L'élection présidentielle se déroulera dans moins d'un mois entre douze candidats. Plusieurs ont obtenu les signatures d'élus dans les derniers jours. Le blog avait fait un premier bilan de ces présentations le 17 février.
Finalement, pour quels candidats ont signé les élus de notre partie de la Corse?
pour Yannick JADOT:
François COGGIA, maire de Coggia
Mathieu CECCALDI, maire de Marignana
Pour Jean LASSALLE:
Jean-François BARTOLI, maire de Soccia,
Nicolas RUTILY, maire d'Orto,
Xavier POLI, maire de Rosazia,
Jean-Pierre GIORDANI, maire de Salice
Christian Jean Joseph ANGELINI, maire d'Arro
Pierre NEBBIA, maire de Lopigna
pour Emmanuel MACRON:
François COLONNA, maire de Vico
pour Valérie PECRESSE:
Michel PINELLI, maire de Sari d'Orcino
le député Jean-Jacques FERRARA
pour Eric ZEMMOUR:
Paul-Joseph COLONNA, maire de Guagno
Le maire de Poggiolo n'a donné sa signature à aucun candidat.
La tentative de meurtre envers Yvan COLONNA a entraîné des réactions nombreuses et brutales.
Photo Florent Selvini (Corse-Matin, 11 mars 2022)
Intitulé "La paix", l'éditorial de Roger ANTECH, rédacteur en chef et directeur de publication de "Corse-Matin", dans l'édition de vendredi 11 mars, a le grand mérite de pointer du doigt les erreurs d'un gouvernement qui ne s'intéresse pas à la Corse car "la proximité est, pour lui, un fardeau", un fardeau incompréhensible et sans intérêt.
Et tant pis pour les périphéries.
LA PAIX
Roger ANTECH
Est-ce l'effet des grenades assourdissantes qui répondent aux cocktails Molotov, mais le silence du gouvernement se fait terriblement pesant en Corse. Nous ne voudrions pas avoir à écrire tragiquement pesant, s'il devait persister plus longtemps. Où est ainsi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, alors que l'ordre public dans l'île est, chaque nuit, battu en brèche par une jeunesse "ensauvagée", dirait-il, et que le trouble est, à ce point (de rupture) manifeste? Dans quel abri le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s'est-il retranché? Un palais de justice est incendié, mais on n'entend pas tonner la voix enfumée de l'ancien ténor des prétoires. Un détenu est victime d'une agression en prison par un ex-djihadiste, et sa parole reste toujours verrouillée. Le ministre a sur lui, dans ces événements, la circonstance aggravante d'avoir été l'avocat du prisonnier corse attaqué. La politique à ce niveau d'engagement est un enfermement, une vie nouvelle passée derrière les barreaux de la charge.
Où se trouve encore le Premier ministre Jean Castex, d'ordinaire si bavard? Un communiqué de cinq lignes, lapidaire au possible, a suffi pour lever le statut de DPS d'Yvan Colonna, mais pas à le sortir d'un coma si profond. Puis à faire monter d'un cran la colère en Corse. Un crime odieux, une mobilisation ferme et grave, et quelques nuits d'affrontements l'ont fait plier, là où l'application du droit n'y pouvait rien. Pour Colonna, mais pas pour les autres, Castex, à sa manière, cautionnerait-il toutes les violences? S'il ne pousse pas plus loin, sa position est intenable.
Que dit enfin, dans cette ornière, le président de la République Emmanuel Macron? Sinon que son absence de dialogue avec la Corse restera comme l'un des échecs cuisants du quinquennat. Il n'a pas su sur ce bout du territoire national préserver une paix civile - certes précaire - qu'il a l'ambition maintenant d'imposer à d'autres au cœur de l'Europe. La proximité est, pour lui, un fardeau. Et l'incompréhension mutuelle.
Car il arrive parfois que, dans la tragédie, des destins s'entrechoquent. Gilles Simeoni, le président de l'exécutif de Corse, vit aussi l'épreuve de la paix. Il a fait, de l'abandon de la violence, la raison d'être de son engagement. Elle se rappelle soudainement à lui. Et certains, dans la famille nationaliste, plus forcément de sa majorité, lui rappellent l'impasse d'un processus démocratique voulu, mais pas reconnu à sa juste valeur plus haut.
Les uns comme les autres ont pourtant le devoir de dire que la paix reste l'unique chemin, et qu'ils ont le pouvoir de la rétablir ensemble. S'ils veulent éviter, parmi la jeunesse notamment, qu'un drame s'ajoute au drame. La Corse n'y est pas condamnée. A perpétuité.
Les mouvements de protestation se multiplient contre l'agression dont a été victime Yvan COLONNA dans la prison d'Arles. Ces trois photos montrent la manifestation devant le collège de Vico ce matin lundi 7 mars.
Le sort réservé au militant nationaliste dans une prison française est un scandale d’État. Incapable d’assurer sa protection, laquelle est due à tout prisonnier, à tout citoyen, bon ou mauvais, cet État se disqualifie une fois encore. Jean-Paul Brighelli le dit ici à sa manière. Cet article est paru sur l’excellent site Causeur, le 3 mars. Il ne plaira peut-être pas à tout le monde mais il exprime les nombreux doutes de cette affaire.
Yvan Colonna, qui bénéficiait du statut de Détenu Particulièrement Surveillé, a été étranglé dans la salle de gym de la prison d’Arles par un co-détenu condamné pour islamisme, et se trouve aujourd’hui, pour autant que l’on sache, en état de mort cérébrale, suite à une anoxie du cerveau. Un hasard malheureux, sans doute.
Nous sommes nombreux à ne jamais avoir cru à la culpabilité d’Yvan Colonna — qui n’a jamais avoué, alors que le militantisme de l’époque supposait plutôt une revendication hautaine —, et à penser que le meurtre du préfet Erignac fut le fruit d’une manipulation politique de haut niveau. Pour explorer cette hypothèse, j’ai écrit en 2002 un roman, Pur porc (republié ultérieurement sous le titre Viande froide), et j’en ai tiré un scénario réalisé en 2012 par Antoine Santana pour Arte sous le titre Main basse sur une île, avec un François Berléand particulièrement convaincant.
Qui peut sérieusement penser que le « Groupe de Cargèse », que j’ai vaguement connu et dont le QI global ne dépassait pas 50, ait pu manigancer un assassinat exécuté avec une arme volée six mois auparavant dans une gendarmerie ? Quelle suite dans les idées ! Quel talent dans la rédaction d’un tract de revendication inidentifiable — fabriqué manifestement par un linguiste au courant des techniques d’analyse co-occurrentielle pratiquées par la police.
C’était l’avis de Jean-Michel Rossi, membre éminent du FLNC-Canal historique. Ce dernier avait fait paraître un brûlot intitulé Pour solde de tout compte. Guy Benhamou, journaliste alors à Libé et spécialiste des questions corses, qui l’aida à le mettre en forme, avait vu en 1996 sa maison de banlieue parisienne mitraillée par des inconnus : un hasard probablement. Quant à Rossi, il fut proprement exécuté d’une douzaine de balles dans la tête, en août 2000. L’Iguane — François Santoni, chef du FLNC — écrivit du coup Contre-enquête sur trois assassinats, où il analysait parallèlement la mort de son ami et celle du préfet : avant même la parution de l’ouvrage, il fut tué lui aussi, dans un guet-apens qui ressemblait fort à un exercice en triangulation style Dallas. Tous ces gens ont une fâcheuse tendance à se mettre par accident sur le trajet de balles tirées dans un pur but de divertissement.
C’est dire que la tentative d’assassinat (apparemment réussie, même s’il survit, Yvan Colonna, qui était libérable, ne dira plus jamais rien sur cette affaire) sur le principal inculpé de l’affaire Erignac est si suspecte que le soir même, des manifestations se montaient dans l’île, où Gilles Simeoni réclamait une enquête sérieuse — mais chacun sait que l’administration pénitentiaire est une bien plus grande muette que l’armée. Et mon ami Olivier Jourdan Roulot exprimait avec circonspection sur BFMses doutes sur l’événement.
Rappelons pour compléter le dossier que l’avocat d’Yvan Colonna, Antoine Sollacaro, a été assassiné lui-même en octobre 2012 par un individu parfaitement identifié mais qui mystérieusement n’est toujours pas passé en procès — et qui continue à se balader librement dans l’île. Ah, la belle mansuétude de la justice française…
Vous vous demandez peut-être à qui le meurtre d’Erignac pouvait bien profiter. Ma foi, demandez-vous pourquoi peu de temps après le gouvernement Jospin avait proposé de donner aux maires de Corse la haute main sur les permis de construire — y compris sur les zones théoriquement préservées par le Conservatoire du Littoral. Une initiative violemment combattue par le FLNC, branche Armata Corsa — dont tous les membres, ou à peu près, furent éliminés entre 2000 et 2002. Des accidents de chasse certainement.
Lors de son arrestation, Nicolas Sarkozy avait désigné Yvan Colonna comme « l’assassin du préfet Erignac » — au mépris de toute procédure judiciaire. Il fallait un coupable, pour exonérer l’Etat de toute ingérence dans cette ténébreuse affaire. Et ce n’est pas le sénateur Charasse, aujourd’hui disparu, et dont la mère était corse, qui nous aidera désormais à démêler les fils entrecroisés de l’histoire : rappelons que l’ancien ministre du Budget s’est longtemps occupé à l’Elysée des affaires insulaires, au point de présumer contre toute évidence que mon père, président d’une université dont l’oligarchie corse ne voulait guère, était le chef du FLNC. Loin de moi de présumer que c’est à son instigation que des membres d’un service parallèle montèrent un casse chez mes parents, se firent bêtement gauler par une brigade de policiers qui passaient, et ne furent jamais traduits en justice. Il n’y a que dans les romans foutraques que de telles mésaventures arrivent. Chacun sait qu’il n’y a pas de pieds-nickelés à la DGSE.
Colonna aurait pu être transféré depuis des années à la prison de Borgo, près de Bastia, où ses proches auraient pu plus facilement lui rendre visite. Il ne l’a pas été — et je n’irai pas jusqu’à présumer que quelqu’un, en très haut lieu, avait une idée derrière la tête. « Compte tenu de son statut de DPS, dit son avocat Maître Sylvain Cormier, il n’est pas normal que ce genre de choses aient pu arriver. » Un instant d’inattention, sans doute. Le député nationaliste de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, en rajoute une couche, trouvant « surprenant qu’un tel acte ait pu être commis dans la salle de sport d’une prison centrale surveillée et a fortiori sur un détenu particulièrement signalé. » Et de fustiger « la responsabilité écrasante de l’Etat ». Pff… Vilaines insinuations.
Je salue la famille et les amis d’Yvan Colonna, et m’associe à leur chagrin et à leur trouble.
Quant à savoir ce qui s’est passé dans l’esprit d’un détenu à tête assez creuse pour avoir intégré l’idéologie islamiste, ce qu’il a pu croire ou les promesses qu’on lui a faites — tout cela appartient à la fiction, ça va de soi.■
L'annonce de la réforme de la collecte des déchets avec un ramassage porte à porte a suscité de nombreuses réactions sur le site du Blog des Poggiolais comme sur sa page Facebook.
Nous vous en citons quelques-uns:
Corinne-laure O
23/02/2022 13:06
Remarquez, à Marseille, après 3 fois 3 semaines de grèves de ramassages de poubelles qui se sont répandues partout dans les jardins et sur les plages, après avoir payer 680€ de taxe d'ordures ménagères en Novembre, le maire a décidé que ce serait les Marseillais qui devaient amener eux-mêmes les poubelles amoncelées devant chez eux à la décheterie ! ! Ça devient ubuesque ! La surpopulation : c'est ça le problème ! Et les déchets en augmentation sont dus aux industriels qui multiplient les emballages.
Faut-il vraiment croire que les touristes qui viennent à la rivière vont rapporter leurs déchets ? Téléphoner pour annoncer leur venue? Quant à ceux qui viennent pour quelques jours, utiliseront-ils un container à mettre dans leur voiture, un désodorisant afin de redescendre leurs ordures en ville? A Murzu, les sacs éventrés jonchent la rue ... A l'heure où nous nous plaignons de la divagation des animaux, les cochons, les chiens, les rats... vont festoyer! Il est invraisemblable que nous ne soyons pas consultés en ce qui concerne notre vie quotidienne. Ne payons-nous pas assez d'impôts?
D’accord nous descendrons nos containers et sacs poubelles privés en ville.
Dans la mesure où « nous pratiquons le tri sélectif avec attention », je ne vois pas de raison d’accepter que nos déchets soient scrutés. Ceci dit sans aucune agressivité, je trouve simplement que c’est profondément humiliant. Cette collecte soulève un autre problème, le tri des documents publicitaires. Donc merci de ne plus en distribuer.
question posée à la réunion ..... La réponse est OUI !!!
J
Jean-Marc T
22/02/2022 08:45
Les cochons vont se régaler si nous mettons les sacs devant nos portails.
Que ferons-nous des sacs lorsque l'on quittera le village un dimanche après-midi?
A la suite du décès de Jean-Pierre OTTAVI le 4 février, Pascale CHAUVEAU a publié dans "Corse-Matin" du 17 février un touchant article qui rappelle bien comment Jean-Pi était un exemple de joie de vivre et combien il était important dans l'animation des soirées d'été à Soccia.
Le grand souci des potentiels candidats à l'élection présidentielle est d'obtenir 500 signatures d'élus qui acceptent de les présenter.
ATTENTION! Les journalistes (et de nombreux hommes politiques) parlent de "parrainages" alors que la loi électorale utilise le terme de "présentation". La différence est importante car on peut "présenter" quelqu'un sans le soutenir. Mais être son parrain évoque un lien étroit.
Toujours est-il que les maires sont très sollicités dans tous les départements.
Quelle est la situation dans notre coin de Corse?
D'après la liste publiée le 17 février par le Conseil Constitutionnel, deux maires du haut-canton ont signé dès le 8 février: Jean-François BARTOLI, le maire de Soccia, et Nicolas RUTILY, celui d'Orto. Ils ont décidé de présenter Jean LASSALLE. Le député des Pyrénées Atlantiques, homme de terrain qui connaît bien le monde rural, est d'ailleurs le candidat qui a reçu le plus de soutiens (30 signatures) parmi les élus corses qui donné leur signature. Ayant atteint les 500 présentations, il vient d'être reconnu officiellement comme candidat.
Jean Lassalle à l'Elysée, montage publié sur le site lindependant.fr
François COLONNA, maire de Vico, s'est déterminé pour Emmanuel MACRON et le député Jean-Jacques FERRARA, fidèle à son camp, a opté pour Valérie PECRESSE.
Toujours dans les Deux Sorru, Le maire de Coggia, qui se nomme François COGGIA, a signé pour Yannick JADOT.
D'autres signatures viendront-elles de Sorru in sù? La clôture sera le 4 mars. Mais tous les élus ne sont pas obligés de participer à ces présentations.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).