Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 18:04

Les articles sur la première guerre mondiale sont très nombreux cette année. Certains sont assez originaux comme celui-ci qui révèle un document ignoré et très original qui est conservé dans une famille de Soccia.

L'article est de Pascale CHAUVEAU et a été publié dans "Corse-Matin" de vendredi 23 novembre.

Très prochainement, ce blog publiera une partie de la correspondance de deux héros poggiolais de 1914-1918.

---------

MENU DE FIN DE GUERRE

"EN L'HONNEUR DU PENDU"

À l'occasion du centième anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre, nombre de lettres écrites du front sont ressorties, témoignages de la vie dans les tranchées.

 

 

À Soccia, Marinette Antonini a sorti de ses archives une petite pépite: outre la carte rédigée le 11 novembre 1918 par son oncle Antoine à ses sœurs, annonçant la signature de l'Armistice, celui-ci joint le menu concocté par "le chef de popote" pour fêter dignement la bonne nouvelle.

Menu de fin de guerre pour un Socciais

Soigneusement calligraphié à l'encre violette, le "menu du pendu" vaut surtout pour les dessins qui encadrent le texte: "Celui que l'on a eu", c'est bien sûr l'ennemi, dessiné fumant sa pipe avant de finir au bout d'une corde.

"Celui que l’on a eu, celles que nous aurons bientôt"

"Celles que nous aurons bientôt", représentées par une jolie femme maquillée et chapeautée, à qui l'auteur fait dire "vive le 4 e tirailleur". Dans la courte carte qu'il écrit, Antoine Colonna précise qu'ils seront dix zouaves à se partager le repas, qui coûtera 310 francs. "Chacun a disposé de 20 francs pour cela, et certains de 50 francs" ajoute-t-il.

Postée le 12 novembre 1918 de Villeneuve au Chemin, la lettre n'arrivera à ses destinataires, qui habitaient rue d'Ajaccio à Tunis, que le 23 juillet 1919 !

"Je me suis longtemps occupée de mes tantes", raconte Marinette, "et avec mes frères Antoine et Octave, on avait lu ces courriers datant de la guerre avec émotion." Depuis quelques années, l'idée de faire publier ce menu de fin de guerre était venue, mais sans y donner suite."Mais cette année c'était le centenaire de l'Armistice", conclut Marinette, "et j'ai pensé que c'était le bon moment !".

P. C.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 16:08
extrait du site http://www.patrimoine-religieux.fr

extrait du site http://www.patrimoine-religieux.fr

 

 

Devant le succès rencontré l'an passé, la municipalité de Murzo renouvelle cette année son marché de Noël, qui se tiendra le dimanche 9 décembre toute la journée sur la place de l'église.

 

 

Les personnes souhaitant  réserver un stand peuvent d'adresser:

 à Dorothée Vellutini (06-71-59-02-97)

 ou à Jeanne Segura (06-74-86-54-51).

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:52

 

 

SOIRÉE SOUPE CORSE

ET

VEAU AUX OLIVES

 

 

au couvent St François de Vico

 

samedi 1er décembre

 

à partir de 20h.

 

 

 

Inscriptions: 

auprès de Madame BASSI au 04-95-26-62-29

ou au couvent, le matin uniquement, au 04-95-26-83-83.

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 18:15

Les Deux Sorru font partie de ce que le géographe Christophe Guilluy appelle la France périphérique, partie du pays qui est de plus en plus abandonnée par les pouvoirs publics. Un exemple de cet abandon est la confirmation de nouvelles fermetures  de centres des finances dont celui de Vico.

Les services publics s'éloignent. Pour la moindre démarche, il est recommandé d'utiliser internet mais il ne marche pas toujours dans notre micro-région et on n'arrive pas à entrer en contact directement avec un être humain pour bien s'expliquer. Il faut utiliser la voiture mais le trajet est long et, de toute façon, l'Etat fait pleuvoir des taxes au nom de la protection de l'environnement...

Abandon est bien le mot exact.

 

 

Vendredi 15 novembre, l'intersyndicale des finances publiques a manifesté ses inquiétudes à Ajaccio et à Bastia.

 

 

C. M. ET J. C.

À Ajaccio, quatre délégués se sont installés devant la porte du centre des impôts, parc Cuneo, pour proposer aux usagers - qui étaient nombreux hier à venir payer leur taxe d’habitation - de signer leur pétition. Cette dernière expose les menaces qui, à leur sens, pèsent sur leurs emplois ainsi que sur la mission de proximité de ce service public.

"L’État veut supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d’ici 2022. Nous sommes les premiers exposés. Ici en Corse-du-Sud, après les suppressions des trésoreries de Piana et de Porto-Vecchio, ce sont désormais celles de Sainte-Marie-Sicché et de Vico qui sont touchées. Ces trésoreries ont deux missions : la gestion du budget des collectivités et celle du recouvrement de l’impôt pour les particuliers. Cette dernière sera transférée à Ajaccio, ce qui impactera fortement le service public de proximité dont la réévaluation est pourtant inscrite dans la loi Montagne. Et ce sur une île qui compte de nombreuses personnes âgées qui ne peuvent pas utiliser les services en ligne", soulignent Matthieu Caillaud, le secrétaire général de FO Finances publiques et Cathy Paolini, la secrétaire générale de la CGT . Du côté de la direction intérimaire (une nouvelle tête est attendue depuis la mutation de Yann de Poujol de Molliens), on renvoie au mouvement national de suppression de postes et aux propos de Gérald Darmanin qui souhaite réorganiser d’ici 2019 les DGFIP, en tenant notamment compte du prélèvement à la source et de l’évolution du comportement des usagers.

"Les trésoreries de Sainte-Marie-Sicché et de Vico ne fermeront pas à proprement parler, elles garderont leur activité de gestion des collectivités locales. Le recouvrement de l’impôt sera en revanche recentré sur Ajaccio. Mais celui-ci peut se faire par téléphone, par écrit, par internet et sera de plus opéré à la source." Enfin, la direction qui déclare ne pas connaître l’impact des suppressions de postes sur la Corse-du-Sud, assure que les salariés de Vico et de Sainte-Marie-Siché ne seront pas impactés par le recentrage de l’activité de ces trésoreries.

(Corse-Matin, vendredi 16 novembre 2018)

L'abandon des périphéries continue

La trésorerie de Vico abandonnée aux animaux errants?

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 18:00

Les Deux Sorru paraissent au bout du monde, ou au moins au bout de la Corse, car la route qui permet d'y arriver est une impasse. Pourtant, il exista un projet pour raccorder le haut-canton à Corte. Noël KRUSLIN l'a rappelé par un article paru dans "Corse-Matin" samedi 27 octobre sous le titre:

La route oubliée de la Corse profonde

 

À la fin du XIXe siècle, elle devait devenir un axe de franchissement de la dorsale montagneuse entre le Centre et les Deux-Sorru. Mais le projet s'est arrêté quelques kilomètres après Guagnu. Un village où le rêve est passé. 

I Dui Sorru, niché entre le littoral sud-occidental et le versant ouest du massif. Sans doute l'un des territoires les plus enclavés de Corse.

Il faut en effet s'enfoncer d'une bonne trentaine de kilomètres vers l'intérieur après avoir tourné le dos à la plage de Sagone, franchir deux cols, accumuler les toboggans et les innombrables virages jusqu'à se rendre compte que le réseau routier, à l'Est, ne conduit qu'à des culs-de-sac. Les populations résidentes, elles, sont depuis longtemps rompues au relief tourmenté de cet espace boisé.

Les touristes, eux, considèrent que l'attrait montagnard en vaut la peine. Dans les Deux-Sorru, l'enclavement géographique aurait pourtant bien pu appartenir à l'Histoire.

Celui qui arrive à Guagnu, Soccia ou Ortu en provenance du Centre-Corse s'entend, aujourd'hui encore, très souvent poser la même question : "Tu es passé par Ajaccio ou par Verghju ? Ah si la route du Manganellu avait pu se faire, ça t'aurait pris une petite heure depuis Corte !"

Paul-Joseph Colonna, sur le tronçon réalisé pendant le mandat de Jean-Antoine Gaffory, son prédécesseur à la mairie de Guagnu. Cinquante ans après, un vieux projet relancé. En vain.  PHOTO N. K.

Paul-Joseph Colonna, sur le tronçon réalisé pendant le mandat de Jean-Antoine Gaffory, son prédécesseur à la mairie de Guagnu. Cinquante ans après, un vieux projet relancé. En vain. PHOTO N. K.

Le fruit des liens historiques avec le Cortenais

Le projet a en effet existé. Le village de Guagnu en a été, en d'autres temps, la base avancée.

" Premier coup de pioche en 1888. " Paul-Joseph Colonna, maire depuis 2008, n'a aucune hésitation.

Cette date aurait pu bouleverser le destin de sa commune, mais l'asphalte aujourd'hui abîmé par le temps s'est arrêté au bout de 4 km sur son tracé vers Bocca Manganellu. "L'ouverture sur Corte, c'est un vieux rêve...".

Un rêve, certes, mais d'abord une aspiration naturelle pour les Guagnais. La grande dorsale montagneuse est une imposante barrière, mais le lac de Melu, perle du Cortenais, est là, derrière la crête, comme Canaglia et Tattone, hameaux de Vivario. Laurent Angelini a toujours regardé là-haut, au petit matin, pour savoir si le temps était au beau ou au gris.

"Je me tourne toujours vers Bocca Soglia, jamais vers le Tretorre", précise-t-il. Mais le lien entre Guagnu et le centre de l'île va bien au-delà, autant conforté par la géographie que par l'Histoire.

"Historiquement, nous avons toujours été très proches du Cortenais, raconte Paul-Joseph Colonna. D'abord du Venacais où s'étendait l'activité de nos éleveurs. Guagnu a toujours appartenu à "A terra di u cumunu", à l'aventure paoliste. On raconte d'ailleurs que Circinellu, notre personnage emblématique et historique, avait franchi Bocca Manganellu avec tout le village pour aller voir ce qui se passait à Ponte-Novu." 

Et Paul-Joseph Colonna de conclure son chapitre historique sur un volet électoral tout aussi significatif.  "Pendant un siècle, Guagnu a voté Giacobbi."

(note de la rédaction du blog: Vivario et Venaco forment le fief électoral de la famille Giacobbi qui a eu un rôle considérable dans la vie politique corse pendant des générations, mais elle n'a pas toujours été favorable à ce projet de route).

 

Vers la Restonica, le pont du Vecchju ou Canaglia

Au village, les lignées familiales sont souvent le fruit du quotidien d'antan, celui d'un village frontalier de la Haute-Corse, d'une vie rythmée par les allées et venues des troupeaux. Fille de Laurent, l'élue de la majorité territoriale Vannina Angelini-Buresi sait précisément où sont ses racines.

"Mon arrière-grand-père était un Angelini de Vivario marié à une Mattei de Guagnu."

Un exemple parmi tant d'autres, révélateurs d'un lien qui justifia, en d'autres temps, une voie de communication plus confortable que les chemins pédestres et muletiers.

"À la fin du XIXe siècle, trois options ont été étudiées à partir de Guagnu, raconte Paul-Joseph Colonna. Pour rejoindre la Restonica, le pont du Vecchju ou Canaglia. Outre les destinations, l'option d'un tunnel a été sérieusement envisagée, sachant que l'objectif était clairement de franchir Manganellu pour aller vers Corte."

Mais au bout de ces 4 km au-delà du village, le projet s'est éteint avant le début de la Première Guerre mondiale.

Les raisons de ce coup d'arrêt demeurent obscures. On invoque aujourd'hui encore la question épineuse d'un tracé en altitude et au coeur d'un environnement remarquable, la prédominance de Vizzavona en tant que voie privilégiée entre Nord et Sud.

Mais au bout du vieux tronçon asphalté, un mur de soutènement colossal construit également avant la Grande Guerre, interpelle encore.

"Il est l'oeuvre d'un entrepreneur italien du nom de Matteo Lizzi, qui avait enlevé l'appel d'offres", rappelle le maire. Un ouvrage de cette envergure s'imposait-il vraiment ?

On raconte aujourd'hui encore, au village, que sa construction releva d'une manoeuvre politique de la part de ceux qui, en désaccord avec le projet de route, lancèrent cette construction pour gréver le budget.

Bien que l'ouverture de la route carrossable au Sud-Ouest fît basculer le centre de gravité de Guagnu vers Ajaccio, on reparlera de la route du Manganellu un demi-siècle plus tard, grâce à Jean-Antoine Gaffory, élu maire de Guagnu en 1965 avant de devenir le conseiller général de l'ancien canton de Soccia.

Gaffory rallongea la voie de trois kilomètres, un morceau de la D23, qui ne sera jamais goudronné.

"Mon prédécesseur s'était appuyé sur le plan forestier français pour mener à bien ce projet", précise Paul-Joseph Colonna. Laurent Angelini, lui, se souvient,  "d'un certain Poli. Probablement un cadre des Eaux et Forêts qui avait réalisé une étude du tracé, avec des détails sur les pentes, etc.".

L'ONF a pris la suite, prolongeant la voie par une piste forestière sur 5 km. La commune travaille aujourd'hui sur un ultime tronçon, également destiné à améliorer les conditions de l'exploitation forestière. Sans pour autant tendre vers l'objectif initial fixé il y a plus d'un siècle, la route oubliée de la Corse profonde a progressé discrètement sous des formes diverses.

"Quand nous aurons achevé cette dernière phase, de bout de piste à bout de piste, Canaglia ne sera qu'à une dizaine de kilomètres." Mais l'ouverture vers Corte restera sûrement un vieux rêve.

Noël KRUSLIN

--------

 

Projet cortenais sans suite en 1894...

Le rapport daté de septembre 1894, de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui ne fut pas favorable au projet cortenais de prolonger jusqu'à Guagnu, la route de la Restonica.

Le rapport daté de septembre 1894, de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui ne fut pas favorable au projet cortenais de prolonger jusqu'à Guagnu, la route de la Restonica.

"Ce désenclavement était surtout intéressant de notre côté, souligne le maire de Guagnu, beaucoup moins dans le Cortenais où les communes sont déjà sur les voies dynamiques." Côté Corte, la volonté de s’ouvrir vers les Deux-Sorru a pourtant existé au même moment. Février 1894, le conseil municipal cortenais émet le vœu de voir se dessiner un chemin départemental qui, dans le prolongement de la vallée de la Restonica, aurait franchi le col de Soglia pour arriver "aux bains de Guagnu".

Le conseil général appuya ce projet deux mois plus tard, mais en septembre, l’avis défavorable de l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées sonna le glas de cette volonté d’ouverture. Une route culminant à 1 800 mètres vouée à être en grande partie enneigée et impraticable pendant de longs mois, l’essentiel d’un tracé sans lieux de vie et le peu d’intérêt d’un axe sur le plan commercial, tels étaient alors les arguments avancés pour faire comprendre qu’un tel projet ne pouvait se justifier.

Noël KRUSLIN

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 08:50
Décès à Vico

Toutes nos condoléances à la famille FONDEVILLE.

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 18:09

Poggiolo a de nombreuses singularités, dans de nombreux domaines, par rapport aux villages voisins. La preuve en fut fournie au niveau sanitaire à la fin de 1918.

Cette année est connue pour être la dernière de la première guerre mondiale. Mais, dans le bilan de la guerre, on oublie souvent les victimes de l’épidémie de grippe, appelée alors grippe espagnole.

"Entre 25 et 40 millions de personnes sont mortes de la grippe espagnole d'avril 1918 au printemps 1919, davantage de victimes que celles causées par la Grande Guerre" (Claude Quétel, "L'Histoire", n°449, juillet 2018).

malades de la grippe dans un hôpital du Kansas

malades de la grippe dans un hôpital du Kansas

La France eut à déplorer 240.000 morts.

Des célébrités comme Edmond Rostand et Guillaume Apollinaire moururent de cette pandémie.

 

 

La Corse ne fit pas exception et fut touchée fin juillet 1918.

"L'on dénombra quatre-vingts morts à Sartène, quarante à Levie et Zevaco, et soixante à Sollacaro. Mais le triste record reste dans la cité paoline", c'est-à-dire Corte, où il y eut 136 morts, écrit Daniel CERANI dans "Corse-Matin" du 7 août 2018.

 

A Corte, la grippe dura du 4 août à fin septembre.

 

La tradition orale rapporte que, pendant l’été 1918, il y eut plusieurs victimes dans le village voisin de Soccia et que l’on entendait tous les jours les cloches des enterrements. Par contre, Poggiolo aurait été épargnée. S'agit-il d'une légende ou de la réalité?

 

 

Pour répondre, il faut étudier la mortalité de ces communes pendant l'année 1918, ce qui est possible avec les tables décennales d’état-civil disponibles sur internet.

Elles montrent effectivement une forte poussée de mortalité à Soccia en septembre et octobre 1918 avec dix-huit décès pour ces deux mois, soit autant que dans l’ensemble de chacune des années précédentes.

A Poggiolo, il n’y eut qu’un décès pour la même période, sur un total annuel de onze, soit moins qu’en 1917 où l'on avait compté quinze morts. 

Il semble que Guagno ait également été touché par l’épidémie car on enregistra dix-neuf morts en octobre 1918, soit exactement la moitié du total de l’année pour cette commune. Il n'y avait eu que onze morts pour toute l'année 1917.

Le tableau ci-dessous compare mois par mois la mortalité en 1918 des quatre communes du canton: Poggiolo, Soccia, Guagno et Orto.

 

 POGGIOLOSOCCIAGUAGNOORTO
janvier1000
février0210
mars0041
avril3021
mai2111
juin0121
juillet0012
août0121
septembre1820
octobre110190
novembre1341
décembre2200
total 19181128388

 

La hausse des morts en septembre et octobre pour Soccia et Guagno est évidente. Même si tous les décès ne viennent pas de cette maladie, la grippe espagnole a bien été présente et Poggiolo en fut épargnée, ainsi qu'Orto.

L'air serait-il donc plus sain à Poggiolo? Pourquoi ne pas le penser?

La mairie aurait-elle pris des mesures coercitives, comme lors de l'épidémie de choléra de 1884 où l'utilisation des thermes de Guagno-les-Bains fut interdite aux habitants de St André d'Orcino?

 

 

Il se peut qu'à l'armée certains Poggiolais mobilisés aient été atteints par le virus mais aucun n’en mourut. Le seul cas certain de malade est François Antoine Demartini. Né à Poggiolo en 1899, il avait été incorporé au 111e régiment d'infanterie le 18 avril 1918, il fut touché par la maladie et en réchappa. Il vécut jusqu'en 1975.

 

Poggiolo = bonne santé

 

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 18:10

Septembre est le mois de la rentrée dans de nombreux domaines, et notamment dans le domaine fiscal. Les avis de taxes foncières doivent maintenant avoir été reçus par tous. Les contribuables poggiolais ont pu se rendre compte d'une forte augmentation de la somme à payer. 

Avec une variation de 0,79%, la commune ne demande pratiquement pas plus que l'an passé. Par contre, la cotisation demandée par l'intercommunalité augmente de 150 % !

 

Avec les nouveaux impôts, la commune disparaît-elle?

 

L'intercommunalité dont Poggiolo fait partie est la Communauté de Communes Spelunca-Liamone qui regroupe 33 communes s'étendant sur 1000 km2. Elle est présidée depuis janvier 2017 par le maire de Vico, François Colonna.

 

La croissance de l'impôt demandée n'est que la conséquence logique des fonctions assumées par l'intercommunalité.

A terme, peut se poser la question du rôle que doit désormais avoir une commune et même la question de l'existence de l'échelon communal. Cette inquiétude a pesé sur le congrès de l'association des maires ruraux de France qui s'est tenu les 22 et 23 septembre dans les Hautes-Alpes.

Après avoir menacé de ne pas organiser les prochaines élections européennes, les élus des petites communes ont dénoncé "les menaces qui pèsent sur la démocratie locale", ajoutant: "Compte tenu de la volonté de l’État et de l’Assemblée nationale (Loi NOTRe dont l’obligation de transfert de la compétence Eau et Assainissement par exemple), la volonté d’affaiblir la commune en la privant de moyens d’agir et de compétences est très claire. Le risque de remise en cause du modèle démocratique de notre République est réel". 

 

Association, fusion, disparition? L'avenir des villages est encore trouble.

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 22:43
Dimanche à Murzo: Les 20 ans de l'AOP miel de Corse

Dimanche 23 septembre, à Murzo, u mele in festa fêtera les vingt ans de l'obtention d'A.O.P. au miel de Corse avec un programme très alléchant.

Venez !!!

Dimanche à Murzo: Les 20 ans de l'AOP miel de Corse
Dimanche à Murzo: Les 20 ans de l'AOP miel de Corse
Dimanche à Murzo: Les 20 ans de l'AOP miel de Corse
Dimanche à Murzo: Les 20 ans de l'AOP miel de Corse
Partager cet article
Repost0
20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 17:44
photo P.C.

photo P.C.

Le décès de Carlo a été un grand choc dans l'ensemble des villages de Sorru in sù. Pascale Chauveau a su exprimer avec délicatesse l'importance que ce sympathique personnage a pu avoir.

Originaire d’Orto, c’est à Soccia que Charles Rahn avait choisi de s’installer, où il a tenu pendant 35 ans le bar du village. Il y a quelques jours, sa mort brutale a suscité une vive émotion dans le haut canton, où chacun a éprouvé le sentiment qu’un pan entier de la vie du village s’était effondré.

Au centre du village, au rez-de-chaussée d’une belle maison en pierre, l’enseigne indique Bar chez Louis. Pourtant, pour tous, c’est Chez Carlo. Mercredi soir, c’est là que ses amis ont choisi de le veiller. Comme aux plus beaux jours de l’été, le bar et la terrasse sont pleins.

D’abord silencieuse et recueillie, l’assistance finit par s’animer, et chacun se remémore et raconte. Carlo le bon vivant épicurien, qui avait gardé de sa formation à la prestigieuse école Ferrandi l’amour de la bonne cuisine. Carlo l’amateur de chanson française, qui laissait à disposition une guitare pour les longues soirées passées à chanter. Et qui, en cabotinant un peu, interprétait volontiers sa chanson fétiche, Comme un p’tit coquelicot, de Mouloudji. Et aussi Carlo le bricoleur minutieux et aux mains d’or : l’immense comptoir en bois et les étagères du bar, qu’il avait mis des semaines à fabriquer, sont un témoignage de son savoir-faire.

photo Google

photo Google

Lieu de vie

Carlo homme au grand cœur, qui donnait tout pour ses amis, mais connu aussi pour ses coups de gueule et son mauvais caractère. Les jeunes se souviennent : "Enfants, quand on demandait un verre d’eau, il nous envoyait à la fontaine ! Quand on commandait un panini et qu’il n’avait pas envie de le faire, il nous disait d’aller demander à manger à nos mères !" Depuis, ils ne rataient aucune soirée, et ce mercredi ils étaient tous là pour le dernier hommage.

Chez Carlo, on démarrait la soirée avant d’aller au bal, ou on la finissait après un concours de boules ou de foot. Ouvert 365 jours sur 365, comme il se plaisait à le souligner, son bar était un lieu de vie essentiel pour le village, surtout pendant les longs mois d’hiver où l’on se retrouvait pour la belote.

"C’est ici que mon mari m’a demandée en mariage", se souvient Marie-Rose. "C’est ici que ma femme avait réuni une centaine d’amis pour fêter mes 50 ans", raconte Jean-Tou. Chez Carlo et avec lui, tous ont vécu un événement important de leur vie, des rendez-vous incontournables : l’apéritif du 11 novembre où tous les villageois amenaient à manger, la soirée karaoké ou la soirée Beaujolais, l'apéritif géant du 15 août, et ces fameux repas pantagruéliques entre amis, autour des huîtres ou après avoir charcuté.

Avec Carlo, on commentait l’actualité, on refaisait le monde, et on se disputait aussi beaucoup. Mais on y revenait toujours. Parce que "Carlo, c’était Carlo !" 

P.C.

(extrait de "Corse-Matin" de mardi 18 septembre)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

---------------

 

 

 

Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

---------------

---------------

L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

-----------------

Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

..............

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.