Que Noël soit un moment de joie dans toutes les familles!
Le blog des Poggiolais en profite pour prendre des vacances. Il reprendra au tout début de 2011.
Que Noël soit un moment de joie dans toutes les familles!
Le blog des Poggiolais en profite pour prendre des vacances. Il reprendra au tout début de 2011.
Le traditionnel office de RINGRAZIAMENTU du canton pour remercier Dieu de l'année écoulée aura lieu à l'église St Laurent de MURZU vendredi 31 décembre à 18 heures, avec la participation de la Confraternita di u Padre Albini. Un bon moyen pour prendre le départ de 2011.
Renseignements sur les traditions de capudannu à l'adresse :
http://www.adecec.net/adecec-net/feste/capudannu.html
L'article du 28 octobre a été le premier d'une série que ce blog consacre à Théodore POLI, le premier grand "bandit d'honneur" qui était originaire de GUAGNO et qui sévit surtout dans les Deux-Sorru. De nombreux épisodes proviennent de l'ouvrage que Henri PIERHOME (de son vrai nom, Henri PIERANGELI) lui a consacré (cf le même article du 28 octobre). Mais d'autres renseignements ont été également trouvés dans "Recherches historiques et statistiques sur la Corse" écrites par François-Guillaume Robiquet en 1831.
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Trahi par le gendarme PETIT dont il se vengea de façon sanglante le 14 février 1820, THÉODORE poursuivit ces représentants de l'ordre de sa haine.
LA HAINE DES GENDARMES
Son premier attentat eut lieu près du pont du LIAMONE où un gendarme qui traversait le fleuve fut blessé.
Un peu plus tard, le 17 août 1821, THÉODORE, accompagné des deux frères MULTEDO et de
PELLEGRINI, dit BRUSCO, investirent MURZO et se firent préparer un déjeuner par Philippe-Antoine COLONNA. Les gendarmes, avertis par le maire, arrivèrent de VICO. L'échange de coups de feu blessa BRUSCO et un MULTEDO. Les bandits se réfugièrent à MUNA où ils furent soignés. Puis, ils s'enfuirent par ROSAZIA. Une semaine plus tard, COLONNA, soupçonné à tort d'avoir été complice des gendarmes, fut assassiné.
Le 21 novembre 1821, la gendarmerie de CORTE, aidée par trois guides locaux, rencontra un groupe dirigé par THÉODORE et blessa mortellement Christophe ARRIGHI dont le corps fut transporté dans une grotte voisine. Un peu plus tard, Théodore et ses complices revinrent et fusillèrent un gendarme et le guide Mathieu FERRACCI.
De nombreux coups de main eurent ensuite lieu. Le 19 octobre 1822, la gendarmerie de CASAGLIONE fut attaquée par une bande de cinq contumax dirigée par THÉODORE déguisé en gendarme. Un pandore malade fut tué. Les assaillants furent finalement repoussés par des habitants alertés par le maire ALBERTINI.
Mais le bilan s'alourdit: un gendarme tué à PASTRICCIOLA, un tué et un blessé à ORTO, deux blessés à ROSAZIA.
CONTRE LES VOLTIGEURS
Devant l'importance du banditisme (190 homicides ou tentatives en 1822 pour une population de 170.000 à 180.000 habitants), dont THÉODORE était l'élément le plus actif et le plus connu, le vicomte de SULEAU, préfet de la Corse de 1822 à 1824, souhaita lever un corps auxiliaire composé de Corses pour prêter main forte à la Gendarmerie. Entre 1816 à 1822, 116 gendarmes avaient été victimes du devoir.
Le Bataillon des Voltigeurs Corses (dont l’effectif théorique s’élèvait à 421 hommes recrutés dans l'île) fut donc créé par l'Ordonnance Royale du 6 novembre 1822, comme auxiliaire de la 17ème Légion de Gendarmerie Royale de la Corse,
Le bataillon était régi par les règlements de l’infanterie pour ce qui concernait l’organisation de la vie courante et l’avancement, et de la gendarmerie, pour celui du service et des missions
La vie du Voltigeur était constituée de longues patrouilles dans la montagne et d’embuscades. 14 d’entre eux firent le sacrifice de leur vie dans l’accomplissement de leur mission. Ils furent également des cibles pour THÉODORE.
Ainsi, en 1824, deux voltigeurs escortaient de VICO à ORTO, leur résidence, un muletier transportant des vivres. Un jeune paysan de POGGIOLO, nommé FRANCESCHETTI, se joignit à eux. Ils tombèrent dans une embuscade organisée par THÉODORE et BRUSCO. Un voltigeur fut tué et le jeune Poggiolais blessé mortellement. Ce dernier était un neveu de THÉODORE qui manifesta un réel chagrin quand il apprit l'identité de sa victime.

THÉODORE avait voué une véritable haine aux forces de l'ordre. Les représentants d'une autre institution furent aussi ses victimes: les prêtres (à voir dans un prochain article).
Les noms des lieux cités dans l'article sont entourés en rouge. Cliquez sur la carte pour l'agrandir.
Des correspondants du Blog de Poggiolo ont eu la bonne idée de nous envoyer des informations sur deux expositions qui se sont ouvertes à deux extrémités du pays. Si vous êtes sur le continent, profitez des vacances scolaires pour aller les admirer.
Dans la moitié Nord, en Normandie, la ville du Havre organise, avec le concours de l'Université du Havre, des bibliothèques et des archives municipales, une exposition autour de Napoléon Bonaparte, qui honora deux fois les Havrais de sa visite. Intitulée "Napoléon Bonaparte, ses entrées dans la ville du Havre", elle est à voir à La Maison de l'Armateur jusqu'au 18 avril 2011.
Maison de l'Armateur
3, quai de l'Ile au Havre
Ouverte tous les jours de 11 h à 18 h, sauf le mercredi de 14 h à 18 h. Fermée le jeudi.
Renseignements au 02 35 19 09 85.
Dans le Sud, la Maison de la Corse de Marseille a inauguré dans ses locaux (69/71 rue Sylvabelle, 6ème arrondissement) une exposition de tableaux de Christiane POGGI-MAIGNIER intitulée "CORSE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI".
Peintre autodidacte, née en 1927, après des études de pharmacie et une carrière de biologiste, Christiane POGGI-MAIGNIER s'adonne enfin depuis 15 ans à
sa passion: la peinture. Elle pense que la couleur, c'est la joie de vivre, et essaie de donner par sa peinture une
vision joyeuse de la vie. Médaille d'or de la ville d'Aix-en-Provence, elle expose en permanence Galerie
Jouvène à Marseille.
L'exposition se tiendra du 27
Novembre 2010 au 31 Janvier 2011 de 14 à 19 h du lundi au vendredi.
Dans les œuvres ci-dessous, on pourra reconnaître facilement, entre autres, PIANA, CARGESE, PORTO.
Hier, vendredi 18 décembre, la neige est tombée à gros flocons.
Une nouvelle vue du Soccia ancien est en vente sur eBay. Cette carte postale était intitulée à l'origine: "SOCCIA - Place et Monument". Sur le site d'enchères, elle s'appelle désormais "SOCCIA - Enfants devant le Monument aux Morts". Le vendeur, domicilié à Granace, près de Propriano, la propose à 6 euros jusqu'au samedi 18 décembre à 19h 58.
Cette photo en noir et blanc est datée de la période 1919 à 1938, sans plus de précision. Elle n'est pas écrite, ni timbrée.
Il n'est pas possible d'identifier les deux jeunes garçons mais aucune contestation n'est possible pour reconnaître le lieu. Quelques constatations simples peuvent être réalisées quand on compare la carte postale à une photo récente (en l'occurence, un cliché de fin 2008).
Les maisons n'ont guère changé, sauf les toits et cheminées. Le poteau est toujours là mais il est caché par des feuillages
qui n'existaient pas autrefois. Le sol de la terrasse de l'actuel bar de Carlo n'apparaît pas être utilisé pour un débit de boissons. Un ancien de Soccia pourrait-il dire de quand date le bar?
Evidemment, le nombre d'automobiles n'est pas le même.
Si vous êtes intéressé par ce vestige du passé, allez sur le site eBay en cliquant LÀ.
Restons à l'affût: de nouveaux morceaux du village peuvent encore être proposés sur la Toile.
NB: la précédente carte mise aux enchères (la revoir ICI) à 3 euros a finalement été cédée à 7 euros.
Un petit avis "In Memoriam" paru dans "Corse-Matin" dimanche 12 décembre rappelle que, voici maintenant exactement trois ans, les Poggiolais et les Socciais ont perdu une personne importante, et même une personnalité: Joseph ANTONINI.

Dans le numéro 11 du journal "L'info U Pighjolu", Hélène Dubreuil lui avait rendu un bel
hommage que nous reproduisons maintenant.
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En ce 19 décembre 2007, il y avait beaucoup de monde en l'église de SOCCIA comme
il y avait aussi beaucoup de personnes du canton à la
levée du corps à Ajaccio, pour saluer et manifester une dernière fois son affection à Monsieur Joseph ANTONINI.
Il faisait beau, le soleil brillait sur le village et, du coup, cette cérémonie alliait mélancolie et
sérénité. L'ardeur du soleil et ses rayons nous renvoyaient à l'œil pétillant de Jojo, car c'est ainsi que, tous, nous l'appelions.
C'est le maître d'école que je souhaite évoquer.
Dans le canton, comme à Ajaccio, nous étions nombreux encore, ses anciens élèves à garder le souvenir d'un
maître attentif et enjoué. Il est l'un des derniers enseignants à avoir exercé à POGGIOLO (1) et j'ai eu la grande chance d'avoir été son
élève. Ce fut mon Maître d'école. Il menait avec intelligence et fermeté la classe unique où nous étions une dizaine de 6 à 14 ans, filles et garçons mélangés. Attentif à tous et à toutes, il
nous a appris à lire, écrire et compter. Il nous a ouvert l'esprit, nous a appris à penser et à parler dans une langue qui, pour la plupart, n'était pas leur langue maternelle. En fait, à devenir
les hommes et les femmes
que nous sommes aujourd'hui. Il conduisait avec fermeté et vigueur
les candidats au «Certificat d'études». Je le vois encore brandissant, à la fenêtre du car de DUMENICU-ANTONE, les parchemins des lauréats...
« Tous reçus! » nous criait-il, rouge de bonheur et de fierté, à nous les plus jeunes, qui avions
attendu leur retour de Vico, dans la plus grande anxiété.
Il y a plus de cinquante ans, ce n'était pas une mince affaire que de descendre à Vico! Les distances et
le temps n'ont pas aujourd'hui les mêmes valeurs et puis personne, ou presque, n'avait de voiture. Prendre le car de DUMENICU-ANTONE, c'était partir pour une franche aventure. Je me
souviens de tous ces après-midi où, sagement assis en rang d'oignons sur le mur du « LUCCIU », à la fontaine, nous attendions de le voir paraître surgissant sur sa moto flamboyante, tel un
destrier de l'apocalypse.
Nous étions en plein « Cinéma Paradiso ».
Jojo ANTONINI à Paris
Et puis, au printemps, toute la classe partait herboriser dans le maquis. On découvrait les
abeilles, les fleurs, les oiseaux et la rivière dormante. C'était un bonheur d'enfance qui m'a porté toute ma vie. C'est pour cela que j'ai voulu revenir vivre en Corse, ici, au village. C'est
pour cela que j'ai voulu que mes propres enfants connaissent et fréquentent, eux aussi, les écoles rurales du canton de SOCCIA et SAGONE. Ces expériences-là, c'est du bonheur que l'on
emmagasine pour toute la vie !
Jojo, c'était un maître d'école d'un autre temps, un de ses «Hussards de la République» qui ont
permis au pays de se construire. C'est le témoin d'une époque désormais révolue, et nous sommes nombreux à garder son souvenir dans notre cœur et notre esprit.
... "Un ci scurdaremu mai di tè, o Jojo, i to sculari ti ringrazianu di tuttu ci o chi tù ai fattu."
sa dernière photo (juillet 2007)
(1) Jojo fut l'instituteur de Poggiolo
entre 1945 et 1954. L'école ferma à l'été 1965.
La salle des fêtes de Poggiolo a accueilli, dimanche 5 décembre, un 6e marché de Noël qui a été une nouvelle réussite.
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Le public a été nombreux à circuler entre les stands pour trouver des cadeaux de Noël originaux.

Les produits artisanaux étaient présentés sur plusieurs stands.
La partie gastronomie n'a pas été oubliée.
Il y avait même la farine de châtaigne de Poggiolo.
La librairie La Marge jouait son rôle culturel avec un grand stand de livres.
Le reporter photographe Michel Luccioni y a notamment dédicacé les livres qu'il a réalisés sur la Corse.
La présentation de son dernier livre peut se lire ICI et des photos sont visibles LÀ.
Bien sûr, l'association artistique et culturelle de Sorru in Sù, qui organisait la journée avec l'aide de la mairie, présentait ses activités.
La journée s'est terminée par le tirage de la tombola dont les principaux lots étaient fournis par Corsica Ferries, la SNCM et Air Corsica.
Par ailleurs, chants corses et de Noël ont agrémenté la journée grâce à Alte Voce, représenté par Christian Passoni, à qui étaient confiées les manettes de l'animation du marché.
Et il était possible de se restaurer à l'extérieur...
... comme à l'intérieur.
Et, surtout, il y avait le plaisir de se retrouver.
Les images de Soccia, le village voisin de Poggiolo, sont très nombreuses sur internet. Autrefois, plusieurs types de cartes postales le représentant ont été publiées. Le site eBay de vente aux enchères propose celle-ci. Les maisons sont vues d'en haut. Au fond, on aperçoit bien la route allant de Guagno-les-Bains au col de Sorru. La photo daterait de la période 1939-1945.
En tout cas, c'est la date qu'indique le vendeur de cette carte, originaire de Digne (Alpes de Haute-Provence). De couleur sépia avec un dos vert, elle a déjà été utilisée et elle est en bon état.
L'enchère en cours est de 3,00 euros et il reste jusqu'à lundi 13 décembre, à 16 h 08, pour proposer plus et en devenir propriétaire.
Si vous êtes intéressés, allez à l'adresse:
http://cgi.ebay.fr/CPA-20-CORSE-N-1809-SOCCIA-/280601052391#ht_500wt_963
Luc CHABROLLE est perplexe. Son papa Raphaël vient de lui apprendre que, mardi 8 décembre, sa maman Edith a donné le jour à Louis qui a 3,800 kilogs. Il attend impatiemment de les voir quand ils rentreront de la maternité de Hong-Kong où ils se reposent.
Toutes nos félicitations aux parents et aux grands-parents Jean-Pierre et Rose-Marie.
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Dates à retenir:
Vacances de Noël:
du samedi 20 décembre 2025 au lundi 5 janvier 2026.
MESSE DE NOËL À POGGIOLO:
Mercredi 24 décembre à 18h30.
SAMEDI 17 JANVIER à 15 h
(Fête de Saint Antoine):
Messe à Guagno-les-Bains.
Vacances de février:
du samedi 14 février au lundi 2 mars.
Vacances de Pâques:
du samedi 11 avril au lundi 27 avril.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.