Les bastelle poggiolaises du 2 novembre ont été cuites dans le four municipal qui a été construit devant la salle des fêtes. Autrefois, chaque famille ou quartier du village utilisait son propre four. Certains fours ont été détruits, d'autres abandonnés, certains reconstruits.
Le film suivant, réalisé il y a douze ans, montre la diversité des fours de notre village.
Avant d'être le partage des bastelle, le moment de Toussaint est celui où, en principe le 2 novembre, on pense aux morts de notre famille et de notre village. On va nettoyer les tombes et déposer des fleurs avant que le prêtre bénisse le cimetière. Il en a été ainsi cette année.
Pour illustrer ce moment, voici une vidéo tournée par Thierry CALDERONI le 1er novembre 2008 à Poggiolo, il y a seize ans.
Après la messe à Saint Siméon, les fidèles sortent de l'église. On pourra reconnaître certains qui nous ont quittés depuis. Ils se regroupent dans l'allée centrale du cimetière pour entendre une prière lue par une jeune fille avant que le prêtre prononce la bénédiction.
Les dernières images du film sont un panoramique qui montre bien les couleurs des tombes fleuries et le superbe paysage de ce cimetière de montagne.
Voici dix ans, le 28 octobre 2014, Barthélémy CANALE nous quittait. Plus connu sous le surnom de "Mimi", il était un personnage bien connu dans tout le canton pour ses multiples activités et surtout pour sa grande gentillesse.
Il s'était engagé dans l'armée pour libérer le pays. En 1943, il avait participé au débarquement en Corse avec les goumiers marocains et fut le premier soldat français à arriver à Vico. Il combattit ensuite en Italie, notamment à Monte Cassino, en Provence, en Autriche et en Allemagne.
Après quelques années comme croupier sur la Côte d'Azur, il s'installa à Guagno-les-Bains.
Il fut facteur.
Ici, on le voit distribuer le courrier à la famille MARTINI à Poggiolo.
Photo de Marie-Louise MARTINI.
Cette photo se trouve page 26 du livre I nostri antichi di U Pighjoluavec l'identité des personnes présentes sur le cliché.
Il est surtout connu pour l'épicerie qu'il ouvrit près du pont des Bains. Toujours vêtu d'une salopette bleue et avec une cigarette au coin des lèvres, il accueillait toujours les clients avec le sourire dans un endroit où l'on pouvait trouver de tout: conserves, charcuterie, bonbons, chaussures, journaux, gaz, etc..
Comme d'autres commerçants des années d'après-guerre, il faisait la tournée des villages avec sa fourgonnette.
Rose-Marie CHABROLLE a retrouvé un aide-mémoire écrit par son père le docteur BARTOLI, certainement entre 1972 et 1975. Le passage de Mimi à Poggiolo était donc le jeudi.
Certains lecteurs auraient-ils des photos de Mimi dans sa boutique ou sa fourgonnette? Le blog serait heureux de pouvoir les publier.
Il prit sa retraite en 1985 mais il continua à participer à toutes les distractions locales.
Il était chasseur.
Il était pécheur. Un film réalisé en 1979par Edmond CERVOTTI le montre remportant un trophée lors d'un concours à Guagno-les-Bains.
Chant immémorial, généralement à trois voix, la "paghiella" était caractérisée par un répertoire différent dans chaque vallée de la montagne corse. La piéve de Sorru in Sù avait ainsi ses propres chants mais peu ont subsisté jusqu'à nous.
Il semble que la seule œuvre disponible soit "Addiu, O Soccia", enregistrée en 2002 par Diana di l'alba et en octobre 2009 par A Cumpagnia.
Cette paghiella a la forme traditionnelle d’un quatrain d’octosyllabes dont les deux derniers vers sont toujours bissés. Le thème est celui de la "partenza", du départ, vraisemblablement pour accomplir le service militaire loin de la Corse.
Ses quatre strophes permettent de voir l'éloignement progressif du chanteur:
- La première évoqueSoccia.
- La seconde est consacrée àSaint Marcel, à mi-chemin de Soccia et Poggiolo, là où se trouve une source et où a été maintenant placé un héliport pour les pompiers et secouristes.
- Dans la troisième, le héros arrive àPoggiolo.
- La quatrième est celle où il parvient aubateauqui l'emmène loin de sa terre familiale et de sa bien-aimée.
Voici le texte corse tel qu'il est publié par Wikipedia:
Addiu o Soccia
Addiu addiu o Soccia
L'umbriccia è lu paese
Addiu donne succese
Mi n'aghju da andà.
Quandu partu da A Soccia
Passu per San Marcellu
Faccia ti à lu purtellu
Per vede mi passà.
Quandu partu da A Soccia
Passu per U Pighjolu
Un ci hè chè Diu solu
Per pudè mi parà.
Quandu serò luntanu
Davanti à i bastimenti
Mi crepu da lu pientu
Sempre pinsendu à tè.
En voici une traduction française:
Adieu Soccia
Adieu, adieu, Soccia,
Lumbriccia et u Paese,
Adieu, femmes socciaises,
Je n'ai qu'à m'en aller.
Quand je pars de Soccia,
En passant par Saint Marcel,
Mets-toi à la fenêtre
Pour me regarder passer.
Quand je pars de Soccia
Je passe par Poggiolo
Où il n'y a que Dieu seul
Qui pourrait m'en empêcher.
Quand je serai loin
Devant les bateaux,
Je meurs de mes plaintes
Toujours en pensant à toi.
Petite remarque: dans le deuxième vers de la première strophe, les mots "Lumbriccia" et "u Paese", désignent deux parties de Soccia. "L'umbriccia" signifie "l'ombre" (car ce quartier est du côté de l'ombre, de l'ubac). "Paese" concerne le centre du village.
La vidéothèque poggiolaise a mis en ligne il y a 14 ans un film illustrant ce chant (avec la version Diana di l'alba). Pour le voir (et l'écouter), cliquez sur le titre ci-dessous:
Il est traditionnel de filmer la procession de saint Roch pour la mettre sur Youtube, Dailymotion ou Viméo. Depuis 1995, pratiquement toutes les cérémonies du 16 août sont disponibles en ligne, formant un intéressant recueil de documents sur l'évolution de la vie du village.
Celle de cette année 2024 s'est ajoutée à la liste grâce à Philippe PRINCE qui s'était installé sur le bord de la stretta, devant l'ancienne maison de Pierrot PIETRI. Tous les processionnaires ont été filmés, malgré le fait que le cortège s'était rapidement scindé en plusieurs groupes. Chaque participant pourra s'y reconnaître.
"I nostri antichi di U Pighjolu" est un recueil de photos montrant les Poggiolais d'autrefois. Mais ce livre utilise des procédés modernes comme le QR code qui est présent deux fois.
La page 15 propose une expérience immersive originale. En scannant le code, le lecteur se retrouve au cœur du village en août 2000, quand les photos furent exposées dans les rues de Poggiolo. On est connecté à la vidéo qui fut alors réalisée.
En dernière page, le QR code permet de commander de nouveaux livres.
Ne manquez pas de l'utiliser car tous les exemplaires proposés au village le 16 août ont été épuisés.
Les villages de Soccia, Ortu, U Pighjolu et Guagnu s'associent pour l'organisation du Carnaval du canton le 4 mai !
Chaque village confectionnera son char sur le thème Disney/Marvel pour le défilé qui se terminera par un goûter à la salle des fêtes d'U Pighjolu.
Petits et grands sont invités à participer à la fabrication du char de leur village.
Les organisateurs, à savoir le Comité des fêtes de Soccia, le Comité des fêtes U Pighjolu-I Bagni, l'Associu Crena/Ortu et Angélique Gaffory pour Guagnu, communiqueront plus d'information dans les semaines à venir.
Ci-dessous des images du carnaval de 2010 qui avait pour thème le printemps et qui s'était terminé à Guagno-les-Bains où se trouvait alors la maison de retraite Jeanne d'Arc. Deux versions: une courte et une longue. Recherchez les visages connus.
En fait, il était le second d'une série de cinq épisodes tournés dans les Deux Sorru.
L'intégralité se trouve en cliquant sur "Per Sti Lochi", nom de la série réalisée par Jean-Philippe Mattei, Marion Fiamma, et Rosanne Cesari.
Le premier épisode part du pont du Liamone et montre la vie d'un berger de Coggia.
Le second est donc celui sur les sources thermales.
Le troisième montre les activités de la factrice de Balogna qui donne également des cours de cuisine.
La quatrième partie présente la savonnerie Circinella de Vico, aussi bien la fabrique que la boutique. Cette activité a déjà été présentée sur ce blog dans l'article "Circinellu était-il une femme?".
La série se termine, encore à Vico, avec la présentation du collège Camille Borossi, de ses élèves, professeurs et chef d'établissement.
Des vidéos indispensables pour connaître notre canton et ceux qui veulent y travailler. Suivez le lien ci-dessous.
Chaque semaine, la rédaction de France 3 Corse ViaStella vous propose de découvrir les régions insulaires et leurs villages avec la page Per Sti Lochi. Cette semaine, le canton des Deux-Sorru.
La série télévisée "Les petits meurtres d'Agatha Christie" présentait vendredi 23 février un épisode mettant en scène des hippies des années 1970 disciples d'un sage lama venu d'Himalaya.
Si le dalaï-lama, le chef spirituel des bouddhistes tibétains, n'est jamais venu à Poggiolo, il a cependant donné des conseils importants sur la façon de vivre des Poggiolais.
C'est du moins ce que suggère cette vidéo déjà ancienne (elle a quinze ans). Intitulée "Rencontre spirituelle ou Le dalaï-lama m'a dit", elle a été réalisée avec des photos sur lesquelles vous reconnaîtrez des lieux et des personnages.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).