Avec le début du mois de juillet, la période des vacances commence et les villages se remplissent à saturation de membres des familles locales ou de simples touristes.
Mais, en dehors du désir de se rapprocher de ses racines et de ses ancêtres, que va-t-on faire dans un lieu aussi perdu que Poggiolo?
La liste des activités possibles est pourtant longue. Elle est illustrée dans cet article et celui qui suivra par des photos dont certaines sont récentes et dont d'autres ont quelques années. Un échantillonage vraiment représentatif des Poggiolais étant difficile, il ne faudra pas s'étonner de retrouver plusieurs fois les mêmes visages.
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LES ACTIVITÉS PHYSIQUES
La rivière a toujours beaucoup de succès.
Les promenades en montagne:
Marcher sur la route, aussi bien le jour que la nuit.
La pétanque peut être pratiquée en tournoi ou entre amis.
N'oublions pas le bricolage.
Et, en août, les passionnés de chasse peuvent ramener des trophées.
Voilà qui sent bon le printemps: le Restaurant de l'auberge Des Deux Sorru, à Guagno-les-Bains, a ré-ouvert ses portes le samedi 28 Mars 2015.
Hé oui déjà la 17ème saison ! Julie et son second Vincent vous attendent pour redécouvrir la cuisine traditionnelle corse dans un cadre chaleureux.
Vous passerez un agréable moment en dégustant une cuisine de qualité. Ses plats sont élaborés à partir de produits frais et régionaux et évolue selon les saisons.
Une célébration aura lieu à l'église Ste marie de Vico à 11h.
De nombreuses animations sont prévues et animées par Fun Radio.
Tout au long de la journée, des expositions et des exposés avec M. Gabriel Chapuis et les plantes de la région et même d'un peu plus loin, Bernard Ramay et les champignons, le laboratoire régional d'archéologie, la Corse vue par M. Bruno Luciani, les objets anciens présentés par M. Morati, le Comité Régional Corse Montagne Escalade, les «promen'ânes» avec M. Corrieras.
De nombreux stands: artisanat d'art, agroalimentaire, parfumerie, cosmétique, aromathérapie .....
Atelier d'écriture ... Théâtre ... Défilé de mode avec la participation de Miss Corse ...
Des billets de tombola sont en vente chez les commerçants de Vico et Sagone au prix de 2€ le billet avec de très nombreux lots dont une TV écran plat de 80 cm, un multi-outil oscillatoire Black et Decker, une machine à café Nespresso, des produits de beauté, des produits alimentaires....
Le tirage aura lieu vers 18 heures.
Pour saisir tout l'intérêt de cette fête, regardez le film de la version 2013.
La demande de photo publiée dans l'article précédent (A la recherche du violoneux) a pu intriguer certains qui n'avaient jamais entendu parler de Martitinu. Toutes les générations ont eu, malgré la dureté du travail, le besoin de s'amuser. Au XIXème et au début du XXème siècle, le violon était l'instrument par excellence de toutes les fêtes.
Dans les villages de Sorru in Sù, Martitinu (qui s'écrit aussi Martinchjinu) eut une grande célébrité ainsi que, avant lui, Cumandante. Ces deux représentants de la culture populaire ont été évoqués dans un article ( de Xavier Paoli?) paru dans "L'info U Pighjolu" de juillet 2007.
"Evoquons, pour leur rendre hommage, deux de ces modestes artistes qui faisaient danser nos arrière-grands-parents.
Tout d'abord, chronologiquement, Ghjuvan Battistu BATTESTI, natif d'Ortu mais ayant fait souche à U Pighjolu par le mariage. Grand escogriffe, doté de plusieurs surnoms dont un lui allait comme un gant ("Cicala") et un autre ("Cumandante") dont on pouvait se demander où il en avait gagné les galons, lui qui n'avait jamais pratiquement quitté son île. Il était en réalité maçon et sonneur de cloches (aux appointements de 50 francs par an en 1881). Mais il ajoutait à ces multiples et variées occupations un vrai talent de musicien, apprécié dans tout le canton et même au-delà.
Versificateur hors pair, il était très sollicité dans toute la région pour les festivités du carnaval. Mêlant musique et couplets entraînants, l'archet frénétique, le quatrain moqueur à la bouche, il menait la sarabande carnavalesque avec un entrain jamais démenti. Peut-être là est l'origine de son surnom de «Cumandante» (… di Carnavà, disaient les mauvaises langues).
C'est probablement à son école que Ghjuvan Martinu PINELLI (Martinchjinu), né en 1878 à U Pighjolu, semble avoir fait son apprentissage de violoneux. Vigneron, cordonnier, il tenait aussi le Café du village où il vendait le vin et l'eau-de-vie de sa production.
"Cumandante" se faisant vieux, il avait succédé à celui-ci dans le rôle d'animateur de festivités. Alors qu'il ne jouait plus depuis longtemps, les plus âgés d'entre nous ont pu l'entendre peu de temps avant sa mort en 1951, animer une soirée impromptue où plusieurs couples retrouvant leurs jambes de vingt ans, nous offrirent le témoignage d'une civilisation à jamais disparue."
Violons, guitares et chants à U Pighjolu (16 août 1997)
Stefanu PINELLI est à la recherche des photos de son arrière-grand-père Martin PINELLI (Martitinu) avec son violon.
Quelqu'un pourrait-il l'aider?
U VIOLINU
L’instrument principal du bal fut très souvent le violon, même si l’on a le témoignage d’utilisation de cetari (cistres), instruments destinés d’avantage aux gens aisés. Ceux qui ne pouvaient s’offrir un violon fabriquaient un instrument à vent muni d’une anche, la cialamedda, appelée viulinu di i scalzi (violon des pauvres).
Le violon, tout comme la guitare ou l’accordéon, n’est pas un instrument typiquement corse. Il fut cependant certainement introduit dans l’île assez tôt et fut associé au répertoire traditionnel corse par les possibilités qu’il laisse à l’instrumentiste d’accompagner les chanteurs qui passent d’un mode à l’autre, majeur ou mineur, sans se poser de questions. Ici, le fait de ne pas avoir de frettes sur le manche devient un avantage certain. C’est ainsi que longtemps, on n’imagina pas un sirinatu, une danse voire une improvisation sans un violon.
Une étude de la technique ancestrale des anciens sunadori nous porte à croire que le violon remplaça en Corse le rebec ou l’un de ses cousins. Il n’était pas rare et même naturel de jouer deux ou trois cordes en même temps, produisant des accords puissants et forçant la résonnance car il s’agissait d’être entendu en extérieur.
Certains violoneux adoptaient des accords qui aujourd’hui peuvent déranger des oreilles peu habituées à la chose (accords de quinte), ou adoptaient un bourdon continu aigu ou grave selon la note jouée. On retrouve ce jeu dans d’autres campagnes de ce monde.
Peu à peu, les violoneux corses, comme les autres, ont adoptés une technique empruntée à la musique classique et plus à la mode. C’était le temps des valses viennoises. La technique ancestrale faillit disparaître des mémoires villageoises et l’on ne doit sa sauvegarde qu’à l’action de quelques musiciens et collecteurs, célèbres ou inconnus.
"21 pièces pour découvrir la musique corse traditionnelle" CRDP de Corse (2011)
- Samedi 10 janvier: la communauté des OMI et l'association des Amis du Couvent de Vico vous invitent à venir fêter la nouvelle année autour de la traditionnelle galette des rois au Couvent St François à 16 h 30.
- Samedi 24 janvier:soirée pulenda et figatellu, au couvent St François de Vico, à partir de 20 h 30. Participation: 20 € par personne, vin non compris.
Inscription au secrétariat du couvent au 04-95-26-83-83 uniquement le matin, ou auprès de Mme Bassi au 04-95-26-62-29.
Il est important de réserver: les organisateurs doivent prévoir les achats, et beaucoup de travail doit être engagé dans la préparation du repas, de la salle qui doit être chauffée, des tables à dresser, des bénévoles à trouver...
Chaque 1er janvier, la même question se pose: qu'allons-nous souhaiter à nos proches? Et, finalement, on en revient toujours au classique
PACE E SALUTE A TUTTI !
Ce souhait suffit largement.
Nous voulons tous la paix, la paix avec notre famille, avec nos voisins, avec tous ceux du quartier ou du village et aussi la paix avec nous-même, qui est bien nécessaire.
La santé est la condition indispensable pour profiter de l'année qui s'ouvre et pour réaliser le maximum de nos rêves.
L'association pour la restauration de l'église Saint Roch de Letia vous invite à venir nombreux écouter chanter Noël en notre église: chœurs, chorales, solistes, enfants de notre pieve... Moments à partager de joie et d'émotion garantis !
L'entrée est fixée à 10 €... mais il n'est pas interdit d'être plus généreux ! Nous avons besoin de vous, de toutes les bonnes volontés pour progresser dans la réhabilitation de cet héritage patrimonial.
Rendez-vous le samedi 13 décembre à 17 h 30.
Convivialité assurée à la fin du concert.
Avec le bureau, la présidente de l'association
Louise ARRIGHI
(texte publié dans "Inseme" du mois de décembre)
Pour avoir des renseignements sur cette association, se référer à l'article suivant, déjà paru sur ce blog:
Le titre de cet article est destiné à vous tromper. &Au chevet de l'église Saint Roch& concerne l'église de LETIA et pas celle de POGGIOLO. Ce blog est centré sur la communauté poggiolaise ma...
Le chant "Dio vi salvi regina" est toujours interprété à Poggiolo à la fin de la procession de la statue de saint Roch le 16 août. Après la version de 2008, voici la version de 2010.
Cette fois, la cunfraternità n'était pas présente et l'hymne corse a été entonné par la chorale féminine du village.
Vous pourrez comparer.
Petite remarque: comme le vent était important ce jour-là, il s'est fait remarquer par des crachotements dans le micro lors des premières secondes.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).