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Barthélémy CANALE, connu de tous sous le nom familier de "Mimi", a été facteur très jeune. A quinze ans, il arpentait à pieds les sentiers et les routes de l'ensemble du canton. Il était connu de tous et il connaissait tout le monde bien avant de faire rouler sa camionnette-épicerie.
Cette photo, prise par Marie-Louise MARTINI et transmise par son fils Jacques-Antoine, montre Mimi, béret bien vissé sur le crâne, cherchant dans sa sacoche les lettres qu'il va remettre à des Poggiolais réunis sur la place de la maison MARTINI (la place n'était pas encore fermée par une barrière métallique).
Péripéties municipales: les habitués du Palais-Royal - Le blog des Poggiolais
Depuis 1875, année de son installation au Palais-Royal, le Conseil d'Etat a été appelé plusieurs fois à s'occuper des affaires municipales de Poggiolo. Certains articles de ce blog y ont fait ...
C'est prioritairement le critère de la population qui a été pris en compte pour procéder à l'opération, la règle étant que chaque canton doit comporter le même nombre d'habitants, soit environ 13 000 dans le département, avec une tolérance de plus ou moins 20 %. Mais la géographie compte également pour beaucoup dans cette nouvelle délimitation.
Les communes de Sorbollano, Quenza, Zoza, le département de la Corse-du-Sud, le député Camille de Rocca Serra, ainsi que Xavier Ceccaldi, ont choisi de déposer une requête devant le Conseil d'État. Elle a été étudiée hier.
Depuis ce nouveau redécoupage, les communes en question sont regroupées au sein du canton de Sevi-Sorru-Cinarca. Avant découpage, l'écart entre le canton de Zicavo, le moins peuplé (1 277 habitants), et le 6e d'Ajaccio, le plus peuplé (plus de 20 000) allait de 1 à 17,39. Avec la nouvelle carte, cet écart ne devrait plus être que de 1 à 3.
Comme c'est systématiquement le cas en pareille audience, le rapporteur du Conseil d'État, Aurélie Bretonneau, a rappelé les principes intangibles qui ont accompagné ces redécoupages : équilibre démographique, désenclavement et caractéristique géographique de la région. « Des massifs montagneux aux zones de garrigue et de plaine, il y a forcément des contrastes. Il faut que les équilibres démographiques et géographiques se rejoignent. »
C'est justement sur cette « disproportion » démographique que les requérants fondent officiellement leur mécontentement pour tenter de faire annuler les décrets. En effet, le canton le moins peuplé de la Corse-du-Sud est justement celui de Sevi-Sorru-Cinarca (33 communes pour 7 400 habitants) alors que le plus important en compte près de 16 000.
On est donc assez éloigné de la tolérance annoncée de plus ou mois 20 %.
Un chiffre non contesté par le rapporteur public, mais qui a fait du contexte géographique l'argument premier de sa conclusion : « La situation géographique n'offre de possibilité d'extension que vers le sud. Le découpage parfait est infaisable, et dans le cas présent, il a été précédé au découpage le moins imparfait. Il présente néanmoins une indéniable cohérence territoriale, et correspondant aux périmètres des communautés de communes. »
Il est évident que, pour le rapporteur public, cette exception géographique ne dénature pas la règle, et que le rejet de toutes les requêtes déposées hier s'impose. Ce qu'elle a conclu. Le Conseil d'État rendra son jugement dans les prochaines semaines.
Peu avant le début de la Première Guerre Mondiale, en mars 1914, la publication du premier (et unique) numéro de la revue «A Cispra» fut un événement très important pour l’histoire de la Corse du XXe siècle. Ce centenaire va être fêté samedi 18 octobre.
«A Cispra» (le vieux fusil) était une revue bilingue (français et corse) politique et culturelle créée par deux instituteurs originaires de notre micro-région : Xavier PAOLI, né à LETIA, et Jacques-Toussaint VERSINI, de MARIGNANA.
Elle est accessible sur le site de la BNF: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6564542c
Les sept premières pages, intitulées «Autonomie ou la Dégénérescence de l’Individualisme Corse», sont sous la signature de PAOLI et défendent l’idée autonomiste pour la Corse.
On trouve ensuite une proclamation qui fut souvent répétée :
« A Corsica un n’è mic’un dipartimentu francese : è una Nazione vinta ch’ha rinasce ! ».
C’est-à-dire :
« La Corse n'est pas un département français. C'est une nation qui a été conquise et qui renaîtra ».
C'est la première demande moderne d'autonomie pour la Corse.
Au sujet de l’orthographe, l’article «Notre orthographe» (pages 74 à 77) indique :
« entre deux formes également usitées, nous préférons celle qui s’éloigne le plus de l’italien ; nous préférons Côrzica et côrzu (prononciation de la province de Vico) à Corsica et corsu (formes purement italiennes). De même nous préférons pueta à poeta «.
(…)
« Il faut rompre le plus d’attaches possibles avec l’italien dont le prestige pèse sur notre patois au point de l’étouffer ».
Le déclenchement de la guerre mit fin à l’existence de « A CISPRA » mais cette revue avait donné le départ d’une véritable renaissance culturelle qui fut illustrée entre les deux guerres par plusieurs écrivains originaires de nos villages :
- Paul ARRIGHI, né à Renno, qui dirigeait "L'Annu Corsu",
- Petru ROCCA, né à Vico, qui créa "A Muvra",
- MAISTRALE, né à Marignana mais qui eut des liens très étroits avec Poggiolo.
Afin de commémorer la création de « A CISPRA », deux plaques vont être dévoilées sur chacune des maisons natales des deux fondateurs samedi 18 octobre
- à 11 h, à MARIGNANA pour Jacques-Toussaint VERSINI
- à 15 h, à LETIA, pour Xavier PAOLI
Ces cérémonies seront suivies dans les deux communes d’un apéritif offert dans les locaux des mairies.
Quand l'été va sur la fin, avant de laisser la place à l'automne avec ses feuilles de platanes qui tombent, chacun a le plaisir de recevoir des feuilles, mais en papier, par la Poste. Ce sont les feuilles d'impôt. Parmi elles, les avis de taxes foncières sont particulières cette année pour Poggiolo.
La particularité n'est pas l'augmentation de la somme à verser aux services fiscaux. La croissance est plus modérée que l'année précédente. La nouveauté est que la colonne "Intercommunalité" est désormais remplie pour la première fois.
Poggiolo n'avait pas adhéré à la communauté des communes des Deux-Sorru. Mais, avec la réforme des institutions locales, le Préfet a regroupé les 24 communes des Deux-Sorru, de Cinarca et du Cruzzini dans l'intercommunalité du Liamone.
Ces changements avaient été suivis par le Blog des Poggiolais, notamment avec les articles auxquels on peut se référer:
"Intercommunalité: Poggiolo n'est plus seul"
et
La première conséquence est donc financière avec un prélèvement nouveau. Mais nous ne doutons pas que les moyens ainsi donnés à l'intercommunalité vont profiter à tous les contribuables.
Au-dessus de nos têtes, les nombreux fils téléphoniques et électriques forment un maillage parfois dense comme l'embrouillamini montré dans l'article Les changements de la Stretta.
Cet exemple concerne les façades. Mais des poteaux sont également très chargés. Le record semble être atteint par le poteau qui est près de la cabine téléphonique, en bordure du terrain des Grimaldi.
Toutefois, sans être très chargé, un poteau peut être très dangereux.
Devant la mairie de Poggiolo, un poteau électrique menaçant de tomber, une équipe d'urgence a simplement mis une pancarte "Danger de mort". Depuis huit mois, l'EDF de Corse n'a rien fait malgré les appels du maire et des riverains. L'embrouillamini est peut-être administratif. C'est le progrès !
"La tête de Maure incarne la puissance et la force". Cette curieuse phrase sert de titre à l'éditorial du numéro de "Inseme" d'août.
Elle fait référence à des articles de journaux et des reportages de télévision selon lesquels de nombreux automobilistes font placer sur la plaque d'immatriculation de leur voiture l'un des numéros des deux départements de la Corse ainsi que le logo de la tête de Maure. Ce choix, autorisé par la réforme de 2009 sur les immatriculations, viendrait de la réputation qu'ont les Corses de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Des gens sans aucune attache insulaire utiliseraient un tel procédé.
Mais il est possible d'aller encore plus loin, comme pour cette voiture dont la plaque a été photographiée le 9 juillet dernier.
Au symbole corse, a été ajouté le nom du village. Même si la deuxième lettre est un "U" au lieu d'être un "I", on comprend bien qu'il s'agit de "U Pighjolu".
La présence de ce nom ne s'explique pas seulement par le désir de montrer "la puissance et la force" mais aussi de faire savoir d'où l'on vient, quelles sont les racines auxquelles on se réfère. Pour visualiser leurs origines, d'autres Poggiolais utilisent les autocollants créés l'an dernier par l'AACSIS, comme sur les deux véhicules photographiés le même jour.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.