Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 18:00
A Ajaccio, pas de Bains pour les artistes du FAM

L’art qui soigne est exposé du 7 au 18 novembre à U Burgu, centre d'animation sociale et socioculturelle situé 52 rue Fesch à Ajaccio.

 

Intitulée "L'art'in mossa", cette exposition avait été montrée en août et en octobre 2021.

 

Elle est composée d'œuvres originales réalisées par les résidents artistes du FAM de Guagno-les-Bains qui ont laissé libre court à leur créativité lors des séances de médiation artistique avec Marie-Claire Benetti Papadacci, art-thérapeute.

 

Nous ne savons pas si les mêmes œuvres sont montrées aux Ajacciens. En tout cas, il s'agit d'une excellente initiative.

 

Malheureusement, une profonde erreur entache son affiche: elle indique le FAM de Guagnu et non pas de Guagno-les-Bains.

A Ajaccio, pas de Bains pour les artistes du FAM
Partager cet article
Repost0
26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 16:31
Le programme des cérémonies pour la Toussaint

 

Les prévisions des cérémonies pour la Toussaint, publiées le 20 octobre, ont été modifiées sur un point: la bénédiction du cimetière de Guagno-les-Bains aura lieu mercredi 2 novembre à 10 h et non pas à 11.

 

Pour Sorru in Sù, il y aura donc:

- ORTO: lundi 31 octobre à 11 h

- SOCCIA: mardi 1er novembre à 11 h

- POGGIOLO: mardi 1er novembre à 16 h

- GUAGNO: mercredi 2 novembre à 11 h

- GUAGNO-LES-BAINS: mercredi 2 novembre à 10 h

 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 17:52
L'eau perdue

 

La sécheresse a été un thème important de cet été. Maintenant, le gouvernement insiste pour que chacun se prépare à réaliser des économies de chauffage pendant un hiver où le gaz et l'électricité vont être chers.

 

Photo M. Franceschetti, avril 2022.

Photo M. Franceschetti, avril 2022.

 

Economiser l'eau et l'énergie n'est visiblement pas une priorité à Guagno-les-Bains où, depuis de nombreuses années, l'eau chaude du trop-plein de la source thermale s'écoule à l'air libre dans la rigole qui la conduit à la rivière.

 

Quand l'air est froid, la vapeur d'eau se condense au-dessus de la rigole (photo M. Franceschetti).

Quand l'air est froid, la vapeur d'eau se condense au-dessus de la rigole (photo M. Franceschetti).

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 06:59

 

Un grand merci à Antoine MANGIAVACCA qui a répondu à l'appel plusieurs fois publié dans ce blog et nous a transmis des photos intéressantes provenant de son grand-père datant des années 60. 

 

Dans son envoi, nous avons remarqué cette image.

 

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

L'établissement thermal de Guagno-les-Bains est vu de face, avec sa forme en U caractéristique, l'aile de gauche un peu moins visible que celle de droite. Les véhicules stationnés sur le bord de la route sont bien des modèles de l'époque et, à part eux, rien ne semble avoir changé. 

 

Pourtant, cette photo est impossible à refaire maintenant. 

 

Dans les années 1989-1991, fut réalisé le grand ensemble de l'Hôtel des Thermes dont l'exploitation s'avéra calamiteuse. Il sert maintenant, pour quelques mois encore, au FAM (foyer pour adultes médicalisé).

 

Le photographe des années 60 était placé en face, en contrebas, près de l'ancienne épicerie de Mimi. Mais le bâtiment cache complètement les thermes, d'autant plus que des arbres ont été plantés sur ce qui était un terrain vague, qui servait souvent de terrain de football.

 

 

 

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

Photo du 13 Août 2022, par Michel Franceschetti

 

Il faut aller sur la route de l'autre côté de la rivière, près de la bifurcation du Genice, pour voir tout le village de biais. 

 

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

Photo Michel Franceschetti, avril 2022.

 

Et, en agrandissant, on aperçoit l'établissement en partie caché par l'ancien hôtel aux fenêtres en arc de cercle.

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains

 

Même de biais, une photo du bâtiment de bains est impossible à réaliser alors que la vue était bien plus dégagée voici un siècle, comme le montre cette carte postale. 

 

 

Hier et maintenant: La photo impossible de Guagno-les-Bains
Partager cet article
Repost0
18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 18:00

 

 

   Il arrive que des habitants de Guagno-les-Bains se plaignent de dépendre de Poggiolo car ils trouvent que la mairie les délaisse. Il existe encore au village de Guagno des gens qui disent que la station thermale ne doit pas être poggiolaise.

 

   L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (il ne devint empereur que le 2 décembre 1852) en date du 19 septembre 1852, il y a 170 ans.

 

   Etait-ce un caprice du futur empereur? Pas du tout.

 

   Il voulait mettre fin à la guerilla permanente qui empoisonnait les relations entre Guagno et les villages voisins, notamment Soccia.

 

 

 

UNE LONGUE GUERILLA

 

   Pendant longtemps, et surtout au XVIIIe siècle, les moines cordeliers de la chapelle Saint Antoine recevaient les malades qui venaient se soigner à la source d'eau chaude des Bains de Guagno. Le terrain de Caldane était ouvert à tous mais des Guagnais prirent l'habitude de se l'approprier. Les villages voisins s'en plaignirent souvent (la première mention conservée date de 1779), arguant que les moines étaient sous la protection du curé piévan de Saint Siméon de Poggiolo.

 

 

   Les querelles se compliquèrent avec l'édification de l'établissement thermal par le département en 1821 et avec l'autorisation de la construction de l'hôpital militaire donnée par le roi Louis XVIII en 1822. Les revendications de Soccia se firent de plus en plus insistantes.

 

 

Reconstitution de l'établissement thermal construit en 1821-1825.

Reconstitution de l'établissement thermal construit en 1821-1825.

 

 

   Louis-Philippe pensa résoudre le conflit par l'ordonnance du 7 septembre 1840 autorisant le Préfet "à  acquérir de la commune de Guagno, soit à l'amiable et au prix qui sera déterminé par une expertise contradictoire, soit, s'il y a lieu, par voie d'expropriation  pour cause d'utilité publique:

1° les terrains sur lesquels sont situées les sources thermales de St Antoine de Guagno (...)

2° Les bâtiments et constructions actuellement affectés à l'établissement thermal de Guagno et qui seraient la propriété de la commune".

 

 

   La municipalité de Guagno ayant refusé l'accord amiable, l'expropriation fut prononcée par le tribunal de première instance d'Ajaccio le 3 mars 1841.

 

 

   Mais les Guagnais continuèrent à occuper les terrains et à entretenir une véritable guérilla juridique contre le département et contre les Socciais.

                 

 

 

LE TROISIÈME LARRON POGGIOLAIS

 

   Le 17 septembre 1850, le conseil d'arrondissement d'Ajaccio frappa un grand coup en reconnaissant "qu'il y a opportunité de distraire du territoire de Guagno l'enclave connue sous la dénomination de St Antoine et de la réunir au territoire de Poggiolo, seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer".

 

Les Bains de Guagno sont poggiolais depuis 170 ans

 

 

   En votant cette proposition, les élus écartaient Socciais et Guagnais au profit d’un troisième larron. Comment se sont-ils justifiés?

 

 

   L'argument invoqué était simple: "Fidèle au principe qu'il a proclamé touchant à la suppression des enclaves". Il s’agissait de continuer à rationaliser les frontières communales. Les limites des communes corses créées par la Révolution Française furent longues à être fixées et il fallut presque tout le XIXe siècle pour aboutir. Voir les difficultés entre Poggiolo et Rosazia dans l'article "La fièvre monte à Libbiu".

 

   Le texte proclame bien que Poggiolo est «la seule commune qui puisse à bon droit la revendiquer», donc parce que le découpage sera alors plus rationnel. Mais il est peut-être également sous-entendu qu’il fallait se souvenir que la source avait longtemps été sous la protection du curé de Saint-Siméon.

 

Les Bains de Guagno sont poggiolais depuis 170 ans

 

   Les élus furent écoutés. L'attribution de l'enclave de Saint Antoine, c'est-à-dire de Guagno-les-Bains, à Poggiolo fut entérinée deux ans plus tard, par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE en date du 19 septembre 1852. Ce véritable jugement de Salomon mit fin aux oppositions entre Soccia et Guagno. 

 

   Désormais, Guagno-les-Bains est officiellement un hameau de Poggiolo mais l'établissement thermal n'appartient pas à la municipalité. Il est propriété du conseil général, et maintenant de la Collectivité de Corse. Et l'on attend son redémarrage...

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2022 6 23 /07 /juillet /2022 18:00

 

L'hôpital militaire ouvert en 1822 fit la fortune de Guagno-les-Bains pendant une partie du XIXe siècle. Quand il ferma en 1883, le bâtiment fut abandonné mais sa présence domina longtemps le village.

 

Sa longue agonie peut être suivie en regardant de vieilles cartes postales. Le Marseillais Dominique PIAZZA ayant inventé la carte postale photographique en 1891, aucun document de cette sorte n'est antérieur à cette date.

 

Malheureusement, les cartes présentées ici n'ont pas de date précise. Elles ont été présentées en fonction de l'état des ruines visibles, ce qui n'est pas toujours facile. Cet ordre peut être critiqué.

 

------------

 

Les images peuvent être agrandies en cliquant sur elles.

 

Ces deux premières photos sont indéniablement les plus anciennes de la série car le bâtiment principal de l'hôpital est encore presque entier.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Sur celles-ci, les destructions sont plus importantes.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire
Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Les ruines n'existent plus du tout quand on regarde maintenant Guagno-les-Bains à partir de l'endroit d'où ces photos  furent prises.

 

 

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

Photo Michel Franceschetti (avril 2022).

 

Une carte postale de la source de la Goscia montre qu'elle était dominée par des vestiges du bâtiment principal.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette publicité pour l'hôtel de l'établissement des Bains est importante car les restes de l'hôpital ont été représentés. Or, nous savons qu'elle est extraite d'une revue de 1926. La destruction était importante mais pas encore totale.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Une photo impressionnante montre l'étendue de l'hôpital militaire avant qu'il soit totalement détruit. Selon certains récits, les lieux auraient servi de scierie pendant un temps. Des Russes réfugiés débarqués du "Rion" en 1921 y auraient même travaillé. Mais nous n'avons pas trouvé de preuves. 

 

Les pierres ne furent pas perdues: elle furent réutilisées dans de nombreuses maisons du canton.

 

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Cette carte postale montre, en dehors des poules et des cochons, le mur extérieur de l'hôpital près de la bifurcation de Saint Antoine.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Si la date n'est pas certaine, le lieu est bien reconnaissable, notamment avec la fontaine qui est à gauche.

 

Copie d'écran Google.

Copie d'écran Google.

 

L'arcade du premier plan indique qu'il restait l'enceinte alors que, sauf la chapelle, l'intérieur avait disparu. Les vêtements des fidèles sortant de l'office laissent supposer que l'image date de très peu de temps après la seconde guerre mondiale. Mais ce n'est qu'une supposition.

 

Hier et maintenant: La longue agonie de l'hôpital militaire

 

Le seul élément certain est qu'il ne reste plus aucune trace de ce qui fut une époque glorieuse de Guagno-les-Bains.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

Photo Michel Franceschetti, 19 août 2011.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 18:00

 

Il n'existe plus aucune trace de l'hôpital militaire qui eut pourtant pendant soixante ans un rôle important dans la renommée de Guagno-les-Bains comme station thermale. Son histoire commença il y a deux cents ans.

 

 

L'AUTORISATION OFFICIELLE

 

Voici exactement deux siècles, en 1822, en même temps que put être édifié l'établissement thermal. Cette année-là, Jean MULTEDO, originaire de Vico, obtint l'autorisation du roi Louis XVIII de construire un hôpital destiné aux soldats malades ou blessés. 

L'ordonnance est datée du 26 juin 1822. Elle est signée par le roi et par "le Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur" Jacques-Joseph CORBIÈRE.

 

Elle comporte deux articles dont voici le texte:

Art. 1er

Le maire de Guagno, département de la Corse, est autorisé à vendre, au nom de cette commune, au Sr MULTEDO un terrain de vingt-trois mètres vingt-neuf centimètres de long sur quatorze mètres quatre vingt six centimètres de large, moyennant la somme de deux cent quarante francs; montant de l'estimation, et à la charge pour l'acquéreur d'y élever un bâtiment propre à recevoir douze officiers et cinquante sous-officiers ou soldats, en exécution d'un projet arrêté par notre Ministre secrétaire d'Etat au Département de la guerre.

Art 2

Notre Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans
L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

 

La décision royale intervenait après tout un processus administratif:

 

"Le montant de l'estimation avait été préalablement fixé de manière contradictoire par MM. Jean PINELLI et Jean-Toussaint CASANOVA, maçons de la commune de Guagno, experts nommés par délibération de cette commune le 30 septembre 1821. Vu l'enquête de commode et incommodo faite à Guagno le 13 février 1822, le préfet de la Corse avait autorisé cette aliénation le 28 février 1822" (François VAN CAPPEL DE PRÉMONT, Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme).

 

 

 

LA CREATION

 

Le terrain acquis par MULTEDO et sur lequel fut construit l'établissement destiné aux militaires se trouvait à l'endroit où la route venant de Vico se divise entre, d'un côté, la direction de Guagno et, de l'autre côté, celle d'Orto, Poggiolo et Soccia.

 

Le plan général "dressé et présenté" par l'architecte COTIN le 20 décembre 1838 permet de connaître la forme et les dimensions de ce bâtiment (qui est entouré de vert sur le plan).

 

L'hôpital militaire autorisé le 26 juin 1822, il y a deux cents ans

 

Le cadastre napoléonien de 1857 le montre également.

 

Les images de l'irrésistible dégradation de l'hôpital militaire

 

Les lettres E.T. signifient: Etablissement Thermal.

Les lettres H. M. (Hôpital Militaire) montrent que la construction de Jean MULTEDO était composée de deux parties. La parcelle 169 (cerclée de rouge ici) correspond à la chapelle Saint-Antoine. Elle était englobée dans l'ensemble.

 

Mais on ne voit pas les "petites cellules placées à l'extérieur et adossées à la chapelle de Saint-Antoine et à l'une des ailes de l'hôpital militaire, (qui) servent logemens (sic) de domestiques", mentionnées par le docteur Jean-Baptiste THIRIAUX, à la page 4 de son Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno, publié en 1829.

 

Progressivement, après une période glorieuse sous le Second Empire, l'hôpital fut délaissé. Un décret décida de sa fermeture définitive le 1er juin 1883.

 

La ruine du bâtiment fut ensuite une longue agonie. Il n'en reste plus rien. Sur le terrain autrefois occupé par l'hôpital, il ne reste plus que la chapelle Saint Antoine.

 

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

Etat actuel de la chapelle Saint Antoine.

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 16:26

 

La grosse chaleur actuelle incite à profiter de la baignade mais on se demande toujours si elle est possible sans risque sanitaire. L'ARS (agence régionale de la Santé) vient de répondre à ces inquiétudes en publiant son bilan sur la qualité générale des eaux de baignade de l'île, valable jusqu'à ce mois d'octobre.

 

De façon générale, la qualité est très bonne, surtout en eaux de mer. "97 % des baignades en Corse sont conformes aux exigences européennes de qualité".

 

Pour ce qui concerne notre micro-région, les plages de Sagone sont en bleu, donc "d'excellente qualité". 

 

Le pont de Guagno-les-Bains est de couleur verte, c'est-à-dire de "bonne qualité".

 

Au pont de Belfiore, la couleur jaune signifie "qualité suffisante".

 

 

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Mais les habitués de l'embouchure du Liamone vont être déçus. 

 Comme l'année passée, la baignade demeure interdite "de façon permanente, compte tenu de la qualité dégradée de l'eau ou des risques liés à la sécurité, (...) au niveau du "pont du Liamone", communes de Coggia et Casaglione".

 

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 18:00
Dans le numéro 400 d'INSEME: IVG, réfugiés, bénédiction des maisons, débats de l'été, l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains, festival...

 

 

Dans le numéro de juillet de INSEME, qui est son numéro 400, le bulletin inter-paroissial des Deux Sorru et Deux Sevi, publié par les amis du couvent de Vico, vous propose:

 
- l’avortement, à la suite de la décision de la Cour Suprême américaine (Pascale Chauveau)
- les célébrations avec le calendrier des bénédictions des maisons dans nos villages
- le billet spirituel du Père Bonnafoux sur les vacances
- le programme des débats de l’été au couvent de Vico
- le programme du festival Sorru in Musica
- le service national universel (Pascale Chauveau)
- le label Eco Scola décerné à Vico
- la création de l’hôpital militaire de Guagno-les-Bains (Michel Franceschetti)
- les réfugiés, à propos de l’épisode du «Rion» (Françoise Arrighi)
 
 
 
 
Suivez le lien:
 
 
Ou téléchargez le fichier:
 
Partager cet article
Repost0
26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 18:00

 

Si l'on croit le dicton selon lequel on ne prête qu'aux riches, il faut reconnaître que  que Napoléon III, malgré le désastre final de son règne, garde une riche popularité. Des histoires bienveillantes mais totalement inventées courent sur lui.

 

A Marseille, on croit dur comme fer qu'il a inauguré en personne la rue Impériale, devenue ensuite rue de la République, le 15 août 1864, alors que, ce jour-là, il participait à des fêtes officielles à Paris.

 

En Corse, tout le monde est persuadé que, avec l'impératrice Eugénie, il a suivi une cure aux thermes de Guagno-les-Bains alors que le couple impérial n'a jamais dépassé Ajaccio lors de sa visite.

 

Mais d’autres membres de sa famille y sont bien venus, à commencer par le plus illustre de tous : Napoléon Bonaparte.

 

 

Les renseignements sur ce sujet se trouvent notamment dans «Au chevet de l’empereur», l’ouvrage du docteur Augustin CABANES (1862-1928), paru en 1924 (pages 64 et 66). La vie du fondateur du Premier Empire y est racontée sous l’angle médical.

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

 

Devenu lieutenant en second de l’armée royale, Napoléon BONAPARTE était affecté à Valence quand il sollicita et obtint un congé. Il quitta son régiment pour Ajaccio où il arriva le 15 septembre 1786. 

 

Depuis la mort de son père Charles en 1785, sa famille connaissait de grandes difficultés. Le grand-oncle de Napoléon, l’archidiacre Lucien, souffrait terriblement de la goutte. Son frère Joseph devait partir à Pise pour ses études universitaires. La santé de sa mère Letizia laissait à désirer.

 

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Napoléon devint donc le chef de famille et, son congé expirant, il envoya le 21 avril 1787 une  nouvelle demande de congé pour un semestre sous le prétexte de rétablir sa propre santé. La démarche reçut un accueil favorable. Il put ainsi accompagner sa mère suivre une cure aux Bains de Guagno, il y a 235 ans.

 

Augustin CABANES écrit sur ce dernier point :

Madame Letizia qui, naguère, avait fait un heureux usage des eaux de Guagno, s’y fit accompagner par son fils Napoléon. Guagno, qui ne jouit plus de la vogue qu’elle a eue, était alors la plus fréquentée des stations thermales de Corse. Elle possédait un établissement vaste et bien tenu ; on y trouvait, outre une chapelle pour le service du culte, une auberge, une table d’hôte passable, et le plus souvent, une société des plus choisies. Le nombre des baigneurs s’élevait annuellement à sept ou huit cents ; les uns y allaient en quête de santé ; d’autres, du calme de la retraite, cherchant un délassement aux luttes politiques ou aux soucis des affaires.
Paoli, entouré des Abbatucci, des Casabianca, des Ornano, parfois de Bonaparte, tous les personnages, en un mot, qui formaient son escorte habituelle, venait à Guagno presque chaque année. Madame Mère en tirait toujours du soulagement; elle souffrait de douleurs rhumatismales pour lesquelles maints traitements avaient été expérimentés, notamment une cure de station, réputée pour ces sortes de maux, de Bourbonne-les-Bains. Notons, en passant, que si Napoléon avait hérité de sa mère certaines qualités viriles, il tenait aussi d’elle cette constitution arthritique que le legs paternel ne fit que renforcer.

 

Sans aucun doute, le voyage fut entrepris pendant le printemps ou le début de l’été de l’année 1787. La saison de cure débutait alors en juin, parfois en mai. Napoléon rentra sur le continent en octobre 1787.

 

Il suivit en 1790 une autre cure pour combattre une infection paludéenne attrapée dans son casernement d’Auxonne (Côte d’Or), mais ce fut à Orezza.

 

Celui qui n’était pas encore Napoléon Ier séjourna bien à Guagno-les-Bains en 1787, en tant qu’accompagnateur de sa mère.

 

Cette présence vaudrait la peine d’être signalée, de même que celle de Pascal PAOLI. La plaque fixée sur la façade de l’établissement thermal pourrait être modifiée pour devenir:

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (2/2)

 

De plus, la contradiction avec la date de 1808, date de la nomination d'un médecin inspecteur des eaux thermales, considérée comme la reconnaissance officielle de la station, serait moins flagrante puisque Napoléon dirigea la France de 1799 à 1814.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

 

Samedi 20 juin:

Fête de la musique avec le groupe Millishake à la salle des fêtes.

 

Dimanche 21 juin:

Concours de boules au Belvédère à 11 heures.

 

Mercredi 24 juin:

début du marché communal de Vico (le mercredi jusqu'au 2 septembre de 8h à 13h place Pardona).

 

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

 

Jusqu'au 16 juillet:

Exposition de photos "A quoi tu penses" au FAM de Guagno-les-Bains, du lundi au vendredi de 9h à 16h.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

---------------

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.