Un entretien avec Bertrand CERVERA pour présenter le concert de demain vendredi 13 à la cathédrale d'Ajaccio est paru dans Corse-Matin d'aujourd'hui jeudi.
A Vico, dimanche 8 décembre ne sera pas seulement le jour de la fête de l'Immaculée Conception (messe à 9 h 30 au couvent Saint François).
Après la cérémonie, aura lieu "Gloriosa", une conférence-exposition de la collection Jean-Martin TIDORI, suivie du verre de l'amitié.
Jean-Martin TIDORI a été Conseiller communication au Secrétariat D'Etat à La Santé, vice-consul au Brésil, Chef du service de coopération et d'action culturelle à Ministère des Affaires Etrangères, Conseiller technique au ministère de la Justice...
Samedi 30 novembre, de 14h à 18h, aura lieu le 32e Carré des Ecrivains au Centre Bourse de Marseille.
Organisée chaque année par le Comité du Vieux Marseille, cette manifestation littéraire réunit les écrivains marseillais ou ayant écrit sur Marseille.
Cette année, sera présenté "Marseille, ville impériale", livre rassemblant les Actes du Souvenir Napoléonien de novembre 2022. Parmi les communications, se trouve celle de Michel FRANCESCHETTI"Eugénie et Marseille, une histoire d'amour ratée".
Il est à noter, pour les amateurs de tradition et d'enracinement provençal, qu'une exposition sur Frédéric MISTRAL a lieu au même endroit.
A Guagno-les-Bains, les activités du FAM (foyer d'accueil médicalisé) ne sont pas toujours connues mais elles sont nombreuses. Marie-Claire BENETTI-PAPADACCI y applique l'art-thérapie, méthode qui vient d'être présentée le 11 novembre dans un article de Philippe JAMMES sur le site Corse Net Infos .
Guagno les Bains :
L’art-thérapie, une approche novatrice
au service des résidents du FAM
Philippe Jammes le Lundi 11 Novembre 2024
Au Foyer d’accueil médicalisé (FAM) de Guagno les Bains, l’art-thérapie s’impose comme une méthode novatrice pour améliorer le quotidien des résidents en situation de handicap. Ce programme, qui mêle soins médicaux et approche psychosociale, vise à stimuler la créativité et renforcer l’autonomie des participants grâce à des interventions non médicamenteuses.
Art-thérapie au Foyer d’Accueil Médicalisé de Guagno Les Bains
Dans les montagnes corses, au cœur de Guagno les Bains, le Foyer d’accueil médicalisé (FAM) déploie une approche innovante pour accompagner les personnes en situation de handicap. Outre les soins médicaux et paramédicaux traditionnels, cet établissement propose des thérapies non médicamenteuses, comme l’art-thérapie, pour répondre aux besoins complexes de ses résidents. Cette approche, qui privilégie le bien-être psychologique et émotionnel, a prouvé son efficacité pour améliorer l’autonomie et la qualité de vie des participants.
Le FAM de Guagno les Bains accueille des adultes présentant des handicaps physiques, cognitifs ou psychologiques. Dirigé par François-Aimé Arrighi, l’établissement se distingue par une volonté de personnaliser les soins et d’adopter une approche globale pour chaque résident. « Ici, nous offrons un environnement structuré et adapté aux besoins individuels de chaque personne, afin de préserver et de développer leur autonomie », souligne le docteur Ph.D Marie-Claire Benetti Papadacci, art-thérapeute. L’une des spécificités du FAM réside dans l’intégration de thérapies alternatives comme l’art-thérapie, une méthode qui favorise l’expression personnelle et stimule la créativité des résidents, tout en répondant à des besoins psychologiques et sociaux parfois négligés par les approches médicales classiques.
L’art-thérapie : une méthode douce et respectueuse
L’art-thérapie, qui repose sur des activités créatives comme la peinture, le dessin, et la sculpture, permet aux résidents de s’exprimer de manière alternative, souvent plus accessible et libératrice que les échanges verbaux. L’idée est de solliciter la créativité des participants pour favoriser leur développement psychologique et social. En effet, ces activités artistiques offrent un moyen d’exprimer des émotions difficiles à verbaliser, ce qui peut être particulièrement bénéfique pour les résidents ayant des troubles cognitifs ou psychologiques. « L’art-thérapie est un outil essentiel dans l’accompagnement des résidents. Elle permet de travailler sur des compétences souvent mises de côté, comme l’expression personnelle et la créativité, tout en renforçant les capacités relationnelles », explique le docteur Benetti Papadacci. Cette approche non médicamenteuse s’inscrit dans une démarche de soins plus douce et respectueuse des personnes, en mettant l’accent sur l’écoute, le respect et l’accompagnement psychologique, plutôt que sur l’usage systématique de traitements pharmaceutiques.
Docteur Marie-Claude Benetti Papadacci.
L’objectif est de permettre aux participants de s’exprimer librement et de retrouver une forme de bien-être grâce à la création artistique. « En réduisant les troubles comportementaux, l’anxiété et le repli sur soi, ces activités créatives jouent un rôle fondamental dans le développement social et affectif des résidents », précise l’art-thérapeute. Ces pratiques contribuent ainsi à créer un climat de confiance et de valorisation où chacun peut explorer et exprimer ses émotions, tout en renforçant les liens sociaux au sein du groupe.
Une étude prouvant les bienfaits de l’art-thérapie
Dans le cadre d’une étude menée au FAM, quatorze résidents volontaires ont participé à un programme d’art-thérapie pendant sept mois. Chaque mois, ils prenaient part à quatre séances d’une durée de 90 minutes, à travers lesquelles ils ont pu explorer différentes formes d’expression artistique. « À mi-parcours, nous avons effectué une évaluation rigoureuse des progrès des participants, afin d’adapter les séances et de répondre au mieux à leurs besoins spécifiques », explique le docteur Benetti Papadacci.
Les résultats obtenus ont confirmé l’efficacité de l’art-thérapie dans plusieurs domaines clés du bien-être des résidents. « Nous avons observé des améliorations significatives dans la créativité, la dextérité, et l’estime de soi des participants », précise l’art-thérapeute. En effet, l’art-thérapie semble avoir un impact direct sur l’humeur des résidents, contribuant à améliorer leur confiance en eux et leur perception de leurs propres capacités.
L’interaction sociale a également été renforcée grâce aux séances, favorisant des échanges plus fluides et une meilleure intégration des participants dans le groupe. « L’une des grandes réussites de ce programme a été de voir les résidents s’affirmer davantage, renforcer leurs relations interpersonnelles et prendre plus de plaisir à interagir avec les autres », témoigne le docteur Benetti Papadacci.
L’étude a montré que l’art-thérapie permettait de réduire les symptômes d’anxiété et de favoriser un sentiment de bien-être général, sans avoir recours à des traitements médicamenteux. Ce constat s’inscrit dans une tendance générale visant à promouvoir les interventions non médicamenteuses dans le domaine du handicap, qui visent à traiter les aspects émotionnels et relationnels de manière plus globale et plus douce.
Une nouvelle approche du soin pour un public vulnérable
L’art-thérapie au FAM de Guagno les Bains démontre que les soins ne se limitent pas à la prise en charge physique ou médicale. En mettant l’accent sur le bien-être psychologique et émotionnel des résidents, cet établissement participe activement à la réinvention des pratiques de soin, en proposant des alternatives novatrices pour améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap. « Ces interventions ont non seulement permis d'améliorer le bien-être des résidents, mais elles ont également renforcé l’estime de soi et la capacité d’interaction sociale », conclut le docteur Benetti Papadacci.
Une réponse a été fournie par Marie SUSINI à la question posée dans le précédent article. La photo de la page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu(que chacun devrait avoir) montrait une procession descendant du Lucciu où se trouve la fontaine vers le centre de Poggiolo sans que l'on comprenne quel circuit avait été réalisé.
La solution est toute simple. Il est arrivé certaines années que, venant de la chapelle Saint Roch, les processionnaires se rendent vers le Lucciu, non pas pour la fontaine, ni le monument aux morts mais pour la croix qui y est édifiée.
Cette croix passe presque inaperçue maintenant mais elle avait une signification symbolique car elle marquait autrefois la limite du village. Et puis elle offre un vaste panorama vers la vallée, le col de Sorru et la mer, permettant aux pensées des fidèles de s'élever vers le reste du monde et vers Dieu.
Après un moment de chants et de prières, les participants redescendaient en direction du village. Etait-ce pour revenir directement à la chapelle? N'était-il pas possible qu'ils aient continué jusqu'à la croix du Fragnu, en bas du village? Peut-être.
Les processions n'ont pas toujours été semblables, les chemins empruntés étaient variés mais il y avait toujours la même foi et le même respect de la tradition. La tradition n'est pas la répétition automatique de ce qui a déjà eu lieu.
Quel sera donc l'itinéraire du 16 août 2025 ? Sera-t-il original?
Une dernière question se pose au sujet de la photo de la procession: cette année-là, la croix du Lucciu était-elle déjà en béton ou encore en bois? Qui peut donner la date de ce grand changement?
En dehors de permettre de revoir le visage des êtres aimés éloignés ou disparus, une photo est toujours riche d’enseignements.
Ainsi, la photo de procession qui se trouve à la page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu. Nous allons en analyser les différentes parties pour chercher des indices permettant de retrouver des éléments du passé de Poggiolo.
L'image ci-dessus est légèrement différente de celle qui se trouve dans le livre. Pour des raisons techniques et esthétiques, l'éditeur l'a légèrement rognée, notamment sur le côté droit.
Son emplacement supposé est figuré ci-dessous par une croix jaune (cliquer sur l'image pour l'agrandir).
Quelques pas devant la procession, marchent trois enfants de chœur.
Dans le livre, leurs noms sont bien marqués: à gauche, Jean Martin PINELLI; au centre, tenant la croix, son frère François PINELLI; à gauche, Noël SICCHI.
Cette identification est importante car elle permet de dater l'événement.
Connaissant ces trois personnages (Jean Martin est né en 1946) et supposant l'âge qu'ils devaient avoir à l'époque, il est possible d'estimer que la photo a été prise un peu avant 1960, peut-être entre 1955 et 1960.
Leur habillement renforce cette estimation.
Ces trois enfants sont habillés avec la soutane ou soutanelle, longue robe rouge, noire ou violette, et avec le surplis ou cotta, vêtement blanc qu'on met sur la soutane. Ces ornements furent peu utilisés après le concile Vatican II (1962-1965) qui préconisa une plus grande simplicité des cérémonies catholiques. Actuellement, les enfants de chœur ont plutôt uniquement une aube blanche.
Après les enfants de chœur, une femme, dont le visage est caché, tient une grande bannière sur laquelle on reconnaît la Vierge Marie.
Cette bannière existe toujours. Elle se trouve à l'intérieur de l'église Saint Siméon. Protégée par un cadre vitré, elle est superbe avec sa décoration en fils dorés. Etait-elle le symbole d'une confrérie? Aucune inscription ne le prouve.
Mais elle n'est plus utilisée depuis longtemps. La preuve en est fournie par le film de la procession du 15 août 1966 que l'on peut consulter dans la vidéothèque poggiolaise.
Le reportage de la fête de Marie de cette année-ci montre toute la procession, avec la croix en tête et la statue de la mère de Jésus transportée sur un brancard mais la bannière est absente.
La photo du livre serait-elle donc celle du 15 août, jour de l'Assomption ?
Pas le moins du monde car, derrière la bannière, aux deux tiers des participants, on peut facilement reconnaître la statue de saint Roch.
La photo de la page 68 montre incontestablement une procession pour la fête de saint Roch, donc un 16 août, vraisemblablement entre 1955 et 1960.
Mais d'autres renseignements peuvent encore en être extraits. Ils seront indiqués dans le prochain article.
Mise à jour de l'article paru le 21 février. A Poggiolo, comme dans toutes les régions françaises, la pratique du catholicisme a connu une grande rupture dans les années 60, rupture dont l es ...
Jean-Baptiste PAOLI a eu la gentillesse de revoir pour ce blog la traduction du poème de MAISTRALE sur une procession à Soccia publié en 1924 et qui était écrit dans la graphie utilisée alors par la revue MUVRA.
Batti est chef de projet de Cunghjugatore corsu au sein de Canopé Corse, l'ancien CRDP.
Cunghjugatore corsu est un outil très pratique pour conjuguer 10.000 verbes corses en prenant en compte les formes les plus courantes de la variation dialectale. La recherche peut se réaliser à partir du corse ou du français.
Ce site est indispensable pour tous ceux qui veulent apprendre le corse ou se perfectionner.
On peut y accéder en cliquant sur la copie d'écran ci-dessous.
Les lecteurs qui ont un compte Facebook peuvent voir comment Ghjuvan Battistu a récemment présenté Cunghjugatore corsu à Bastia.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).