Depuis 2007, son blog était très actif. Il faisait partie des "sites amis" du blog de Poggiolo car il était agréable d’y lire ses articles sur son village, Guagno, sur Ajaccio et sur sa famille. Comme elle se présente elle-même sur son nouveau site, Marthe se trouve :
« *Plutôt gentille… *Un peu "rigolote" à mes heures…
*Sérieuse... de temps en temps!! "Givrée"... aussi !
*Altruiste à en être un peu "neuneu"quelques fois!
*Grande gueule... mais souvent pas pour rien… c'est juste que, si je dois "exploser", autant le faire là. Non? »
Malheureusement, Club Corsica, qui hébergeait ses productions, a cessé son activité. Marthe POLI vient de faire repartir un blog sur Eklablog. Mais il a été impossible de récupérer les anciens articles.
Depuis quelques semaines, son dynamisme a permis de publier ou republier de nombreux articles.
Les montages musicaux sont particulièrement réussis. De très nombreuses photos anciennes du village de Guagno et de ses habitants font revivre la vie d’autrefois.
La soirée du Festival Sorru in Musica le 27 juillet à Soccia ne consistait pas seulement en l’avant-concert et le concert (présentés dans les deux articles précédents).
Les prestations musicales furent suivies par deux moments de partage très sympathiques.
Après l’audition des enregistrements du patrimoine sonore corse, public et musiciens se retrouvèrent sur la place de la mairie pour se rafraîchir de diverses boissons et se rassasier de quiches, feuilletés et cakes salés.
Plus tard, à la suite du concert consacré aux sérénades, tous se retrouvèrent de nouveau devant la maison communale pour déguster frappi, crêpes et gâteaux.
Ces très agréables moments avaient été préparés par les habitants de Soccia qui avaient répondu en nombre à l’appel de leur maire. Le texte en était affiché sur les panneaux municipaux.
Le but de ces moments n’est pas de faire plaisir à des pique-assiettes mais de faciliter les rencontres et les discussions entre artistes, habitants du village et amateurs de musique venus de plus loin. Sorru in Musica cherche à faire connaître les œuvres musicales et aussi à ce que les gens se parlent et se connaissent.
Comme l’a déclaré Bertrand CERVERA, le directeur du Festival, dans le « Corse-Matin » du 17 juillet, il se produit de «vrais échanges» qui apportent «un supplément d’âme» «après les concerts où l’on discute en mangeant ou buvant un verre». Une telle alchimie a réussi ce soir-là à Soccia car chacun a joué le jeu sans arrière-pensée. Le village a eu raison d’accueillir le Festival.
A Soccia,lundi 27 juillet, dans le cadre du Festival Sorru in Musica 2015, après l’avant-concert consacré au patrimoine sonore insulaire (voir article précédent), le concert lui-même fut un très beau moment d’émotion musicale.
Le spectacle se déroula en plein air, sur la Piazza l’Aghja, dans cette place aux formes irrégulières formée par des maisons anciennes dont une a un perron très élevé, d’une quinzaine de marches. Le lieu ressemble à un décor de cinéma ou d’opérette.
Sur cet espace réduit, au sein d’un village qui a gardé son identité, dans la tiédeur de la nuit étoilée, la communion avec la nature et avec les racines se fait facilement sentir.
La sérénade, thème de la soirée, fut déclinée sous plusieurs formes. La sérénade est une composition musicale en l’honneur de quelqu’un jouée en soirée.
L’orchestre Paris Classik, dirigé par Bertrand CERVERA, avait placé ses pupitres sur le sol de la place pour faire entendre du MOZART, du DVORAK et du TCHAÏKOVSKI.
En alternance de ces morceaux classiques, on entendit des chansons de sérénades corses traditionnelles chantées autrefois sous les fenêtres de la bien-aimée ou lors du mariage.
Elles furent interprétées par un groupe (dont faisaient partie Jean-Baptiste PAOLI et « Cecce » BUTEAU) placé au sommet du perron, puis de l’autre bout de la place.
Qui prétendra n’avoir pas ressenti ce soir-là un frisson dans le dos ?
L’édition 2015 du Festival Sorru in Musica a été une pleine réussite. De l’ouverture à Vico le 20 juillet jusqu’à l’éblouissante soirée de clôture au couvent Saint François le 29, toutes les manifestations ont été magnifiques et de grande qualité.
Photo prise par Juliette BEC lors de la soirée inaugurale dans l’église Sainte Marie de Vico.
Notre haut-canton n'a été directement impliqué que le 27 juillet à Soccia, mais avec deux parties à la fois émouvantes et instructives.
Chaque jour du Festival comporte d'abord un « avant-concert ».
Ce jour-là, à partir de 18 h 30, dans l’église de Soccia, Estru paisanu Territoires sonores fit écouter une quinzaine d’enregistrements collectés entre 1948 et 1983 dans différents villages.
Comme l’indique le rédacteur de la plaquette de présentation, « Estru paisanu Territoires sonores est un projet du Musée de la Corse, en partenariat avec les acteurs locaux de microrégions, né de la volonté de valoriser et de restituer in situ le patrimoine sonore collecté afin de partager cette mémoire collective le temps d’une écoute ».
La séance était présentée et animée par Antoine-Marie LEONELLI et Jean-Baptiste PAOLI.
Les extraits venant de notre microrégion furent deux morceaux (« Espoirs perdus » et une valse) joués à U Pighjolu au début des années 1970 par Max Battesti d’Ortu et Anton’Dumènicu Paoli de Soccia, dont beaucoup se souviennent encore. Il y eut aussi six morceaux très différents recueillis à Guagnu en août 1962 :
- L’Avalanche, par Maria Caviglioli,
- I difetti d’Argentina, idem
- A Mèrula
- Partenza di cuscritti guagnesi
- Tarascò à a ribèrbula, par Antone Paoli dit « Merrinu » à la guimbarde
Les témoignages de «Minicale» (Alain Bitton-Andreotti), Marie-Ange PAOLI et Judith OTTAVI-POLI, ainsi que l’intervention de «Cecce» BUTEAU, rendirent ces auditions très vivantes et permirent d’évoquer des personnes et un monde disparus.
Ce retour vers un passé pas si lointain est un bon moyen de renforcer ses racines et de les faire connaître à la jeune génération. Les élèves de l’Académie de musique le prouvèrent en terminant la partie traditionnelle de l’avant-concert par une chanson de Charles ROCCHI.
Les vidéos ci-dessous vous font entendre quelques extraits de cette séance.
Le très original concert de la soirée fera l’objet du prochain article.
"Espoirs perdus"
Extrait de "Partenza di cuscritti guagnesi"
Charles Rocchi interprété par les élèves de l'Académie de Musique.
Olivier FORCONI, qui nous a envoyé les reproductions du plan terrier de Poggiolo (voir article précédent), a eu l'amabilité de transmettre également celles des villages voisins. Nous vous les montrons. Ces images sont celles des villages et pas de l'ensemble des terrains qui en dépendent, mais elles donnent des informations intéressantes sur leur situation à la fin du XVIIIème siècle.
Cette expression de "retrouver la substantifique moelle du métier" exprime bien ce que ressent Bertrand CERVERA quand il vient avec ses amis musiciens jouer de la musique classique auprès de gens des Deux Sorru qui ne sont pas majoritairement initiés à cet art. L'entretien avec Pascale CHAUVEAU, paru vendredi 17 juillet dans "Corse-Matin", est très utile pour comprendre l'importance du Festival Sorru in Musica.
L'association du Festival de Sorru in Musica, qui commence dans quelques jours, vient de publier sa brochure-programme. L'infatigable Bernard CERVERA présente ainsi sa douzième édition:
A l’heure où la notion de service public se perd dans les méandres d’une logique mercantile, où la culture doit prouver son intérêt économique, où le « combien cela rapporte ? » devient la question clef, le festival Sorru in Musica survit ! Et nous en sommes très fiers.
Preuve d’une envie collective de garder vivant un évènement hors norme, dépassant les cadres établis bousculant les frontières…
Rassemblant le public, les étudiants de l’Académie, les intervenants, les musiciens de tous horizons dans un élan désintéressé et passionné, le festival a déjà réussi son pari.
Faire bouger les lignes et laisser entrevoir une manière d’envisager le partage autrement.
12ème édition ! Et toujours l’envie de découvrir.
Ces soirées proposées vous feront voguer à l’aventure de la Musique, du Cinéma, du Mouvement, des Mots…
Les voiles sont hissées…
« Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre ! *»
Bon festival !
Bertrand CERVERA
* Paul VALÉRY, "Le cimetière marin"
Le programme peut être téléchargé sur le site du Festival à l'adresse:
On pourra remarquer que, comme d'habitude, les œuvres prévues sont de qualité et seront interprétées par des artistes de talent.
Une nouveauté est la projection du film de Jacques FEYDER: sa longueur nécessite de le montrer en deux soirées consécutives.
Parmi les animations prévues autour du Festival de Musique proprement dit, il faut noter que, le mercredi 22 juillet, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vico, sera présenté en avant-première le film "Edmond Simeoni, l'esprit militant", en présence d'Edmond SIMEONI.
Remercions les auteurs de ce programme qui présentent les différents villages où ont lieu les concerts. A la page 18, à l'occasion du concert ayant lieu à Soccia, plusieurs lignes sont consacrées à Guagno-les-Bains et à Poggiolo qui n'ont pas le plaisir d'accueillir le festival cette année.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).