Un concert gratuit de chants traditionnels et polyphoniques aura lieu samedi 3 mai à 15 heures en la Cathédrale de la Major de Marseille, avec l’Archiconfrérie St Joseph de Bastia, le groupe Fior Di Machja, et la présence de Philippe Gueit aux grandes orgues et des trompettes de René Perinelli. Le spectacle sera également rehaussé par les contributions de Battista Acquaviva, fameuse chanteuse de l’Île Rousse, et de son accompagnateur Ceccè Pesce, membre fondateur du groupe I Chjami Aghjalesi.
Cette belle affiche n'annonce pas un spectacle isolé. Elle ne concerne qu'un moment de la journée du 3 mai: celle des la journée des vocations sacerdotales de la Corse.
Depuis 80 ans, les Corses de Marseille et de Provence soutiennent les vocations de l’Île lors d’une rencontre avec l’Evêque d’Ajaccio.Le 3 mai 2014, la communauté corse de Marseille et de Provence et leurs amis, accueilleront l’Evêque de Corse, Monseigneur Olivier de Germay, à l’occasion de la journée annuelle pour les vocations sacerdotales. Cette journée de rencontre, d’échange et de partage présidée par l’Evêque de Corse permet, depuis 80 ans, d’apporter un soutien spirituel et matériel aux séminaristes.
Dans une ambiance amicale, elle participe également au renforcement des liens entre les Corses de la région Marseille-Provence et ceux qui vivent en permanence sur l’Ile, dans un même élan de foi et de générosité au service de notre Diocèse de Corse. Cette journée, ouverte à toutes les bonnes volontés, débutera à 9h30 par un petit déjeuner, suivi à 10h00, d’une rencontre avec Monseigneur Olivier de Germay, au 5, Place Sadi Carnot 13002 Marseille. (Entrée libre).
A 15 heures en la Cathédrale de la Major, aura lieu le concert gratuit.
A 16h30, la messe présidée par Monseigneur Olivier de Germay, sera concélébrée en la Cathédrale de la Major, avec l’animation musicale de ces intervenants. Après la messe, un apéritif réunira tous les participants à la Cathédrale et la soirée se terminera par un dîner à 20 heures, présidé par l’Evêque de Corse, avec animations musicales et chants polyphoniques (sur réservation).
Renseignements : Comité des Vocations Sacerdotales pour la Corse 5, Place Sadi Carnot 13002 Marseille. Jean-Baptiste Renucci: 06 81 64 82 69
Le 27 avril, les activités seront nombreuses à Vico pour la deuxième Festa di a natura, de la messe à 10 heures jusqu'au tirage de la tombola à 18 heures, avec défilé de mode, préparation de soupe médiévale et démonstration d'artisanat. Les plantes seront vraiment dans tous leurs états.
Il est dans le passé des faits qu'il ne faut pas oublier car, même s'ils semblent peu importants quand on y pense maintenant, ils eurent ensuite de grandes conséquences.
Le magazine de France 2 "13h15 le dimanche" a diffusé dimanche 30 mars 2014 un reportage sur l'arrivée de la télévision à NOGENTEL, petit village de Picardie, en février 1951.
Ce jour-là, une fourgonnette arriva sur la place communale et des techniciens dressèrent une antenne-râteau pour effectuer des réglages de réception des ondes de télévision.
Du coup, dit le commentaire, fini les jeux de cartes, l'accordéon ou les contes près de la cheminée ! Les familles se retrouvaient à 20h30 à l'école pour.... regarder la télévision, ce village connaissant une expérience originale de télévision communautaire (vu le prix de l'appareil à l'époque, les habitants avaient dû se cotiser).
Ce magazine utilise des images d'un reportage se retrouvant sur le site de l'INA:
Ces images peuvent faire penser à l'irruption de la télévision à Poggiolo.
Poggiolo attendit quatorze ans de plus que Nogentel.
Le mercredi 28 juillet 1965, ce fut le même cérémonial: arrivée d'une fourgonnette, sortie d'une antenne reliée à des instruments de contrôle, essais de réception à l'angle de la stretta et de la route, puis dans les environs du croisement.
Le téléviseur fut ensuite installé, chez les Michelangeli, semble-t-il. Quelques jours plus tard, un autre appareil était placé chez les Tramini.
Les essais des techniciens provoquèrent un attroupement et furent la source de discussions animées. Parmi les jeunes gens, certains récriminèrent contre cette intrusion de la modernité. Ces citadins, habitant toute l'année à Ajaccio ou sur le continent, avaient l'habitude de regarder "Le Palmarès des Chansons" ou "Thierry la Fronde". Mais ils considéraient que la télévision n'avait pas sa place au village et qu'elle allait faire disparaître la culture et les habitudes traditionnelles. A la rigueur, ils pouvaient comprendre la nécessité d'une distraction pour les Poggiolais vivant ici l'hiver.
Pourtant, un an plus tard, plusieurs de ces intransigeants se regroupèrent devant un des petits écrans qui s'étaient multipliés pour suivre la finale de la coupe du monde de football entre l'Angleterre et l'Allemagne le samedi 30 juillet 1966 !
La télé s'était imposée au village.
Pendant longtemps, la réception des signaux venant du réémetteur du col de Sorru fut assez irrégulière. Certaines chaînes ne pouvaient pas être captées. Maintenant, la télévision est bien installée partout. Les antennes ont été remplacées par les paraboles (toutes orientées vers le sud, c'est-à-dire vers le Tretorre). Plusieurs maisons sont équipées de la box et de l'ADSL.
Chacun peut rester dans sa boîte pour regarder sa boîte à images. Et les rues de Poggiolo sont désertes...
Les amateurs d'art ont de la chance avec internet. Ils peuvent, en restant chez eux, voir des peintures exposées dans des musées éloignés ou proposées par les salles de ventes aux enchères. L'historien en bénéficie également car il a ainsi accès à des tableaux qui, en plus de leur intérêt esthétique, sont également des témoignages du temps passé.
De ce point de vue, le lot de peintures corses proposé par la maison Diamonds Auction de Paris est intéressant.
Si l'on s'en tient aux Deux Sorru et à ses environs immédiats, il faut retenir d'abord parmi ces œuvres "PAYSAN ET SON ATTELAGE SURPLOMBANT LE GOLFE DE SAGONE" de Pierre DIONISI (1904-1976).
Cette huile sur toile, considérée comme datant de 1924, montre une activité agraire courante voici quatre-vingt-dix ans et qui a totalement disparu d'une zone qui vit maintenant essentiellement du tourisme. On a là une trace de cette Corse agricole traditionnelle qui a subi une transformation radicale au XXème siècle.
De la même année, et du même artiste, on a aussi "TRANSPORT DU BOIS DANS LA FORÊT D'AITONE", également importante activité traditionnelle pendant longtemps. Les troncs longs et droits des pins laricios, que l'on peut voir sur cette œuvre, étaient recherchés, notamment comme mâts de navires. Ils étaient souvent exportés par Sagone.
Autre exemple de changement:"LA TOUR DE PORTO" par Henri FRANCK (1877-1957). La célèbre tour génoise n'était pas encerclée comme maintenant par les restaurants et boutiques de souvenirs.
Par contre, "LE VILLAGE D'ARBORI", peint par Marcel POGGIOLI (1882-1969), ne semble pas avoir connu d'évolution.
Au rez-de-chaussée de la mairie, au pied de l'escalier, la salle de gauche héberge la bibliothèque de l'AACSIS (association artistique et culturelle de Sorru in sù). Elle est très riche de nombreux ouvrages donnés par les Poggiolais et destinés à tous les âges.
A droite, dans la loggia, est placée une des deux boîtes aux lettres du village.
Face à elle, un panneau en liège donne des informations officielles.
Depuis quelques mois, une vitrine en verre et fermée à clef a été fixée sur le mur de la montée d'escalier.
La salle qui se trouve après cette loggia est utilisée pour des ateliers ou des expositions organisées par l'AACSIS.
Cliquer sur les photos pour les agrandir.
Et, surtout, cette salle peut être transformée en bureau de vote !
L'amicale des Corses de Montpellier donne rendez-vous à ses adhérents le Samedi 12 avril de 10 à 19 heures à l'Hôtel de Varennes, 2 place Pétrarque à Montpellier pour le 2ième Printemps du Livre Corse.
L’Association des Editeurs corses apportera un large panel de la littérature corse.
Seront là également 3 auteurs pour dédicacer leur dernier ouvrage :
- Raymond Alcovère pour "Histoire vraies en Méditerranée",
- Antoinette Sauvezon-Damiani pour « Les trésors du châtaignier »
- et Hélène Ourtiès avec "Carnet de Balagne".
A 14h30 Jacques Fusina proposera une causerie sur 2 thèmes :
"La littérature Corse aujourd'hui"
et
"Nostra lingua ou les langues régionales de France".
Pour tout complément d'info : corse.montpellier@gmail.co
Les jeunes musiciens qui veulent se perfectionner dans leur art peuvent dès à présent s'inscrire pour l'académie de musique de cet été. Pendant le Festival Sorru in Musica, du 21 au 31 juillet, cette académie, dirigée par Bertrand Cervera, dispense des cours d'excellente qualité au couvent de Vico.
Les renseignements se trouvent dans l'article de "Corse-Matin" de mercredi 9 avril reproduit ci-dessous (cliquer sur l'image pour l'agrandir) et sur le site:
ATTENTION! Si, sur ce site, vous allez dans la rubrique Brochure du festival 2014, vous aurez accès à la brochure de 2013. Celle de cette année sera bientôt prête.
Le domaine artistique n'est pas oublié par les Poggiolais.
Le plus connu dans le domaine de la peinture est Jean Martin PINELLI. Sa carrière et ses œuvres ont été présentées dans un article intitulé "Jean-Martin, l'artiste". Il est accompagné par un diaporama qui présente ses principaux tableaux.
Mais il est d'autres amateurs comme Françoise ERCOLI et Marie SUSINI photographiées dans "La Corse-Votre Hebdo" du 7 décembre 2006.
Dans le secteur de la joaillerie, Valère CECCALDI a longtemps produit de très belles œuvres, comme celles qui sont évoquées dans cet article de "Corse-Matin" du 27 août 2003.
Maintenant, le relais a été pris par Cécile GRIMALDI qui est présente en de nombreuses occasions comme le dernier marché de Noël à Poggiolo.
Des renseignements sur sa technique et sa carrière se trouvent dans le reportage que lui a consacré FR3 le 21 mars 2009 et que l'on peut voir dans la vidéothèque poggiolaise à l'adresse:
Poggiolo n'est pas un village de rustres ignares. Il n'est donc pas étonnant que le salon des artistes peintres des Deux Sorru attire un grand public. Regardez ce reportage sur le salon de 2010.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).