Le tribunal correctionnel de Bastia a rendu son verdict dans l'affaire de favoritisme et de d'infraction au code du travail dans le cadre de l'attribution de marchés publics à Vico en 2012 et 2013.
Six personnes étaient poursuivies : le sénateur et ex-président du Conseil Général de Corse du Sud, Jean-Jacques Panunzi, le maire de Vico-Sagone et ex-conseiller départemental, François Colonna, l’ex-Directeur général des services (DGS) du Conseil Général, Jean-Pierre de Rocca Serra, le conseiller municipal de Vico, Benoît Fieschi, et les deux gérants de la société de BTP Querciu, Pierre Paul Arrighi et Maurice Bellas, bénéficiaires de ces marchés, de plus accusés de falsification de déclarations d’emplois et de fraude fiscale.
François COLONNA, le maire de Vico, a été condamné à un an de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende mais a été reconnu innocent de l'accusation de prise illégale d'intérêts. Il échappe à l'inéligibilité.
La Maison de la Corse de Marseille (69/71 rue Sylvabelle) a connu un grand succès avec son habituel salon du livre corse les 21 et 22 janvier.
Le public a circulé entre les stands des éditeurs, écrivains et artisans. La première journée s'est terminée par un excellent buffet sous forme d'assiettes individuelles avec panzetta, saucisse, pulenda et bruccio, préparées et servies avec efficacité par l'équipe d'Anne-Marie VENTURINI.
Mais, auparavant, la traditionnelle cérémonie des vœux montra un grand consensus entre les nombreux élus présents.
L'assistance apprécia l'annonce de la prochaine création d'une journée des Corses de Provence par le conseil départemental.
Jean DAL COLLETTO, président de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, émit le souhait que les Corses de l'extérieur soient plus liés à l'évolution de l'île en étant représentés au sein du conseil économique social et culturel.
Il proposa également que, pour les transports en avion ou en bateau, en plus du tarif résident pratiqué depuis longtemps, il soit institué un tarif "diaspora" permettant aux familles corses du continent de venir plus facilement sur leur terre d'origine.
Gilles SIMEONI, président du conseil exécutif de l'assemblée de Corse, fut la vedette de la soirée. Il s'était déplacé spécialement dans la cité phocéenne pour participer à cette réunion. Il dit son accord avec ces deux idées:
- Le gouvernement a refusé la présence de Corses de l'extérieur dans les prochaines institutions insulaires mais un "comité consultatif", une structure souple de concertation, peut être envisagé pour utiliser les bonnes volontés.
- Quant aux transports, la DSP (délégation de service public) sera bientôt renégociée.
L'espoir existe pour la Corse car, comme l'a dit le général de GAULLE dans une formule reprise par plusieurs intervenants de la soirée, "entre impossible et possible, il n'y a que deux lettres et un état d'esprit".
La Ville d’Ajaccio propose, lundi 16 janvier, en partenariat avec les éditions PIAZZOLA, une conférence animée par le professeur Jean-Laurent ARRIGHI et le Docteur Bernard ALLIEZ autour de l’ouvrage collectif «Vico-Sagone. Regards sur une terre et des hommes», paru aux éditions Piazzola.
Cet ouvrage, réalisé sous la direction et la coordination de Jean-Laurent ARRIGHI, réunit les communications de dix-huit auteurs qui portent leurs regards éclairés sur la commune de Vico-Sagone dans des domaines aussi variés que l’archéologie, l’histoire politique, militaire, médicale ou religieuse mais également la généalogie, la toponymie, la littérature, la peinture, la sculpture ou encore l’art du vitrail, de l’héraldique, l’architecture et l’urbanisme.
Michel FRANCESCHETTI y a contribué un chapitre sur l'homme politique Jean-François GALLINI et sur la présence corse en Tunisie. Les pages sur Guagno-les-Bains s'inspirent d'articles parus dans le Blog des Poggiolais. Son succès a été tel que le premier tirage a été épuisé fin novembre et que l'éditeur Alain Piazzola a réalisé la réédition de l'ouvrage avec un tirage de 1200 exemplaires.
Le livre continue à bien se vendre et les deux dédicaces organisées à Ajaccio pour les fêtes ont prouvé qu'il intéresse aussi le public au delà des Deux Sorru.
Des événements organisés autour du livre vont avoir lieu prochainement.
D'abord une conférence-dédicace sur le projet et le contenu de l'ouvrage aura lieu le lundi 16 janvier à 18h30 à l'Espace Diamant d'Ajaccio.
Ensuite, dans le cadre du salon des éditeurs corses qui se tiendra à Marseille le 21 et 22 Janvier à la Maison de la Corse, rue Sylvabelle, le livre fera l'objet d'une présentation générale par le professeur ALLIEZ dimanche 22 à 16h.
Plus tard, les éditions Piazzola seront présentes aux Journées Corses d'Aubagne (mais les dates et les modalités sont à préciser).
Regardez le reportage réalisé lors de la présentation du livre à Bastia par Francis BERETTI le 19 octobre.
Par ailleurs, avant ces journées, le groupe A Pasqualina participera à la messe chantée en langue corse vendredi 20 janvier à 18h30 à l'abbaye St Victor et donnera un concert gratuit à partir de 20h30.
Le maire de Vico est désormais le patron de trente-trois communes.
En application de la loi NOTRe, les EPCI ont jusqu'au 27 janvier pour élire leur président. Ces initiales EPCI cachent les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, ce que l'on traduit tout simplement par "intercommunalités".
La communauté des 24 communes du Liamone (Cinarca, Cruzinu, Deux Sorru) a fusionné avec celle des Deux Sevi (9 villages) a commencé ses travaux samedi 14 janvier en portant à sa tête François COLONNA malgré la candidature du maire de Cargese.
La réunion a porté ensuite sur le montant de la taxe des ordures ménagères, dont la collecte revient à l'intercommunalité. L'assemblée a voté le principe d'une taxe calculée sur la base du bâti foncier. Mais l'affrontement a été rude avec le maire de Piana qui, avec les communes des Deux Sevi, a vertement critiqué les méthodes du président, s'attirant la réplique de François COLONNA: "Prétendre que je suis un dictateur, c'est dire aussi que 24 imbéciles me suivent depuis 3 ans!".
La mise en marche de "l'interco" est difficile.
Lisez ci-dessous le compte-rendu écrit par Pascale CHAUVEAU et publié dans "Corse-Matin" du dimanche 15 janvier.
Elle n'a pas de rapport avec Poggiolo. Elle colle à la peau d'un Corse célèbre mais elle ne concerne pas la Corse. Elle est devenue indispensable à la célébration d'une fête chrétienne mais elle n'a absolument rien de religieux.
L'évoquer est indispensable car elle a exactement 70 ans ces jours-ci et que son succès a été, et est toujours, immense.
Vous avez compris qu'il s'agit de la chanson
"PETIT PAPA NOËL" !
Cette chanson vendue à des centaines de millions d'exemplaires depuis sept décennies est en fait intimement liée à son époque. Les paroles de la version originelle étaient celles de la prière d'un fils demandant au père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne.
En 1946, elles furent transformées, pour les besoins d'un film dans lequel jouait Tino ROSSI, par Raymond VINCY. Il en fit un "cantique laïc" qui "est plébiscité car, notamment, il répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond NAEGELEN. Celui-ci veut supprimer les atteintes à la laïcité à l'école de la République, provoquées par le régime de Vichy, et notamment supprimer les chants religieux" (notice de Wikipedia). Or, aucune allusion religieuse n'existe dans ce texte.
Après la Seconde guerre mondiale, le chanteur corse Tino Rossi s'apprête à jouer dans le film musical Destins. Un chant de Noël est au menu du scénario. Le tournage suit son cours jusqu'au moment où la chorale d'enfants noirs américain qui devait assurer le tour de chant se décommande. Il n'y a plus qu'à trouver autre chose...
Problème, Tino Rossi refuse d'interpréter un chant classique du type ritournelle catholique. On est en 1946 : les relents de Vichy ne sont pas loin. En faisant le tour des compositeurs à la mode à l'époque, Tino Rossi se retrouve chez Henri Martinet, compositeur de plusieurs opérettes. Alors que le chanteur star s'apprête à prendre congé bredouille, son imprésario apostrophe le musicien: "Mais au fait, Henri, pourquoi ne montres-tu pas cette chanson que tu avais écrite pour l'opérette que nous n'avons jamais pu monter ?". Il s'agit de la fameuse prière d'un enfant au Père Noël pour voir revenir son père retenu prisonnier en Allemagne. Tino Rossi est conquis par la berceuse.
Le parolier Raymond Vincy est chargé de remanier les paroles. Pour le refrain qu'il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s'inspire de l'oeuvre "Tiebe Paiom" ("Nous te chantons") de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle: les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film "Destins" (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur.
Ça y est, le chant a trouvé sa place dans le film Destins !
" C'est la belle nuit de Noël / la neige étend son manteau blanc... ".
Le premier marché de Noël de Murzu s'est tenu le 4 décembre à la place de celui de Poggiolo (voir l'article "Murzu remplace Poggiolo"). Il a eu un grand succès et il n'est pas exclu de le continuer chaque année.
A Cunfraternita di u Padre Albini organise une collecte au profit des Restos du cœur jusqu'au 15 décembre.
Les denrées alimentaires non périssables peuvent être déposées dans les magasins qui participent à la collecte ou dans l'église du couvent Saint François de Vico.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).