Très connu dans notre haut-canton où il a restauré, entre autres, les églises de Poggiolo et de Guagno, le peintre Mario Sepulcre expose jusqu'au 28 novembre des autoportraits à Locu Teatrale à Ajaccio.
Lisez l'entretien paru dans Corse-Matin le 19 novembre.
Il y a ceux qui, face à l'objectif de leur smartphone, n'arrêtent pas de faire des selfies puis, il y a les peintres qui, depuis des siècles, se représentent sur la toile pour se raconter. Mario Sépulcre s'inscrit dans cette tradition. Jusqu'au 28 novembre 2025, il s'expose à Locu Teatrale.
Jusqu'au 28 novembre, depuis Locu Teatrale, dans le quartier de l'Octroi, Mario Sépulcre a décidé de se confier au public. Le récit intime qui mêle dessins et toiles est condensé en 25 autoportraits réalisés au fil de quatre décennies, de 1984 jusqu'en 2025.
Pour se représenter tel qu'il est ou bien souhaiterait être, l'artiste s'est d'abord regardé dans une glace. "Je pose un miroir sur un chevalet. Je me peins de 3/4. Toute la difficulté est de se capter dans ce miroir qui reflète notre aspect physique mais aussi notre âme. Être à la fois modèle et acteur est une démarche un peu spéciale", reconnaît-il.
Et celle-ci pousse a beaucoup s'interroger. "Est-ce qu'on va être complaisant ou pas envers soi-même ? Est-ce qu'on va coller à la réalité ou pas ? Sur certaines toiles, par exemple, j'ai pris le parti d'établir un lien étroit avec la Renaissance, avec le thème de L'Homme au gant du Titien. D'autres fois, je me suis représenté avec un turban, ou bien en pensant à Che Guevara. L'approche comporte une bonne dose de théâtralité et de liberté", explique Mario Sépulcre.
Ce genre pictural a produit beaucoup de chefs-d’œuvre avec Dürer, Rembrandt notamment
Ses perspectives ont évolué avec le temps et avec les émotions ressenties en son for intérieur. "Mes premiers autoportraits s'assimilaient tout simplement à des exercices de pratique." Au fur et à mesure, ils deviennent acte d'introspection tandis que le peintre " trouve un intérêt à exprimer préoccupations et sentiments du moment".
Selon la période, les portraits de lui-même révèlent "un peu de mélancolie, d'humour ou bien d'autodérision. Il m'est arrivé de forcer le trait, d'avoir aussi envie de me venger de moi-même", poursuit-il.
Il assure ne jamais s'être pris au jeu de Narcisse et replace sa quête de soi dans une longue tradition picturale. "L'autoportrait est un genre à part entière qui a irrigué tous les courants ou presque, donnant, par ailleurs, beaucoup de chefs-d’œuvre. Je pense aux autoportraits de Dürer, de Van Gogh, de Rembrandt qui s'est représenté depuis sa prime jeunesse jusqu'au grand âge".
À la Renaissance, l'artiste utilise l'autoportrait pour affirmer l'importance de son rôle
La Renaissance va permettre l’essor du style. "À l’époque, l'artiste sort ainsi de l'anonymat de l'artisan du Moyen Âge. Il s'affirme dans la société. Il signifie qu'il a un rôle important à jouer. Bien souvent y compris dans des scènes religieuses, un personnage au regard intense s'impose dans un coin du tableau. C'est l'artiste lui-même. De cette manière, il rappelle qu'il est témoin de la scène en question et que grâce à lui, les observateurs sont à leur tour des témoins."
En 2025, le contexte a changé, mais la teneur du message perdure. Pour Mario Sépulcre, il s'agit désormais de "s'extraire de l'anonymat du consumérisme et de cette mondialisation culturelle avec en corollaire, une tendance a l'uniformisation. On aime les mêmes musiques, les mêmes films". L'autoportrait serait encore, selon lui, une manière "de sortir de la masse", lorsqu'à " l'ère de l'intelligence artificielle de la robotique, la singularité de l'artiste prend, une nouvelle fois, tout son sens."
Cette annonce ne concerne pas directement Poggiolo mais elle peut intéresser les Poggiolais et autres Corses présents à Paris et dans sa région.
Les 8 et 9 novembre, se tiendra, de 9 h à 18h, le salon des éditeurs de Corse "Leghje a Corsica" à l'hôtel de l'Industrie, place St-Germain-des-Prés (Paris).
De nombreux éditeurs et écrivains insulaires y seront. En plus des stands, des animations et des conférences sont prévues. Le détail est fourni dans les documents ci-dessous. Vous pouvez cliquer sur eux pour les agrandir.
Attention! Dans la présentation des "cloches de Pioggiula" dimanche 9, il ne s'agit pas d'U Pighjolu!
L'association des amis du couvent de Vico a publié le numéro d'automne de son bulletin Inseme. Cette publication est très différente de celle conçue autrefois par le Père BONNAFOUX.
Le bulletin ne contient plus guère d'informations locales sauf le compte-rendu des 14 et 15 août derniers à Letia.
Cette publication est consacrée à l'automne par l'intermédiaire de l'éditorial et d'un poème de John KEATS.
"Dilexi te", l'exhortation apostolique du pape Léon XIV sur l'attention à porter aux pauvres, est présentée.
Pierre CHARBONNIER.
Très original est le résumé de la conférence tenue par Patrick CERUTTI au couvent de Vico le 22 août sur deux livres du philosophe Pierre CHARBONNIER consacrés à l'écologie: Abondance et liberté. Une histoire environnementale des idées politiques, Paris, La découverte, 2020 (2024), 543 p., 15,50 € ; Vers l’écologie de guerre. Une histoire environnementale de la paix, Paris, La découverte, 2024, 324 p., 23 €). Des idées sur lesquelles on peut réfléchir.
Le 7 octobre 1835 dans la matinée (c’était un mardi!) après 34 heures de traversée, le père Albini avec ses compagnons, les pères Guibert et Sicard, débarquèrent à Ajaccio pour prêcher en Corse.
Le couvent de Vico fêtera cet événement le dimanche 19 octobre.
Encore une nouvelle édition d'U Mele in Festa qui a tenu ses promesses avec une bonne météo, plus de 80 stands , des apiculteurs aux miels variés et des animations tout le long de la journée !
Les abeilles de Murzu vous disent à l'année prochaine!
Texte et photos extraits de la page Facebook de U mele in fiesta
A Scola di cantu di i Dui Sorru a fait l'objet d'un grand article de Pascale CHAUVEAU dans Corse Matin vendredi 5 septembre.
Créée il y a sept ans et comptant quarante élèves, sous l'impulsion de Fabrice Massiani, cette école a pu se produire plusieurs fois avec succès cet été. Mais ses activités sont toute l'année.
Pour lire la coupure de presse, cliquez sur l'image ou suivez le lien.
Cet été 2025, Blandine PROST, de passage au village, a créé ce beau tableau (cliquez pour l'agrandir):
Si les maisons ou les rues ont souvent été représentées, le cimetière ne l'avait pas encore été.
Il n'a rien de sinistre avec ses belles couleurs et ses tombes disposées irrégulièrement. On a plutôt l'impression d'une grande sérénité. Entre deux cyprès dominés par le clocher de Saint Siméon, le portail est ouvert, comme pour montrer que ce lieu n'est qu'un passage. Mais d'autres interprétations et d'autres ressentis sont possibles...
Pour commencer l'année 2017, la devinette du mois posait deux questions concernant un tableau d'une rue de Poggiolo: 1- Quel est l'endroit du village qui est représenté ici? 2- Quel est l'artist...
Un grand événement a lieu aujourd'hui mardi 5 août au couvent de Vico à 20 heures: le vernissage de l'exposition des tableaux de Jean PINELLI. Jean (appelé également Jean-Martin) PINELLI avai...
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).