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La bandera, le drapeau, joue un rôle important de symbole pour la Corse, nous l'avons vu avec les articles Opération bandera à Poggiolo et Bandera et Festa di a nazione.
Mais tout aussi considérable est la place tenue par "Dio Vi salvi Regina".
"Corse-Matin" consacre, aujourd'hui dimanche 7 décembre, sa "une" et deux pages au chant qui est considéré comme l'hymne officiel de l'île. Le "Dio" est un chant religieux du XVIIIème siècle dédié à la Vierge, laquelle est fêtée le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception.
Dans ce dossier, il faut retenir les éléments historiques apportés par Eugène Gherardi. Il explique les rares renseignements qui existent sur la naissance de ce chant et sur sa propagation en Corse. A cette époque,"l'idée même d'hymne national n'existe pas". Mais il est très populaire puis n'a plus qu'un sens religieux. Au XXème siècle, dans les années 60-70, le Riacquistu le remet en valeur. Malgré la concurrence temporaire de "U Culombu", le "Dio Vi salvi Regina" est devenu le chant dans lequel tout un peuple se rassemble.
Lire l'intégralité de l'entretien avec Eugène Gherardi en cliquant sur l'image ci-dessous.
Dans le même journal, le Père Gaston Pietri rappelle que ce chant est "le témoin d'une époque où culture et religion se confondaient". Il trouve qu'il ne faut pas en faire des "usages abusifs (qui) banalisent un chant pas comme les autres. Il a une histoire, une singularité".
A Poggiolo, entonné à la fin de la procession de la Saint Roch, le 16 août, le "Dio Vi salvi Regina" montre bien son rôle à la fois religieux et communautaire.
Regardez comment il a été chanté à Poggiolo en 2008 avec la Cunfraternita di u Padre Albini.
De nombreuses maisons poggiolaises arborent fièrement le drapeau corse depuis quelques jours. L'événement n'a aucun rapport avec les élections. Les familles de Poggiolo appliquent le mot d'ordre "Una Casa, una bandera", riposte symbolique proposée à la suite des incidents impliquant le symbole corse lors de matchs de football.
Le gardien du SC Bastia, Jean-Louis Leca, a été suspendu pour avoir brandi un drapeau corse en fin de rencontre à Nice le 18 octobre dernier, alors qu'un arrêté pris par le Préfet des Alpes-Maritimes avait interdit "le port la détention et l’utilisation de tout objet ou vêtement à l’effigie de la Corse ou d’un club sportif corse à proximité du stade de Nice".
Les décisions du préfet comme de la Fédération Française de Football font partie des actes incohérents qui ne servent qu'à exaspérer les Corses.
Pourquoi interdire ou punir l'emblème insulaire quand tous les autres drapeaux régionaux ont droit de cité, comme la croix bleue sur fond blanc de Marseille qui est devenu le symbole de l'O.M.? Même le ridicule patchwork du conseil régional de la région PACA a droit de cité.
Le drapeau à tête de More était brandi avec le drapeau tricolore par les Corses qui allèrent se faire tuer en 1914. Il n'est pas un insigne terroriste ou partisan. Comme l'a déclaré le maire de Bastia, Gilles SIMEONI:
«La bandera appartient à tous les Corses. C'est le symbole de notre identité auquel nous voulons réaffirmer notre attachement et réagir, au-delà du football, à cette nouvelle agression.»
En connaissant notre identité, en sachant d'où nous venons, et quelles sont nos racines, nous pouvons vivre et nous développer. Le poète provençal Frédéric Mistral l'avait écrit dans "Les Iles d'or": «Lis aubre que van founs soun li que mounton aut» («Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut»).
P.S.: cette question de drapeau rejoint les propos tenus par Edmond SIMEONI lors du débat sur "Où va la Corse?" samedi 29 novembre à Allauch. Le vieux sage de l'autonomisme corse a rappelé que, comme il l'a écrit sur son blog, maintenant que les élus corses ont bien discuté, c'est:
"L’Etat, maître du jeu, (qui) va devoir se prononcer sur le «Peuple corse», sur les nouvelles institutions, le Padduc, la coofficialité, la Résidence, les Arrêtés Miot, la compétence fiscale, l’autonomie dans le cadre de l’Union Européenne etc.".
Mais il a surtout dit très nettement, devant le public rassemblé à Allauch, que, dans sa longue vie de militant, il n'avait jamais vu de pouvoir aussi fermé au dialogue que le gouvernement actuel. Dont acte.
Les Corses et amis de la Corse de la zone marseillaise doivent inscrire le samedi 29 novembre 2014 sur leur agenda. Ce jour-là, organisé par la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône (présidée par Jean GRAZI) en partenariat avec la municipalité d'Allauch (et le maire Roland POVINELLI), sera consacré à des conférences-débats sur le thème:
"OÙ VA LA CORSE? Environnement, spéculation, violence et non-violence".
Parmi les intervenants prèvus, on peut noter Edmond SIMEONI, Dominique BUCCHINI et Jean-François BERNARDINI. Le soir, un concert polyphonique est prévu avec la Cunfraternità di a pieve di a Serra et le chœur polyphonique d'I MUVRINI.
Les détails de cette journée se trouvent sur le site de la mairie d'Allauch (http://www.allauch.com/news.php5?actu=631) et dans le programme ci-dessous.
POGGIOLO ET GUAGNO-LES-BAINS N'EXISTENT PLUS !
C'est du moins la conclusion que l'on peut en tirer maintenant que les panneaux signalant l'entrée ou la sortie des deux villages ont complètement disparu.
Non, pas totalement disparu puisque, aujourd'hui 14 novembre, l'on peut en voir un comme épave dans la rivière.
Il s'agit bien de la pancarte qui était au pont de Guagno-les-Bains. Voici ce qu'il en reste sur la terre ferme et comment il était auparavant:
Dans la foulée de cette initiative très intelligente, l'indication de Poggiolo-U Pighjolu vient de disparaître à la Chiusa, avant les premières maisons.
Ce maigrelet poteau ne porte plus que le numéro de la route départementale alors que, auparavant, il était ainsi:
En ajoutant à ce tableau de chasse, le panneau des Trois Chemins dont l'article "Le village est tombé bien bas" signalait la chute dès le 28 juin 2011 (depuis, il a complètement disparu lui aussi), la signalisation des deux hameaux de la commune a bien été vandalisée.
Les services techniques vont avoir beaucoup de travail. Mais, comme dans toute situation de ce genre, la même question revient: QUI PAIERA?
La réponse est évidente.
Mgr Dominique MAMBERTI vient de changer d'affectation au sein du gouvernement du Vatican.
Une telle nouvelle concerne plus particulièrement les habitants des Deux Sorru car Dominique MAMBERTI, né à Marrakech, est d'une famille vicolaise et car il a le titre d'évêque de Sagone (et non pas archevêque comme écrit dans l'article suivant). Voir à ce sujet l'article paru en juillet 2011 dans le blog des Poggiolais: "Nous garderons notre évêque" (cliquer sur ce titre pour le lire).
Voici l'information telle qu'elle a été publiée par le site Corse Net Infos (http://www.corsenetinfos.fr)
Dominique Mamberti préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique
Rédigé par Charles Monti le Dimanche 9 Novembre 2014 à 22:56 | Modifié le Dimanche 9 Novembre 2014 - 23:25
Dominique-François Joseph Mamberti, le prélat originaire de Vico, vient d'être nommé par le Pape François, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, au Vatican.
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Il devrait donc normalement être créé cardinal, ce qui fera un cardinal français électeur de plus. Si toutefois le pape François l’entend ainsi. Jusqu’ici secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères), Mgr Mamberti est diplômé d’études politiques et de droit public.
Il a été ordonné prêtre pour le diocèse d’Ajaccio le 20 septembre 1981. Dès 1986, il a fait son entrée au service diplomatique du Saint-Siège.
Il a successivement nonce en Algérie, au Chili, au Liban et aux Nations Unies.
Le 3 juillet 2002, il a été consacré évêque en la basilique Saint-Pierre de Rome par le secrétaire d’État du Saint Siège.
Archevêque de Sagone
Le Pape lui a attribué le titre d’archevêque in partibus de Sagone, évêché aujourd’hui disparu, qui se situait dans la région d’origine de Dominique-François Mamberti.
De 2002 à 2006, le nouveau préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique a été nonce apostolique au Soudan, en Érythrée et en Somalie avant d'être nommé secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d’État le 15 septembre 2006.
Depuis ce samedi, il est préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique.
Le Tribunal suprême de la Signature apostolique
Le Tribunal suprême de la Signature apostolique est la juridiction supérieure du Saint Siège, siégeant dans le palais de la Chancellerie apostolique, au Vatican.
Il est apparu au XIIIe siècle, il regroupe alors les rapporteurs (appelés «référendaires») chargés de préparer la signature par le pape des suppliques et des causes particulières. Eugène IV l'a érigé en office stable au XVe siècle, puis Pie X, dans le cadre de sa réforme du droit canonique au début du XXe siècle, en a fait un tribunal de dernier ressort.
À l'heure actuelle, son fonctionnement est régi par la constitution apostolique Pastor bonus de 1988: le tribunal connaît des litiges de nullité (cassation), des recours contre les sentences de la Rote romaine et des conflits de compétence. C'est l'un des tribunaux dits « du Siège apostolique ».
Le TSSA est constitué de prélats nommés par le Pape. Il est donc dirigé depuis le 8 Novembre par Mgr Dominique Mamberti, assisté d'un secrétaire et d'un sous-secrétaire.
(Avec Wikipedia et Riposte Catholique)
Guagno-les-Bains est connu depuis des siècles pour la qualité de son eau thermale sulfureuse. Elle a permis à la station thermale de connaître des périodes de gloire. Cette époque reviendra quand l'établissement pourra recevoir à nouveau des curistes.
Mais, paradoxalement, les habitants actuels ont des difficultés avec l'eau potable. Hier, vendredi 7 novembre, vers midi, l'alimentation en eau du hameau à été coupée. La coupure à duré jusqu'à samedi 8 à 11 heures.
La raison serait la rupture de la vanne générale du Foyer d'Aide Médicalisée. Pour éviter l'inondation du FAM, il aurait fallu procéder à une coupure de tout le village. La situation a donc été difficile pendant 23 heures. Comme l'a écrit à notre blog une habitante:
"En attendant, on se lave dans les bassines et pour le reste... ça se passe dans le maquis... un peu frais!".
L'eau coule maintenant dans toutes les maisons mais de nouveaux ennuis peuvent encore se produire. Il y a déjà eu quelques coupures les mois précédents. L'équipement du foyer (qui occupe une partie de l'ancien Hôtel des Thermes) est à bout de souffle à cause de son âge. La pompe qui distribue l'eau aux robinets est également ancienne.Mais nul doute que ces désagréments finiront par disparaître bientôt.
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Lundi 8 juin:
à 19h, messe des Corses célébrée par le cardinal Bustillo à la cathédrale de la Major à Marseille.
Dimanche 14 juin:
messe à Soccia en présence du cardinal Bustillo.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.