Voici quatre-vingt-cinq ans, le 12 juin 1940, tombait le premier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale dont les noms se trouvent sur la plaque posée devant le monument aux morts de la commune.
Pierre CANALE, né en 1917 à Guagno-les-Bains, était fils de François CANALE et Marie-Angèle COLONNA qui eurent deux autres fils et trois filles.
Il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA (régiment d'infanterie alpine).
Le 10 mai 1940, l'offensive allemande avait mis fin à la "drôle de guerre" et envahi la France. Contrairement à ce que l'on croit souvent, les troupe françaises résistèrent courageusement à cette offensive-éclair avant d'être submergées.
Au bout d'une semaine, le front s'était stabilisé, le temps que les Allemands rassemblent leurs forces. Le 5 juin, ils lancèrent un nouvel assaut contre les troupes françaises qui voulaient les empêcher de franchir la Marne, dernier obstacle important dans leur marche vers Paris. Les combats furent particulièrement violents à Nogent-L'Artaud, dans l'Aisne.
Durant la nuit du 11 au 12, exténués par une journée de combat sans répit sous une chaleur intense, ce sont les hommes du 144e régiment d’infanterie alpine, originaires de la Côte d’Azur, qui vont devoir défendre Nogent-l’Artaud.
Le 12 juin aux premières lueurs du jour, les ponts qui n’ont pas été détruits sont dynamités tandis que, vers 9h, les premières troupes allemandes paraissent sur les hauteurs dominant la Marne et les premiers obus s’abattent sur les positions françaises. Vers 11h, équipés de canots pneumatiques, les fantassins allemands réussissent à traverser la Marne et s’infiltrent dans les positions françaises vers Pavant et Nogent-l’Artaud. Débordées et par endroit encerclées, les troupes françaises tentent de défendre les rives de la Marne jusqu’en fin d’après-midi avant de se replier en combattant pied à pied dans la journée du 13 juin, mettant un point final à quatre semaines de combats intenses sur le sol axonais. Beaucoup d’hommes périrent au cours de ces combats,
Une analyse de l’eau a été faite sous le pont de Guagno-les-Bains à la fin du mois de mai.
Les résultats révèlent malheureusement une eau de qualité moyenne pour la baignade. Ils seront visibles au panneau d’affichage de Guagno-les-Bains ainsi que sur le lieu de baignade.
Nous publierons les résultats de la prochaine analyse qui devrait intervenir dans le courant du mois de juin.
Communiqué de la mairie de Poggiolo-Guagno-les-Bains.
Un élément important pour les vacances est l'endroit où l'on peut jouer aux boules. A Guagno-les-Bains, on y a pensé et les pensionnaires du Foyer d'accueil médicalisé ont retroussé leurs manches et remis en état le terrain de pétanque dans la bonne humeur.
Arriver à se faire connaître, tout en gardant sa qualité de vie dans un environnement authentique et préservé: un équilibre pas facile à trouver lorsque vous résidez dans une région remarquable que vous aimez partager tant elle est belle et riche d'histoire, mais que vous savez fragile.
Encore cette année nous vous confions quelques images que vous pourrez à votre tour partager, auprès des amoureux de ce que dame nature nous offre.
Toutes ces ambiances que vous trouvez dans cette publication se situent à un maximum de 20 minutes de route de l'Auberge. Pour certains sites, il vous faudra parfois parcourir à pied des sentiers qui sont accessibles sans difficulté particulière.
Si vous avez des questions au sujet des photographies, n'hésitez pas à nous contacter.
Même si la longueur du chemin de fer est réduite en Corse, l'apparition de ce nouveau mode de transport suscita beaucoup d'espoir au XIXe siècle et au début du XXe.
Nous avons vu précédemment que des berlines et des diligences existaient pour les principales lignes mais le réseau routier était insuffisant et les voyages duraient longtemps (8 heures d'Ajaccio à Vico en 1868).
Les premières portions de la voie ferrée Bastia-Corte furent ouvertes en 1888. L'année précédente, sur la proposition du comte MULTEDO, conseiller général de Vico, le conseil général avait proposé la création de plusieurs lignes dont Ajaccio-Vico. Le projet fut vite abandonné mais le tracé avait été étudié.
Une vingtaine d'années plus tard, le projet réapparut à l'occasion des premiers autorails et de la possibilité d'utiliser la traction électrique.
Pierre LECCIA, qui nous remercions beaucoup pour son envoi, a découvert la proposition d'un lecteur de l'hebdomadaire La Renaissance de la Corse qui parut de 1910 à 1914.
La lettre, publiée dans le numéro du 18 janvier 1912, proposait tout simplement que la ligne d'Ajaccio à Vico soit prolongée jusqu'à Guagno-les-Bains. Les difficultés techniques ne paraissaient pas très grandes pour son auteur en face des bienfaits qui en seraient retirés, d'autant plus qu'il envisageait le lien avecla route Guagno-Corte dont la construction avait timidement commencé et fut rapidement abandonnée.
Le texte est un peu long mais il mérite d'être lu en entier car il peut prêter à rire... ou à rêver à ce qui se serait passé si... !
« CHEMIN DE FER ÉLECTRIQUE de la Côte Occidentale
Monsieur le Directeur,
Étant abonné et lecteur assidu de la « Reconnaissance [sic pour Renaissance] de La Corse » je vous serais très reconnaissant, s’il vous était possible de m'accorder l'hospitalité de vos colonnes, pour apporter ma contribution à l'étude du projet de chemin de fer électrique de la côte occidentale. J’ai suivi avec intérêt, tout ce qui a été publié jusqu'à ce jour, sur ce sujet, et je suis très surpris qu’il ne se soit élevé aucune voix pour réclamer le prolongement de la voie électrique projetée, jusqu'aux Bains de Guagno.
De Vico jusqu'aux Bains de Guagno, il doit y avoir, si je ne m’abuse, tout au plus 12 kilomètres, ce qui ne constituerait pas un trop grand supplément de dépenses, par rapport à l’ensemble du projet, si l’on songe surtout que ces 12 kilomètres de plus, de voie ferrée, desserviraient cinq localités : Guagno-les-Bains, Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno. Il faudrait y ajouter la commune de Murzo, ou de Letia Sottana, suivant que le tracé passerait par l’une ou l’autre de ces localités. Ces communes sont donc intéressées au plus haut point à ce que le projet en question soit complété en ce sens, et je pense que les municipalités de ces communes, ainsi que le conseiller d'arrondissement, le conseiller général et le député, se feront un devoir d'unir leurs efforts pour arriver à un bon résultat. L'aboutissement jusqu'aux Bains de Guagno est le complément logique, nécessaire, je pourrai même dire indispensable de la voie électrique projetée. Cela a un intérêt primordial, non seulement pour le canton de Soccia, mais aussi pour toute la Corse, car la réputation des eaux thermales et minérales des Bains de Guagno n’est plus à faire. Ce centre, où il a existé jadis un hôpital militaire, a été très prospère, et il reprendra bien vite son ancien essor si la voie électrique arrive jusque-lâ.
Beaucoup de malades corses, continentaux et même étrangers ont été rendus à la santé par le pouvoir très grand de ces eaux naturelles.
Ce projet devra être complété plus tard, en prolongeant jusqu’à Corte par Venaco, le tronçon électrique. La ville de Corte, a en effet réclamé par l’intermédiaire de son conseil municipal par une délibération de ce corps constitué, en date du 26 février 1894, publiée par le journal « Le Conservateur » édité à Ajaccio, dans son numéro, en date du 22 mars 1894, la construction d’une route départementale reliant directement Corte à Guagno, et de cette façon à tout le canton de Soccia.
Si je suis bien informé, cette route se construit un peu tous les ans, et il faut l’espérer, ne tardera pas trop longtemps à être achevée. Dans ces conditions, la pose des rails des Bains de Guagno jusqu’à Corte, ne semble plus une hypothèse irréalisable.
Si les représentants de toutes les communes intéressées, réclament à cors et à cris, et surtout s’ils sont tenaces la voie ferrée électrique arrivera aux Bains de Guagno. Cette partie du travail, doit être en effet comprise dans la même étude qui sera faite jusqu’à Vico et Calvi, par Sagone. Le prolongement de cette voie électrique jusqu'à Corte ne pourra se faire que plus tard, lorsque la route départementale sera achevée. Lorsque ce projet aura été complété et exécuté toutes les personnes du département, auxquelles les bains de Guagnù auront été prescrits, pourront se rendre facilement dans cette localité pour y rétablir leur santé ébranlée, et y fortifier leur système nerveux, car Guagno-les-Bains est, en même temps qu’une station balnéaire très recommandée, une localité où les cures d’air sont très efficaces et très salutaires.
Toutes les régions de la Corse sont donc intéressées à ce que les Bains de Guagno, soient reliés :
1° à Ajaccio, par Vico, la Cinarca ou Sagone.
2° à Calvi par Sagone, Cargèse, Piana, Ota, Partinello et Galeria.
3° à Corte par Guagno et Venaco.
[…]
Vous priant d’agréer, [etc.].
Un abonné. »
(La Renaissance de la Corse, n° 68, 18 janvier 1912, p. 3)
Les Deux Sorru paraissent au bout du monde, ou au moins au bout de la Corse, car la route qui permet d'y arriver est une impasse. Pourtant, il exista un projet pour raccorder le haut-canton à Corte
Saint Antoine du Désert, nommé souvent saint Antoine au cochon, a, dans le calendrier religieux officiel, sa fête le 17 janvier. A Sorru in sù, il sera célébré le 18 et le 19.
Poggiolo-Guagno-les-Bains est directement concerné par la réunion de la Commission Permanente du mercredi 27 novembre 2024 qui préparera les travaux de l'Assemblée de Corse. Le rapport 292 qui ...
Un petit coup d'oeil au calendrier suffit pour être troublé. Dimanche 17 janvier est signalé comme étant la sainte Roseline. Pourtant, des offices religieux sont prévus en l'honneur de saint ...
FETE DE SAINT ANTOINE: messe dans la chapelle de Guagno-les-Bains samedi 20 janvier à 15 h. Saint Antoine le Grand ou d'Egypte, qu'il ne faut pas confondre avec Saint Antoine de Padoue (célébré...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).