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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 18:00

 

Bien que moins connu que DOISNEAU, Daniel MASCLET fut un photographe célèbre, notamment pour ses nus et ses visages. Il fit de nombreux portraits de son épouse Maria Francesca GAFFORY, d'origine guagnaise, dont la mairie de Guagno vient d'acquérir la maison familiale.

Pascale CHAUVEAU a présenté cette initiative dans "Corse-Matin" de mardi 2 mars.

 

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C’est ce qu’on appelle une maison de sgiò, toute en pierres de taille. À Guagno, on l’appelait aussi la maison de l’Américain. Pourtant, elle fut construite par des Guagnais, en 1760 comme l’indique la plaque apposée sur la porte d’entrée. Mais le fameux Américain, un certain monsieur Masclet, a bel et bien existé, même s’il était en réalité un français pur souche. Il rencontre à Paris une certaine Francesca Gaffory, qui fera fortune pour avoir créé dans son institut de beauté le premier masque cosmétique pour femmes. Le couple aime venir se ressourcer à Guagno, et contribuera à embellir et apporter des aménagements de confort à ce qui était déjà une bâtisse d’exception dans un village de montagne.

« D’autres acquéreurs privés étaient intéressés par la maison, mais je remercie l’unique héritier qui a souhaité donner la priorité à son village, et au préfet Lelarge qui a suivi le dossier », se félicite Paul Colonna, maire de Guagno. Jeudi dernier, il avait convié ses deux adjoints, Angela Charmillon-Rubini et Jean-Claude Leca, et Rose Leca, conseillère municipale, pour une visite découverte de la bâtisse. À charge pour l’équipe municipale d’imaginer désormais quels projets seront mis à l’étude. Avec 350 m² pour chacun des trois étages, auxquels s’ajoutent les combles, les caves, 60 m² d’annexes, un garage indépendant, et 25 hectares de terrain, le champ des possibles est vaste.

Les élus devant la maison Masclet.

Les élus devant la maison Masclet.

En tant qu’enseignante, Angela Charmillon-Rubini a déjà proposé d’y créer un centre d’immersion en langue corse, sur le modèle de ceux de Bastellica et de Savaghju, pour accueillir des élèves bilingues pour travailler sur la langue, la culture et l’environnement corses. A l’opposé, l’idée d’aménager un lieu d’accueil pour personnes âgées, ni Ehpad ni maison de retraite, mais néanmoins médicalisé. Ou tout simplement la proposition de logements, communaux mais non sociaux. « Avant tout je vais consulter un architecte pour savoir ce qu’on peut y faire », précise Paul Colonna.

« Le toit est sain, le principal budget sera consacré à la mise aux normes des installations électriques. Je veux connaître la faisabilité d’un ascenseur, d’un accès pour handicapés. » Sur son bureau, le dossier de demande de soutien des communes et de leurs établissements publics n’attend plus qu’à être rempli. « A la suite de la crise sanitaire, il s’agit d’un moyen de relance économique proposé par l’Etat, qui finance les rénovations à hauteur de 80 % », précise-t-il.

Et puisque la question a été posée, Paul Colonna a donné le montant du prix d’acquisition : 206 293 €, frais de notaire compris

Portraits de Francesca Masclet 1928, musée Pompidou.
Portraits de Francesca Masclet 1928, musée Pompidou.

Portraits de Francesca Masclet 1928, musée Pompidou.

 

Parvenu tout jeune à la célébrité comme violoncelliste, Daniel Masclet, décerné lors d’un concours de photographie, décidera d’en faire sa vocation définitive. De retour de la guerre, il intègre en 1919 Harper’s Bazaar, et travaillera ensuite pour le magazine Vogue. Toute sa vie, il quittera sans regret un style bien maîtrisé qui lui donnait le succès, pour se lancer dans un autre. Excellent dans le portrait, il passera aux natures mortes, avant d’être attiré par les paysages urbains.

Pour revenir enfin aux visages, puis aux nus. En 1946, il intègre le « groupe des XV », aux côtés des photographes français de l’époque, parmi lesquels Robert Doisneau. Leur but est de promouvoir, préserver et sauvegarder la photographie française en tant qu’art. Ayant abordé tous les thèmes, auteur de plusieurs livres de théorie photographique, critique dans de nombreuses revues, organisateur d’expositions en France et à l’étranger, il restera le photographe de référence pour la photographie française jusqu’à sa mort.

Masclet a amoureusement photographié sa femme Francesca tout au long de sa carrière. Pendant 50 ans, l’artiste et sa muse feront une union efficace.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 19:10

 

Un grand journaliste est mort samedi 27 février à Monaco: Jean-Luc GALLINI.

 

Ce nom est lié à l'histoire de RMC (Radio Monte Carlo) dont il dirigea longtemps les informations puis toute la station. Son nom évoque les années 60-70-80 où, en Corse, la radio monégasque était pratiquement la seule qui pouvait être captée sur les transistors que l'on amenait à la rivière ou à la plage de Sagone.

 

La biographie parue dans "La Provence" de dimanche 28 février est reproduite à la fin de cet article.

 

 © photo Yves Mugler, illustrant le tweet de Jean-Pierre Foucault annonçant le décès de son ancien collègue et patron.

© photo Yves Mugler, illustrant le tweet de Jean-Pierre Foucault annonçant le décès de son ancien collègue et patron.

 

Les habitants des Deux Sorru sont plus particulièrement touchés par ce décès car il touche l'un des leurs.

 

Jean-Luc GALLINI, né en 1938 à Tunis, était le fils de Martin et le petit-fils de Jean-François, qui fut avocat-défenseur à Sousse, conseiller général de Vico entre 1908 et 1921, et sénateur de Corse de 1920 à sa mort en 1923. Jean-François GALLINI contribua à fournir en Tunisie de nombreux emplois pour les compatriotes de Vico, Soccia, Poggiolo et des villages voisins.

 

Sa carrière a déjà été racontée sur ce blog.

 

Dans le livre collectif "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes" (ed. Piazzola, 2016), une contribution de Michel FRANCESCHETTI fournit la biographie de celui qui fut surnommé "l'empereur du Sahel".

 

Nous adressons toutes nos condoléances à la famille GALLINI, et notamment à Philippe, le fils de Jean-Luc, journaliste à "La Provence".

Décès de Jean-Luc Gallini
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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 18:00

 

Les personnes qui passent toute l'année au village méritent d'être connues. C'est le but de l'émission "È campà quì" présentée par   du lundi au vendredi à 10h45 et à 17h40 sur France Bleu RCFM.

 

Chaque semaine, il va à la rencontre des gens pour faire découvrir la vie d’un village. Du 15 au 19 février, cinq habitants de Vico ont été questionnés.

 

Voici les vidéos de ces entretiens.

 

 

1- Jojo GINI

Ses souvenirs de jeunesse à Vico sont toujours aussi vivaces. Les fêtes, le cinéma ou encore la pêche à la truite...

Jojo Gini a fait une carrière d'enseignant dans le Nord de la France. Aujourd'hui, retraité dans son village des Deux-Sorru, il se remémore avec nostalgie et bonne humeur son enfance au village, entre insouciance et légèreté.

 

2- Coralie d'AMORE

Elle a appelé son entreprise Circinella, comme un clin d'œil à son village d'origine Guagnu.

Coralie D'Amore s'est installée il y a 7 ans comme artisan-savonnier. La jeune femme confectionne une gamme très variée de savons et des cosmétiques, en s'inspirant d'essences locales qui la poussent à parcourir la Corse.

 

3- Pierre ARRIGHI

La passion pour le ballon rond l'a amené à créer un club de foot au village.

Son but initial : initier les enfants et les faire sortir de la maison et des jeux-vidéos. Pari gagné pour Pierre Arrighi qui a réussi à conquérir les enfants et même les plus grands.

Aujourd'hui, le club rayonne au-delà du village et de la microrégion, avec des licenciés à Ajaccio et des entraînements qui se se font dans le quartier des Salines.

Pierre Arrighi et ses amis ont des projets plein la tête, avec en ligne de mire la création d'une école de football au village.

 

4- Laura SANTORI-CIANELLI

9h du matin au hameau de Chigliani. Laura Santori-Cianelli est en train de confectionner son brocciu, dans son atelier, sous la maison familiale.

Ce savoir-faire, la jeune trentenaire l'a appris avec sa grand-mère. Aujourd'hui, Laura possède une centaine de chèvres et fabrique son fromage, dans son village, dans la plus pure tradition.

 

 

5- Saveria ANGELINI

Saveria a toujours été passionnée par le commerce.

Originaire de Guagnu, cette fille de commerçants a tenu par le passé un bar dans son village. 

Devenue par la suite factrice dans sa microrégion des Dui-Sorru, Saveria a mis en parenthèse sa carrière à La Poste pour ouvrir un magasin d'alimentation, avec son mari, à Vicu.

La commerçante a déjà noué un lien fort avec la population et souhaite continuer cette aventure, en famille, avec ses enfants.

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 18:00

 

Combien vont-ils être, ces vacanciers de février qui viennent en Corse retrouver le village? Certainement moins que l'an dernier, juste avant que débute le premier confinement. Evidemment, ils seront toujours beaucoup moins nombreux que ceux de l'été. 

 

L'été, l'arrivée d'un grand nombre de vacanciers en juillet, et surtout début août, transforme totalement les villages. Les villageois s'adaptent à cet afflux, qui amène beaucoup de membres de leurs familles. Mais ils doivent s'adapter ensuite à leur reflux, fin août.

 

Que pensent les habitants permanents de ces vacanciers et surtout de ceux qui sont nés en Corse et vivent sur le continent?

 

Un reportage, diffusé à la télévision le 2 septembre 1978 (il y a 43 ans !), donnait la parole aux Socciais de l'époque.

 

Malheureusement, après avoir été publié sur ce blog pendant 12 heures, il a été supprimé et il n'est plus possible de le réutiliser.

 

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 17:03

 

Toutes nos condoléances.

 

Le Stratège est parti
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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 18:00

 

 

L'avis de décès d'Yves Lutet
 
La levée du corps aura lieu le même jour à 13h30 au funérarium de St Maur les Fossés. 
 
 
Les cendres seront ramenées à Orto à une date ultérieure. 
 
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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 19:03

 

Il est difficile de se rendre compte du travail de restauration accompli par Yves LUTET sur le tableau de l'église d'Orto (voir article précédent) car il faudrait avoir un image de l'état précédant la restauration.

 

Mais on peut avoir une idée avec une peinture se trouvant à Marseille.

 

En octobre 2016, «Le Ravissement de Marie-Madeleine» peint en 1696 par Michel SERRE, classé Monument historique, a retrouvé sa place à l'église des Chartreux à Marseille. Cette œuvre picturale est la plus grande de toutes celles exposées dans les églises marseillaises (7 mètres sur 5). Et l'on peut comparer sa situation avant et après.

 

Avant et après (photo mairie 4-5 Marseille).

Avant et après (photo mairie 4-5 Marseille).

 

La différence est nette. Elle résulte de dix-huit mois de travail effectué par LUTET et TOTI dans leur atelier de Saint-Maur.

 

Ce fut, d'après la mairie des 4e et 5e arrondissements, "une opération délicate et de grande envergure (allègement des vernis, nettoyage et enlèvement des repeints, réintégration esthétique) effectuée sous le contrôle régulier d’un conseil scientifique".

 

Le couple Lutet-Toti (Facebook).

Le couple Lutet-Toti (Facebook).

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 15:30
Yves Lutet, artiste rénovateur

 

En dehors des fresques du couvent évoquées dans l'article précédent, Yves LUTET a restauré un tableau de l'église d'Orto: la "Vierge à l'enfant remettant le rosaire à sainte Dominique et à sainte Catherine de Sienne".

 

La scène principale de cette grande toile, accrochée en principe dans la chapelle latérale gauche de l'église, est encadrée par quinze petites scènes représentant les Mystères du Rosaire. Son auteur est le peintre Francesco CARLI, né à Lucques vers 1735 et mort en Corse en 1821.

 

Le tableau est classé monument historique depuis 1982.

 

Yves LUTET en avait parfaitement réussi la restauration comme le montre cette photo de Chantal SINTENAC PAOLI.

 

Yves Lutet, artiste rénovateur
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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 06:46
 
 
C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès soudain d'Yves LUTET le mari de Sophie TOTI, 
Nous garderons tous en memoire la rénovation du tableau de la vierge de notre eglise d'Orto qui leur avait été confiée et qu'ils avaient réalisé tous deux, avec succès. Le village de Poggiolo avait aussi eu le plaisir d'exposer ses tableaux dans la salle des fêtes.
Ce soir, nous sommes très tristes de son départ si prématuré.
Nous pensons très fort à Sophie, à ses enfants : Camille, Zoé, Bastien et Martin et leur présentons nos sincères condoléances.
 
(Texte publié par Bernadette PIETRI sur Facebook vendredi 22 janvier)

 

Le blog des Poggiolais ajoute également ses condoléances à toute la famille.

 

En pièce jointe, l'article paru dans "Corse-Matin" le 28 octobre 2015 et consacré à la restauration des fresques de la salle de réunion du couvent de Vico par Yves LUTET et son épouse.

 

Cliquer sur l'image pour lire plus facilement.

 

Décès d'un artiste
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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 08:00

 

CONDOLÉANCES.

 

 

Décès dans la famille POLI
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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