Un pas important vient d'être franchi dans l'enquête sur la disparition de la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Vous trouverez ci-dessous l'article publié jeudi 18 décembre sur le site de Corse-Matin.
Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : des pièces de la carlingue retrouvées à 2 500 mètres de profondeur
Les familles des victimes du crash qui a eu lieu le 11 septembre 1968, quelques minutes avant l'atterrissage de l'appareil à Nice, ont été convoquées par le juge d'instruction en charge des investigations qui les a informées des résultats des recherches sous-marines effectuées en octobre dernier. Il s'agit "d'une avancée majeure", estiment les avocats des parties civiles.
Une trentaine d'heures ont suffi à redonner espoir aux familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, tombée dans les eaux méditerranéennes le 11 septembre 1968.
À 2 300 mètres de profondeur, au large du cap d'Antibes, les militaires de la gendarmerie maritime de Méditerranée ont localisé l'épave de l'appareil disparu en mer il y a 57 ans. Les circonstances de ce drame font, aujourd'hui encore, l'objet d'investigations, menées par un juge d'instruction du tribunal judiciaire de Nice.
Damien Martinelli, procureur de Nice, précise ainsi dans un communiqué envoyé à la presse : "Du 11 au 13 octobre 2025, sur une zone prédéfinie de 8 km2, sur commission rogatoire confiée au groupement de gendarmerie maritime de Méditerranée, le commandement de la zone maritime Méditerranée a été requis pour procéder à ces recherches. Au terme d'une trentaine d'heures de plongée à 2 300 mètres de fond, cette opération a permis d'une part de détecter et identifier plusieurs débris de l'appareil, parmi lesquels possiblement des éléments de la queue et, d'autre part, d'identifier deux probables réacteurs".
Ces investigations interviennent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte du chef de soustraction de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité. Elles ont été "engagées sous la direction du magistrat instructeur comme cela avait été acté dans la suite de réunions de préparation associant la préfecture maritime en juin dernier", ajoute Damien Martinelli.
Des éléments de l'avion ont été identifiés
"La première mission, celle de la prise de photographies, s'est avérée particulièrement fructueuse. En effet, et à ce stade, de nombreuses pièces de la carlingue de l'avion ont été identifiées, de même, surtout, de la queue de l'avion et de ses réacteurs", réagissent les avocats de Mathieu et Louis Paoli, dont les parents ont péri ce 11 septembre 1968, et de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi.
Mais le chef du parquet niçois demeure mesuré : "Afin de confirmer et affiner ces premiers résultats, dans la perspective notamment de pouvoir procéder à une analyse visuelle plus précise et plus détaillée des pièces découvertes, une expertise va être sollicitée pour déterminer la faisabilité et les conditions d'une nouvelle campagne de prises de vues".
Du côté des parties civiles, on espère même remonter ces pièces à la surface, mais "reste à savoir si c'est techniquement possible, sans les détériorer", s'inquiètent les avocats. "Sous cloche ?", imagine Mathieu Paoli qui, pragmatique, souligne : "On a exploré le Titanic en haute mer, on doit pouvoir trouver une solution".
Un missile de l'armée française tiré par erreur à l'origine du crash ?
Pourtant ce mercredi 17 décembre, lorsqu'il a été convoqué devant le juge d'instruction il ne s'attendait pas à une telle nouvelle. "Pour nous, les recherches n'avaient même pas commencé", confie-t-il.
"C'est une avancée majeure dans un drame qui a coûté la vie, il y a 57 ans, à 95 personnes. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs familles, unies depuis tant d'années dans une fraternité de chagrin. Nous tenons à souligner le travail remarquable et exceptionnel effectué par les enquêteurs et les magistrats qui ont eu cette procédure en charge", saluent les trois avocats des parties civiles.
Pour rappel, l'hypothèse d'un missile, tiré sur la Caravelle par l'armée française, par erreur au cours d'un entraînement, demeure crédible pour les familles des victimes de ce crash qui rappellent, au passage, que certains éléments de l'enquête ont tout bonnement "disparu".
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La cérémonie du 11 novembre à Poggiolo s'est très bien déroulée.
Afin de pouvoir déposer la gerbe de fleurs, la porte de l'enclos métallique entourant le monument aux morts avait été ouverte et les abords désherbés.
La porte avait bien tourné sur ses gonds, comme il est normal.
Le maire l'avait d'ailleurs bien montré.
La situation n'était pas la même voici quelques mois.
Le gond du bas, rongé par la rouille, ne tenait plus rien et la porte ne pouvait être fermée qu'en la laissant reposer en oblique et non pas verticalement.
Bien heureusement, une bonne réparation a remis la grille en état.
Mais attention: une opération de ferronnerie de bien plus grande envergure va bientôt être révélée au village.
Soyez attentifs.
Photos de Marie-Pierre Maisetti et de Michel Franceschetti.
Le maire Jean-Laurent PINELLI a eu la bonne idée de constituer un groupe WhatsApp nommé "Poggiolo mairie incident" afin d'informer rapidement la population des coupures d'eau ou d'électricité ou de tout problème concernant l'ensemble du village de Poggiolo.
Un autre groupe spécifique à Guagno-les-Bains va lui aussi être rapidement formé.
Une difficulté, mineure mais qui s'ajoute à d'autres, est la diversité des boîtes aux lettres. Toutes les maisons ne sont pas équipées du modèle conforme à celui que recommande La Poste. Il existe à Poggiolo des formes très diverses. Il y a même deux boîtes qui sont des modèles anglais. Il en existe sous la forme d'une ouverture au sommet d'un pilier. Les images suivantes donnent une idée de cette inventivité.
Avez-vous des photos de boîtes aux lettres de Guagno-les-Bains?
Mardi 21 octobre, les facteurs du secteur de Sagone (dont Orto, Guagno, Poggiolo et Soccia font partie) ont fait une grève de plusieurs heures pour réclamer le paiement d'une prime promise ...
Mardi 21 octobre, les facteurs du secteur de Sagone (dont Orto, Guagno, Poggiolo et Soccia font partie) ont fait une grève de plusieurs heures pour réclamer le paiement d'une prime promise.
Corse-Matin en a publié une version courte. Voici une version plus explicative publiée sur le site Corse Net Infos.
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Sagone : après une grève surprise, les facteurs obtiennent gain de cause
Léana Serve le Mardi 21 Octobre 2025 à 12:14
En grève ce mardi matin, les douze facteurs du secteur de Sagone dénonçaient le non-versement d’une prime d’équipe promise depuis plusieurs semaines. Après plusieurs heures d’occupation du site, un accord a été trouvé avec leur direction : 80 % de l’acompte leur sera versé avant la fin du mois. Les tournées ont repris peu après midi.
Douze facteurs du secteur de Sagone étaient en grève ce mardi matin
Après une grève de quelques heures, un accord a été trouvé ce mardi en fin de matinée entre les facteurs du secteur de Sagone et leur direction. L’entreprise s’est engagée à leur verser 80 % de l’acompte sur la prime d’équipe avant la fin du mois. Les agents, qui dénonçaient le non-versement de cette prime attendue depuis plusieurs semaines, ont repris leur tournée peu après midi. « Ça a été efficace », résume Émilien, l’un des grévistes. La grève avait débuté tôt dans la matinée, et aucune tournée n’avait alors été assurée dans le secteur, puisque les facteurs des anciens bureaux de Vico, Cargèse, Calcatoggio, Soccia et Guagno, désormais regroupés sur le site de Sagone, avaient décidé de faire une opération « sac à terre », une grève inopinée avec occupation du site.
Les douze agents dénonçaient notamment le non-versement d’une prime d’équipe attendue depuis plusieurs semaines. « Pendant des années, on était sur des sites éclatés. Mais depuis septembre 2024, on est tous au départ de Sagone sur un grand centre qui rassemble tous les facteurs du secteur », expliquait Émilien. « C’est vrai qu’on est un peu mieux équipés, par contre, tout le monde est obligé de descendre sur Sagone pour commencer sa tournée. Ça rajoute des kilomètres en tournée, et des kilomètres avec son véhicule personnel aussi, surtout pour les facteurs les plus éloignés. »
Face à ce constat, « la direction nous a promis une prime d'équipe ». D’un montant total annuel de 650 euros, « elle se décompose en 223 euros tous les quatre mois ». Mais selon les facteurs, aucun versement n’a été effectué ce lundi, comme cela était prévu. « En début d’année, il y avait déjà eu des problèmes avec le paiement des heures supplémentaires de la période de Noël qui avait été décalé. Il n'y avait pas eu moyen d'avoir des acomptes, et ça avait mis les agents en difficulté, moi le premier, avec forcément un décalage pour payer notre loyer. Cette fois-ci, c’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. »
Plus largement, les agents évoquaient un ras-le-bol général, lié à un sentiment d’abandon de la part de leur hiérarchie. « Les sites ruraux de ce secteur sont mis de côté, alors qu’on a le même directeur que sur le site d’Afa-Baleone », déplore Émilien. « Là-bas, les facteurs ont toujours été traités à part, et ils obtiennent parfois des avantages ou des conditions intéressantes au niveau de leur salaire. Par exemple, un facteur qui travaille sur le site d’Afa-Baleone a presque une fois et demie ou deux fois le salaire d'un facteur d'ici, et c’est quelque chose qui dure depuis des années. »
Ce mardi matin, les facteurs avaient donc décidé de ne pas prendre leur service, et d’occuper le site de Sagone. « On ne fait jamais grève, on n’entend jamais parler de nous parce qu’on se dit que ça va pénaliser nos clients, mais hier, personne n’a eu la prime d’équipe, on passe encore pour les dindons de la farce, et on se dit que c’est enfin l'occasion de réclamer ce qui nous est dû et de réclamer une résolution rapide », estimait l’un des facteurs. Concrètement, les agents demandaient « un versement de l’acompte avant la fin du mois ». « On nous dit que ce sera versé sur le salaire du 20 novembre, mais ce n’est pas possible ! Il y a des gens qui comptent peut-être sur cet argent, qui ont des frais immédiats ce mois-ci, alors on demande une résolution avant la fin du mois. »
En milieu de matinée, aucune avancée concrète n’avait été enregistrée. Les agents avaient pu échanger avec leur directeur, mais uniquement par téléphone. « On a un directeur distant aussi bien géographiquement que humainement. Pour l'instant ça ne se passe que par téléphone, il y aurait a priori moyen de négocier 80 % de l’acompte, mais c'est une incertitude. C'est un fonctionnement global, c'est ce manque de considération qui touche les agents, au-delà de l'argent lui-même. » Après plusieurs heures de mobilisation, les agents ont obtenu un engagement de leur direction, et ont pu débuter leur tournée peu après midi.
Il y a quatre-vingts ans, les Poggiolais pouvaient se réjouir car l'un des leurs devenait conseiller général:
Le 23 septembre 1945, Martin PAOLI fut éluconseiller général du canton de Soccia (qui comprenait alors Guagno, Orto, Poggiolo et Soccia).
Membre du parti socialiste SFIO, il succédait au docteur François ANTONINI, élu en 1933 sous l'étiquette "républicain de gauche", ce qui voulait alors dire "centre-droit".
Fils de Bernard PAOLI et de son épouse Madeleine OTTAVY, Martin naquit le1er février 1903à Poggiolo. Son père était un instituteur de valeur (voir l'article"Le bonheur d'enseigner").
Martin suivit son chemin dans l'enseignement. D'ailleurs, il obtint la légion d'honneur par décret du 9 juillet 1949, notamment car "il se dépense avec ardeur, tact et conviction en faveur de l'école laïque et des œuvres scolaires", ainsi que l'écrivit dans son dossier Maurice PAPON, le préfet de Corse de l'époque.
Martin PAOLI devint vice-président du conseil général de la Corse (qui ne formait alors qu'un seul département) présidé par le radical Paul GIACOBBI.
Le 19 mars 1959, il succéda à la tête de la mairie de Poggiolo à Jean-François CECCALDI qui assumait cette fonction depuis 1919. La mairie, alors installée au rez-de-chaussée de la maison de l'ancien maire, fut transférée dans une maison appartenant à Martin PAOLI, juste à côté de la chapelle St Roch.
Ses nombreuses activités le retenant souvent à Ajaccio, Martin était représenté au village par son premier adjoint Laurent Antoine PINELLI, dit Antunarellu.
Martin Paoli à droite avec Antunarellu à gauche.
Il décéda le 1er juin 1968. Depuis, aucun Poggiolais n'a été conseiller général ou départemental.
Au soir de sa carrière, il arrive à un professeur de se demander s'il a fait œuvre utile, si ses élèves ont retenu quelque chose de ses années de cours, s'il a pu les former à affronter la v...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).