En dehors des personnes privées comme Jean-Baptiste Ceccaldi ou Mathilde Bendler, la municipalité de Poggiolo a entrepris des travaux.
Voici quelque temps, elle a complètement rénové la clôture grillagée qui borde la stretta, de la maison des GRIMALDI à l'ancien domicile de M. MERCURY. Ce travail était nécessaire car le grillage rouillé précédent reposait sur des piquets tordus qui menaçaient de s'écrouler sur le chemin.
Le chantier de la maison de Mathilde ne se voit pas aussi bien que celui de Jean-Baptiste car il est à l'intérieur de Poggiolo. Il est impressionnant car il réduit l'espace dans un passage qui est déjà étroit.
Qui a dit que Poggiolo est un village endormi? Il connaît actuellement une certaine activité liée à des chantiers.
Le plus important est celui de Jean-Baptiste CECCALDI. L'an dernier, il avait complètement fait refaire l'intérieur de la maison familiale. Cette année, la façade a été crépie.
Mais le plus important se trouve en face de la "Casa Valerio": la construction d'une nouvelle habitation.
Elle est placée au-dessus de la route et on peut y accéder par quelques marches creusées dans le mur de bordure.
L'entrée principale est dans la stretta. C'est par là que sont livrés les matériaux pour la villa et sa piscine.
Une analyse de l’eau a été faite sous le pont de Guagno-les-Bains à la fin du mois de mai.
Les résultats révèlent malheureusement une eau de qualité moyenne pour la baignade. Ils seront visibles au panneau d’affichage de Guagno-les-Bains ainsi que sur le lieu de baignade.
Nous publierons les résultats de la prochaine analyse qui devrait intervenir dans le courant du mois de juin.
Communiqué de la mairie de Poggiolo-Guagno-les-Bains.
Un document ancien vient d'être ajouté à l'article précédent par Philippe PRINCE.
Cliquer sur les images permet de les agrandir.
Cette feuille non datée, mais très certainement de la fin du XIXe siècle, semble être un accord entre l'Etat et la commune de Murzu sur le partage de la forêt de Libbiu (Libio).
Le village recevrait 322 hectares 80 ares, l'Etat gardant 1200 hectares 80 ares.
Un plan montre bien ce partage.
La partie attribuée à la commune est coloriée en brun pâle. Pour bien la situer, attention à l'orientation de la carte: le nord, montré par une flèche, se trouve à droite de la feuille. Il faut lui faire opérer un quart de tour à gauche pour retrouver les points cardinaux dont on a l'habitude.
Les terrains étant alors intégrés à Murzu partent au nord du ruisseau de Riosecco, là où est désormais la limite officielle entre Pighjolu et Murzu. Ils suivent ensuite un arc de cercle depuis la Punta di Sirenese jusqu'à la Sposata.
Nos lecteurs auraient-ils d'autres documents sur ces accords de délimitations?
Voici juste 160 ans, le 1er juin 1865, une bataille rangée entre habitants de Poggiolo et de Rosazia fut évitée de justesse. La cause en était la propriété et l'exploitation de Libbiu.
La forêt de Libbiu avait autrefois un rôle économique important de par l'exploitation de ses arbres et de par l'élevage qui s'y pratiquait. Cette importance explique la poussée de fièvre qui, au XIXème siècle, opposa habitants de Poggiolo et de Rosazia.
Après la création des communes par la Révolution Française, il fallut parfois du temps pour appliquer ce principe dans toute la Corse.
Ce n'est qu'en1835qu'eut lieu la délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque et en partie encore utilisée par les cartes de l'IGN) mais la réclamation de Jean-Baptiste MARTINI entraîna un procès, premier épisode d'une opposition entre les deux villages sur l'attribution de ces terrains.
Enaoût 1863, le maire de Poggiolo Jean-Baptiste Etienne DEMARTINI (né en 1832 et décédé en 1897, maire de 1860 à 1867) se plaignit que les gens de Rosazia, mécontents du tracé intercommunal, aient, maire en tête, enclavé les terrains contestés derrière des clôtures qu'ils avaient édifiées.
Le 1er juin 1865, l'escalade prit une tournure plus grave carles habitants de Rosazia mirent le feu à des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu.
Voici ce qu'écrivit le maire de Poggiolo dans sa lettre au Préfet de Corsele 2 juin, lettre conservée aux Archives départementales d'Ajaccio:
"Je suis obligé pour le troisième fois de vous écrire pour vous faire connaître la conduite tenue par M. le Maire de Rosazia. Le 1er du courant il s'est rendu à la tête de ses habitants dans la montagne de Libio, propriété qui appartient de temps immémorial aux particuliers de Poggiolo, et a mis le feu aux cabanes et aux bergeries des bergers de Poggiolo bâties en pierre qui y existaient depuis plus de cent années. Les pauvres bergers ont vu consumer sous leurs yeux leurs abris et même le peu de mobilier qu'ils y avaient. Cet acte barbare a irrité les habitants de ma commune. Pour contenir leur indignation, j'ai été obligé à inviter la gendarmerie de Guagno à se rendre sur les lieux du dégât le deux du mois de juin où plus de cinquante hommes de ma commune s'étaient rendu pour demander raison à M. le Maire de Rosazia qui s'y trouvait avec ses habitants."
Extrait de la lettre du maire de Poggiolo. Cliquez pour l'agrandir.
L'affrontement physique n'eut pas lieu et l'affaire retourna entre les mains de la justice. Mais ce fut long:
Enmai 1867, le tribunal d'Ajaccio donna gain de cause aux Poggiolais qui se plaignaient d'avoir à payer des impôts à Rosazia. Par là, les juges reconnaissaient que ces terrains étaient sur la commune de Poggiolo.
La décision finale revint,en 1873, à la cour d'appel de Bastia qui fixa les limites de Libbiu entre les deux communes.
Il fallut attendredécembre 1881pour que le bornage fut réalisé.
Sur cette carte, les lignes jaunes représentent les limites actuelles, désormais non contestées, des communes. Sur les flancs du Ciarbellu (Cervellu), jusqu'au sommet, la forêt de Libbiu (Libio) est bien poggiolaise. Les conflits sont tout à fait apaisés.
Cet article reprend un texte publié le 26 septembre 2012.
Au soir de sa carrière, il arrive à un professeur de se demander s'il a fait œuvre utile, si ses élèves ont retenu quelque chose de ses années de cours, s'il a pu les former à affronter la vie.
Ces questions se posent particulièrement en ce début de XXIème siècle où les parents et les élèves ont pris une mentalité de simples consommateurs exigeant des résultats qui sont des dus. Le métier d'enseignant est de plus en plus déconsidéré, sans parler des rémunérations dont le montant fait des Français les plus mal payés de pratiquement toute l'Europe de l'Ouest.
La situation était tout à fait différente voici un siècle. Pour preuve, voyons, d'après un document conservé aux Archives départementales d'Ajaccio, ce qui s'est passé à Poggiolo il y a exactement cent ans.
Réuni le 17 mai 1925, le conseil municipal, présidé par Jean-François CECCALDI (qui fut maire de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959), décida, à l'unanimité des sept membres présents, de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."
D'après le tableau de conversion publié par l'INSEE, 150 francs de 1925 correspondent à 124,5 euros d'aujourd'hui, somme qui peut paraître faible mais qui était importante pour les finances de la commune.
Le certificat d'études était l'examen qui clôturait la scolarité obligatoire et les familles des villages y attachaient un grand prix.
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Le compte-rendu continue:
"Au moment où ce modeste fonctionnaire va être admis à la retraite, l'assemblée communale tient à lui témoigner sa vive reconnaissance en votant la gratification précitée qui sera prélevée sur les excédents de recette."
Le préfet trouva cette initiative fort bien venue. Le jacobinisme vivait son âge d'or et toutes les décisions municipales devaient alors être examinées par la préfecture avant d'être exécutées. La feuille comporte en bas à gauche l'approbation du préfet qui, le 30 juin 1925, fit inscrire ces 150 francs au budget poggiolais.
Une telle initiative peut paraître presque extravagante aujourd'hui mais il paraissait alors normal que la mairie (donc les parents) montre sa reconnaissance à l'instituteur qui avait permis aux jeunes Poggiolais d'être instruits (les mieux instruits du canton?).
Bernard PAOLI, merci encore !
Bernard Paoli et ses élèves de l'école de garçons de Poggiolo.
Quelques renseignements supplémentaires:
Bernard PAOLI naquit en 1872 à Poggiolo, se maria en 1895 à Soccia avec Madeleine OTTAVY et mourut à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) le 18 février 1940.
Un des enfants de l’instituteur, Martin PAOLI, a été maire de Poggiolo entre 1959 et 1968. Le fils de Martin, prénommé également Bernard, lui succéda de 1968 à 1989.
Comme pour d'autres sociétés ou administrations qui modifient leurs tarifs à cette date, le 1er mai marque le début d'une nouvelle période pour le SYVADEC, l'organisme de ramassage et valorisation des déchets de nos villages.
Il vient de publier le nouveau calendrier de ramassage des poubelles porte à porte, le précédent planning allant de novembre 2024 à avril 2025. Le tableau distribué aux habitants et publié sur internet était bien lisible, comme on peut le constater ci-dessous.
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Surprise! Dans le nouveau tableau, le code couleur a changé, et pas forcément en bien.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Si rien n'a changé pour les emballages, toujours en jaune, les autres catégories ont été modifiées.
Pour les biodéchets, qui étaient sur fond vert, ils sont inscrits dans un rectangle rouge sombre et peu lisibles.
Les ordures ménagères, dont les lettres blanches se détachaient bien sur un fond noir, sont maintenant rédigées en lettres noires sans grand contraste avec le fond gris.
Quant à l'inscription"Papiers", elle est maintenant sur un fond bleu beaucoup plus foncé qu'auparavant.
Quelle curieuse idée de changer les habitudes des bénéficiaires des services des déchets! Les résidents permanents, qui déposent régulièrement leurs poubelles, ont en grande majorité plus de 70 ans. A cet âge, il est toujours difficile de s'adapter à un changement, même à de nouvelles couleurs, sans parler de ceux qui ont des problèmes de vue.
Etait-il prioritaire de les déstabiliser? Une initiative inutile et même néfaste.
De nombreux propriétaires poggiolais ont reçu ou reçoivent en ce moment une lettre du syndicat d'énergie de la Corse-du-Sud leur demandant de signer et de retourner une convention de passage.
Cette démarche s'inscrit dans le projet d'enfouissement des câbles électriques de la commune.
Chaque convention indique pour chaque destinataire la teneur exacte des travaux qui sont prévus sur sa parcelle pour enterrer les fils. Ces documents sont d'ailleurs accompagnés du plan cadastral sur lequel sont dessinés la nature et l'emplacement de l'ensemble du chantier prévu dans le village.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Nous espérons que l'embrouillamini de fils fort peu esthétique dont souffre Poggiolo depuis trop longtemps sera rapidement terminé!
Au-dessus de nos têtes, les nombreux fils téléphoniques et électriques forment un maillage parfois dense comme l'embrouillamini montré dans l'article Les changements de la Stretta. Cet exemple...
Une des pires formes de pollution, et dont on parle peu, est la pollution esthétique. Se trouver dans un environnement moche, avec des murs décrépis, peinturlurés ou fissurés provoque un malai...
La mairie de Poggiolo-Guagno-les-Bains a publié mardi 18 mars le communiqué suivant:
Nous sommes heureux de vous annoncer que la décrue nous a permis d’installer hier une nouvelle pompe à Guagno-les-Bains.
Nous espérons que tout ira pour le mieux dorénavant, sachant que nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle crue qui, comme vous avez pu le constater, provoque toujours des désagréments!
Merci à tous pour vos messages de soutien et d’encouragement.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).