Après la messe et la procession avec la statue du saint, la fête de saint Roch à Poggiolo se conclue par le chant à la Vierge qui est aussi l'hymne corse. La meilleure interprétation fut peut-être celle du 16 août 2008 par un trio de membres de la confrérie du Padre Albini, dont Jean-Baptiste PAOLI.
Les deux récents articles consacrés aux cloches de l'église Saint Siméon ont été illustrés de vidéos tirées du corpus des archives animées consacrées à Poggiolo.
Elles ont été constituées à l'origine, voici 17 ans, par les films tournés en 8 mm qui étaient des souvenirs de vacances de Michel Franceschetti dans les années 1960. La genèse en est expliquée dans l'article "18 novembre: 3 ans de films poggiolais"). Puis, se sont ajoutés des reportages d'événements poggiolais.
Le prénom de Jean-Baptiste fait partie des prénoms courants à Poggiolo et en Corse. Le 24 juin, jour de la nativité du saint, est passé sans que nous fassions allusion à sa présence dans le village. Or, elle est importante. Réparons l'oubli.
Le cousin de Jésus est présent quatre fois au village.
Dans l'église Saint Siméon, la chapelle de droite lui est entièrement dédiée.
L'autel est surmonté par une statue mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. D'une valeur estimée alors à 30 francs, elle fut donnée en 1875 par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907). Elle a été restaurée entre 2013 et 2016 par Ewa POLI.
Sur le mur de gauche de cette chapelle, est accrochée une peinture à l'huile du baptême du Christ par Jean-Baptiste. Mesurant 1,52 m sur 1,16 m, elle est classée par les Monuments historiques depuis le 26 septembre 2016. Son auteur serait un Corse du XIXe siècle.
Pour terminer, jetons un regard sur la voûte. La scène du baptême est une restauration par Mario SEPULCRE qui, en 2007, avait été chargé de remettre en état les fresques de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Mario SEPULCRE, justement, avait été chargé de la restauration de la chapelle Saint Roch en 2011. Il a utilisé un espace libre sur le mur de droite pour peindre un saint Jean Baptiste de son cru, avec le Christ en petit prés de lui.
L'artiste avait expliqué son travail lors de l'inauguration du 16 août 2012. Son discours est en vidéo.
Pour se souvenir comment on faisait sonner les cloches avant qu'elles soient électrifiées en 2010, les Poggiolais disposent du film réalisé à la Toussaint 2008 par Thierry CALDERONI.
On y distingue plusieurs hommes montés dans la partie supérieure du clocher de Saint Siméon et tirant les cordes des trois cloches en respectant une certaine harmonie.
"Corse, l'épopée d'une île" est le titre du documentaire qui sera diffusé mercredi 30 avril sur France 3.
Il présentera ce qu'était la Corse à la fin de la seconde guerre mondiale et toute son évolution jusqu'à maintenant avec des témoignages et des extraits de films dont beaucoup d'inédits.
Voici la présentation qui en est faite par le magazine de télévision "Diverto".
Qu'elle s'appelle pulenta ou pulenda, ce plat traditionnel à base de farine de châtaigne est l'occasion d'organiser dans chaque village des réunions conviviales. Après Rennu le 2 février, voici le tour d'Ortu et d'A Soccia, comme l'indiquent les annonces suivantes.
On peut également suivre sur Youtube les conseils donnés en 2009 par Jean-Silius pour cuisiner soi-même.
La journée du pape François à Ajaccio sera très dense. Il faudra bien faire attention aux différents moments. Le journal La Provence en a donné le résumé.
Le premier arrêt aura lieu au baptistère San Ghjuvà, qui abrite les premiers vestiges paléochrétiens ajacciens datant du Ve siècle, pour une bénédiction et un temps de prière. Le cortège papal assistera ensuite à la clôture du colloque sur la piété populaire, avant d'observer une courte halte devant la mairie.
Le pape se recueillera ensuite devant la statue de la Madunnuccia, sous la protection de laquelle la ville a été placée en 1656, alors que la peste sévissait à Gênes.
La visite papale se poursuivra à la cathédrale d'Ajaccio, rénovée avec quelques mois d'avance, où l'attendront des représentants du clergé local et de France. Une délégation du diocèse marseillais sera également présente sur place.
Après un temps de repos, le souverain pontife rejoindra enfin la place du Casone pour y célébrer une messe, à 15 h 30. La célébration devrait durer environ deux heures et pourra être suivie par 8 000 personnes directement depuis le site. Une rediffusion aura également lieu place Miot, où une fan zone a été mise en place.
Le pape François s'envolera enfin pour Rome à 18 h 15, non sans avoir pris le soin de consacrer un temps d'échange au président Macron, à l'aéroport d'Ajaccio.
Le cardinal François-Xavier Bustillo, évêque de Corse, évoque dans un entretien à l'AFP la santé du pape, son absence à Notre-Dame, son action en Méditerranée et l'"enthousiasme" pour sa "...
En Corse, le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, est, comme l'Assomption et la Nativité de Marie, une occasion de chanter "Dio vi salvi regina".
La vidéo inédite proposée aujourd'hui montre que l'hymne corse peut être entonné dans des endroits surprenants: ici, en Grèce, au bord du lac de la grotte de Melissani à Céphalonie. Film enregistré le 25 septembre 2016.
Parmi les chanteuses, on peut reconnaître un membre d'une famille poggiolaise.
Il reste un mystère à percer dans la photo d'une procession du 16 août à Poggiolo vers les années 1952-1960.
Publiée page 68 du livreI nostri antichi di U Pighjolu, elle a déjà fait l'objet de trois articles (voir ICI, ICIet ICI). Pourtant, il n'a pas encore été question de l'itinéraire des processionnaires.
La photo les montre marchant sur la chaussée qui descend entre la fontaine et la maison MARTINI. Or, le trajet habituel n'emprunte absolument pas cette portion de route.
L'image ci-dessous montre en jaune que le chemin suivi habituellement commence par la chapelle St Roch, descend la Stetta par Teghia et la mairie jusqu'à la route départementale, la route étant empruntée pour remonter au village en passant par le Fragnu. La Stretta est reprise entre les maisons CECCALDI et MARTINI, sans aller au-delà de cette maison, contrairement à la photo ancienne.
Sur la photo de la page 68, le cortège se trouvait à l'emplacement de la croix blanche, donc en dehors de ce trajet.
Tous les Poggiolais sont habitués à cet itinéraire qui semble être immuable. Pourtant, dans la tête de certains, il doit exister une variante beaucoup plus courte. Elle consistait, après avoir marché sur la Stretta, à la quitter avant la mairie pour monter les marches conduisant à la place Inghju, à la traverser et à passer par la ruelle d'en face pour retrouver la chapelle.
Les flèches rouges montrent ce raccourci.
Une preuve de l'utilisation de ce trajet est un film fourni par Agnès CECCALDI sur le 16 août 1982 (voir l'article du 30 août 2023).
Depuis quand le grand chemin est-il utilisé régulièrement? Nos lecteurs pourraient-ils nous le dire?
Dans la vidéothèque poggiolaise (https://www.dailymotion.com/michelfran), le plus ancien reportage de la saint Roch date de 1995. Depuis cette date, il n'y a pas eu de changement.
En réalité, pas tout à fait car il faut signaler deux exceptions: en 2004 et en 2021.
En 2021, à cause des suites de l'épidémie de Covid et du troisième confinement, la procession fut raccourcie et passa par la place Inghju.
Jean-Pierre CHABROLLE avait alors réalisé un reportage photographique (son intégralité se voit ICI).
Le 16 août 2004 fut également particulier car le cortège monta par la route goudronnée jusqu'à la maison de Ceccarella MICHELANGELI, la doyenne du village qui ne pouvait plus se déplacer.
Et, curieusement, la photo du retour de ce jour-là ressemble beaucoup à celle du livre, sauf que la bannière de la confrérie de Padre ALBINI, et non pas celle de Marie, ouvrait la marche.
Mais l'énigme reste intacte:
pourquoi, le jour de la photo en noir et blanc, la procession descendait-elle la route?
En dehors de permettre de revoir le visage des êtres aimés éloignés ou disparus, une photo est toujours riche d'enseignements. Ainsi, la photo de procession qui se trouve à la page 68 du livre...
Tout document peut être mis en doute, comme cette photo de procession publiée page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu. Son examen a déjà commencé dans un article précédent. Après to...
La photo d'une procession à Poggiolo vers 1955, déjà examinée dans deux articles précédents ( ICI et ICI ), a donné de nombreux renseignements sur le village autrefois et son évolution. Son...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).