La caméra disposée par la CdC pour avertir les automobilistes des conditions météo au col est devenue en quelques jours le partenaire de jeu préféré de nombreux insulaires, qui se livrent devant elle à des prestations... inattendues.
Longtemps, pour faire le buzz sur Facebook, Twitter ou Instragram, il fallait jouer à la pétanque avec Christian Clavier à Murtoli, escalader le Mont Blanc avec la bandera sur les épaules, ou danser avec une tripotée d'influenceuses à Calvi On The Rocks.
Mais ça, c'était avant.
Aujourd'hui, pour connaître son moment de gloire sur les réseaux sociaux, il faut se pointer à Vizzavona, en pleine nuit, par un froid glacial, sous la neige.
Naturisme en milieu réfrigéré
En effet, la tradition, depuis quelques semaines, c'est de faire découvrir la partie la plus charnue, et intime, de son anatomie grâce à la caméra de la CdC, qui, normalement, à pour but de tenir les Insulaires au courant des conditions météorologiques au col.
Tout a démarré le 17 janvier dernier, peu après 22 heures :
Evidemment, comme toujours avec les idées saugrenues, ces pionniers du naturisme en milieu réfrigéré ont fait des émules.
Dès le lendemain, d'autres audacieux ont fait la route, dans des conditions météo compliquées, pour livrer à la Corse le deuxième épisode de ce nouveau feuilleton, promis à un spectaculaire succès sur le net.
Mais plutôt que de se livrer au même exercice, les nouveaux venus ont préféré rendre hommage à une célébrissime série de jeux vidéo Nintendo.
Le 18 janvier dernier, peu après 23 heures, Mario et Luigi prenaient ainsi la pose, accompagnés de leur équipe, devant la webcam.
Depuis, Vizzavona est devenu le "spot" le plus couru de Corse. Et les manifestations de ce genre se multiplient.
Désormais, on ne se connecte plus uniquement sur le site de la CdC pour vérifier si l'on arrivera sans encombres jusqu'à Bastia ou Ajaccio, mais pour s'assurer de ne pas louper la dernière apparition farfelue en date.
On a même vu éclore des vocations...
I Kongoni, qui suivent de près l'actualité du col, et qui ont fait beaucoup pour la notoriété des héros d'un soir, n'ont pas manqué de rappeler que ce n'est pas la première fois que Vizzanova est mis à l'honneur de cette manière.
En 2021, déjà, une poignée d'automobilistes inventifs y avaient passé une partie de leur soirée.
On a hâte de voir ce que les prochaines nuits de froid nous réservent.
Mais on suggère aux prochains artistes d'opter pour le rond-point de Bocognano ou la sortie du tunnel de Bastia. Il y a une webcam aussi, mais il y fait moins froid. Et c'est moins loin.
L'hiver n'est pas le moment pour des promenades en montagne, comme pour aller au lac de Creno. Celui-ci est pourtant beau sous la neige, comme le montre la photo de Mathilde DEFRANCHI publiée dans Corse-Matin lundi 23 janvier.
L'endroit est très recherché l'été. Dans pratiquement toutes les familles poggiolaises, il existe des photos d'excursions près du lac.
Ainsi, Philippe PRINCE en a trouvé dans les affaires de sa mère Marie-Antoinette DEMARTINI. Quatre photos sont datées de 1954. Elle montrent une dizaine de personnes sur les bords du lac. Il est assez facile de distinguer, par leur allure et par leurs vêtements, celles qui vivent toute l'année au village (et qui sont venues avec des ânes car elles ne faisaient pas une excursion touristique) et celles qui sont de familles corses installées sur le continent.
Seulement, il est bien difficile d'arriver à les identifier.
Dans la première, le couple au premier plan est celui de Julie et Pascal VECCHI qui avaient alors 30 ans. A côté, il y a François DESANTI, de la Vazzina, et , derrière, avec la casquette, Xavier ou Félix PINELLI. Mais l'image est un peu floue.
Dans la quatrième photo, une identification est plus facile:
Connaissez-vous ce jeune homme en polo blanc et casquette blanche?
Agrandissons un peu l'image.
Aucun doute: nous voyons bien Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013) qui fut très actif notamment quand, à sa retraite, il s'installa au village.
Quand il fut photographié en 1954, il vivait à Marseille. Ce jour-là, son épouse Marie était restée à Poggiolo car leurs trois enfants (5 ans, 3 ans et tout juste 1 an) étaient trop petits pour marcher. Ils se rattrapèrent plus tard.
Tout va mal: guerre en Ukraine, hausse des prix de tous les produits, projet de réforme du système de retraite. Faut-il pleurer sur les malheurs actuels?
Pas le moins du monde car, après tout, "Tout a toujours mal marché", comme l'écrivait l'historien Jacques Bainville. On peut réagir en se révoltant. On peut aussi trouver des bons moments avec une bande de copains. Cette photo le démontre.
Toutes ces photos peuvent être agrandies en cliquant sur elles.
Les bouches font de grands sourires, les yeux brillent, la pose est parfaite (sauf les cornes pour un personnage du centre au fond). Tout incite à la détente.
Pourtant, au verso, une inscription donne la date du 15 août 1952, soit à peine sept ans après la fin du plus grand massacre de l'Histoire. Mais, après le drame, la vie reprend.
Les petits mots et les signatures pourraient permettre d'identifier ces copains car ils étaient Poggiolais. Ce document a été fourni par Philippe PRINCE qui l'a trouvé dans les affaires de sa mère, Marie-Antoinette, née DEMARTINI.
En dehors des identités, une autre question est celle du lieu du cliché. Une seconde photo peut fournir la réponse.
Les personnages sont dix au lieu de quinze mais ce sont les mêmes. Soit il s'agit du même jour mais un peu plus tard car ils sont plus couverts, soit le cliché a été pris la veille ou le lendemain. Surtout, on peut distinguer au fond une table et une cabane. Le lieu est la foire de Renno qui se tenait près de la chapelle de Saint Roch, entre ce village et Vico, durant trois ou quatre jours à partir du 16 août. Stands de ventes et jeux de toutes sortes permettaient de s'amuser. Trois des sujets photographiés n'ont-ils pas des chapeaux de fantaisie?
Les amusements grandirent à un tel point que le lieu devint une véritable fête foraine avec manèges, auto-tamponneuses, pêche aux canards, sans oublier les jeux d'argent où de grosses sommes disparaissaient pendant de longues soirées.
Les scènes suivantes datent de 2010. Nos lecteurs auraient-ils d'autres photos de ces moments?
Le comité des fêtes de Soccia organise la fête des rois samedi 7 janvier.
L'annonce mentionne que "la galette des rois" sera partagée mais l'illustration montre une galette parisienne à la frangipane et un gâteau brioché avec fruits confits de type provençal.
Chant considéré comme indispensable à la célébration de la fête chrétienne de Noël, PETIT PAPA NOËL n'a absolument rien de religieux. Mais il est devenu depuis 1946, quand Tino ROSSI l'interpréta pour le film Destins, le morceau musical qui accompagne la fête du 25 décembre.
Alors, écoutons cette vidéo tirée du film restauré. Apprécions la voix du grand chanteur corse et regardons tous les santons de la crèche représentés dans cet extrait.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).