L'édition 2011 du marché de Noël à Poggiolo a été un succès dimanche 4 décembre. De nombreux stands proposaient objets
artisanaux, livres et produits alimentaires, tout ce qui permettait de faire des cadeaux très sympathiques pour le 25 décembre.
Après avoir fait connaître le poète de BALOGNA, ce blog a le plaisir de vous présenter un autre artiste: le peintre de MURZO.
Claude MALATTIA est né en 1944. Il habite maintenant dans le Vaucluse après avoir vécu longtemps à Aix-en-Provence.
Claude MALATTIAa eu une activité artistique assez grande, dont témoigne une longue liste de concours et d'expositions. Certains se souviennent peut-être d'avoir vu ses œuvres exposées en 2007 à la foire du miel de Murzo.
Nous avons ainsi une nouvelle preuve de la sensibilité artistique qui existe dans les Deux Sorru, comme en témoignent aussi les activités des Poggiolais comme Jean Martin PINELLI, Valère CECCALDI et Cécile GRIMALDI.
La nouvelle était connue depuis plusieurs jours mais elle est devenue officielle le 6 décembre.
En 2013, le centième Tour de France cycliste partira de Corse pour le première fois de son histoire. Trois étapes
sont prévues: Porto-Vecchio-Bastia, Bastia-Ajaccio et, le 1er juillet, Ajaccio-Calvi par San Bastianu, Sagone et les calanche de Piana. Nous verrons dans un an et demi les coureurs de la Grande
Boucle passer au pied de la tour de Sagone.
Avec la naissance de VICTORINE le 19 novembre,
Philippe DUBREUIL est maintenant grand-père pour la troisième fois. Au printemps 2010, il avait eu la joie d'accueillir ELEANA, petite sœur d'APOLLINE. Une bien belle famille!
Toutes nos félicitations aux parents et grands-parents.
La pétition demandant à la Fédération Française de Football de ne pas programmer de match le 5 mai, jour du vingtième
anniversaire de la tragédie du stade de FURIANI en 1992, connaît actuellement un grand succès. Les Poggiolais ont-ils signé? Faites-le vite en vous connectant à l'adresse:
L'alerte était passée. L'expédition avait réussi. L'ordre et la loi étant rétablis en Corse, le dispositif
policier pouvait se relâcher. "LE PETIT PROVENÇAL" le montra jeudi 5 décembre 1931 en publiant en première page deux photos de gardes mobiles débarquant à Marseille et
montant dans des camions. En plus des hommes arrivés par le "Ville d'Ajaccio" le 2 décembre (voir article ICI), le journal annonçait qu'un autre contingent venait d'arriver avec le
"Cap Corse". La cause était entendue.
La boucle était bouclée. Pratiquement un mois après l'appareillage de l'armada, le maquis corse avait
été "épuré".
En réalité, les grandes vedettes se cachaient encore dans les Deux Sorru et la Cinarca. Les villages comme
POGGIOLO subiront encore pendant de longs mois une forte surveillance policière. Il faudra attendre le 11 février 1932 pour prendre Jean-Baptiste TORRE à MUNA, le 1er juin pour que Bastien SPADA
se constitue prisonnier et, enfin, le 29 mai 1933 pour capturer André SPADA à COGGIA.
Ainsi s'achève la série d'articles consacrée à cette expédition qui
secoua fortement la Corse et dans laquelle POGGIOLO, GUAGNO-LES-BAINS et SORRU se trouvèrent en position centrale. Un grand merci aux lecteurs qui nous ont suivi et encouragé dans cette
étude.
Aujourd'hui, le banditisme existe encore. Il n'a absolument rien à voir avec les figures hautes en couleur des
années 20 et 30. Voici la carte, publiée par "CORSE-MATIN", des assassinats réussis ou tentés entre janvier et novembre 2011.
La géographie est différente de l'époque précédente: rien dans les Deux Sorru et concentration dans les
villes et dans les centres touristiques. La lutte contre la criminalité est un travail sans cesse recommencé.
On pouvait feuilleter toutes les pages du "PETIT PROVENÇAL" du vendredi 4 décembre 1931
mais il fallait se rendre à l'évdence: aucune nouvelle sur la Corse.
Profitons de l'occasion pour publier un autre texte de chanson de l'époque: "u lamentu di Spada",
copié dans le livre de Lucia MOLINELLI-CANCELLIERI consacré à "SPADA,
dernier bandit corse".
Contrairement au chant déjà publié, nous avons ici la version corse et la version
française. Censé parler en personne, le plus célèbre des bandits y évoque son père, sa mère, son frère Bastien, son ami RUTILI, l'attaque de la voiture postale de LOPIGNA et sa maîtresse Marie CAVIGLIOLI.
Après l'arrestation de Toussaint CAVIGLIOLI, "LE PETIT PROVENÇAL" du jeudi 3 décembre annonça
celle de Jacques GARDELLA près de ZIGLIARA. Il avait été la cause du meurtre de deux gendarmes qui l'avaient arrêté et qui furent abattus par Joseph BARTOLI dans un café de PALNECA le 29 avril
1931. Le filet semblait se resserrer de plus en plus sur les bandits restants.
Il n'est donc pas étonnant de trouver, en pages locales, l'annonce de l'arrivée à Marseille du navire "Ville
d'Ajaccio" avec une trentaine de gardes mobiles et leurs autos-mitrailleuses. Le retour à l'ordre ne nécessitait plus de gros effectifs.
L'article reprit les propos de M. TOMASI, commissaire de police mobile, qui confirma que les têtes des
deux frères SPADA, de BORNÉA et de TORRE étaien mises à prix pour 100.000 francs chacune. Il déclara également sa certitude que l'arrivée de la mauvaise saison allait les obliger à se
rendre.
Le 5 mai 1992, la Tribune Nord du Stade Armand Cesari s’effondre causant 18 morts et plus de 2300 blessés. La Corse entière est touchée par
ce drame, le traumatisme est immense. Une catastrophe jamais connue dans le monde du football français. Et pourtant… les instances du football français contrairement aux responsables du
football anglais n’accordent aucune importance à cette date. L’Angleterre, pays de football, ne joue plus aucun match les 15 avril et 29 mai suite aux drames d’Hillsborough et du Heysel.
Est-ce si difficile pour la France d’en faire de même ?
Le jour même où toute la Corse commémorera dans le recueillement le vingtième anniversaire de la tragédie de Furiani, des matches seront
joués !
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est
indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par
conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
Une grande victoire put enfin être annoncée par "LE PETIT PROVENÇAL" du mercredi 2 décembre 1931: "Toussaint Caviglioli a été capturé par la police mobile et la gendarmerie".
Cette capture s'est déroulée entre Vico et Murzo, près du pont de Belfiore, plus exactement "dans une bergerie abandonnée, située entre le col de Belfiore et le village de Vico".
D'après cet article, "Caviglioli était très fatigué, déprimé par les privations et la vie errante qu'il menait depuis un mois".
Toussaint CAVIGLIOLI fut jugé avec Jean-Baptiste TORRE par les Assises de Bastia du 16 au 20 novembre 1933. Il plaida avoir été sous l'influence de son oncle François CAVIGLIOLI et, la Cour lui ayant accordé les circonstances atténuantes, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité alors que TORRE subit la peine de mort pour avoir tiré le coup de feu qui coûta la vie à Antoine GUAGNO lors de l'attaque de GUAGNO-LES-BAINS.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).