Patrice de PLUNKETT fut rédacteur en chef du "Figaro Magazine" de 1979 à 1987.Maintenant, il publie régulièrement des livres et rédige un blog très intéressant se réclamant du pape François. Nous pensons que sa réaction envers la récente décision du Conseil Constitutionnel contre les langues régionales pourrait intéresser nos lecteurs (article publié le 2 juin 2021).
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A quoi joue le Conseil constitutionnel quand il s'en prend au breton, au basque, à l'alsacien, au corse ou à l'occitan, alors que le bulldozer de l'américain est en train de disloquer le vocabulaire et la grammaire de la langue française... dans l'indifférence totale des pouvoirs publics ? Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne :
<< Alors : le Conseil constitutionnel… On peut s’interroger à son sujet, quand on le voit, examinant une loi récente sur les langues régionales en France, censurer un article favorable à l’enseignement scolaire du corse, du basque, de l’alsacien ou du breton, et interdire l’usage de quelques signes orthographiques servant à prononcer certains mots de ces langues. Par exemple l’espèce d’accent circonflexe qu’on met sur des N pour les prononcer AN et non ANN. Il parait que l’usage de cet accent en breton mettrait en danger la République.
On a du mal à le croire quand on sait que le nom espagnol du préfet français coordinateur de l’antiterrorisme, Laurent Nuñez, s’écrit avec cet accent ! On voit mal en quoi ce préfet, dont la famille pied-noir est française depuis 130 ans, menacerait nos institutions par l’orthographe de son patronyme.
On le voit d’autant moins qu’en février 2020, le président de l’Assemblée nationale et la ministre de la Justice annonçaient que cette espèce de petit circonflexe, et tous les signes du même genre, dans les langues régionales ainsi reconnues comme “richesses de la République”, allaient bientôt être admises à l’état-civil et que le décret l’y autorisant était en cours de rédaction.
Le soudain zèle jacobin du Conseil constitutionnel apparaît d’autant plus bizarre que les “sages du Palais-Royal” (comme on croit devoir les surnommer) ne semblent pas du tout inquiets du véritable danger qui menace la langue française : notre vocabulaire et la construction même de nos phrases sont envahis massivement par la langue américaine, destruction propagée par le bulldozer de la publicité et de l’audiovisuel ; le langage officiel lui-même s’aligne sur l'invasion. Quand un mot français ressemble à un mot américain mais avec des sens différents, c’est le sens américain qui finit par l’emporter.
Il y en a des centaines d’exemples, plus nombreux chaque semaine. Je vous en cite un, constaté hier : au lieu de nous dire "remettez-vous en forme pour avoir un beau physique cet été", une pub française destinée à des Français nous dit : “travaillez votre summer body”. Que nous nous mettions à dire “body” au lieu de “corps”, ou “ma life” au lieu de ֧“ma vie”, etc, etc, c’est plus grave qu’on ne croit. Adopter le langage d’une superpuissance économique étrangère, donc progressivement la vision du monde qui va avec, c’est une attitude de colonisés. Et c’est une perte mentale. Le Conseil constitutionnel devrait s’occuper de ce problème-là, au lieu de reprocher à des parents de donner à leurs enfants des prénoms traditionnels, ou d’empêcher des écoliers français d’apprendre aussi leur langue régionale...
On sait que les élites vivent loin des gens, mais il y a quand même des limites. >>
Pierrine MELICUCCI vient de s'éteindre dimanche 23 mai à l'âge de 89 ans. Elle était connue sous le nom de scène de Regina, nom qui allait avec le guitariste Bruno BACARA pour former en 1952 le duo Regina et Bruno qui domina la chanson corse dans les années 1950 à 1980.
Leur premier succès fut "Dimmi perché". Le plus important fut "Solenzara", créé en 1962 (voir la vidéo ci-dessous) et qui eut de nombreuses versions dans le monde entier.
Comme évoqué dans un article précédent, les Poggiolais se souviennent que, chaque été, à la demande de leur ami Pascal VECCHI (le père d'Hélène DUBREUIL), Regina et Bruno étaient les vedettes d'une soirée endiablée à l'hôtel de François POLI, à Guagno-les-Bains. On y appliquait la chanson "Dammi un colpu a bia" (voir vidéo ci-dessous).
Dans les années 60, les bals du Belvédère étaient très courus. A la même époque, il y avait chaque été à Guagno-les-Bains des soirées souvent animées par le couple Regina et Bruno, invités par Pascal VECCHI. Il exista également "Le Robinson de St Marcel".
Il y eut aussi, dans les années 70, des bals dans le village de Poggiolo, Piazza Inghjo ou sur le terrain s'étalant entre Saint Roch et la route. Le plus célèbre fut organisé par l'Association la Montagne de Poggiolo en août 1975. Nous reproduisons ci-dessous une partie d'un article paru sur ce blog en août 2011 et qui l'évoquait.
Mais le grand malheur est l'absence d'images de ces événements.
APPEL A TOUS NOS LECTEURS:
NOUS RECHERCHONS DES PHOTOS DE BALS
A POGGIOLO OU GUAGNO-LES-BAINS
DE N'IMPORTE QUELLE ÉPOQUE.
Nous aurons tous plaisir à nous souvenir des moments heureux.
L'"ASSOCIATION SPORTIVE LA MONTAGNE DE POGGIOLO", en abrégé "ASM", conçue pendant l'été 1974, devint effective au début de l'année 1975.
Elle fut réalisée par la "génération 68", c'est-à-dire les jeunes qui avaient eu 20 ans autour de 1968, notamment Christian PINELLI, Hervé CALDERONI et Bernard FRANCESCHETTI.
L'association eut un logo, simple mais explicite: trois sommets de montagne (référence au Tretorre?) à l'intérieur d'un cercle bordé de rouge. L'autocollant qui en fut tiré eut un certain succès et l'on vit circuler sur les routes du canton, mais aussi sur le continent, des voitures ainsi décorées.
Comme son nom l'indiquait, l'ASM organisa des tournois sportifs, essentiellement de pétanque. Mais son titre de gloire fut le bal organisé en août 1975 en plein cœur du village.
Il eut lieu en plein air, dans le village (la salle des fêtes n'existait pas encore). La municipalité avait fermé à la circulation la place INGHJO et les rues voisines. Jean-Pierre MERCURY avait installé l'éclairage. L'entrée se faisait par la TEGHIA où la carrure de François OLIVA dissuadait les éventuels perturbateurs de s'approcher.
L'affluence fut énorme. Un orchestre style Gipsy Kings (groupe qui était alors en pleine gloire) mit une ambiance excellente. Le jeune Nicolas interpréta deux ou trois chansons de son 45 tours. De grandes quantités de boissons furent écoulées. La fête dura des heures.
Longtemps après, on parla de cette nuit réussie.
Certains de nos lecteurs en ont-ils gardé des photos?.
Le mois de mai est dédié au Père ALBINI, qui rendit son âme à Dieu le 20 mai 1839 à Vico.
« Certes, son séjour dans cette Île de Beauté fût bref: quatre années seulement ; mais les âmes saintes ont des jours débordants de vraie vie et de réelle activité » (Balmès).
Le pèlerinage à son tombeau aura lieu les 15 et 16 mai.
Pour mieux connaître sa personnalité, nous publions après le programme l'éditorial écrit par Marie-Thérèse OTTAVIOLI et paru dans "Inseme" il y a dix ans, en mai 2011.
Sagone n'a pas donné son nom seulement à une chanson de Luc VICO; elle est présente dans le titre d'un morceau musical connu comme étant la "Mazurka de Sagone".
On l'entend souvent l'été dans les bars à touristes. Goûtez cette interprétation à la guitare et à la mandoline par des musiciens qui ont cru devoir se déguiser en marins "typiques".
Mais quel est le rapport entre cet air et Sagone?
En fait, pratiquement aucun car cette œuvre est d'abord ajaccienne!
A l'origine, elle fut composée par Paul CHIESA et déposée à la SACEM en 1957 sous le nom de "Java d'amour".
Surement un des plus talentueux guitaristes corses, Paul CHIESA a accompagné Tino Rossi à la grande époque avant de s'installer par amour à Rodez. Il y tenait une boutique dans laquelle il vendait des articles de chasse et de pêche et également des instruments de musique, y donnant aussi des cours de guitare. Sur sa tombe, on peut le voir, guitare à la main, accompagné de son épouse.
La Java fut ensuite "piratée" par Antoine BONELLI qui lui donna le nom de "Mazurka de Sagone".
Antoine BONELLI, originaire de Bocogano, a été l'un des plus grands guitaristes mondiaux et il est resté le symbole des musiques ajacciennes et corses.
Ce virtuose a joué auprès de grands tels que Tino Rossi ou Manitas de Plata. Célèbre pour ses concerts au Son des Guitares, rue Roi de Rome, à Ajaccio, il fut un maître et un exemple pour bon nombres de jeunes musiciens.
La véritable mazurka de Sagone était une java d'Ajaccio.
Et terminons par une version à l'accordéon qui utilise les deux titres pour bien montrer la filiation.
Le 5 mai 1821, mourait Napoléon Ier dans l'île de Sainte-Hélène. Les cérémonies et les controverses actuelles ont fait connaître cette date à nos jeunes contemporains pourtant de plus en plus incultes en matière historique.
Pourtant, on peut toujours imaginer que le destin de l'empereur ait pu être différent. Ainsi, Philippe CHIAVERINI, dans "Tuer l'Empereur", a imaginé un complot visant à assassiner Napoléon quand il était exilé sur l'île d'Elbe.
Son éditeur, Hervé Cheuzeville, fondateur des Edizione Vincentello d'Istria, présente ce livre original dans la vidéo qu'il vient d'enregistrer.
Nous sommes plongés, dès les premières pages, dans la Corse du XVIII° siècle, siège d'affrontements entre les partisans de PAOLI, soutenant la monarchie à l'anglaise, et les Bonapartistes, se ralliant à la Révolution. Fort du prestige que lui donnaient ses victoires, Napoléon afficha dès lors une prétention qui lui sera fatale, celle de l'échec cuisant lors de l'expédition de la Maddalena. Ce rappel historique, conté avec une précision d'horloger, introduit dans son récit la vie d'un paoliste, Orsu, dont le chagrin et la colère seront son antidote contre sa haine de vouloir assassiner l'Empereur, accusé d'être à l'origine de la mort de son féal ami, alors qu'ils s'étaient engagés dans le régiment provincial. Un contenu orné de brillantes connaissances historiques, et une histoire imprégnée de culture corse. Un livre fort captivant. A lire absolument.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).