A l'approche de la Toussaint, les habitants de Soccia en Corse du Sud ont renoué avec le rituel de la préparation des Bastelli. Le comité des fêtes rassemble chaque année les habitants du vill...
Même si, pour le calendrier officiel de l’Eglise catholique, le 1er novembre est un jour de joie où l’on célèbre tous les saints, la tradition populaire mélange la Toussaint avec le 2 novembre, jour dédié aux trépassés, à tous ceux qui ont quitté la vie terrestre.
Pour répondre à la ferveur des fidèles qui vont honorer les défunts de leur famille, plusieurs cérémonies ont été organisées dans le haut-canton.
Mardi 1er novembre
- SOCCIA: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière
- ORTO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière
- GUAGNO-LES-BAINS: bénédiction du cimetière à 16h30
Mercredi 2 novembre
- GUAGNO: Messe à 11 h, suivie de la bénédiction du cimetière
- POGGIOLO: Messe à 15 h, suivie de la bénédiction du cimetière
A cette époque de l’année, on a l’habitude de fabriquer et de déguster en commun des bastelle. Voir à ce sujet l’article "Les bastelle des morts".
Profitant de l’occasion, l'associu pà u ricordu di Circinellu, samedi 29 octobre, à GUAGNO, confectionnera des bastelle qui seront vendues pour aider à l’érection de la statue du fameux patriote Circinellu.
Une expression courante dit que Poggiolo est le village des enfants, le paradis des enfants. Il est vrai que (et il en était ainsi dans les générations précédentes) les jeunes sont heureux dans ce village où ils sont libres d’aller et venir pour jouer chez les uns ou les autres. Il n’est pas nécessaire d’attendre le jour officiel des jeux d’enfants.
Des parents peuvent prendre des initiatives. Ainsi, Mathilde, un beau matin (le 9 août), a annoncé qu’elle organisait un atelier peinture. Elle a posé contre le mur de la maison voisine un carton sur lequel elle a fixé une grande feuille. Puis, elle a donné pinceaux, pots de peinture et tee-shirts d’adultes pour servir de tabliers aux enfants. Quelques-uns, qui allaient voir les copains, se sont ajoutés au groupe initial et chacun a pu donner libre cours à son inspiration.
Poggiolo, village d’enfants. Poggiolo, village d’artistes.
Un après-midi d’août est, depuis quelques années, consacré aux enfants. Cette année, le mercredi 17 avait été choisi pour proposer à la jeune génération de venir s’amuser sur l’esplanade de la salle des fêtes de Poggiolo.
Or, des enfants, il y en a beaucoup au village pendant l’été et ils se rassemblent quand une occasion leur est présentée.
Le 17, les amusements étaient variés. Le diaporama suivant en donne des exemples.
Un château gonflable permettait de sauter et de glisser.
Les petits pouvaient pêcher les canards en plastique.
Un fusil à flèches permettait de montrer son habileté.
Des divers jeux de balles, le volley a eu le plus de succès.
La course en sac fut un bon moment, surtout quand les pieds des plus grands passèrent à travers le plastique.
Il y eut aussi les jeux d’adresse avec les œufs et les ballons remplis d’eau.
Et il ne faut pas oublier le goûter et les diverses friandises.
Qui a fêté ses cinquante ans en cette année 2016 ?
Pour le savoir, il fallait se rendre à Sagone.
De plus en plus, la mode est aux tee-shirts portant des inscriptions variées et parfois hermétiques. Ainsi, cet été, à Sagone, le nombre «66» était porté par les serveurs du café-glacier «Le Bowling ». Que signifiait-il ?
Un autre texte se retrouvait sur d’autres habits de certains employés, sur les serviettes en papier et sur les carafes d’eau: «50 anni inseme !». Mais deux dates expliquaient tout: «1966-2016».
On a du mal à s’en rendre compte mais le célébrissime "Bowling" a juste cinquante ans.
En 1966, Jérôme MATTEI ouvrait cet établissement qui proposait de s’initier à un sport alors quasiment inconnu en France. Cette initiative rejoignait la fascination des jeunes de l’époque pour le mode de vie américain. Depuis quelques années, un premier drugstore s’était ouvert à Paris. Presque en même temps, un autre s’installait à Marseille, ainsi qu’un drive-in, tous deux de durée très éphémère.
Sur cette photo, extraite de la page Facebook du "Bowling", on distingue mal, tout au fond, cachées par le billard, les deux pistes sur lesquelles on lançait la lourde boule à trous pour le placement des doigts afin de culbuter les quilles. Mais on voit bien les tableaux d’affichage aux couleurs vives, là où maintenant une porte a été percée. Un peu plus à droite, près des toilettes, des flippers dont les jeunes «baby-boomers» étaient friands.
Ces distractions ont disparu mais le nom est resté.
Il est resté surtout, pour ceux qui eurent vingt ans autour de 1968, une certaine nostalgie de ces jours de baignade se terminant autour d’un verre dans ce bar qui était pratiquement le seul d’une petite station touristique. Il est resté le souvenir des soirées où ceux qui avaient une voiture faisaient parfois une infidélité au «Robinson» de Saint Marcel ou aux frères DEMARTINI de «chez Fisché» à Soccia (voir l’article: "L'importance d'Antoine") et descendaient du village juste pour prendre une glace, alors que GERONIMI (maintenant glacier de réputation internationale) n’était pas encore installé, ou pour s’amuser exactement en face, au «Ros’hen», la boîte de nuit aménagée dans la maison de la belle-famille de Nicolas SARKOZY. A l’époque, personne ne connaissait ce personnage.
Beaucoup de transformations se sont produites en cinquante ans. On ne joue plus au bowling mais on peut toujours savourer de bonnes glaces au «Bowling».
Pour compléter les photos de l’article précédent, voici un film encore jamais diffusé sur ce blog. Il montre sur le bord de la route les stands de vente de produits alimentaires et de tee-shirts au bénéfice de l’église de Poggiolo.
Il a été réalisé le 16 août 1999.
Les efforts de ces associations successives et l’aide de la municipalité permirent une réfection complète des deux églises, achevée par le travail du peintre Mario SEPULCRE ces dernières années.
Dix ans après l‘excellent travail de l’Association pour la restauration de l’église St Siméon de Poggiolo (voir article précédent intitulé Les Poggiolais donnent pour leur église : 1985 et 1987 (2/4)), il fut encore fait appel à la générosité des fidèles.
Cette fois, l’initiative vint de l’équipe du comité paroissial. L’argent n’était plus déposé au Crédit Agricole mais au CCP de la Poste. Les responsables n'étaient plus que des dames : Angèle, Marie-Ange, Marie et Santa, comme le montrent leurs signatures placées au bout d’une lettre manuscrite dont la photocopie fut envoyée aux Poggiolais en novembre 1997.
Marie-Ange PAOLI (juillet 2011)
Le message donnait un très bon résultat: 18.100 francs avaient été récoltés alors que le nouveau chemin de croix et son encadrement valaient 16.100. La commande avait été faite et l’installation était prévue pour les mois suivants.
Cette lettre ne précise pas que les fonds obtenus ne venaient pas seulement de dons mais des diverses activités qui avaient été mises en place pour la fête de saint Roch. En dehors de la procession, ventes de tee-shirts et de gâteaux au bord de la route, china (loto), tombola et repas dans la Stretta avaient été autant d’occasions de rentrées d’argent.
La lettre n’indique pas non plus que les gains étaient destinés aux deux églises de Poggiolo.
photo du 16 août 1997.
Le diaporama suivant montre une partie de cette journée du 16 août 1997, qui se déroula dans une excellente ambiance. Cette initiative fut renouvelée pendant quelques années.
L'eau de Poggiolo était-elle plus pure il y a cinquante ans que maintenant?
Nous ne le savons pas mais, en complément de l’article d’hier sur la qualité de l’eau potable, nous vous proposons une vidéo sur «la corvée d’eau», quand il fallait chaque jour aller à la fontaine pour remplir seaux ou brocs.
Regroupant des séquences tournées entre 1965 et 1970 à Poggiolo et lors d’excursions en montagne, ce film permet également de voir, après une photo de l'immédiat après-guerre,les jeunes d’alors. Pourrez-vous les reconnaître ?
Vous verrez, parfois fugitivement, les visages de :
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).