Les mouvements de protestation se multiplient contre l'agression dont a été victime Yvan COLONNA dans la prison d'Arles. Ces trois photos montrent la manifestation devant le collège de Vico ce matin lundi 7 mars.
Le sort réservé au militant nationaliste dans une prison française est un scandale d’État. Incapable d’assurer sa protection, laquelle est due à tout prisonnier, à tout citoyen, bon ou mauvais, cet État se disqualifie une fois encore. Jean-Paul Brighelli le dit ici à sa manière. Cet article est paru sur l’excellent site Causeur, le 3 mars. Il ne plaira peut-être pas à tout le monde mais il exprime les nombreux doutes de cette affaire.
Yvan Colonna, qui bénéficiait du statut de Détenu Particulièrement Surveillé, a été étranglé dans la salle de gym de la prison d’Arles par un co-détenu condamné pour islamisme, et se trouve aujourd’hui, pour autant que l’on sache, en état de mort cérébrale, suite à une anoxie du cerveau. Un hasard malheureux, sans doute.
Nous sommes nombreux à ne jamais avoir cru à la culpabilité d’Yvan Colonna — qui n’a jamais avoué, alors que le militantisme de l’époque supposait plutôt une revendication hautaine —, et à penser que le meurtre du préfet Erignac fut le fruit d’une manipulation politique de haut niveau. Pour explorer cette hypothèse, j’ai écrit en 2002 un roman, Pur porc (republié ultérieurement sous le titre Viande froide), et j’en ai tiré un scénario réalisé en 2012 par Antoine Santana pour Arte sous le titre Main basse sur une île, avec un François Berléand particulièrement convaincant.
Qui peut sérieusement penser que le « Groupe de Cargèse », que j’ai vaguement connu et dont le QI global ne dépassait pas 50, ait pu manigancer un assassinat exécuté avec une arme volée six mois auparavant dans une gendarmerie ? Quelle suite dans les idées ! Quel talent dans la rédaction d’un tract de revendication inidentifiable — fabriqué manifestement par un linguiste au courant des techniques d’analyse co-occurrentielle pratiquées par la police.
C’était l’avis de Jean-Michel Rossi, membre éminent du FLNC-Canal historique. Ce dernier avait fait paraître un brûlot intitulé Pour solde de tout compte. Guy Benhamou, journaliste alors à Libé et spécialiste des questions corses, qui l’aida à le mettre en forme, avait vu en 1996 sa maison de banlieue parisienne mitraillée par des inconnus : un hasard probablement. Quant à Rossi, il fut proprement exécuté d’une douzaine de balles dans la tête, en août 2000. L’Iguane — François Santoni, chef du FLNC — écrivit du coup Contre-enquête sur trois assassinats, où il analysait parallèlement la mort de son ami et celle du préfet : avant même la parution de l’ouvrage, il fut tué lui aussi, dans un guet-apens qui ressemblait fort à un exercice en triangulation style Dallas. Tous ces gens ont une fâcheuse tendance à se mettre par accident sur le trajet de balles tirées dans un pur but de divertissement.
C’est dire que la tentative d’assassinat (apparemment réussie, même s’il survit, Yvan Colonna, qui était libérable, ne dira plus jamais rien sur cette affaire) sur le principal inculpé de l’affaire Erignac est si suspecte que le soir même, des manifestations se montaient dans l’île, où Gilles Simeoni réclamait une enquête sérieuse — mais chacun sait que l’administration pénitentiaire est une bien plus grande muette que l’armée. Et mon ami Olivier Jourdan Roulot exprimait avec circonspection sur BFMses doutes sur l’événement.
Rappelons pour compléter le dossier que l’avocat d’Yvan Colonna, Antoine Sollacaro, a été assassiné lui-même en octobre 2012 par un individu parfaitement identifié mais qui mystérieusement n’est toujours pas passé en procès — et qui continue à se balader librement dans l’île. Ah, la belle mansuétude de la justice française…
Vous vous demandez peut-être à qui le meurtre d’Erignac pouvait bien profiter. Ma foi, demandez-vous pourquoi peu de temps après le gouvernement Jospin avait proposé de donner aux maires de Corse la haute main sur les permis de construire — y compris sur les zones théoriquement préservées par le Conservatoire du Littoral. Une initiative violemment combattue par le FLNC, branche Armata Corsa — dont tous les membres, ou à peu près, furent éliminés entre 2000 et 2002. Des accidents de chasse certainement.
Lors de son arrestation, Nicolas Sarkozy avait désigné Yvan Colonna comme « l’assassin du préfet Erignac » — au mépris de toute procédure judiciaire. Il fallait un coupable, pour exonérer l’Etat de toute ingérence dans cette ténébreuse affaire. Et ce n’est pas le sénateur Charasse, aujourd’hui disparu, et dont la mère était corse, qui nous aidera désormais à démêler les fils entrecroisés de l’histoire : rappelons que l’ancien ministre du Budget s’est longtemps occupé à l’Elysée des affaires insulaires, au point de présumer contre toute évidence que mon père, président d’une université dont l’oligarchie corse ne voulait guère, était le chef du FLNC. Loin de moi de présumer que c’est à son instigation que des membres d’un service parallèle montèrent un casse chez mes parents, se firent bêtement gauler par une brigade de policiers qui passaient, et ne furent jamais traduits en justice. Il n’y a que dans les romans foutraques que de telles mésaventures arrivent. Chacun sait qu’il n’y a pas de pieds-nickelés à la DGSE.
Colonna aurait pu être transféré depuis des années à la prison de Borgo, près de Bastia, où ses proches auraient pu plus facilement lui rendre visite. Il ne l’a pas été — et je n’irai pas jusqu’à présumer que quelqu’un, en très haut lieu, avait une idée derrière la tête. « Compte tenu de son statut de DPS, dit son avocat Maître Sylvain Cormier, il n’est pas normal que ce genre de choses aient pu arriver. » Un instant d’inattention, sans doute. Le député nationaliste de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, en rajoute une couche, trouvant « surprenant qu’un tel acte ait pu être commis dans la salle de sport d’une prison centrale surveillée et a fortiori sur un détenu particulièrement signalé. » Et de fustiger « la responsabilité écrasante de l’Etat ». Pff… Vilaines insinuations.
Je salue la famille et les amis d’Yvan Colonna, et m’associe à leur chagrin et à leur trouble.
Quant à savoir ce qui s’est passé dans l’esprit d’un détenu à tête assez creuse pour avoir intégré l’idéologie islamiste, ce qu’il a pu croire ou les promesses qu’on lui a faites — tout cela appartient à la fiction, ça va de soi.■
Il y a quinze ans..., autrement dit il y a un siècle, en février 2007, un pari audacieux fut lancé: faire paraître un journal poggiolais.
Le 17 février 2007, paraissait "L'INFO, U PIGHJOLU". Consacré entièrement aux nouvelles concernant l'activité de POGGIOLO et de GUAGNO-LES-BAINS, ce mensuel voulait essayer "pour tous les Poggiolais d'être un véhicule de communication", est-il écrit dans l'éditorial qui ajoutait que "le journal avec votre aide sera le magazine libre, coloré avec les échos de Poggiolo et ses alentours". Sa devise, visible sur la première page, était: "Dui "Puttaghji" chi facenu campà u nostru paese".
Cette publication avait belle allure: de format A4, avec des couleurs et de nombreuses photos, avec six pages pour le premier numéro (et passant à douze pages dès le second).
La mise en page faisait moderne et dynamique. Son adresse était fixée à la bibliothèque du village.
Les concepteurs et rédacteurs formaient un collectif dont les membres furent révélés dans le troisième numéro:
Laurine CASANOVA, Jean-Martin FRANCESCHETTI, Jean-Baptiste PAOLI, Marie-Ange PAOLI, Xavier PAOLI, Jean-Martin PINELLI et Jean-Silius PAOLI. D'autres signatures comme Hélène et Philippe DUBREUIL se trouvèrent à l'occasion.
Il eut rapidement un grand succès. Sa présentation y était pour quelque chose mais, surtout, il correspondait bien au souci des Poggiolais résidents ou d'origine d'avoir des nouvelles du village et de conserver un lien entre eux.
Chaque numéro donnait la liste des nouvelles du mois écoulé, les activités sportives ou religieuses, les naissances et les décès...
Il présentait aussi des figures ou des familles poggiolaises.
Des études historiques de Xavier PAOLI de grande qualité voisinaient avec des photos tirées d'archives familiales.
On pouvait lire des récits de souvenirs personnels. Certains articles étaient rédigés en langue corse.
"L'INFO" annonçait un tirage de 120 exemplaires qui étaient distribués gratuitement par portage à domicile à Poggiolo ou par voie postale pour les personnes habitant hors du canton. Et c'est là que résidèrent les difficultés. Les abonnés étaient simplement invités à fournir douze timbres pour l'année.
Jean-Martin FRANCESCHETTI, le principal animateur de l'entreprise, dut faire face à un grand problème: même si l'on fait le choix de la gratuité, il y a quand même toujours quelque chose à payer, surtout quand on veut une belle présentation. L'association artistique et culturelle de Sorro in Sù avança les sommes nécessaires pour régler les frais d'impression, en attendant d'hypothétiques subventions qui ne vinrent pas.
Finalement, en mai 2008, le quinzième numéro fut le dernier. L'expérience s'arrêta mais la collection montre ce qu'a été la vie de Poggiolo durant ces quinze mois et constitue un fonds d'archive de référence. La collection est à conserver et à lire. Ce blog s'en sert parfois.
C'était il y a quinze ans..., autrement dit il y a un siècle...
Toutes les images de cet articles sont extraites du n°1 de "L'Info".
NOTA BENE:
"L'INFO" avait un courrier des lecteurs. Dans le numéro 5, une lectrice de Montpellier suggéra: "Peut-être bientôt un site internet?". C'est cette idée qui se concrétisa en mars 2009 par le démarrage du blog des Poggiolais, que vous lisez maintenant.
Simple annonce pour vous dire que j'exposerai au Grand Café Napoléon (Ajaccio) à partir de Samedi 5 Mars !
Je serai donc présent durant la matinée du Samedi dans l'établissement si vous voulez me rencontrer.
Les photos seront à la vente et récupérables directement lors de votre passage au café, que je sois présent ou pas. Je vous conseille de passer Samedi matin car plus les jours passeront moins il y aura de photo à voir !
Le café se situe juste en face de la préfecture à 100 mètres de la place du Diamant, au 10 cours Napoléon.
Il est ouvert tout les jours du matin au soir sauf le Dimanche.
Quand les armes tonnent, on a besoin de sortir d'un présent gris et inquiétant et de se tourner vers la spiritualité.
Ce blog met souvent en valeur le côté chrétien de nos racines, élément important de l'identité de nos villages. Mais il peut évoquer d'autres religions comme le bouddhisme dans le cas présent.
En partant de l'idée que le Tretorre est placé dans l'Himalaya, il est très facile d'assimiler Poggiolo à un sanctuaire bouddhique. La vidéo suivante veut le montrer.
Elle fut réalisée voici quatorze ans, alors que le Blog des Poggiolais n'existait pas encore. On excusera quelques défauts techniques et le fait que les personnes visibles soient toutes de la génération dite du baby-boum.
Pour avoir la paix intérieure, pratiquez le bouddhisme poggiolais.
François COLONNA, président de la communauté de communes Spelunca-Liamone, et Aurélia CAVIGLIOLI, sa directrice, sont surnommés "les ambassadeurs du tri" par Pascale CHAUVEAU qui fait un compte-rendu, dans Corse-Matin de vendredi 25 février, des réunions de samedi 19 février sur la réforme de la collecte des déchets à Orto, Poggiolo et Soccia.
A lire à la lumière de ce qui a été déjà publié sur ce blog.
L'annonce de la réforme de la collecte des déchets avec un ramassage porte à porte a suscité de nombreuses réactions sur le site du Blog des Poggiolais comme sur sa page Facebook.
Nous vous en citons quelques-uns:
Corinne-laure O
23/02/2022 13:06
Remarquez, à Marseille, après 3 fois 3 semaines de grèves de ramassages de poubelles qui se sont répandues partout dans les jardins et sur les plages, après avoir payer 680€ de taxe d'ordures ménagères en Novembre, le maire a décidé que ce serait les Marseillais qui devaient amener eux-mêmes les poubelles amoncelées devant chez eux à la décheterie ! ! Ça devient ubuesque ! La surpopulation : c'est ça le problème ! Et les déchets en augmentation sont dus aux industriels qui multiplient les emballages.
Faut-il vraiment croire que les touristes qui viennent à la rivière vont rapporter leurs déchets ? Téléphoner pour annoncer leur venue? Quant à ceux qui viennent pour quelques jours, utiliseront-ils un container à mettre dans leur voiture, un désodorisant afin de redescendre leurs ordures en ville? A Murzu, les sacs éventrés jonchent la rue ... A l'heure où nous nous plaignons de la divagation des animaux, les cochons, les chiens, les rats... vont festoyer! Il est invraisemblable que nous ne soyons pas consultés en ce qui concerne notre vie quotidienne. Ne payons-nous pas assez d'impôts?
D’accord nous descendrons nos containers et sacs poubelles privés en ville.
Dans la mesure où « nous pratiquons le tri sélectif avec attention », je ne vois pas de raison d’accepter que nos déchets soient scrutés. Ceci dit sans aucune agressivité, je trouve simplement que c’est profondément humiliant. Cette collecte soulève un autre problème, le tri des documents publicitaires. Donc merci de ne plus en distribuer.
question posée à la réunion ..... La réponse est OUI !!!
J
Jean-Marc T
22/02/2022 08:45
Les cochons vont se régaler si nous mettons les sacs devant nos portails.
Que ferons-nous des sacs lorsque l'on quittera le village un dimanche après-midi?
Dès le 1er avril (et ce n'est pas une blague), des changements importants vont avoir lieu dans la collecte des déchets de nos villages.
Samedi 19 février, des réunions d'information ont expliqué la nouvelle procédure à Poggiolo, dans la salle polyvalente,
et également à Orto et Soccia.
A partir du 1er avril, ces trois communes rejoindront Cristinacce, Letia, Marignana et Murzo qui bénéficient depuis de nombreux mois du système de collecte des déchets de porte à porte.
Ce mode de collecte consiste à récupérer les ordures ménagères résiduelles et les déchets recyclablesdirectement à votre domicile selon un calendrier et qui comporte de nombreux avantages.
Chaque logement sera équipé de sacs de tri. Vous pouvez renouveler vos sacs via ce formulaire.
Les objectifs sont :
Faciliter le geste de tri
Responsabiliser les administrés
Mise en place d’un service de proximité
Améliorer le carde de vie
Pour qui ?
Actuellement seules les communes deCristinacce,Letia, MarignanaetMurzoproposent ce service !
Concrètement, chaque maison recevra un lot de sacs de couleurs différentes:
jaune (emballages), vert (biodéchets), gris (verre); bleu (papier).
Photo Spelunca-Liamone
Ces sacs seront transparents pour vérifier leur contenu et les agents refuseront ceux qui ne seront pas conformes. Les agents iront de porte à porte, y compris dans les endroits où les véhicules ne peuvent pas passer. Chaque jour sera dédié à une couleur. Il faudra donc garder les déchets jusqu'à la bonne date, même s'ils sont malodorants.
Evidemment, les conteneurs habituels disparaîtront de l'espace public, sauf près de certains commerces. Aucune corbeille à papiers n'est prévue dans les rues.
Et pour les vacanciers et propriétaires de résidences secondaires, ils devront informer les services de collecte de leur présence sur le site de Spelunca-Liamone. Ils ont donc intérêt à prévoir leur séjour un bon moment à l'avance !
La Communauté de communes espère que le tri sera bien plus efficace car il n'est actuellement que de 25% de l'ensemble des déchets. Le retraitement générait habituellement 100.000 euros de rentrées pour les finances intercommunales. Rien qu'en pratiquant la collecte porte à porte dans les quatre premières communes déjà citées, le retraitement a rapporté 250.000 euros. Tant mieux si les habitants et contribuables peuvent en profiter !
TONNAGES 2021 ] 78% de tri sur les communes en porte à porte mais seulement 25% de tri sur l'ensemble du territoire. Nous pouvons encore faire mieux...
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).