Sur sa page Facebook, Corse Hélicoptères a publié samedi 16 janvier l'annonce suivante:
Renseignements sur Corse Hélicoptère:
Il a fallu attendre 21h30 samedi soir pour connaître le verdict des Assises d'Ajaccio sur l'affaire du meurtre de Patrick JULIEN à Soccia. La défense a su mettre en avant les insuffisances du dossier d'instruction pour obtenir l'acquittement d'Antoine PIETRI.
Pour changer de l'habituel "Corse-Matin", nous donnons ici le compte-rendu paru dans "Le Figaro".
À la question : «Antoine Pietri est-il coupable d'avoir volontairement donné la mort à Patrick Julien ?», les jurés ont répondu non.
Antoine Pietri, un berger de 30 ans, a été acquitté samedi soir 19 décembre par les jurés des Assises de Corse-du-Sud de l'assassinat de Patrick Julien, un président d'association et élu local tué le 4 novembre 2017 à Soccia. A la question, Antoine Pietri est-il coupable d'avoir volontairement donné la mort à Patrick Julien, les jurés ont répondu non, a indiqué la présidente après moins de trois heures de délibération. «Vous avez compris, M. Pietri vous êtes acquitté». «Il est heureux, après trois ans de bataille judiciaire, il a été entendu», a glissé aux médias Me Paul Sollacaro devant le tribunal.
Patrick Julien, 52 ans, avait été trouvé mort au volant de son tractopelle, dont le moteur tournait toujours, touché par des chevrotines à la fesse et à l'épaule et par un tir mortel de balle de gros calibre à la tête. L'avocate générale, Françoise Mariaux, avait requis samedi matin 25 ans de réclusion criminelle à l'encontre du berger qui a toujours clamé son innocence. «Antoine Pietri a tué Patrick Julien ce jour-là et il l'a tué avec préméditation, ça veut dire qu'il est allé là pour ça», a fait valoir l'avocate générale, assurant qu'il avait tiré «trois fois» sur sa victime qui était de dos. Dans ce dossier, «vous n'avez pas d'aveux», mais il y a «des certitudes», avait-elle poursuivi, égrenant les éléments balistiques et ADN: «Sur les lieux des faits, seul son ADN a été retrouvé». Elle avait également relevé qu'Antoine Pietri «a(vait) menti» sur le tee-shirt qu'il portait le jour de l'assassinat et qui s'était révélé couvert de particules de résidus de tirs, «preuve qu'il a tiré le jour des faits». Des résidus «non datables», a fait valoir la défense.
Aux yeux de l'accusation, le mobile était «le sentiment d'injustice» du jeune homme face à la remise en cause de l'attribution de terres pour son exploitation agricole par une association communale présidée par la victime.
«Personne n'était avec lui l'après-midi des faits entre 14H30 et 16H30», le créneau horaire durant lequel le meurtre a été commis«, avait-elle insisté. Elle a aussi souligné que les avocats de la défense, qui ont vivement contesté les expertises et le travail des enquêteurs pendant le procès, n'avaient fait aucun recours pendant les deux années d'instruction, un argument qui a ulcéré la défense.
Pendant cinq heures, les trois avocats de la défense ont plaidé l'acquittement en conspuant le travail des enquêteurs qui «ont tout foiré», une juge d'instruction «inexpérimentée», l'expert «qui vient au secours des gendarmes», le «fiasco» de la reconstitution, des témoins et des pistes «laissés de côté« et des »réquisitions imbuvables«. On requiert «25 ans sur une enquête bidon», s'est indignée Me Ana-Maria Sollacaro.
Assurant qu'Antoine Pietri a été arrêté «sur une rumeur», Me Paul Sollacaro, a, lui, assuré que «tout ce qui, dans ce dossier, était susceptible de désaxer l'enquête a été balayé». «Ça fait peur, ça tient à ça le destin d'un gamin!» «On vous laisse avec de l'à peu près, de l'approximatif, du travail mal fait et peut-être même volontairement parce que les gendarmes voulaient sa tête», a-t-il dit aux jurés. «Ça sent pas bon, ça sent pas le petit berger corse, ça sent le grand méchant loup».
Antoine Pietri s'est quant à lui dit «fatigué de la situation». «Je veux simplement vivre, retrouver mes chevaux», a-t-il glissé avant que les jurés ne se retirent.
A Soccia, loin de ces péripéties, le joueur de saxo veille sur le monde, en hommage à Patrick Julien à la demande de sa famille (œuvre de Daniel CAMPAGNE, artiste de Sagone). Photo de Pascale CHAUVEAU.
Le tribunal d'Ajaccio va examiner à partir de lundi 13 décembre le meurtre commis à Soccia en novembre 2017.
Voir ci-dessous l'article de Jeanne-F COLONNA paru dans "Corse-Matin" du 7 décembre.
L'assassinat de Soccia jugé
Lundi 14 décembre, la cour va se transporter jusqu'au village de Soccia, durant toute la semaine, afin de comprendre ce qui a pu se produire en novembre 2017.
Antoine Pietri, 30 ans, comparaît pour l'assassinat de Patrick Julien, âgé de 52 ans au moment des faits. La victime était un élu de la commune des Dui Sorru. Il était également le gérant d'une société de BTP.
La victime a été tuée "au volant" de son engin de chantier, selon les premières constatations. Antoine Pietri, jeune berger de la région, a toujours nié les faits que la justice lui reproche.
Et pour tenter de se faire entendre, il a d'ailleurs entamé une grève de la faim, en 2019, qui s'est soldée par une hospitalisation. Rapidement après les faits, les gendarmes de la section de recherches ont établi qu'il y avait eu un différend, au sujet de l'exploitation d'un terrain agricole, entre la victime et Antoine Pietri.
De plus, de nombreux éléments matériels, selon le document rédigé par le juge, confondraient l'accusé.
Durant l'instruction, la défense d'Antoine Pietri avait dénoncé des incohérences et sollicité de nombreux actes d'enquête supplémentaires, sans pour autant obtenir satisfaction.
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Deux nouvelles affaires jugées aux assises de Corse-du-Sud
La machine judiciaire aurait dû démarrer le vendredi 4 décembre et ne s'arrêter que le 18 décembre prochain. Mais l'absence, non justifiée, d'un accusé a quelque peu modifié le plan d'audie...
Les élus de l’interco Spelunca-Liamone et les habitants montent au créneau contre une fermeture programmée pour janvier 2022
Ils étaient près d’une centaine, hier en début d’après-midi, à s’être rassemblés devant la trésorerie de Vico pour protester contre sa fermeture définitive annoncée au 1er janvier 2022: l’intégralité des élus des 33 communes de l’intercommunalité Spelunca-Liamone, soutenus par le député Jean-Jacques Ferrara et la conseillère territoriale Véronique Arrighi. Mais aussi par bon nombre de particuliers aux arguments très pragmatiques: « On y paye des impôts, bien sûr », note Ceccè, « mais c’est plus facile d’être en visuel pour trouver une oreille attentive quand on demande des arrangements. Et quand on a simplement besoin d’un renseignement, on l’obtient facilement.». De son côté, Marie-Do fulmine contre les boîtes vocales, avec lesquelles on n’arrive jamais à obtenir un interlocuteur. Tous s’accordent à dire qu’ils entendent depuis des années des discours visant à favoriser le rural et développer l’intérieur, et qu’il y a là une occasion de mettre en œuvre les promesses faites aux villageois qu’ils sont.
Des arguments relayés par François Colonna, président de la communauté de communes: « On nous explique gentiment qu’avec la délocalisation, ce sera beaucoup mieux, mais encore faudrait-il que ça marche, ce qui n’est pas le cas. Fermer une trésorerie n’est qu’un détail pour eux, qui engendre qui plus est 12 suppressions d’emplois, mais ils (la direction régionale des finances publiques, ndlr) n’ont pas conscience de ce qu’est le service public en général, et de l’importance de la trésorerie d’un village en particulier. »
Passage en force
Matthieu Caillaud, secrétaire départemental du syndicat FO des finances publiques, évoque le piège qui consiste à «faire croire que les Maisons des services peuvent se substituer aux institutions telles que la CPAM, Pôle emploi, la Carsat, ou les services des impôts». «En réalité, elles n’agissent que comme une boîte aux lettres, et ne sont qu’un intermédiaire supplémentaire entre l’usager et nos services. Aucun agent d’une maison des services n’aura jamais les compétences des collègues formés et spécialisés de la trésorerie, qui sont les mieux placés pour répondre aux questions spécifiques des contribuables», poursuit-il. Enfonçant le clou, il met en cause directement l’administration de vouloir passer en force, accusant Mme Assouline, directrice régionale des finances publiques, de ne pas respecter la parole du préfet de Corse, ni la volonté des élus locaux.
Le 1er décembre, le préfet Lelarge a en effet annoncé que la fermeture des trésoreries de Levie et Sainte-Marie Sicché, prévue au 1er janvier 2021, était suspendue à la mise en place d’une commission ad hoc chargée de réfléchir à l’implantation des services de l’État dans l’île. «Le 10 décembre, en annonçant clairement que la fermeture était reportée au 1 er septembre 2021, Mme Assouline s’oppose clairement à la décision du préfet, et démontre qu’elle n’entend absolument pas prendre en compte l’avis des élus, malgré la soi-disant concertation qu’elle est censée mener avec eux : reporter, ce n’est pas suspendre ! Elle a entamé un bras de fer avec un manque total de respect pour le préfet et les élus du rural», soutient le syndicaliste.
Dans toutes les réflexions, la loi Montagne revient en boucle, pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics, en reconnaissant le cumul des contraintes de l’île-montagne. On rappelle aussi l’engagement de l’ancienne préfète Josiane Chevalier, qui avait déjà fait part, par écrit à Gilles Simeoni, de son opposition aux projets de fermetures des trésoreries, par souci d’équilibre et de maillage territorial, et pour défendre le maintien des services publics de proximité en particulier en milieu rural.
Une réunion doit se tenir en préfecture, lundi à 12 h 30. Mais déjà, l’organisation d’un rassemblement de toutes les intercommunalités concernées devant les locaux de la DGFIP est envisagée. «On a besoin de vous, car la direction n’a qu’une crainte, c’est vous!» martèle Matthieu Caillaud.
Pour mémoire, le rappel du calendrier des fermetures de trésoreries programmées ou déjà effectives : 2016, Piana ; 2018, Porto-Vecchio ; 1er janvier 2021, Levie et Sainte Marie Sicché, report au 1er septembre 2021 ; 1er janvier 2022, Bonifacio et de Vico.
Texte et photo de Pascale Chauveau (Corse-Matin, samedi 12 décembre 2020)
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du 20 au 29 juillet:
Festival Sorru in musica.
La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.
Mardi 4 août:
bénédiction des maisons à Poggiolo.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch:
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alba
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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