Le maire de Vico est désormais le patron de trente-trois communes.
En application de la loi NOTRe, les EPCI ont jusqu'au 27 janvier pour élire leur président. Ces initiales EPCI cachent les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, ce que l'on traduit tout simplement par "intercommunalités".
La communauté des 24 communes du Liamone (Cinarca, Cruzinu, Deux Sorru) a fusionné avec celle des Deux Sevi (9 villages) a commencé ses travaux samedi 14 janvier en portant à sa tête François COLONNA malgré la candidature du maire de Cargese.
La réunion a porté ensuite sur le montant de la taxe des ordures ménagères, dont la collecte revient à l'intercommunalité. L'assemblée a voté le principe d'une taxe calculée sur la base du bâti foncier. Mais l'affrontement a été rude avec le maire de Piana qui, avec les communes des Deux Sevi, a vertement critiqué les méthodes du président, s'attirant la réplique de François COLONNA: "Prétendre que je suis un dictateur, c'est dire aussi que 24 imbéciles me suivent depuis 3 ans!".
La mise en marche de "l'interco" est difficile.
Lisez ci-dessous le compte-rendu écrit par Pascale CHAUVEAU et publié dans "Corse-Matin" du dimanche 15 janvier.
Elle n'a pas de rapport avec Poggiolo. Elle colle à la peau d'un Corse célèbre mais elle ne concerne pas la Corse. Elle est devenue indispensable à la célébration d'une fête chrétienne mais elle n'a absolument rien de religieux.
L'évoquer est indispensable car elle a exactement 70 ans ces jours-ci et que son succès a été, et est toujours, immense.
Vous avez compris qu'il s'agit de la chanson
"PETIT PAPA NOËL" !
Cette chanson vendue à des centaines de millions d'exemplaires depuis sept décennies est en fait intimement liée à son époque. Les paroles de la version originelle étaient celles de la prière d'un fils demandant au père Noël le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne.
En 1946, elles furent transformées, pour les besoins d'un film dans lequel jouait Tino ROSSI, par Raymond VINCY. Il en fit un "cantique laïc" qui "est plébiscité car, notamment, il répond aux instructions gouvernementales du ministre Marcel-Edmond NAEGELEN. Celui-ci veut supprimer les atteintes à la laïcité à l'école de la République, provoquées par le régime de Vichy, et notamment supprimer les chants religieux" (notice de Wikipedia). Or, aucune allusion religieuse n'existe dans ce texte.
Après la Seconde guerre mondiale, le chanteur corse Tino Rossi s'apprête à jouer dans le film musical Destins. Un chant de Noël est au menu du scénario. Le tournage suit son cours jusqu'au moment où la chorale d'enfants noirs américain qui devait assurer le tour de chant se décommande. Il n'y a plus qu'à trouver autre chose...
Problème, Tino Rossi refuse d'interpréter un chant classique du type ritournelle catholique. On est en 1946 : les relents de Vichy ne sont pas loin. En faisant le tour des compositeurs à la mode à l'époque, Tino Rossi se retrouve chez Henri Martinet, compositeur de plusieurs opérettes. Alors que le chanteur star s'apprête à prendre congé bredouille, son imprésario apostrophe le musicien: "Mais au fait, Henri, pourquoi ne montres-tu pas cette chanson que tu avais écrite pour l'opérette que nous n'avons jamais pu monter ?". Il s'agit de la fameuse prière d'un enfant au Père Noël pour voir revenir son père retenu prisonnier en Allemagne. Tino Rossi est conquis par la berceuse.
Le parolier Raymond Vincy est chargé de remanier les paroles. Pour le refrain qu'il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s'inspire de l'oeuvre "Tiebe Paiom" ("Nous te chantons") de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle: les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film "Destins" (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur.
Ça y est, le chant a trouvé sa place dans le film Destins !
" C'est la belle nuit de Noël / la neige étend son manteau blanc... ".
Le premier marché de Noël de Murzu s'est tenu le 4 décembre à la place de celui de Poggiolo (voir l'article "Murzu remplace Poggiolo"). Il a eu un grand succès et il n'est pas exclu de le continuer chaque année.
A Cunfraternita di u Padre Albini organise une collecte au profit des Restos du cœur jusqu'au 15 décembre.
Les denrées alimentaires non périssables peuvent être déposées dans les magasins qui participent à la collecte ou dans l'église du couvent Saint François de Vico.
Cette photo de la nouvelle statue de Circinellu à Guagnu, vue de côté, permet de mieux distinguer la croix sur la poitrine, qui rappelle son état de prêtre, toute proche du fusil du combattant corse.
Dans les Deux Sorru, les électeurs de droite avaient placé Sarkozy en tête du premier tour de la primaire. Ils se sont tous reportés sans aucun problème pour le second tour sur François Fillon qui trouve un pourcentage proche de ses chiffres nationaux.
A l'inverse de la tendance générale, les Corses qui ont participé au premier tour de la primaire de la droite et du centre, dimanche 20 novembre, ont donné la majorité de leurs voix à Nicolas SARKOZY. Serait-ce parce qu'il est celui qui a le plus fréquenté la région?
En tout cas, les votants des Deux Sorru ont mis en tête l'ancien président de la République avec 44,34% des bulletins (43,77% dans l'ensemble de l'île). Le vainqueur national, François FILLON, n'est que troisième.
Un seul bureau de vote se trouvait à la mairie de Vico pour accueillir les électeurs de Vico, Coggia, Balogna, Arbori, Renno, Letia, Murzo, Poggiolo, Orto, Soccia et Guagno.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).