Quand on connait le dynamisme de Pascale CHAUVEAU, on ne peut être surpris de voir un article présentant la correspondante de Corse-Matin pour les Deux Sorru (et restauratrice à Soccia) dans le numéro du 20 septembre du quotidien insulaire à l'occasion des vingt ans de son centre d'impression de Lucciana.
Article de Nicola WALLON, photos de Benjamin RAYNAUD.
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"Les rencontres, c'est ce qui est le plus précieux" :
Pascale Chauveau, vingt ans au service des Deux-Sorru
Pascale Chauveau a débuté son parcours de correspondante à Corse-Matin il y a plus de vingt ans et continuera tant qu'elle sera "capable de le faire".
Depuis plus de vingt ans, la correspondante de Corse-Matin sillonne les Deux-Sorru, portée par le goût des rencontres et la volonté de mettre en lumière celles et ceux qui font vivre le territoire.
"Je m'éclate à être correspondante, parce qu'on est tout terrain. C'est tellement varié et tellement riche en rencontre que je n'arrêterais pas tant que je suis encore capable de le faire". Pascale Chauveau signe dans Corse-Matin depuis plus de vingt ans. Après une première expérience à l'Indépendant, elle rentre en Corse dans les années 2000 et propose ses services à notre rédaction. Elle se voit alors demander de sélectionner, sur son compte Facebook, les trois articles dont elle était la plus fière. Quelques jours plus tard, elle était engagée.
Au départ, elle devient le visage de notre titre sur l'ensemble du territoire de la Spelunca-Liamone, soit 33 communes allant de Calcatoggio à Osani, en passant par Guagno. "Il y a quelques années, j'ai demandé à couper en deux, parce qu'étant habitante de Soccia, lorsque je devais me rendre sur Porto ou Partinello, ça me faisait trop de route", explique-t-elle.
Une passion nourrie par les rencontres
Depuis, elle s’attelle à cheminer sur les routes des Deux-Sorru en quête de sujets à porter à la connaissance des lecteurs et, plus particulièrement, de rencontres. "C'est ce qui est le plus précieux", souligne-t-elle. Des rencontres qui sont l'essence de ce métier et qui lui donnent aussi le sentiment d'être utile à son territoire. "Je me suis rendu compte de l'impact que nous avons, surtout pour soutenir des gens, des particuliers ou des associations qui en avaient besoin", explique-t-elle. Un article peut contribuer à faire connaître ou à soutenir une initiative et mettre en lumière "des gens dans l'ombre dont on ne parlerait pas sans ça".
Elle exerce ce "passe-temps rémunéré" comme elle l'appelle, en parallèle de son activité dans la restauration. Une organisation parfois difficile qui la pousse à rédiger certains articles au milieu de la nuit. Pour autant, il n'est pas envisageable pour elle d'arrêter : "Si on ne me vire pas, moi, je ne vais pas arrêter", lance-t-elle avec humour.
Elle affectionne particulièrement les portraits et les échanges approfondis. Un moment privilégié durant lequel la confiance s'installe. C'est alors, dit-elle, que les personnes interrogées révèlent leurs "pépites".
Depuis deux mois, et surtout en ce mois d'août, les annonces de bals, concerts, vide-greniers, marchés artisanaux, fêtes pour les enfants, expositions et autres animations ont été nombreuses dans les Deux Sorru. Chaque village a organisé des moments de détente et, surtout, de convivialité.
Ce mouvement s'est senti dans toute la Corse, à tel point que Corse-Matin y a consacré un dossier dans son édition du 16 août. La première page titrait "Le renouveau des bals de village".
Aurélie ROSSIGNOL, directrice de la rédaction, titre son éditorial "Nostalgie et renouveau" et compare époques anciennes et actuelles. Elle y voit
"une forte envie de retour aux traditions, de faire vivre nos villages et les liens intergénérationnels. Un désir de simplicité, d'authenticité."
Mais rien ne se fait tout seul et il existe des comités des fêtes dans toutes les communes. Le journal du 22 août donne l'exemple de l'association Cimatella de Letia qui a 135 adhérents et une grande inventivité. C'est ainsi que les villages continueront à vivre...
Après le FAM de Guagno-les-Bains et le tiers-lieu de Vico, l'exposition "A quoi tu penses?" est au couvent St François du 24 au 30 août. Vernissage le mardi 25 à 20 heures.
"A quoi tu penses?"est une invitation à explorer ce qui nous traverse, une exposition juste pour ouvrir son cœur, laisser voir dans son miroir le reflet de l’autre.
Cette exposition de trete-cinq photos est l'œuvre de Sylvie GHISLAIN-LEANDRI. Cette artiste est bien connue pour avoir réalisé en 2018"Portraits d'union", un très bel album montrant les visages de nos anciens des Deux Sorru.
Les aînés des Deux Sorru sont magnifiquement mis en valeur dans le livre "PORTRAITS D'UNION" dont la séance de dédicace a eu lieu mardi 4 décembre, dans les locaux de Santunione à Mezzavia. P...
Avec plus de 400 spectateurs de tous les âges venus applaudir Diana di l'Alba, la soirée de mercredi 19 août a été une réelle réussite. Bravo aux organisateurs!
Ci-dessous, une séquence de la soirée filmée par Philippe PRINCE.
A partir d'aujourd'hui, mardi 11 août, le couvent de Vico accueille jusqu'au 30 les œuvres de Valérie BINSSE.
Voici ce qu'écrivait à son sujet le quotidien Sud-Ouest en juin 2022:
À 48 ans, Valérie Binsse a eu le temps, déjà, de découvrir la vie. Et pas toujours sous ses meilleurs aspects. Née à Lille, elle n’a pas eu le loisir de s’habituer à l’hôtel de ville et son beffroi qu’elle était déjà partie. Souffrant de spondylarthrite ankylosante, inflammation chronique des articulations, elle a passé beaucoup de temps dans les hôpitaux. « Depuis mon enfance j’ai subi 17 opérations. Tant que mes mains fonctionnent, je peins. Quand elles ne pourront plus, ça s’arrêtera », confie celle qui expose, en ce moment, ses toiles à la galerie Louis Simon, à Royan.
L’intéressée a posé ses bagages à Saint-Georges-de-Didonne depuis un an et demi pour se rapprocher de la famille après avoir beaucoup bourlingué. Son passage en Corse l’a notamment marquée. « Tous les voyages m’ont apporté quelque chose. J’adore l’île de Beauté, c’est vrai, mais aussi la Nouvelle-Calédonie ".
C’est le 4 aout prochain que Jean Marie ARRIGHI historien, inspecteur pédagogique régional de langue et culture corses viendra à 18 heures dans l’ancienne école du village de Coggia nous parler de la langue corse entre passé et futur :
La langue corse est née de la latinisation de l'île à partir d'un ancien substrat prélatin, puis s'est développée comme une langue romane originale. Pendant des siècles, elle a évolué en étroite relation avec le toscan, langue de l'administration et de la culture. Après le rattachement de la Corse à la France, le français s'est progressivement imposé, entraînant un recul de l'usage du corse.
Depuis les années 1970, un important mouvement de revitalisation a favorisé son enseignement, sa reconnaissance culturelle et son développement à l'écrit. Malgré ces avancées, la transmission demeure fragile et l'avenir de la langue reste un enjeu majeur.
Ce sera la dernière manifestation de l'association Culori di Coghja de l’été 2026.
La réservation nous permet d’organiser la salle en fonction du nombre d’inscrits.
Ou par retour de mail à l’adresse de Culori di Coghja.
Ceux qui le souhaitent pourront poursuivre la soirée à l’auberge de Coggia où Jean Charles aura préparé un repas corse sur réservation au 06 20 65 79 28.
I SCONTRI DI LETIA se dérouleront le dimanche 9 août à Letia San Martinu, place de l'église, à compter de 15 heures.
Jean Pierre Poli, avocat et essayiste, fera un exposé sur l’action et la personnalité de Clemente Paoli, frère de Pascal Paoli et véritable chef des armées corses, dès la prise de pouvoir par le général Paoli, le 15 juillet 1755.
Jean-Marie Arrighi, agrégé de lettres, inspecteur pédagogique régional chargé de la langue et de la culture corse. Interviendra sur l’histoire de la langue corse et son avenir.
Antoine-Marie Graziani, Historien et Chercheur, fera un exposé avec pour thème : la société et la justice dans la Corse génoise.
Rappel: Le livre de l'association est en vente:
-à Letia Auprès des membres actifs;
-à Sagone à la villa Romana;
-à Ajaccio à la librairie le Mouflon, 19 BD FRED SCAMARONI.
Plus d'une centaine de villageois ont assisté samedi 25 juillet à la présentation officielle de l'association " Contami a Soccia ", créée en mars dernier, avec comme mission principale de répertorier, conserver et valoriser le patrimoine matériel et immatériel du village.
(article de Pascale CHAUVEAU paru dans Corse-Matin du mardi 28 juillet)
À l’origine du projet, Aurélia Ottavy et Angélique Fici racontent que la toponymie a été un déclencheur. Pour tous les Socciais, la rivière du village, assidûment fréquentée aux beaux jours, propose trois bassins différents où se retrouver : le pont, u piantaghju, et… " liraolta ", une prononciation phonétique utilisée par tous. Questionné sur ce point, Sébastien Chiappini, qui est professeur de corse, leur donne la bonne orthographe : " livi di a volta ".
Quand, en mars dernier, Aurélia intègre la nouvelle équipe municipale, le maire Jean-François Bartoli attribue les missions aux conseillers, et elle observe alors qu'il manque le patrimoine. L'association Contami a Soccia est alors créée, sous la présidence de Joséphine Ottavioli, pour procéder à toutes recherches concernant Soccia : testimunianze urale, a natura, l'animali, l'usi, a tupunimia et l'antrupunimia.
Aghja, le village d'origine
Le 24 mai, un premier événement spécial a proposé à tous les villageois une merendella à Aghja, hameau d'une quinzaine de maisons aujourd'hui partiellement en ruine et perdues dans le maquis, dont sont partis les premiers Socciais pour s'installer plus haut, au village actuel. Et déjà, une armée de bénévoles s'organise pour nettoyer le chemin, se débarrasser d'un nid de frelons, et couper les arbres tombés qui font obstacle.
Sur place, les questions fusent sur Aghja, et les plus anciens émettent des hypothèses. On connaît l'existence des quatre frères fondateurs du hameau, Martini, Luca, Mainettu et Francu. Une rumeur affirmait qu'ils avaient fui une vendetta. Mais l'hypothèse la plus probable avance qu'ils auraient fui leur village de Petricaghju en Castaniccia après que leur maison a été saccagée par un incendie.
Parmi les ruines, un bâtiment est appelé la préfecture, dont l'existence réelle semble improbable pour un si petit hameau. Sans doute s'agissait-il simplement d'un lieu de recensement. En revanche, la mémoire collective est formelle sur le déménagement plus haut à Soccia, après l'observation des troupeaux de chèvres qui montaient systématiquement, pour y trouver plus d'eau et un climat plus favorable.
Présentation officielle de l'association
Samedi 25 juillet, Contami a Soccia était officiellement présentée devant une centaine de personnes, à la salle des fêtes du village. Sur des tables, des plans cadastraux d'Aghja, illustrés de toutes les casette et maisons prises en photo lors du pique-nique de mai. Et aussi des fragments de poteries trouvés sur place. "On est dans une urgence", martèle Aurelia, qui déplore que chaque année, on perde des anciens qui étaient des livres ouverts.
Dans la salle, Jean-Jean Arrighi, 90 ans, est très sollicité : "Mon père avait des bêtes, et j'ai connu une quinzaine de ses amis bergers." Pour la toponymie, il sera un allié précieux. "Je les entendais dire que les bêtes étaient à tel endroit, il y avait au moins 1 000 noms de lieux-dits différents. J'ai une très bonne mémoire et j'ai tout enregistré. Aujourd'hui hélas, il y a plus de sacs à dos que de bêtes dans la montagne."
Durant l'été, l'association va se concentrer tout particulièrement sur la toponymie du fleuve U Zoicu. "Mais on va aussi acheter des enregistreurs, se poser chez un oncle, une tante, et les laisser nous raconter leurs souvenirs, sur l'organisation particulière des familles au siècle dernier." En partenariat avec la mairie, l'association archivera tous les résultats des recherches à la casa cumuna, car ils appartiennent à tous les Socciais.
Et si les légendes corses cachaient une part de vérité ?
L’Association Arthur vous invite à une conférence-spectacle hors du commun avec Benjamin Casinelli, pour une plongée fascinante au cœur des mazzeri, de la magie et des croyances qui font partie du patrimoine de notre île.
Lundi 3 août
21h
Salle des fêtes de Soccia
Entrée au chapeau
Une soirée entre histoire, traditions et mystère… Venez découvrir le côté obscur de la Corse.
Il est excellent d'annoncer les prochains spectacles et fêtes de nos villages mais il est également bon de faire savoir s'ils se sont bien déroulés.
Par exemple, samedi 25 juillet, à Soccia, le marché des artisans a attiré une très grande foule, et l'animation a été très bien assurée par les jeunes de la Scola di Cantu di i Due Sorru dirigés par Fabrice MASSIANI.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).