Pour ce mois de juin, le bulletin "Inseme" nous souhaite à tous de savourer chaque instant des libertés retrouvées.
Que contient ce numéro?
-Calendrier des célébrations religieuses p.2
-Billet spirituel de Joseph FINI: L'Eglise de Corse accueille Mgr François Bustillo p.3
-Rencontre avec François Couplan, (spécialiste des plante comestibles et médicinales) par Annie ABBAMONTE et Annie MAZIERS p.4/5
-Raymond Rifflard, un peintre bien de chez nous par Michel FRANCESCHETTI p.6/7
-Eugène de Mazenod par Jean-Pierre BONNAFOUX p.8/9
-Vico, 1re journée d’accès aux soins par Catherine SORO-VOGLIMACCI p.10/11
-Que se passe t-il à l’Atelier écriture de Vico? par Annie MAZIERS p.11
-Sorru è Sevi in cantu (un CD de chants en langue corse par des élèves des écoles d'Evisa et de Vico) par Emilienne CALLEGARI p.12
-La Team Capot Sud vous remercie (l'équipe corse participera au 4L Trophy 2022) par Mathieu Louis PASSONI et Camille BLESA p.12
-Le clocher de Vico fait peau neuve. Remplacement du beffroi. par Emilienne CALLEGARI p.14
-Calendrier (marché communal de Vico, gym douce, atelier d'écriture, exposition) p.15
-Solution du rallye surprise par Françoise ARRIGHI p.15
Pendant le mois de mai, de grands travaux ont rénové le clocher de l'église paroissiale de Vico.
D. CAMPINCHI en a fait le résumé avec l'article paru lundi 24 mai dans "Corse-Matin".
La première photo accompagnait son texte dans le journal. Les autres se trouvent sur le site de la mairie de Vico.
"L'entreprise spécialisée U Campanile, basée dans le Nebbiu, est intervenue dans le clocher de l'église paroissiale Santa Maria Assunta pour "soigner un malade" de plus d'une centaine d'années: le beffroi. Comme le souligne Natacha Cossa qui dirige la société U Campanile, la réparation était devenue une urgence. Raison pour laquelle la mairie a fait engager les travaux.
Le beffroi en chêne et de forme trapézoïdale possède certes une grande résistance à l'environnement humide mais il est livré aux vents, attaqué par les oiseaux, victime donc de la corrosion et, surtout, il porte trois cloches d'un poids conséquent. Santa Maria, 658 kg, Sant'Appianu et San Roccu, 454 kg chacune.
Le plancher au-dessus de la chambre des cloches et la dalle de béton située dessous étaient à refaire. Les battants ont été descendus; puis ce fut au tour des cloches et de la motorisation car le système est électrifié. L'éclairage intérieur du clocher a été remis aux normes. L'entreprise U Campanile s'est adjoint les services d'un spécialiste des métiers du bois, l'entreprise Pieri de Corte. La cloche qui, il y a un an, sonnait pour rendre hommage aux soignants de la Covid, héros du quotidien qui soutenaient les malades et leurs familles, peut reprendre du service pour le bonheur de tous."
Le mois de mai est dédié au Père ALBINI, qui rendit son âme à Dieu le 20 mai 1839 à Vico.
Plusieurs questions avaient été posées à propos de cette photo.
Le chanteur et les deux pêcheurs se trouvaient à Sagone, plus exactement sur le quai à côté de l'hôtel de la Marine. Au fond, on voit bien la plage qui longe la route vers Cargese.
Le chanteur placé au premier plan avait comme nom de scène Luc VICO. Il se produisait l'été dans les bals des villages des Deux Sorru, comme à l'époque Charles ROCCHI ou Jules NICOLI.
Quelle époque? Le pull à col roulé, le blouson sur l'épaule et le pantalon avec gros ceinturon sont typiques de la deuxième partie des années 1960 et de la décennie 1970. Regardez vos photos de famille de ce moment-là. Vous verrez la même tenue. Il semblerait que la date de la scène serait exactement 1970.
Quant au titre de la chanson interprétée par Luc VICO, vous n'en sommes pas certain mais il pourrait être "Pêcheur à Sagone", bien que le chanteur ne ressemble guère au raccommodeur de filet et au rameur qui sont au second plan. Il dit bien, par exemple, "moi qui suis pêcheur à Sagone" et "je jète mes filets".
Nous avons avec ce document l'exemple même des chansonnettes qui se voulaient typiques de la Corse et dont la vogue était en train de s'estomper alors que débutait le renouveau culturel du riacquistu.
Merci au groupe "Sagone c'est l'histoire d'un village qui, non juste l'histoire" qui a publié ce film sur Facebook.
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Toujours fidèle au poste, l'équipe de "Inseme' vient de faire paraître le numéro du mois de mai.
Vous y trouverez:
-"Inconnu, tu me manques", l'éditorial de Nicole FERRONI
-le calendrier des célébrations religieuses
-le décès d'André VERSINI
-le billet spirituel de Marie-Thérèse OTTAVIOLI sur le mois de Padre ALBINI
-un rallye-surprise proposé par Françoise ARRIGHI
-"On jardine à Jeanne d'Arc" par Marie-Hélène PFEIFFER
-un article de Jean-Martin TIDORI sur le bicentenaire de la mort de Napoléon
-un reportage de Pascale CHAUVEAU sur Livia LECA qui a choisi d'être bergère à Guagno
-son texte sur les retraités de Soccia
-Michel FRANCESCHETTI rappelle que,"il y a 100 ans, les Russes débarquaient en Corse".
-la dernière page est consacrée aux principaux événements prévus pour le mois de mai.
Le bulletin peut être lu en téléchargeant le fichier ci-dessous ou en se connectant au site INSEME-BULLETIN.
Ce titre est celui de l'excellent dossier de Pascale CHAUVEAU sur les retraités vivant toute l'année à Soccia que vient de publier "Settimana" (le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin") du 16 avril.
L'isolement peut faire peur mais les témoignages recueillis dans le village montrent les bons côtés de ce choix, loin du stress et de l'isolement ressentis dans les grandes villes.
A lire absolument.
"J’ai dû partir travailler à Paris, mais je considère que pendant 30 ans, j’étais juste de passage ailleurs.’’ Pour Madeleine, la question de revenir dans son village de Soccia à l’heure de la retraite ne s’est jamais posée. «Tous mes souvenirs sont ici, tout me parle». Profitant d’un rayon de soleil pour faire un tour de village avec sa fille, d’autres promeneuses leur emboîtent le pas. Madeleine fait une pause devant le mur d’une maison, sur lequel sont plantés une rangée de clous.
Elle se souvient que, jadis, il y avait un reposoir à cet endroit. Pour la procession du mois de mai, on accrochait aux clous des draps et des fleurs, au-dessus d’un autel avec des lampes, et le cortège s’arrêtait quelques minutes faire des prières. Plus loin, il suffira d’une odeur pour lui rappeler d’autres souvenirs.
Comme elle, Judith, 84 ans, est revenue après une carrière dans l’enseignement en région parisienne. « Je n’ai jamais regretté d’être partie, pour l’ouverture d’esprit que ça m’a apportée et toutes les belles rencontres que j’ai faites, mais j’avais ma terre chevillée au corps : pas la Corse, ni même Ajaccio, mais mon village ! Et ma maison fait partie de ma vie. Une partie a été construite par mon arrière-grand-père, l’autre par mon père que j’ai vu en train de casser les pierres et les charrier à dos d’âne. Et quand il avait besoin de petites pierres pour faire les jointures, c’est moi-même qui les lui ramassais. »
Au village il y a l’essentiel et peut-être même plus
Pourtant, Judith refuse de sombrer dans la nostalgie, même si elle glisse que l’eau courante dans les maisons, en apportant un confort bien agréable, a quand même remplacé les bavardages joyeux des séances de lavage du linge à la rivière. « Le village ne peut plus être celui qu’on a connu avant, et c’est normal. Beaucoup de gens de ma génération ont disparu, et ce n’est pas facile tous les jours car on est loin de tout, mais finalement, il y a l’essentiel et peut-être même plus ! ».
Les deux médecins du canton montent chaque semaine, les infirmiers tous les jours, mais aussi le kiné, la pédicure, la coiffeuse. Sans compter l’ADMR qui offre ses services pour le ménage, le repassage, les courses et même le jardinage.
Autant de prestations à domicile et sur mesure qui assurent le bien-vieillir au village. « Ce qui marche le moins bien, c’est le service public ! », fulmine Judith, « malgré toutes les promesses faites par les politiques pour soutenir la ruralité. » Concrètement, elle cite en vrac les deux mois d’attente pour que sa ligne fixe en panne soit réparée, l’absence de moyens de transport pour se rendre en ville, l’impossibilité de faire des retraits à La Poste sans demande préalable, ou de renouveler ses papiers périmés à la mairie. « Heureusement, il y a l’entraide villageoise qui pallie bien des problèmes. »
L’âme de la Corse
« Entraide et solidarité », des mots qui reviennent dans toutes les bouches. Et notamment dans celle de Ceccè. La retraite au village, c’était pour lui une évidence, mais aussi un engagement politique personnel.
« Pour construire quelque chose de cohérent et d’acceptable pour ce pays, le modèle de société qu’on pouvait créer ne pouvait se faire qu’à partir du village. L’âme de la Corse, je ne la trouve qu’ ici. Ce qui avait fait la Corse, ce n’était pas les villes, qui ont tendance à créer des inégalités, à coups de violences et d’écrasement des individus. Au village, on se connaît tous, ce qui n’empêche pas les antagonismes car on est tous différents. Ne faisons pas d’angélisme. Mais la notion d’entraide et de solidarité qui ressort a toujours été une obligation pour tenir le coup : la survie de la microsociété que représente le village est au-dessus de tout. La société agropastorale a disparu de façon foudroyante, mais la résistance des gens qui continuent à vivre au village me fascine ».
« Il y a toujours quelque chose à bricoler, quelque chose à faire au village »
Sanvito, 71 ans.
« J’aurais pu rester à l’étranger où j’ai fait carrière, et constitué un large cercle d’amis, mais c’est ici au village que j’ai la sensation d’être chez moi. Mais sans une maison confortable et une voiture, j’aurais peut-être hésité. »
Marie-Rose, 60 ans, jeune retraitée.
« La qualité de vie est supérieure, loin de la frénésie de la ville. En s’éloignant de toutes les tentations factices, tu te rends compte que ça ne te manque pas. Il y a toujours quelque chose à bricoler dans la maison, ou à faire pour son village, et c’est valorisant. »
Jean-Thomas, 95 ans, doyen du village.
« J’étais cordonnier à Ajaccio. Dans mon quartier, tout le monde se connaissait et se parlait, on prenait le café ensemble, on était tous des personnalités. Maintenant, les gens ont pris une mentalité parisienne et sont devenus orgueilleux. Quand je restais en bas, tous les membres de ma famille travaillaient, et je restais seul à m’embêter. Ici, c’est la liberté. »
Simone.
« Quand tu restes au village, ça oblige ceux de ta famille qui travaillent en bas à monter régulièrement pour te voir. Grâce à ça, le lien avec le village est maintenu. Mon frère avait fait une grave dépression en région parisienne. Son psy lui avait dit de trouver un endroit où il pourrait taper, casser, crier. Il est revenu au village et n’en est plus jamais reparti. C’est là qu’il se sentait apaisé. »
Pascale CHAUVEAU
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du 20 au 29 juillet:
Festival Sorru in musica.
La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.
Mardi 4 août:
bénédiction des maisons à Poggiolo.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch:
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alba
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.