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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:55

Deux bulletins de vote seront proposés lors des élections départementales du 22 mars aux électeurs du nouveau canton de Sevi-Sorru-Cinarca.

Les conseillers généraux des Deux Sevi, l'ancien député PRG Nicolas ALFONSI, et du Cruzzini-Cinarca, l'UMP Michel PINELLI, ne se représentent pas.

Ils laissent ainsi la place au conseiller général sortant des Deux Sorru, le divers droite François COLONNA, maire de Vico. Comme ces élections nécessitent la candidature de binômes homme-femme, il sera accompagné par Lucie FRIMIGACCI qui était la suppléante du radical de gauche ALFONSI. Leurs suppléants sont Charles CHIAPPINI et Adrienne PATACCHINI.

Face à eux, le Parti Communiste-Front de Gauche présente le binôme constitué par Quentin MATOUX, de Cargese, et Marthe POLI, de Guagno, ancienne conseillère municipale d'Ajaccio dans l'équipe de Simon RENUCCI. Leurs suppléants sont Jean-Pierrre MAGINOT et Catherine SORO.

Les candidats ont un mois pour convaincre les électeurs de voter pour eux, et d'abord de venir voter pour un scrutin tout à fait nouveau.

Deux bulletins le 22 mars
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 18:00

Les villages dont le saint patron est saint Siméon fêtent, selon les cas, deux personnages différents:

-  Saint Siméon le grand, crucifié en 107-108 ou en 115-117, qui fut le deuxième ou le troisième chef de l'église de Jérusalem;

- le vieux Siméon qui ne voulait pas mourir sans avoir vu le Christ et qui fut exaucé le jour où Marie et Joseph amenèrent Jésus au Temple.

Depuis toujours, Poggiolo s'est mis sous la protection du second, comme le montre le vitrail de la façade de l'église, avec le vieillard tenant l'enfant Jésus dans ses mains.

Saint Siméon sera fêté dimanche 22 février

Cette année, la fête de saint Siméon aura lieu à Poggiolo dimanche 22 février. La messe célébrée à 15h marquera également l'entrée en Carême pour l'unité paroissiale "Haut Canton" (Poggiolo, Orto, Soccia, Guagno).

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:57

ATTENTION !

CECI N'EST PAS UN MESSAGE PUBLICITAIRE !

On pourrait croire que les villages de Sorru in Sù soient complètement inconnus de la mode. Pourtant, ils inspirent des designers, du moins par leurs noms.

Voulez-vous vous habiller en SOCCIA?

Rien de plus facile avec le Comptoir des Cotonniers. Cette société propose une robe appelée du nom de ce village.

Elle est actuellement soldée au prix de 82,50 € sur le site:

http://www.comptoirdescotonniers.com/

S'habiller avec Soccia et voyager avec Guagno.

Description
Cette robe est en crêpe de chine imprimée avec le motif "Indus", exclusif de Comptoir des Cotonniers. On aime l'esprit croisé sur le haut et le détail d'élastique contrasté à la taille.
FOCUS MODE : A porter avec des collants opaques, des boots hautes et, selon vos envies un biker et un chapeau pour un look un brin rock.
Composition & entretien
Matière principale : 100% Soie /
Doublure du corps : 100% Viscose /
Empiècement : 100% Viscose

 

Voulez-vous partir en voyage avec GUAGNO?

La société a conçu une série de bagages (sac à roulettes, sac cabine, trousse de toilette) avec le nom du village de Circinellu (qui doit se retourner dans sa tombe!). Il semble que la série rouge ait été épuisée mais il reste les modèles en noir.

Renseignements et commandes sur le site:

http://www.lemondedubagage.com/

ou:

http://www.amazon.fr/Platinium-Trousse-Toilette-GUAGNO-NOIR/dp/B00BZ0U0B8​

 

S'habiller avec Soccia et voyager avec Guagno.

Lemondedubagage vous propose la Collection GUAGNO. Cette splendide gamme est fabriquée en Polyester 600D ultra résistant. Ce matériau allie une grande solidité et une incroyable légèreté.

 

Le nom d'un village voisin, AZZANA, a été donné par le même fabricant à une autre gamme de bagages.

Quels objets seront-ils bientôt désignés par POGGIOLO et ORTO? 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 18:29

Le nouvel invité de l'émission "U Caffè" de FR3 Via Stella concerne encore les gens de Poggiolo et des villages voisins.

François Paoli vient prendre son café du 16 au 20 février, à 20 h 10...
Restaurateur, apiculteur, ancien animateur radio, organisateur de foires, footballeur et même... Président du comité régional Miss France, cet homme a décidément beaucoup de "corses à son arc"... Il vient parler de lui, de son village de Murzo et plus généralement du canton des Deux-Sorru...

Murzo après Poggiolo

Les personnes qui n'ont pas pu voir toutes les émissions consacrées à Poggiolo et Cécile GRIMALDI ont droit à une session de rattrapage cette semaine de lundi 16 à jeudi 19 février à 13 h 50. 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 18:00

 

Monseigneur MAMBERTI, devenu cardinal, a reçu aujourd'hui samedi 14 février, des mains du pape FRANÇOIS, les symboles de sa nouvelle mission: la barrette (bonnet carré), l'anneau et le titre de diacre de San Spirito in Sassia. Pour la première désignation d'un cardinal corse depuis 150 ans, de nombreux Corses ont fait le déplacement à Rome, avec l'évêque d'Ajaccio et le maire de Vico.

 

Arrighi avant Mamberti
Arrighi avant Mamberti
Arrighi avant Mamberti

 

Dans l'entretien accordé récemment à Philippe de Casabianca, le futur cardinal Mamberti avait déclaré: "Le village de Vico est aussi un élément important en raison du nombre de prêtres qui sont issus de la région tout comme de trois évêques récents qui en viennent, Monseigneur Arrighi, Monseigneur Zevaco et moi-même." 

Un point commun de l'évêque de Sagone avec le premier cité, Monseigneur ARRIGHI, réside dans une carrière qui s'est presque entièrement déroulée à Rome.

 

Photo Kyrn

Photo Kyrn

 

La notice publiée dans l'encyclopédie Wikipedia indique:

"Jean-François Arrighi, né le 1er mai 1918 à Vico en Corse et mort le 1er décembre 1998 à Rome (Italie), est un évêque catholique français, évêque in partibus de Vico Equense de 1985 à 1998, il est vice-président du Conseil pontifical pour la famille au Vatican de 1985 à 1992. 

Prêtre. Après avoir été formé au séminaire des Carmes - Institut catholique de Paris (Licence en théologie et en droit canonique), il est ordonné prêtre le 27 mars 1948 pour le diocèse d'Ajaccio. Jean-François Arrighi est économe de Saint-Louis-des-Français (1949-1954), nommé administrateur des Pieux Établissements de la France à Rome et Lorette (1954). Il devient attaché à la Congrégation pour les Églises orientales (1955-1960) puis sous-secrétaire du Secrétariat pour l'unité des Chrétiens (1960-1985). Il est nommé recteur de l'église et abbaye de la Trinité-des-Monts en 1974.

Évêque. Le pape Jean-Paul II le nomme évêque titulaire de Vico-Equense et vice-président du Conseil pontifical pour la famille au Vatican le 17 avril 1985. Jean-François Arrighi est consacré le 9 juin de la même année par le cardinal Édouard Gagnon. Il reste en poste jusqu'à sa retraite en 1992, où en décembre il est nommé par le pape Jean-Paul II membre du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. et décède le 1er décembre 1998 à Rome."

Il fut enseveli dans l'église dans l'église Sainte Marie de Vico.

Par ailleurs, dans la revue Sodalitium n°38 de février-mars 1995, M. l'Abbé Francesco Ricossa, reprenant d'autres auteurs, écrit: "Arrighi faisait le lien avec des théologiens français comme Yves-Marie Congar, encore en disgrâce". Le prélat de Sa Sainteté travailla durement à préparer le concile Vatican II. Il se préoccupa surtout de la collégialité et de l'œcuménisme.

 

de gauche à droite: Mgr Arrighi, le cardinal Bea et le pape Jean XXIII (janvier 1961).

de gauche à droite: Mgr Arrighi, le cardinal Bea et le pape Jean XXIII (janvier 1961).

 

On pourra remarquer l'attention (ou l'humour?) du pape Jean-Paul II qui a confié à cet enfant de VICO, en Corse, le titre d'évêque de VICO Equense en Campanie, près de Naples. 

Le numéro de mai 1985 du magazine "Kyrn" écrivait:

"Brillant orateur, conteur attachant, animé de cette antique foi chrétienne qui pendant des siècles fit vibrer la Corse, Jean-François Arrighi connaît mieux que personne l'histoire commune du Saint-Siège et de la Corse. (...) 
Comme il connait l'histoire des Corses à Rome, ces Corses qui eurent le privilège, avec les Suisses, d'assurer la garde du Pape. 
Cette connaissance lui permet d'affirmer que nos traditions religieuses ont les mêmes racines que celles que l'on trouve encore en Toscane et dans le Latium et qui ont forgé le proverbe qui veut que "da Capicorsu à Bonifaziu, aria di Roma è mar di Laziu."
Et d'affirmer également que le français liturgique lui semble étranger à l'âme corse."

Par ailleurs, le bulletin "INSEME" a publié une liste de serviteurs importants de l'Eglise catholique qui sont passés par Vico.

Voir: http://inseme-bulletin.hautetfort.com/media/00/00/3378024614.jpg

 

Nota Bene: L'évêque Jean-François était le frère de Pascal ARRIGHI qui eut une triple carrière de juriste, d'universitaire et d'homme politique. Né à Vico en 1921 et mort à Toulon en 2004, Pascal ARRIGHI fut résistant, membre des Commandos, blessé en 1944 lors de la campagne des Vosges.

Avocat, professeur, membre du Conseil d'Etat, il fut président de l'Université de Toulon (1970-1975) et de celle de Corte (1975-1981).

Débutant sa carrière comme radical puis étant partisan de l'Algérie Française, il fut député de Corse de 1956 à 1962. En mai 1958, il dirigea le soulèvement de la Corse et son ralliement à de Gaulle. Maire de Vico de 1959 à 1983 et conseiller régional de Corse (1986-1998), il fut aussi député FN des Bouches-du-Rhône de 1986 à 1988.

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 17:58

En prévision du consistoire du 14 février prochain, à l'occasion duquel Monseigneur MAMBERTI recevra officiellement le titre de cardinal, l'évêque de Sagone a été très sollicité par les médias corses. "Corse-Matin" a publié dimanche 8 février une longue interview de deux pages. Quelques jours auparavant, Philippe de CASABIANCA avait obtenu un entretien dont le texte intégral a été publié sur le site du diocèse d'Ajaccio. Nous en extrayons seulement ce qui concerne Vico et la Corse.

Monseigneur Mamberti et la Corse

 

- Diriez-vous que vos racines corses, que vos liens avec le village d’origine de votre famille, Vico, ont pu vous aider dans votre ministère ?

- Les racines sont fondamentales pour toute personne et cela compte beaucoup pour les Corses. Le fait d’avoir été séminariste du Diocèse d’Ajaccio, d’avoir été ordonné prêtre pour ce diocèse, d’y être revenu régulièrement demeure quelque chose d’important pour moi. Je suis vraiment heureux de voir qu’à l’occasion de ma nomination comme cardinal beaucoup de Corses se sont manifestés pour me rappeler des souvenirs communs.

Le village de Vico est aussi un élément important en raison du nombre de prêtres qui sont issus de la région tout comme de trois évêques récents qui en viennent, Monseigneur Arrighi, Monseigneur Zevaco et moi-même. Le supérieur général des oblats de Marie Immaculée m’a récemment envoyé un livre sur le Père Albini et je crois que les fruits spirituels de ce dernier au couvent de Vico se sont aussi manifestés par ces vocations et par la vie chrétienne dans le canton.


- Malgré des liens anciens avec le Vatican, les cardinaux corses n’y sont pourtant pas si nombreux. Quelle est donc la réalité des liens entre la Corse et le Vatican ?

- Je suis tout de même fier d’être le premier cardinal corse depuis plus d’un siècle. Je suis également qu’une délégation du diocèse vienne au consistoire du 14 février. Cela montre la permanence de mes liens avec le diocèse. J’en suis très reconnaissant à Monseigneur de Germay ainsi qu’aux prêtres et fidèles qui l’accompagneront à cette occasion.

Il y a des liens historiques documentés entre la Corse et le Saint-Siège. Ils se sont développés aussi en raison de la proximité géographique entre Rome et la Corse qui permet plus facilement le pèlerinage au tombeau des apôtres. Mais je crois qu’au delà de cette proximité géographique, il y a une véritable proximité spirituelle. J’ai toujours été frappé de la dévotion des Corses envers le Pape.


- Quel regard portez-vous justement sur la vie spirituelle de la Corse ?

- Il appartient à l’évêque et aux pasteurs qui sont chargés de la vie spirituelle du diocèse de répondre à cette question. Pour ma part, je pense que nous y avons certainement un riche patrimoine spirituel, surtout de religiosité populaire. Les festivités de Notre-Dame-de-la Miséricorde à Ajaccio, la fête de la Saint Joseph à Bastia et tant d’autres exemples en sont les témoins. Mais pour être vraie, la foi doit être intériorisée et vécue. Et cela, chaque génération, chaque personne est appelée à le faire pour son propre compte, puisant dans ce riche héritage et le mettant en pratique jour après jour. Cela nous appelle nous Chrétiens à être davantage cohérents. Si nous vivions davantage l’Evangile notre vie serait meilleure et la société se porterait mieux.


- Serez-vous donc en Corse pour la Miséricorde et la Saint-Joseph les 18 et 19 mars prochains ?

- S’il plait à Dieu, oui. 

 

Mgr Mamberti aux côtés de ses parents lors de son ordination (cathédrale d'Ajaccio, 20 septembre 1981).

Mgr Mamberti aux côtés de ses parents lors de son ordination (cathédrale d'Ajaccio, 20 septembre 1981).

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 18:00

L'arrêté municipal de 1884 qui refusait, en raison de l'épidémie de choléra, l'admission d'habitants de Saint André d'Orcino à Guagno-les-Bains (voir Poggiolo dit "stop" à l'épidémie), pourrait faire croire à l'égoïsme des Poggiolais. Mais, en l'occurrence, il s'agissait d'une précaution pour éviter la contagion.

A la même époque, le village de Poggiolo aidait les pauvres, les indigents d'Orto. En fait foi la lettre suivante écrite par le maire de cette commune au Préfet de la Corse en 1882.

L'aide médicale dans les villages de montagne

Monsieur le Préfet,

Une somme de 40 fr ayant été allouée à M. Antonini médecin de Poggiolo pendant l'année 1882, pour que les indigents de la Commune d'Orto puissent profiter de la gratuité de la médecine, j'ai l'honneur de vous prier de faire parvenir au dit médecin les médicaments nécessaires aux indigents et que la bienveillance du gouvernement accorde généralement à ceux qui sont dans le besoin.
Daignez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma très haute considération et l'hommage de mon profond respect.
Le Maire d'Orto
Battesti

En 1882, les pauvres ortigais pouvaient être soignés gratuitement mais il fallait attendre que les remèdes soient envoyés par Ajaccio. Quelques années plus tard, la loi du 15 juillet 1893 instituera l’assistance médicale gratuite.

Un autre renseignement important: cette lette nous apprend qu'il existait alors un médecin résidant à Poggiolo. Mais c'était il y a très longtemps !

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Une autre forme d'aide médicale, mais cette fois résultant d'une initiative personnelle, a existé à la même époque, pas très loin, en Cinarca, dans la même localité de Saint André d'Orcino exclue des bienfaits des eaux de Guagno-les-Bains.

L'aide médicale dans les villages de montagne

Par ce document publié en 1899, Martin SUSINI, médecin généraliste habitant à  Saint Andrea d'Orcino, annonçait aux habitants de cette commune et des villages voisins qu'ils pouvaient bénéficier, gratuitement ou non selon leurs ressources, pendant deux mois de l'année, de soins de la part d'un ancien "chirurgien chef-interne des hôpitaux de Marseille".

Ce chirurgien était son frère Etienne SUSINI, dont il a été question dans l'article "Pas de vacances pour la propagande" (publié sur ce blog le 1er septembre 2014). Fervent militant socialiste, il parla dans une réunion pomitique organisée en 1906 à Guagno-les-Bains. Pour lui, son dévouement aux autres alliait à la fois son savoir médical et sa foi politique. En tout cas, les habitants de ces villages éloignés d'Ajaccio purent en bénéficier. 

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Merci à André OLIVIERI pour nous avoir fourni ce document sur son arrière-grand-oncle.

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:56

La demande de photo publiée dans l'article précédent (A la recherche du violoneux) a pu intriguer certains qui n'avaient jamais entendu parler de Martitinu. Toutes les générations ont eu, malgré la dureté du travail, le besoin de s'amuser. Au XIXème et au début du XXème siècle, le violon était l'instrument par excellence de toutes les fêtes.

Dans les villages de Sorru in Sù, Martitinu (qui s'écrit aussi Martinchjinu) eut une grande célébrité ainsi que, avant lui, Cumandante. Ces deux représentants de la culture populaire ont été évoqués dans un article ( de Xavier Paoli?) paru dans "L'info U Pighjolu" de juillet 2007. 

 

"Evoquons, pour leur rendre hommage, deux de ces modestes artistes qui faisaient danser nos arrière-grands-parents.

 

Tout d'abord, chronologiquement, Ghjuvan Battistu BATTESTI, natif d'Ortu mais ayant fait souche à U Pighjolu par le mariage. Grand escogriffe, doté de plusieurs surnoms dont un lui allait comme un gant ("Cicala") et un autre ("Cumandante") dont on pouvait se demander où il en avait gagné les galons, lui qui n'avait jamais pratiquement quitté son île. Il était en réalité maçon et sonneur de cloches (aux appointements de 50 francs par an en 1881). Mais il ajoutait à ces multiples et variées occupations un vrai talent de musicien, apprécié dans tout le canton et même au-delà.

Versificateur hors pair, il était très sollicité dans toute la région pour les festivités du carnaval. Mêlant musique et couplets entraînants, l'archet frénétique, le quatrain moqueur à la bouche, il menait la sarabande carnavalesque avec un entrain jamais démenti. Peut-être là est l'origine de son surnom de «Cumandante» (… di Carnavà, disaient les mauvaises langues).

 

C'est probablement à son école que Ghjuvan Martinu PINELLI (Martinchjinu), né en 1878 à U Pighjolu, semble avoir fait son apprentissage de violoneux. Vigneron, cordonnier, il tenait aussi le Café du village où il vendait le vin et l'eau-de-vie de sa production.

"Cumandante" se faisant vieux, il avait succédé à celui-ci dans le rôle d'animateur de festivités. Alors qu'il ne jouait plus depuis longtemps, les plus âgés d'entre nous ont pu l'entendre peu de temps avant sa mort en 1951, animer une soirée impromptue où plusieurs couples retrouvant leurs jambes de vingt ans, nous offrirent le témoignage d'une civilisation à jamais disparue." 

 

Violons, guitares et chants à U Pighjolu (16 août 1997)

Violons, guitares et chants à U Pighjolu (16 août 1997)

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 12:12

Stefanu PINELLI est à la recherche des photos de son arrière-grand-père Martin PINELLI (Martitinu) avec son violon.

Quelqu'un pourrait-il l'aider?
 

A la recherche du violoneux

U VIOLINU
L’instrument principal du bal fut très souvent le violon, même si l’on a le témoignage d’utilisation de cetari (cistres), instruments destinés d’avantage aux gens aisés. Ceux qui ne pouvaient s’offrir un violon fabriquaient un instrument à vent muni d’une anche, la cialamedda, appelée viulinu di i scalzi (violon des pauvres).
Le violon, tout comme la guitare ou l’accordéon, n’est pas un instrument typiquement corse. Il fut cependant certainement introduit dans l’île assez tôt et fut associé au répertoire traditionnel corse par les possibilités qu’il laisse à l’instrumentiste d’accompagner les chanteurs qui passent d’un mode à l’autre, majeur ou mineur, sans se poser de questions. Ici, le fait de ne pas avoir de frettes sur le manche devient un avantage certain. C’est ainsi que longtemps, on n’imagina pas un sirinatu, une danse voire une improvisation sans un violon.
Une étude de la technique ancestrale des anciens sunadori nous porte à croire que le violon remplaça en Corse le rebec ou l’un de ses cousins. Il n’était pas rare et même naturel de jouer deux ou trois cordes en même temps, produisant des accords puissants et forçant la résonnance car il s’agissait d’être entendu en extérieur.
Certains violoneux adoptaient des accords qui aujourd’hui peuvent déranger des oreilles peu habituées à la chose (accords de quinte), ou adoptaient un bourdon continu aigu ou grave selon la note jouée. On retrouve ce jeu dans d’autres campagnes de ce monde.
Peu à peu, les violoneux corses, comme les autres, ont adoptés une technique empruntée à la musique classique et plus à la mode. C’était le temps des valses viennoises. La technique ancestrale faillit disparaître des mémoires villageoises et l’on ne doit sa sauvegarde qu’à l’action de quelques musiciens et collecteurs, célèbres ou inconnus.

"21 pièces pour découvrir la musique corse traditionnelle" CRDP de Corse (2011)

A la recherche du violoneux
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 06:50
Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Toutes nos condoléances à l'épouse, aux enfants et à toute la famille de Jean GAFFORY.

Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Jean GAFFORY, né en 1925, était une personnalité très connue dans nos villages, d'abord en tant que directeur de la Caisse d'assurance-maladie, puis par ses mandats électifs.

Il fut maire de Guagno pendant 43 ans, de 1965 à 2008. Il devint conseiller général du canton de Soccia en 1968, à la mort du maire de Poggiolo Martin PAOLI. Il garda cette fonction jusqu'en 1973, quand la réforme cantonale fit fusionner ce canton avec celui de Vico pour créer les Deux-Sorru.

Homme de conviction (il fut radical de gauche et il parraina la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002), il était toujours proche des gens et prêt à aider chacun. En 2008, le conseil municipal de Guagno lui avait attribué le titre de maire honoraire. 

Nous vous proposons deux vidéos qui évoquent les deux grands moments de sa carrière:

- l'élection à la mairie de Guagno en 1965 (montage de Marthe POLI)

- l'élection cantonale de 1968 (film de Michel FRANCESCHETTI)

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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