30 mars 2010
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Bien que paraissant perdu dans un isolement montagnard, Poggiolo n'a pourtant jamais ignoré le domaine artistique.
Poggiolo est le rendez-vous des artistes-peintres grâce à son salon de l'été.
Des Poggiolais sont des artistes, comme Jean Martin PINELLI (voir la note du 3
décembre 2009) ou Valère CECCALDI, qui fera l'objet d'un article ultérieurement.
Des artistes sont venus opérer dans le village. Tout récemment, Mario
SEPULCRE a œuvré à Saint Siméon et au cimetière. Il a restauré les fresques de l'église qui sont dues à Jean-Noël COPPOLANI et à Jean-Baptiste BASSOUL.
Ces deux derniers artistes sont bien oubliés en dehors de quelques spécialistes alors qu'ils eurent un grand succès à l'époque.
L'époque en question est la seconde moitié du XIX° siècle. A ce moment, "Jamais la Corse n'a accueilli un aussi grand nombre de peintres. Ils sont quatre fois
plus nombreux qu'au siècle précédent: 50% sont éparpillés sur l'ensemble du territoire de l'île; 30% résident à Bastia et 20% à Ajaccio. La moitié sont des Italiens; 40% sont des Corses de souche
ou de
deuxième génération et 10% sont originaires de France continentale." (Michel-Edouard NIGAGLIONI, "Corse", ouvrage collectif sous la
direction de Francis POMPONI, Éditeur Christine Bonneton, 2006).
Jean-Noël COPPOLANI: peintre né en 1827 à Marignana et mort en 1880. Il travailla surtout dans les Deux-Sevi
et les Deux-Sorrù. Il était spécialiste de la statuaire religieuse en bois peint et doré et/ou argenté (voir St François Xavier à Lopigna et St Roch à Renno). Il décora les églises St Martin
d'Evisa et St Jacques de Marignana. Rien d'étonnant à ce que les Poggiolais aient fait appel à lui pour la décoration de St Siméon. (église de Marignana)
L'argent manquant, il fut surtout rétribué en victuailles diverses. Mais il mourut avant d'avoir terminé.
Jean-Baptiste BASSOUL prit le relève et acheva le travail en 1903.
BASSOUL n'était pas non plus un inconnu.
L'ouvrage "Corse" déjà cité ci-dessus écrit à son sujet:
"Jean-Baptiste BASSOUL (1875-1934) consacre une très large part de son activité à la décoration (églises de Bonifacio, Casaglione, Poggiolo,
Renno, Vico, château d'Ornano à Sainte-Marie-Sicche, appartements à Ajaccio). Il ouvre en 1912 une galerie de peinture qui devient le lieu de rendez-vous de tous les peintres ajacciens et de
passage et fait un premier envoi au salon de la Société nationale des Beaux-Arts avec le "Vieux Médaillé" (voir image ci-contre), puis, en 1926, "Village corse: Bisinchi", "La Treille",
et "Bisinchi: La Caisse de basilic"; en 1927, "Vue de Nonza (Cap Corse)", et "Vieilles murailles à Nonza"; en 1929, "Monte Gozzi" (environs d'Ajaccio)."
Il fut à la fois décorateur, peintre portraitiste et paysagiste, et un membre éminent de l'école d'Ajaccio qui produisit de très nombreuses œuvres sur la Corse. En
mars 2008, les Ajacciens ont pu découvrir ce courant au musée Fesch dans une exposition intitulée "Images de la Corse 1850-1950". Le commissaire en était Pierre-Claude Giansily, auteur notamment
d'un "Dictionnaire des Peintres corses et de la Corse 1800-1950", paru aux éditions La Marge en 1993.
Beaucoup d'autres renseignements sur Jean-Baptiste BASSOUL par son fils François à l'adresse:
http://pagesperso-orange.fr/jeanine.rivais/PAGES/bassoul.htm
Non, Poggiolo n'est pas un pays de rustres ignares!
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Activités culturelles
28 mars 2010
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23:45
?????????????
Alors, avez-vous réfléchi? Quel est le Guagnais dont une place de Marseille porte le nom ?
?????????????
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Chez nos voisins
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Malgré la concurrence du match final de la Coupe de rugby des Six Nations, l'église de Vico a été bien remplie samedi 20 mars pour le concert de l'Ensemble
Instrumental de Corse. Le public a été enchanté et a notamment applaudi le chanteur Sébastien
TRAMONI qui bissa "Mal’cunciliu". La qualité de la soirée montre combien il est important d'avoir un orchestre vivant et travaillant
au pays.
Ceux qui n'ont pu en profiter vont pouvoir se régaler avec
l'enregistrement réalisé à Ajaccio lors de la représentation du 18 mars. Le jeune TRAMONI y interprète "L'anniversariu di Minetta" (de Tavagna) sur des arrangements de Jean-Michel
GIANNELLI.
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Activités culturelles
27 mars 2010
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Dans nos familles
26 mars 2010
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?????????????
L'article d'hier apprenait qu'une place de Marseille portait le nom d'un Poggiolais.
Mais ce n'est pas la seule présence de Sorrù in Sù près du Vieux-Port.
Un de nos lecteurs sait-il quel est l'enfant de Guagno qui bénéficie également d'une place à son nom dans la même ville?
?????????????
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Chez nos voisins
26 mars 2010
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Poggiolo existe depuis longtemps mais le village a souvent été délaissé et ignoré. Il a fallu beaucoup de
temps pour le voir sur des cartes de géographie.
Grâce à "Image de la Corse", de Franck CERVONI, publié en 1989 à La Marge édition, la première présence de POGGIOLO peut être datée de 1731. C'est à cette date que le nom de "POGIOLO" ou de
"POGIALO" (le nom est difficile à déchiffrer) apparaît sur la carte de Corse confectionnée par Francesco Maria ACCINELLI, historien et géographe génois.
Si un de nos lecteurs a une référence plus ancienne, ce blog serait heureux de l'annoncer.
(cliquez sur ces cartes pour les agrandir)
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Tempi fa
25 mars 2010
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Mardi 23 mars, à quelques jours de l'anniversaire de son décès, "Corse-Matin" a publié un article à la mémoire de
Philippe FRANCESCHETTI. Le journal annonce que, à Marseille, une place a été consacrée à ce militant associatif qui a été longtemps président de la confédération des Comités d'Intérêts de Quartier
et un interlocuteur obligé de la municipalité marseillaise mais qui est toujours resté très attaché à son village de Poggiolo où il était né en 1922.
(cliquez sur l'article pour l'agrandir)
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figures poggiolaises
24 mars 2010
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17:35
Les journalistes et les politiciens passent leur temps depuis dimanche à analyser les résultats des élections. Ils étudient les chiffres nationaux, régionaux et
municipaux.
On peut également se placer sur une autre échelle: celle des anciennes pièves.
Voici donc les résultats des quatre communes de Sorrù in Sù et ce que l'on peut en dire.
Guagno
Ins. : 202 Vot. : 152 Exp. : 152
Giacobbi ............ 56 (36,84 %)
Talamoni ............ 42 (27,63 %)
Simeoni ............. 31 (20,39 %)
De Rocca Serra.. 23 (15,13 %)
Orto
Ins. : 142 Vot. : 99 Exp. : 98
Simeoni ............. 60 (61,22 %)
Giacobbi ............ 19 (19,39 %)
De Rocca Serra.. 17 (17,35 %)
Talamoni ............ 2 (2,04 %)
Poggiolo
Ins. : 150 Vot. : 109 Exp. : 108
Giacobbi ............ 44 (40,74 %)
Simeoni ............. 42 (38,89 %)
De Rocca Serra.. 14 (12,96 %)
Talamoni ............ 8 (7,41 %)
Soccia
Ins. : 223 Vot. : 152 Exp. : 149
De Rocca Serra.. 67 (44,97 %)
Simeoni ............. 40 (26,85 %)
Giacobbi ............ 32 (21,48 %)
Talamoni ............ 10 (6,71 %)
Total Sorrù in Giù:
Exp: 507
Simeoni: 173 (34,12%)
Giacobbi: 151 (29,78%)
de Rocca-Serra: 121 (23,86%)
Talamoni: 62 (12,22%)
Total Corse:
Giacobbi: 36,62%
de Rocca Serra: 27,65%
Simeoni: 25,89%
Talamoni: 9,85%
L'ordre d'arrivée des listes est varié: Giacobbi arrive en tête à Guagno et à Poggiolo (de justesse) tandis que Simeoni fait un très gros score à
Orto et que les Socciais donnent une belle avance à de Rocca Serra.
Chaque village a sa particularité et son histoire. Mais, en totalisant, les électeurs d'ici se sont-ils comportés comme l'ensemble des Corses?
Simeoni domine avec un chiffre bien supérieur à sa moyenne régionale. Giacobbi, arrivé en première position dans l'île, n'est que second avec bien moins que sa moyenne. De Rocca Serra n'est
que troisième et Talamoni est dernier mais avec un pourcentage meilleur ici que dans la région. Le total du camp nationaliste réalise 46,34%.
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Actualités
23 mars 2010
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19:25
Pour le deuxième tour des élections territoriales, dimanche 21 mars, Madeleine PAOLI a réalisé un reportage photographique complet. Merci pour ces
photos qui montrent que les Poggiolais ont bien participé et que tout s'est bien déroulé dans les formes légales.
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Actualités
22 mars 2010
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Les panneaux électoraux achetés pour l'occasion des élections territoriales par la mairie sont restés
vierges en grande partie. Les partisans des listes en présence les ont presque totalement ignorés. Il est vrai que l'utilisation des panneaux officiels est loin d'être devenue une tradition.
Depuis quelques temps, les isoloirs sont utilisés, ce qui est un progrès énorme par rapport aux habitudes d'il y a une trentaine d'années. Autrefois, les affiches politiques se mettaient
n'importe où, le respect de la nature n'étant pas pris en compte.
Plus visibles sont les inscriptions à la peinture. Il en existe plusieurs à Poggiolo. Par exemple, en bas du
village, à la Tiusa...
Le garage des CALDERONI en supporte depuis longtemps...
Une est visible sur le mur au bord de la route...
L'intérêt, pour les peintres, est que leur œuvre est durable.
Le record de durée est détenu par le morceau de tag qui est encore sur le côté de la maison
CECCALDI.
On voit bien un "A" précédé d'un "C" plus pâle et suivi par des ombres d'autres lettres. Les
spécialistes d'épigraphie pourront y lire "CARLI", ce qui peut paraître ésotérique.
Cette inscription est bien politique sans avoir cependant une signification politique.
En août 1968, le décès de Martin PAOLI, maire de Poggiolo, ayant libéré son siège de conseiller général,
deux candidats s'affrontaient: Jean GAFFORY, maire de Guagno, pour la gauche, Ange CARLI, maire gaulliste de Soccia.
Les jeunes Poggiolais en discutaient évidemment. Il y eut une dispute sur des sujets mineurs et, les esprits s'échauffant, on mélangea opinions politiques et questions personnelles. Du coup, cinq
d'entre eux, pour montrer leur mécontentement et surtout pour agacer d'autres qui se proclamaient de gauche, eurent l'idée de prendre un pot de peinture. En pleine nuit, ils badigeonnèrent
quelques murs du nom du candidat socciais (qu'ils ne soutenaient pas forcément tous). Le lendemain et les jours suivants, les discussions allèrent bon train, chacun y voyant une audacieuse action
de propagande d'un camp. Quant aux jeunes, leur querelle fut vite oubliée.
Un tag (mot qui n'existait pas en 1968), placé sur l'actuelle maison GRIMALDI, fut rapidement barré de
peinture noire et resta en l'état plusieurs années.
L'inscription de la maison de Valère est la seule rescapée.
Avant qu'elle disparaisse, ne faudrait-il pas la protéger et la classer comme monument historique? Ne
fait-elle pas partie du patrimoine poggiolais? Faut-il en faire la demande aux nouveaux élus de la CTC?
P.S.: L'élection cantonale fut remportée par Jean GAFFORY. Un film de la vidéothèque poggiolaise évoque sa victoire.
Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le film
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Faits du XX° siècle