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7 août 2023 1 07 /08 /août /2023 18:00

 

Le mois d'août qui débute va être chargé en activités variées à Orto.

 

Les cérémonies religieuses traditionnelles vont côtoyer les animations de l'ACO (Associu Crena Ortu). Il y en aura pour tous les goûts.

 

Bals et processions à Orto

 

8 Août:

à 11h: messe de la Saint Dominique

Paella avec animation musicale (ACO)

14 août:

à 22 heures, procession

15 août:

à 11 h, messe de l'Assomption.

17 août:

bénédiction des maisons

18 août: 

fête des enfants (ACO)

23 août:

concours de boules (ACO)

29 août:

matin, procession de Sant' Eliseu

soir, bal (ACO)

 

L’Evêque de Corse sera présent cette année à San Liseu le 29 août. Les personnes ayant des difficultés à se déplacer auront la possibilité de s' y rendre en hélicoptère au départ d'Orto.

Réservation dès à présent auprès de

Nicolas Rutily au 06 10 26 93 50

Pascale Schaeckis au 06 83 16 87 94

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28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 18:00

 

Depuis la fondation du Couvent Saint François d’Assise à VICO par les Franciscains en 1481, la fête de Notre Dame des Anges a toujours été célébrée, d’abord par les Franciscains (jusqu’à la Révolution Française) et ensuite à partir de 1835 par les Oblats de Marie Immaculée (sauf entre 1905 et 1935). C’est A PRIZIUNCULA qui a lieu chaque 2 août.

 

   La Portioncule (Porziuncola en italien) est la chapelle qui a été reconstruite par saint François d’Assise en 1209,  après avoir reçu l'injonction "Va et répare mon église". C'est là qu'il a fondé son ordre des Frères mineurs, où se sont réunis les premiers chapitres généraux franciscains et où il est mort.

 

Fête di a Priziuncula les 1er et 2 août à Vico
Fête di a Priziuncula les 1er et 2 août à Vico
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9 juillet 2023 7 09 /07 /juillet /2023 18:00

 

 

La Corse a un cardinal

 

 Durant l'Angélus de ce dimanche 9 juillet, au Vatican, le pape François a procédé à la désignation de 21 nouveaux cardinaux. Parmi eux, Mgr François-Xavier BUSTILLO, 54 ans, qui a confirmé l'information à Corse-Matin, en précisant qu'il ne dispose, à ce jour, d'aucune précision quant à sa nouvelle affectation.

 

L'événement revêt un caractère historique, d'autant que c'est la première fois qu'un évêque de Corse est créé cardinal pendant son épiscopat dans l'île. D'autres évêques insulaires étaient toutefois devenus des cardinaux après avoir officié à la tête du diocèse d'Ajaccio. Ils ont été cinq, notamment, durant le XIXe siècle : Joseph Fesch, Michel Viale-Prelat, Tommaso Zigliara, Domenico Savelli et Lucien-Louis Bonaparte.

 

L'élévation de Monseigneur Bustillo à la pourpre cardinalice n'est pas sans rappeler non plus le mois de février 2015. Il y a 8 ans, en effet, le pape François créait Cardinal Monseigneur Dominique Mamberti. Enfant de Vico, ordonné prêtre à Ajaccio en 1981, ce dernier n'y avait cependant jamais été évêque. Il était déjà en fonction au Vatican quand il devint cardinal.

 

Paule SANTONI, 9 juillet 2023, site Corse-Matin

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6 juillet 2023 4 06 /07 /juillet /2023 18:00
Réponse à la devinette du mois: la statue de la controverse

Sauf pour les touristes qui la voient pour la première fois, la statue de Mgr CASANELLI d'ISTRIA dressée sur la place de Vico, ne fait guère réagir, tant elle fait partie du décor.

 

Pourtant, son inauguration, en 1887, fut au centre d'une grande polémique.

 

Le récit en a été fait par Paul SILVANI dans un article paru dans La Corse-Hebdo du 26 novembre 2010. Il fut repris par le bulletin INSEME qui, dans son numéro de février 2011, lui consacra trois pages. Elles peuvent être lues sur le site de INSEME mais nous vous proposons ici la plus grande partie de ce texte.

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Réponse à la devinette du mois: la statue de la controverse

 

Le 23 novembre 1887, à 19 h, « la charmante petite ville de Vico offre un coup d’œil des plus pittoresques », raconte Le Journal de la Corse, qui explique que la famille CASANELLI arrive d’Ajaccio, précisant que les cloches sonnent à toute volée, « prélude de la fête », et qu’en même temps, « de nombreux coups de boîte sont tirés sur la place publique ». Qu’étaient ces coups de boîte ? Des explosions sans danger provenant de petits mortiers.

Il y avait déjà foule, tant il est vrai que les voitures de louage, tirées par des chevaux qui n’en pouvaient déjà plus, mais étaient arrivées de tous les points de l’île. Du col de Saint-Antoine, la foule dense contemplait le spectacle : « les feux nombreux qui avaient été allumés aux fenêtres des maisons scintillaient dans la nuit, comme autant de vers luisants, et Vico, profondément enfoncée au pied de la Cuma, ressemblait vue de haut à un coin de firmament constellé d’étoiles ».

Une grande animation a régné toute la nuit dans les rues de la ville, entretenues pour la circonstance sans un état de propreté parfait, « ce dont nous félicitons le Comité, et cela avec d’autant plus d’empressement que c’est le seul compliment que nous puissions lui adresser », était-il perfidement ajouté.

 

 

LA FUGUE DE L'ÉVÊQUE

 

Pour le reste, on en était en effet au blâme. Qu’en en juge : l’évêque Paul-Mathieu de la FOATA, qui avait succédé en 1877 à Mgr François-Xavier de GAFFORY, s’était donc rendu à Vico ce même samedi soir pour présider la cérémonie du lendemain, c’est-à-dire l’inauguration de la statue de Mgr Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI d’ISTRIA, l’un des grands prélats insulaires et prestigieux enfant du pays. (…)

 

Buste de Paul-Matthieu de la FOATA dans son village natal d'Azilone.

Buste de Paul-Matthieu de la FOATA dans son village natal d'Azilone.

 

Voici l’évêque arrivé à Vico. Mais le maire CACCAVELLI, président du Comité de souscription, n’est pas là pour le recevoir et le conduire jusqu’au couvent Saint-François où il va passer la nuit. Il en conçoit de l’humeur et il quitte Vico sans attendre, regagnant Ajaccio par la route d’Arbori. Le lendemain matin, il est évidemment absent de la messe et l’inauguration de la statue se fait sans lui.

« Les uns disent que c’est parce que Mgr de la FOATA a été froissé du manque de déférence qu’on a eu à son égard : ni le maire, ni une délégation du comité n’étaient allés lui présenter leurs hommages », écrit le journal. « Si c’est là la raison qui a été la cause de la fugue de l’évêque, il faut reconnaître qu’elle est puérile et qu’il a obéi à un excès de susceptibilité. D’ailleurs, en acceptant de présider la statue d’un de ses prédécesseurs, il ne devait avoir qu’un objectif, s’associer à une manifestation de pieuse vénération à l’égard de l’évêque CASANELLI sans se préoccuper de sa personne. Il était venu à Vico pour rendre les honneurs et non pour en recevoir ».

« Si donc Mgr de la FOATA a quitté Vico parce que le comité n’est pas allé en corps lui baiser l’anneau, il n’a pas bien fait de partir. Au contraire, il a très mal fait de ne pas rester. Mais », conclut le quotidien ajaccien, « nous sommes en mesure de pouvoir affirmer que tel n’a pas été le motif du départ ».

Pour le rédacteur, la rumeur n’était qu’un prétexte. Car on avait soufflé à l’oreille du crédule évêque que les républicains de Vico allaient le siffler, parce qu’il n’avait pas favorisé l’œuvre de la statue. Dans ce cas, s’est-il dit, les bonapartistes vont vouloir me défendre. Un conflit sanglant est inévitable : « le mieux est de déguerpir et l’évêque a fait baluchon ». Il est vrai que l’on était entré dans la période de la séparation de l’Église et de l’État… Conclusion de l’organe républicain qui soutenait Emmanuel ARÈNE, lequel n'avait pas pu venir : « si peu sérieuses que soient les raisons de la détermination regrettable prise par Mgr de la FOATA, elles ne doivent étonner personne quand on saura que précisément l’évêque cherchait un prétexte quelconque pour ne pas assister à la cérémonie. Il était en effet honteux de n’avoir pas souscrit, d’avoir empêché le clergé de souscrire. Il craignait la colère du Conservateur dont il désapprouvait ainsi les attaques fielleuses dirigées contre le monument CASANELLI. » (…)

« Quoi qu’il en soit, en se dérobant aussi grossièrement à l’accomplissement de son devoir (mais pourquoi avait-il accepté la présidence de l’inauguration ?), l’évêque d’Ajaccio n’a pas seulement fait injure au comité de Vico, mais à toute la population qui se trouvait dans cette commune le 24 octobre. Le public appréciera ». Les journaux d’Ajaccio ne se sont pas gênés pour dire leur appréciation : « Un scandale, une inauguration laïque » pour Le Conservateur, « l’évêque a très bien fait de partir » pour Le Réveil.

 

 

Réponse à la devinette du mois: la statue de la controverse

 

UN BANQUET SIGNÉ GUIDON

 

Quoi qu’il en ait été, les cérémonies s’étaient déroulées sans autre incident ce dimanche pluvieux. Tout le monde s’était groupé autour de la statue, due au ciseau de Vital DUBRAY, à qui on devait déjà celles du cardinal FESCH, du général ABBATUCCI et les stèles du monument consacré à Napoléon Ier. Mgr CASANELLI est représenté debout, levant la main pour bénir ses ouailles. « Il y a l’élan du prêtre et la tendresse du père pour bénir ses enfants, le sourire aiguisé mais doux, c’est la malice d’un esprit pétillant nourri à Rome de la science sacrée, élevé dans les traditions de cette diplomatie de la cour pontificale, la première pour la finesse, écrit Le Journal de la Corse. On sent, on devine que le saint homme vient de marcher et qu’il s’est arrêté, pour bénir, avant de reprendre sa marche ».

A neuf heures, avait été dite la messe solennelle, rehaussée par la présence de la musique municipale d’Ajaccio. Ensuite, le président du comité, M. CACCAVELLI, lève le voile qui recouvrait la statue et prononce son discours. Puis le foule entend le chanoine SALICETI, l’abbé NIVAGGIOLI, curé de Cannelle, S. VILLANOVA, directeur du Petit Ajaccien, et CRISTINACCE, ancien juge de paix. A 13, heures, un banquet en plein air préparé par Elie GUIDON, l’inventeur de la terrine de merle, est servi au couvent. Au dessert, autres discours : l’abbé CASANELLI, le prince de BEAUFFRÉMONT, président d’honneur du comité, l’abbé FILIPPINI, curé de Letia, auteur d’une poésie en langue italienne, Ange MURACCIOLI, rentier, MAGLIOLO, architecte, et PAOLI, instituteur à Vico.

Pour terminer les agapes, on gonfle (à l’esprit de vin !) le ballon-montgolfière qui va s’envoler de la place, mais il s’embrase et le feu se communique aux mèches des verres destinés à l’illumination du soir : « En un instant, un serpent de feu ondule le long des cordes et des corniches, donnant ainsi le spectacle assez rare d’une illumination en plein jour ».

Sur son piédestal, l’évêque CASANELLI d’ISTRIA demeure impassible. Il l’est resté.

 

Carte postale des années 1970.

Carte postale des années 1970.

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2 juillet 2023 7 02 /07 /juillet /2023 18:00
Rendez-vous sous le tilleul

Vous êtes attendus mardi 4 juillet sous le tilleul du couvent de Vico.

 

Comme l'été dernier, ce moment de convivialité et d'échanges, offert par les oblats du couvent, est proposé tout l'été le mardi à partir de 20 heures.

 

Images de l'été 2022.
Images de l'été 2022.

Images de l'été 2022.

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29 juin 2023 4 29 /06 /juin /2023 18:00

 

Il serait trop long de décrire tout l’immense travail accompli par Mgr CASANELLI d’ISTRIA dans le diocèse de Corse. Cet article le résumera rapidement. Les détails peuvent être trouvés dans l'étude publiée dans "Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain PIAZZOLA) sous la signature de François-Aimé ARRIGHI, ainsi que dans « Le diocèse d’Ajaccio » par François J. CASTA (éditions Beauchesne, 1974).


 

 

Mgr Casanelli en 1860.

Mgr Casanelli en 1860.

 

Une Église remise en état

Il fallait réorganiser l’Église de Corse qui avait un très grand nombre de prêtres, 1123 en 1821, parfois sans affectation et souvent très peu formés. Dès son arrivée à l'évêché d'Ajaccio fin 1833, Mgr CASANELLI suspendit les ordinations pour l’année 1834 et fit appel à l'Aixois Eugène de MAZENOD qui avait fondé en Provence les OMI (Oblats de Marie Immaculée). Il en avait fait la connaissance grâce au cardinal d'ISOARD, lui aussi originaire d'Aix-en-Provence. 

 

Eugène de Mazenod.

Eugène de Mazenod.

 

Celui qui allait bientôt devenir évêque de Marseille lui envoya le Père Hippolyte GUIBERT, supérieur de la communauté de Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes) et futur archevêque de Paris, qui devint vicaire général, fonda le grand, puis le petit, séminaire et insista sur la formation du clergé. Il quitta la Corse en 1841.

 

Mgr CASANELLI acheta l’ancien couvent de Vico en 1836 et l’offrit aux oblats d’où ils purent rayonner sur l’île.

 

Mgr CASANELLI imposa le port de la soutane, inconnue jusqu’alors en Corse. La carte des paroisses fut revue et des églises construites : 47 entre 1840 et 1870, dont l’église de Vico. Un bas-relief en bronze placé sur la base de la statue de Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI à Vico, du côté du restaurant « A Piazza », représente d'ailleurs une bénédiction d’église.

 

 

Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 2/2: une œuvre immense

 

L’importance de l’éducation

L’instruction fut une de ses priorités de l’évêque. Il fit ouvrir de nombreuses écoles tenues par des instituts religieux. Ainsi, fut créé l’Institut Ste Marie de Vico qui devint l’école Jeanne d’Arc en 1907 et est devenue une maison de retraite. Les Frères des Écoles chrétiennes ouvrirent une école de garçons à Vico.

 

 

L’œuvre morale

La grande œuvre de Mgr CASANELLI d’ISTRIA fut la rénovation morale des mœurs. Il fut grandement aidé par le charisme du Père ALBINI, oblat lui aussi envoyé par Mgr de MAZENOD. Les prêtres expliquèrent aux couples concernés en quoi le concubinage était un désordre moral. En deux ans, 2.000 unions furent légitimées à l’église.

 

Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 2/2: une œuvre immense

 

Contre la vendetta

La lutte contre le banditisme et la vendetta fut acharnée. Santu ne voulait plus de ces « ruisseaux de sang humain » provoqués par les homicides qui étaient d’environ 200 par an, avec une pointe de 833 en 1849 et 1850. Il n’hésitait pas à se rendre lui-même sur place, comme à Moca où le curé avait été assassiné en pleine messe. Il obtint des succès marqués par de véritables traités de paix entre les familles qui se déchiraient.

Sur la base de la statue de Vico, côté du magasin Casalta, un second bas-relief représente l’évêque s’adressant aux familles MASSONI et PICCINI de Marignana dont la vendetta aurait fait une soixantaine de morts. Elle prit fin à la suite de cette intervention.

 

Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 2/2: une œuvre immense

 

Une forte personnalité

Le problème de Mgr CASANELLI était son indépendance d’esprit qui lui faisait prendre des positions tranchées, ce qui était maladroit avec les personnalités politiques.

 

Alors qu’il était en bons termes avec la famille BONAPARTE, connue lors de son séjour à Rome, les relations se dégradèrent sous le règne de Napoléon III. L’évêque, si opposé aux unions illégitimes, refusa d’appuyer la demande d’annulation du mariage d’un cousin de l’empereur. Il fit même campagne contre le candidat officiel du gouvernement lors de l’élection cantonale de Soccia en 1858. Voir le détail dans l’article « Battue de prêtres » dans le canton de Soccia.

 

Enfant de Vico, Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI d’ISTRIA décéda au couvent de Vico, après une brève maladie due à un refroidissement, le 12 octobre 1869.

 

 

Ainsi s’acheva la vie d’une grande figure de l’Église de Corse.

Chambre mortuaire de Mgr Casanelli au couvent de Vico.

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28 juin 2023 3 28 /06 /juin /2023 06:58
Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 1/2: l’ascension d’un enfant des Deux Sorru

 

Le 28 juin 1833, voici cent quatre-vingt-dix ans, est une date importante pour les Deux Sorru: le jour de la nomination comme évêque d'Ajaccio de Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI d'ISTRIA, enfant de Vico.

 

Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 1/2: l’ascension d’un enfant des Deux Sorru

 

"Legus episcopique vicus" (Vico le pays de la loi et de l'évêque), cette devise de la commune de Vico rappelle ses liens avec la fonction épiscopale en tant que résidence des évêques de Sagone et aussi en tant que berceau de cinq évêques dont CASANELLI d’ISTRIA.

 

Né à Chigliani le 24 octobre 1794, fils de Rosa MATTEI et de Giordano CASANELLI, négociant et président du tribunal du district de Vico, Monseigneur CASANELLI fut sans aucun doute l'évêque qui marqua le plus l'histoire du diocèse d'Ajaccio. D'abord par la durée de son épiscopat : 36 ans (1833-1869), mais surtout par l'œuvre accomplie tant sur le plan spirituel et moral que matériel pour réformer l'Église et la société corses.

 

Nous ne présenterons ici, en deux articles, qu'un résumé de la vie de Mgr CASANELLI. Pour des renseignements supplémentaires, il est recommandé de se reporter à l'excellente étude rédigée par François-Aimé ARRIGHI publiée dans "Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain PIAZZOLA), toujours disponible en librairie et sur internet. Notre texte s'inspire en grande partie de lui.

 

Il y a 190 ans, un Vicolais devenait évêque de Corse. 1/2: l’ascension d’un enfant des Deux Sorru

 

Le jeune Santu commença ses études au couvent de Vico où, malgré la nationalisation des biens d'Église, des franciscains étaient restés. Sa première éducation fut dirigée par le Père SIMONI.

Ses études secondaires eurent lieu à Renno auprès de l'archiprêtre SUSINI.

En 1814, il passa à Orto pour étudier la théologie chez le curé MASSIMI.

Ordonné prêtre en 1817, il devint professeur de littérature à Vico puis vicaire de la paroisse Saint Roch d'Ajaccio.

 

De Rome à Ajaccio

 

En 1821, il obtint l'autorisation d'approfondir ses études à Rome.

Il y rencontra le cardinal Joachim-Jean-Xavier d'ISOARD (né en 1766 à Aix-en-Provence et mort en 1839 à Paris) qui, nommé archevêque d'Auch en 1828, le prit comme secrétaire puis comme vicaire général. Ayant obtenu, grâce à la qualité de ses services lors des conclaves de 1829 et 1831, le titre nobiliaire d'ISTRIA qui fut désormais attaché à son nom de naissance, il devint à 39 ans évêque d'Ajaccio.

 

Le cardinal d'Isoard.

Le cardinal d'Isoard.

Sa nomination ne fut pas évidente. Auprès du roi Louis-Philippe, les clans SEBASTIANI et POZZO DI BORGO avaient chacun son candidat. Ils finirent par se neutraliser et le nonce apostolique put placer le sien, celui qui était bien connu de Rome.

 

Le nouvel évêque de Corse.

Le nouvel évêque de Corse.

 

Consacré le 8 décembre 1833, Mgr CASANELLI arriva à Ajaccio le 23 mars 1834.

 

Dès le 22 juin, il se rendit à Vico. Ce jour-là, venu par bateau, il débarqua à Sagone où l’attendaient plus de deux cents cavaliers qui escortèrent l’évêque monté sur un cheval blanc. A Vico, où était venue la population des villages environnants, « La ville était toute enguirlandée de fleurs ; des oriflammes aux couleurs voyantes se balançaient aux fenêtres entourées de feuillage ; de nombreux arcs de triomphe se dressaient dans les rues. Le soir, sur la place de l’ancien palais épiscopal, ce fut un gigantesque feu de joie ».

 

A suivre.

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20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 18:00

 

La Révolution Française s’empara de toutes les propriétés ecclésiastiques le 2 novembre 1789. Elles furent vendues, parfois tardivement, comme à Poggiolo où il fallut attendre 1803. Les prêtres ayant accepté la Constitution Civile du Clergé et un serment de fidélité étaient payés par l’Etat jusqu’au 18 septembre 1794 où la Convention supprima tout traitement.

 

Sans revenu, comment les prêtres pouvaient-ils vivre ? Cette question, ainsi que celles de l’organisation de l’Eglise et des relations avec la papauté, ne fut résolue que par la signature du Concordat par le Premier Consul Napoléon BONAPARTE et le pape PIE VII le 26 messidor an IX (15 juillet 1801). Les prêtres furent désormais rémunérés par l’Etat (et ainsi pendant un siècle, jusqu’à la loi de Séparation de 1905).

 

Gravure glorifiant la signature du Concordat.

Gravure glorifiant la signature du Concordat.

 

Les Articles Organiques publiés par le gouvernement consulaire le 18 germinal an X (8 avril 1802) précisèrent l’application du Concordat.

L'article LXI fixait le montant du traitement reçu par les curés.

Cette somme pouvait être éventuellement complétée par les communes, d’après l’article LXVII.

L’article LXXII prévoyait un logement fourni par la commune.

 

Mais ces possibilités ne pouvaient pas s’appliquer à Poggiolo. Le conseil municipal s’en plaignit et proposa une solution originale dans une lettre reçue par le sous-préfet de Vico le 10 ventose an XI (1er mars 1803), voici deux cent vingt ans. La date est importante: on était alors à neuf jours de la première vente des terres confisquées à la paroisse de Saint Siméon. Ces terrains avaient été divisés en lots et la mise aux enchères annoncée par affiche préfectorale.

 

L'affichage avait déclenché la réaction des élus poggiolais qui se réunirent solennellement dans la salle de réunion du conseil municipal et rédigèrent une lettre officielle au «Prefetto Generale del Departimento di Liamone» (Préfet Général du Département du Liamone).

 

Sous l’en-tête «Liberta Eguaglianza» (Liberté, Egalité), le texte, écrit en italien, avec un style qui se veut juridique, est signé par :

 

Anton Martino DESANTI

Domenico Felice PINELLI

Anton Francesco PINELLI

Natale PINELLI

Polo FRANCESCHETTI

Martino PAULI

Giuseppe LORENZETTI

Giacomo CAMILLI, conseillers

DEMARTINI, adjoint

FRANCESCHETTI, maire

 

Le prénom de l’adjoint était Giuseppe. Celui du maire était Domenico Felice.

 

La lettre du conseil municipal de Poggiolo.
La lettre du conseil municipal de Poggiolo.

La lettre du conseil municipal de Poggiolo.

 

Le conseil municipal poggiolais faisait remarquer que les anciens biens paroissiaux «sono stati stimati senza aver lasciato cio’che permette la legge al ministro di culto. Cioé l’orto e la casa» (ont été estimés sans avoir laissé ce que permet la loi au ministre du culte. C’est-à-dire le jardin potager et la maison). En effet, l’article LXXII des Articles Organiques mentionne bien qu’il faut rendre aux curés «Les presbytères et les jardins attenants, non aliénés». Or, ces terres avaient été confisquées mais non encore vendues. Le curé de Poggiolo aurait pu bénéficier de cette possibilité.

 

La lettre déclarait ensuite que la population de la commune étant peu nombreuse (trente-six feux environ) : «non puo con decore sostenere les spese di culto, ed il ministro» (ne peut avec dignité soutenir les dépenses du culte, et du ministre). Il n’était donc pas possible d’appliquer l’article LXVII pour augmenter le traitement.

 

La deuxième phrase de l’article LXXII permettait de «procurer un logement et un jardin». Mais, en dehors des biens mis aux enchères, la commune n’avait aucune richesse foncière«non c’é un luogo sufficiente per forti l’orto secondo la legge».

 

Pourtant, cette lettre de réclamation était également constructive. Elle suggérait de concéder au prêtre des parcelles non encore vendues, à savoir les terres et les châtaigniers proches de l’église et le jardin de la Tignosa:

«le terre e castagni della Costa alla Chieja, cioé dal monte alla Canonica ingiù per fino a comprendere il chiojo della Tignosa».

 

Le conseil municipal osait même avancer que l’on pourrait inclure le morceau de terre dit San Annaria.

 

En gros, la proposition recouvrait à peu près les numéros 1, 2 et 6 des lots proposés aux enchères. Elle était audacieuse car elle arrivait alors que l’organisation de la vente aux enchères était «bouclée».

 

Malgré tout, la protestation poggiolaise réussit en partie. Lors de l’adjudication du 24 ventose (15 mars 1803), le Préfet Jean-Baptiste GALEAZZINI déclara au préalable au public que la vente du lot 1, placé à la Tignosa, était suspendue.

 

Les curés de Poggiolo purent se nourrir grâce au sauvetage de la Tignosa opéré au dernier moment par le conseil municipal.

 

De ce terrain, il reste maintenant Chioso Chiesale, dit aussi «U Ghjisgiale», qui est la seule richesse foncière de la municipalité poggiolaise.

 

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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 18:00

 

Paraissant maintenant un mois sur deux, le bulletin "INSEME" fait de publier son numéro 405. 

 

Il peut être téléchargé avec le lien placé à la fin de cet article.

 

Si vous désirez aider pour le bulletin et rejoindre l'Association des Amis du Couvent St François de Vico, vous êtes invités à l' Assemblée Générale qui se tiendra le 30 juin 2023 à 17 h au couvent.

 
Un repas partagé (chacun pouvant apporter boisson ou nourriture) suivra la réunion.
 
 
Le numéro de juin de INSEME

 

page 2: Voici sa majesté l'été

page 3: Le lis d'Illyrie ou lis de saint Pancrace et La Légende Dorée

page 4: Des livres pour l'été

page 5: Temps forts (les fêtes importantes qui se sont déroulées en mai et juin au couvent de Vico et dans les Deux Sorru).

 

Téléchargez le fichier:

INSEME, Juin 2023, PDF entier (1).pdf

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15 juin 2023 4 15 /06 /juin /2023 18:00

 

L'article consacré à la Fête-Dieu à Poggiolo en 1956 a suscité un grand intérêt sur Facebook, beaucoup regrettant que cette cérémonie n'ait plus lieu.

 

Ainsi, Bernadette PIETRI se rappelle "de toutes " les chapelles" qui étaient faites dans tout le village d'Orto. Tout le monde y contribuait en y apportant une touche, des vases, des fleurs, des nappes, des beaux draps pour cacher les murs...".

Antoinette DEFRANCHI FILIPPI se souvient que "A Soccia il y en avait dans chaque quartier; c'était magnifique avec plein de fleurs".

 

 

En compensation, voici des photos d'une procession de la Fête-Dieu toute récente, du dimanche 11 juin 2023.

 

Elle s'est déroulée dans les Hautes-Alpes, à Tallard. Le curé de Tallard et Châteauvieux a repris la tradition en la couplant avec des premières communions et des professions de foi (ce qui se nommait autrefois communions solennelles).

 

Le groupe est parti de la chapelle du château de Tallard pour descendre vers l'église paroissiale. Le prêtre, en grands habits de cérémonie, tenait haut levé l'ostensoir protégé par un dais tenu par une personne. Les communiants étaient en aube et chacun tenait une fleur de lys. Une halte eut lieu sur un promontoire permettant de bénir toute la petite ville. Bien sûr, tout le chemin fut parcouru en marchant sur les pétales qui furent amplement distribués.

 

Pourquoi avoir choisi l'exemple de cet endroit? Regardez bien les photos et vous reconnaîtrez les membres d'une famille poggiolaise installée dans le 05. 

 

 

Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.
Photos Michel Franceschetti.

Photos Michel Franceschetti.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.