converti les degrés Réaumur en degrés Celsius.

On pourra également remarquer que l'auteur estime que le meilleur moment de l'année est le mois de mai.

Texte reproduit avec l'orthographe et la ponctuation d'origine.

 

 

Quel temps fait-il à Guagno-les-Bains?

 

     "La saison des bains pour les militaires des différentes garnisons de l'île est, comme dans les autres établissements de ce genre, divisée en deux parties de deux mois chacune; elle commence au mois de Juin et se termine à la fin de Septembre. Elle devrait être avancée d'un mois au moins; le mois de Mai est celui de l'année où l'on s'y trouve le mieux, la température de l'atmosphère étant alors extrêmement douce.

 

     En raison de l'élévation du sol et de l'entourage des maquis (bois composés d'arbustes hauts de six à dix pieds, dont la majeure partie du territoire de la Corse est couverte); l'air y est vif, élastique, chargé d'humidité, surtout avant le lever et après le coucher du soleil. Sa température est de plusieurs degrés au-dessous de celle de l'air que l'on respire à Ajaccio; en Juillet de l'année dernière elle offrait de 3 à 4° de différence, c'est-à-dire que le thermomètre de Réaumur (1) y étant de 28°, se maintenait entre 24 et 25° aux bains. Le mercure dans la baromètre oscillait alors entre 27 et 27 pouces 1/2.

 

     L'hiver n'y est pas très-rigoureux, cependant on y voit de la neige qui séjourne plus ou moins de temps sur les plus hautes montagnes.

 

     Il est rare que des ouragans, des orages, des pluies abondantes aient lieutenant la saison des bains; ces météores ne s'observent ordinairement en Corse qu'aux temps des équinoxes.

 

     Les brouillards y sont fréquens dans toutes les saisons, mais particulièrement au printemps et en automne, la fraîcheur des nuits condensant alors plus fortement la vapeur contenue dans l'atmosphère. Je regrette de n'avoir pas été à même de faire des expériences hygrométriques.

 

     Les vents dominants sont, comme à Ajaccio, les vents périodiques ou journaliers: le sud-ouest, dit vent du golfe ou brise de mer pendant le jour, et le nord-est ou brise de terre pendant la nuit.

 

     Ils ne soufflent pas ordinairement avec une grande intensité; cependant il n'en est pas de même sur la côte orientale de l'île, et notamment à Bastia, où le sud-ouest est souvent très-incommode. Mais quelquefois à Saint-Antoine de Guagno, comme dans tout le département, le sud-est en été, et dans les autres saisons le vent du nord, ont une influence sensible: le premier produit une chaleur accablante; le second, quoique parfois très-fort, est presque toujours plus salutaire que nuisible."

 

(1) 28° Réaumur sont équivalents à 35° Celsius, 24° R à 30° C et 25° R à 31,25° C.

Ruines de l'ancien hôpital militaire de Guagno-les-Bains (carte postale du début du XXe siècle).

Ruines de l'ancien hôpital militaire de Guagno-les-Bains (carte postale du début du XXe siècle).

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9 avril 2022 6 09 /04 /avril /2022 18:00

Christian PINELLI, bien connu à Poggiolo, expose ses réalisations artistiques à Guagno-les-Bains. Une présentation de cet artiste a été publiée dans "Corse-Matin" vendredi 1er avril. Nous en reproduisons le texte et les photos d'illustration.

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François-Aimé Arrighi, directeur du Fam (foyer pour adultes médicalisé) de Guagnu I Bagni, organisait cette semaine le vernissage des œuvres de Christian Pinelli, résident de l'établissement.

 

Il y a un an, l'espace "Arti in Mossa" avait été créé pour accueillir les œuvres de ceux qui avaient participé aux ateliers d'art-thérapie et de médiation artistique de Marie-Claire Benedetti-Papadacci. Un projet auquel Christian n'avait pas participé.

 

Pourtant, celui qui depuis son enfance aime dessiner, sculpter l'olivier ou le châtaignier, et a fabriqué les panneaux de signalisation en bois du village, a pu reprendre sa passion depuis qu'il a intégré le foyer il y a quatre ans. Seul dans sa chambre. "Quand j'ai vu l'exposition l'année dernière, j'ai eu un déclic. pour la première fois, j'ai eu envie de montrer mes œuvres", explique-t-il.

 

Les œuvres de Christian PINELLI

 

"Le style que j'ai dans la tête est plutôt sombre"

Une vingtaine de toiles peintes à l'acrylique, autant de galets peints. Une toile représente quelques maisons de Guagnu I Bagni, une autre U Pighjolu et son clocher, tout le reste est sorti de son imagination. L'artiste donne sa vision de la Sibérie, de la Suisse ou du Canada, où il n'est jamais allé. Il peint des rivières, des forêts et des montagnes, avec des couleurs chatoyantes, dominées par l'orange.

 

"Pourtant, le style que j'ai dans la tête est plutôt sombre, avoue Christian. Mais avec la couleur, les tableaux rendent mieux." Et le résultat est gai et chaleureux.

 

Les œuvres de Christian PINELLI

 

L'exposition est ouverte au public du lundi au vendredi de 13h30 à 16 heures, et durera quelques mois. Les bénéfices des ventes sont intégralement reversés à l'artiste. L'exposition précédente a été transférée dans les locaux de l'agence régionale de santé à Ajaccio.

 

PASCALE CHAUVEAU

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 18:00

 

La spectaculaire expédition militaro-policière de novembre 1931 en Corse (voir la série d'articles commencée le 8 novembre), voici un siècle, n'avait pas abouti à l'arrestation des principaux bandits.

 

    Il fallut attendre le 11 février 1932 (et nous en sommes pratiquement à l'anniversaire)  pour prendre Jean-Baptiste TORRE.

 

    La Croix annonce le 12 février que "A la suite de l'arrestation d'un jeune homme de 14 ans, qui ravitaillait le bandit Torre, les gardes mobiles réussirent à rencontrer ce dernier aux environs du hameau de Muna, commune de Murzo, dans le canton de Vico. Le bandit réussit néanmoins à regagner le maquis, non sans avoir abandonné ses armes: un fusil-mitrailleur et deux revolvers, et après avoir été blessé à la tête. Toutefois, on pense que son arrestation est proche."

 

    Elle était tellement proche que cette information était périmée. La rencontre dans laquelle le bandit fut blessé avait eu lieu le 10 février. La suite se trouve dans Le Petit Journal du 12 février.

 

 

Petit Journal 12-02-32

 

 

    Né à Lopigna en 1909, Jean-Baptiste TORRE déserta du 6e régiment colonial au Maroc en juillet 1930, alors qu'il devait comparaître pour une agression. Il prit le maquis avec son oncle Caviglioli. Le 20 octobre 1930, il abattait Ange Siméon. Le 17 août 1931, il participa à l'agression de Guagno-les-Bains.

 

   Les Assises de Corse, qui le jugèrent en novembre 1933 en même temps que Toussaint CAVIGLIOLI, considérèrent qu'il était l'auteur du coup de feu qui tua le garagiste Guagno présent dans l'établissement thermal.

  Torre et Caviglioli

 

    Le 2 novembre 1931, lors de la fusillade de Balogna, il abattit le maréchal des logis Tomi et le gendarme Klein, et blessa grièvement le lieutenant Neuveglise et le gendarme Soyer.

 

gendarmes tués

     

  Il fut condamné à mort en 1933 et guillotiné à Bastia le 13 avril 1934.

 

       Voici comment Le Petit Journal décrivit ses derniers moments.

exécution Torre

 

 

Il restait encore les deux frères SPADA. Nous verrons leur fin le 1er juin.

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 18:00

 

 

Attendue depuis longtemps, la nouvelle a été rendue officielle le 24 novembre: le chantier de réhabilitation de la station thermale va débuter.

 

2,3 millions d'euros ont été alloués au projet qui permettra de rouvrir la station thermale fermée en raison d'une pollution bactériologique.

 

 

Les retombées économiques seront importantes pour... Isulacciu fi Fium'Orbu.

 

 

Mais oui, le chantier concerne I Bagni de Pietrapola, la station thermale de cette commune.

 


 

Bains de Pietrapola (photo Stéphane Gamant)

Bains de Pietrapola (photo Stéphane Gamant)

 

Vous vouliez des nouvelles de Guagno-les-Bains?

 

Pour notre station, il faut attendre, et attendre encore. 

 

Il est bien écrit dans l'article paru dans Corse-Matin le 25 novembre: "la Collectivité entend développer le thermoludisme dans d'autres établissements à fort potentiel: Baracci bien sûr, mais aussi Guagno ou Guitera".

 

Alors, attendons, attendons, attendons.

 

 

Ci-dessous: lien pour accéder à l'article sur le site du journal.

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 18:00

 

Dans son deuxième article sur l'histoire de notre village, Marina CHOVIN s'est concentrée sur Guagno-les-Bains. Le premier avait été consacré aux églises et cimetières (voir ICI).

 

Texte et photo (tirée du Blog des Poggiolais) parus dans ARRITTI, "settimanale naziunalistu corsu", numéro 2721 (du 4 au 10 novembre).

 

Guagno-les-Bains dans Arritti

U Pighjolu (siconda parte)

 ikke barnet ut med badevannet.
Ùn ghjittate u ciucciu cù l’acqua di u bagnu. (pruverbiu Norvegianu)

Salute à tutte è à tutti. Cuntinuemu à nostra scuperta di u paisolu di u Pighjolu è, per esse precisa di più, di I Bagni. Fate casu chì Guagnu è i Bagni sò sfarenti : a ghjente di i Bagni sò i Bagnighjanti è quelli di Guagnu sò i Guagnesi. Sò i Francesi ch’anu chjamatu i Bagni Guagno-les-Bains, chì à l’epica I Bagni facìanu parte amministrativamente di Guagnu. Hè un prifettu à u XIXu sèculu chì hà cacciatu I Bagni à Guagnu par dalli à u Pighjolu.

Si tròvanu accantu à una via d’impiaghjera impurtantìssima, è era l’occasione pè i pastori d’addunìscesi à e Caldanne, cum’ella si dicia tandu. Ma ci vole à aspettà 1711 da chì l’abitatu si sviluppi, è ch’elli sìanu stallati trè bacini di granitu.
Avete i rumatìsimi, e dermatosi ? Andate puru à I Bagni chì l’acque termale zulfurate è sòdiche fàcenu prò. Sò duie e surghjente: quella Venturini, a principale, è quella Coghja, l’acque surtendu trà 33 è 49 gradi. Oghje, hè scrittu nant’à una lastra chì quì « Napulione III è a so moglie anu pigliatu l’acque». Or’si sà chì ghjè falsu. Eppuru, ci sarebbe da chì fà una storia più interessante. Èccuci di 1787: Napulione u Primu è a so mamma Letizia fàcenu una cura, cum’è una astra figura stòrica impurtante, Pasquale Pàoli, chì ci andava guasgi tutti l’anni. Ci vole à ammintà chì, à l’èpica, I Bagni èranu i più famosi di Còrsica.
Astra leia cù Napulione u Primu: ghjè ellu chì, u 18 d’aostu di u 1808, stallò un cuntrollu medicale è un mèdicu incaricatu di ispettà l’acque minerale, marchendu u veru principiu di a spluttazione di a stazione termale.
À pàrtesi da 1845 è sin’à 1856, mentre u regnu di Louis- Philippe è Napulione III, si custruisce u casamentu in forma di U, tìpicu di u Sicondu Imperu. Eppuru di 1883 l’uspedale militare hè chjosu è lasciatu à caternu.
À u principiu di u XXu sèculu, u rughjone era cuntrullatu da u banditu Francescu Caviglioli. U 17 d’aostu 1931, ellu è i so dui nipoti Ghj. B. Torre è S. Caviglioli ghjùnsenu à I Bagni è sottu à a minaccia di fucili arrubonu i clienti di parechje usterie. Dopu, chjamonu à Michele Simongiovanni, u patrone di e terme, chì t’avia ricusatu di pagà quant’ellu vulia u banditu. Cum’è Michele ùn rispose, i trè banditi si n’andonu, tirendu ver’di u stabilimentu è tumbendu à un omu. Ghj. B. Torre fù arrestatu u 10 di ferraghju 1932, addurmintatu da frittelle chì c’era un supurificu, ma fù a ruina di i Bagni. 

 

Marina Chovin

 

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

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