25 novembre 2017
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L'installation de Russes blancs en Corse en 1921a déjà fait l'objet de deux articles sur ce blog. Ce thème vient d'être repris le 24 novembre par "Settimana", supplément hebdomadaire de "Corse-Matin".
Le dossier de trois pages présenté par Caroline MARCELIN décrit l'arrivée du paquebot "Rion" à Ajaccio le 15 mai 1921 avec près de 3.800 Russes fuyant le régime bolchévique, et leurs difficultés à trouver du travail et à s'installer, pour ceux qui ne sont pas repartis.
Ce dossier permet de préciser certains éléments. Ainsi, dans l'article paru sur ce blog le 20 novembre 2015, on pouvait lire:
"Un exemple d’enracinement existe dans la brochure consacrée à Muna par l’association A Mimoria (aimablement prêtée par Jean-Baptiste PAOLI, de Soccia). Faisant la liste des familles autrefois présentes dans ce village, il est écrit :
«BIKODOROFF, nom apparu vers 1939 à la suite du mariage d’une jeune fille NIVAGGIOLI avec un homme d’origine russe».
Des personnes ayant ce patronyme se trouvent maintenant à Murzo, Letia et Appietto."
"Settimana" donne plus de détails avec le témoignage de Marie-Line BIKODOROFF, infirmière à l'hôpital d'Ajaccio, qui n'a pas connu son grand-père.
"Un Cosaque de la province du Don, enrôlé dans l'armée blanche. Il est mort quand mon père avait deux ans et mes oncles et tantes n'en parlaient pas. Ils ont souffert car ils sont nés hors mariage. Ma grand-mère, une NIVAGGIOLI de Muna, l'a rencontré à Vico. Il travaillait alors au garage qu'avait monté un autre réfugié, BARANOWSKI. Aujourd'hui, on dit que les Russes se sont très bien intégrés. Mais leurs conditions de vie étaient quand même très difficiles. Et pour leur famille aussi: ma grand-mère était partie avec un étranger, vous imaginez un peu cette histoire, ici, dans les années 20?".
Ce dossier est à lire. Vous y trouverez aussi la vie du célèbre TAO dont le cabaret de Calvi est célèbre et celle du peintre MESTCHERSKY.
7 novembre 2017
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Les caveaux privés paraissent être des vestiges d'une époque révolue.
Il est plus simple de mettre les cercueils dans le cimetière communal.
Pourtant, les trois caveaux privés qui ont déjà été présentés sur ce blog dans des articles précédents ne sont pas du tout abandonnés et ils ont servi voici peu de temps.
Aujourd'hui ou dans l'avenir, il n'est pas impensable qu'une famille décide la construction d'un quatrième caveau privé. Contrairement à ce que l'on croit souvent, chacun peut installer son propre caveau dans son domaine.
"Corse-Matin" a fort opportunément rappelé, le 1er novembre, les règles à suivre dans ce cas.
"En vertu de l'article L. 2223-9 du Code général des collectivités territoriales, toute personne peut être enterrée sur une propriété privée pourvu que cette propriété soit hors de l'enceinte des villes et des bourges et à la distance prescrite, soit 35 mètres de l'habitation la plus proche".
Les caveaux poggiolais sont bien hors de "l'enceinte" puisqu'il n'y en a pas. Le seul problème pourrait être pour le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY car il est proche de la maison CALDERONI. Mais les mesures réalisées montrent que la distance est de 45 mètres, donc tout à fait conforme à la loi.
L'article précisait qu'il fallait quand même une autorisation préfectorale après avis de "la commission compétente en matière d'environnement, de risques sanitaires et technologiques." Il reproduisait la mise en garde de la préfecture:
"une inhumation d'un cercueil ou d'une urne funéraire dans une propriété privée grève le terrain où se situe la sépulture d'une servitude perpétuelle de passage au profit des descendants du défunt".
Chaque descendant peut venir près du caveau, quel que soit son degré de parenté avec le propriétaire du terrain. Pour l'instant, ce n'est pas une difficulté pour les familles des trois caveaux. Mais qu'en sera-t-il dans une ou plusieurs générations, quand le nombre de descendants aura augmenté?
Le problème est même aigu pour le cimetière privé qui est au-dessus de l'église. Il a recueilli des corps de plusieurs familles et, maintenant, les MARTINI, DEMARTINI, CALDERONI, FRANCESCHETTI, et d'autres encore, ont parfaitement le droit d'y entrer.
Mais à qui revient l'entretien? A toutes ces familles ou au seul propriétaire du terrain (d'ailleurs, qui est-il?)? La mairie, qui a, certaines années, opéré un débroussaillage, peut très bien ne pas s'en occuper.
Il faut réfléchir à tous ces éléments avant d'engager la construction du quatrième caveau privé.
entrée du cimetière privé
21 octobre 2017
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Adeline et Mathieu FRANCESCHETTI ont le plaisir de vous annoncer la naissance de leur fils César.
César (dont le second prénom est Philippe) a vu le jour samedi 21 octobre à 4 heures du matin à la clinique Bouchard de Marseille. C'est un beau bébé de 4 kilos. Il est, après Juliette, Gabriel, Alexandre et Bastien, le cinquième petit-enfant de Brigitte et Michel FRANCESCHETTI.
La mère et l'enfant se portent bien.
Mathieu et Adeline, les heureux parents.
28 avril 2017
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Un excellent dossier de deux pages sur Vico a été publié dans "Corse-Matin" de vendredi 28 avril. Annoncé en première page par un titre parodiant un slogan publicitaire d'une marque homonyme: "Le roi de la bonne terre, c'est Vico", il montre comment cette commune attire de plus en plus d'habitants.
Seulement, une erreur s'est glissée dans le texte de présentation qui est signé par Véronique Emmanuelli. Elle a écrit qu’il existe «un foyer d’accueil médicalisé sur la commune de Guagno, à quelques kilomètres, depuis 2014».
Or, ce foyer se trouve dans le village de Guagno-les-Bains qu’il ne faut pas confondre avec la commune de Guagno.
Le territoire de Guagno-les-Bains est rattaché à la commune de Poggiolo depuis le décret du Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte en date du 19 septembre 1852. Il répondait ainsi à une délibération du 17 septembre 1850 du Conseil Général de la Corse, propriétaire de la source thermale.
Il aurait donc fallu écrire que ce foyer se trouve à Guagno-les-Bains, sur la commune de Poggiolo.
Un message demandant rectification a été envoyé à la journaliste qui nous en a remercié.
En dehors de ce point, la lecture de des deux pages est particulièrement réjouissante. Depuis 2012, Vico connaît un regain démographique et un véritable réveil économique et culturelle. La liste est longue des nouveautés de toutes sortes qui ont eu lieu en seulement une année:
- parution du livre "Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes" (voir présentation en cliquant ici) en juillet 2016
- ouverture d'une crèche associative en septembre 2016
- réouverture de la pharmacie (voir l'article "La pharmacie de Vico revit") le 6 mars
- déménagement et modernisation du bureau de Poste en mars 2017 (voir l'article "un nouveau bureau de poste")
- remise à neuf du monument aux morts en mars dernier (cliquer ICI)
- l'inauguration du presbytère rénové le 23 avril 2017 (voir l'article "inauguration")
Il est recommandé de lire ce dossier qui montre que les villages de l'intérieur peuvent vivre si les habitants ont de la volonté et sont aidés par leur municipalité. L'extrait ci-dessous donne les témoignages de quatre jeunes qui veulent vivre au pays.
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Actualités
Population
Chez nos voisins
12 janvier 2017
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Dans la montagne corse, de nombreux villageois sont isolés. Loin des villes, en dehors de la saison touristique, l’activité commerçante est calme. Pour combler ce manque, des marchands ambulants viennent à leur rencontre, comme Pierrette la bouchère.
Dans les Deux Sorru comme dans les Deux Sevi, tout le monde connaît Pierrette MALATESTA, la bouchère de Vico.
Tous les jours, depuis plus de vingt-cinq ans, sa camionnette circule sur les routes de notre micro-région pour proposer viande et charcuterie aux habitants de nos villages. Un reportage diffusé aujourd'hui jeudi 12 janvier dans le journal de 13 heures de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 lui a été consacré. Il a été tourné lors des passages de Pierrette à Letia, Marignana et Evisa. Il montre l'énergie de cette femme et le rôle important qu'elle tient pour les résidents permanents de ces villages de montagne délaissés l'hiver.
Le 2 mars 2009, un autre reportage sur les commerçants ambulants (en l'occurrence Francis PIACENTINI le boulanger, Laurent ANGELINI le livreur le journaux et, bien sûr, Pierrette) à Poggiolo et à Soccia avait déjà été diffusé. Il avait été relayé sur ce blog:
15 octobre 2016
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Un très intéressant projet va se réaliser à l’EHPAD Jeanne d’Arc de Vico. Des élèves de troisième du collège Camille Borrossi vont rencontrer, deux fois par mois, des pensionnaires de la maison de retraite pour discuter avec eux de leurs souvenirs, de leur vie d’avant « sans portable, télévision ou internet » et aussi pour leur parler de la vie des jeunes d’aujourd’hui. Les collégiens apprendront certainement beaucoup de choses : « Ça peut toucher à l’histoire, avec la guerre d’Algérie, ou à la cuisine, ou encore à des métiers aujourd’hui oubliés. »
Les anciens ont des connaissances et des souvenirs qui ne doivent pas être perdus. Nouer des liens entre les générations permettent à chacun de ne pas se sentir seul et de savoir qui nous sommes et d’où nous venons.
Bonne chance à cette initiative qui était annoncée dans « Corse-Matin » de jeudi 13 octobre par l’article de Pascale CHAUVEAU, reproduit ci-après.
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Chez nos voisins
Population
5 octobre 2016
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18:00
La folie de la chasse aux pokémons a touché gravement la France pendant cet été. On a pu voir des jeunes et des moins jeunes déambuler avec leurs téléphones pour essayer de détecter et de capturer ses créatures plus ou moins sympathiques et plus ou moins jolies. Nos villages n’ont pas été à l’écart, même si les adeptes de cette mode ont été moins nombreux que dans les grandes villes.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, les amateurs n’en ont pas été pour leurs frais : des pokémons étaient cachés à Soccia, Poggiolo Guagno. Orto semble avoir été épargné. Espérons que les chasseurs ont bien fait leur travail et que personne ne se retrouvera nez à nez avec les monstres de Nintendo.
19 septembre 2016
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15 septembre 2016
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Un après-midi d’août est, depuis quelques années, consacré aux enfants. Cette année, le mercredi 17 avait été choisi pour proposer à la jeune génération de venir s’amuser sur l’esplanade de la salle des fêtes de Poggiolo.
Or, des enfants, il y en a beaucoup au village pendant l’été et ils se rassemblent quand une occasion leur est présentée.
Le 17, les amusements étaient variés. Le diaporama suivant en donne des exemples.
Un château gonflable permettait de sauter et de glisser.
Les petits pouvaient pêcher les canards en plastique.
Un fusil à flèches permettait de montrer son habileté.
Des divers jeux de balles, le volley a eu le plus de succès.
La course en sac fut un bon moment, surtout quand les pieds des plus grands passèrent à travers le plastique.
Il y eut aussi les jeux d’adresse avec les œufs et les ballons remplis d’eau.
Et il ne faut pas oublier le goûter et les diverses friandises.
7 juin 2016
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18:00
Si elle avait pu faire le déplacement au 99ème congrès de l’association des maires de France, Joselyne FAZI aurait certainement fait entendre son désaccord.
En effet, le maire de Renno est très inquiéte de la résolution adoptée par l’AMF. La mort des petites communes semble programmée. D’après «Corse-Matin» de dimanche 5 juin, la présidente des maires de Corse-du-Sud déclare: «
«On veut faire entrer la France dans un moule européen dont la plupart des pays ne comptent que 8.000 communes. Mais nous ne sommes pas régis par les mêmes textes et la France a toujours été attachée à ses communes. (…)
Pour finir par nous faire rentrer dans ce moule européen, on nous étouffe en nous enlevant des sous, en nous confrontant à des mises aux normes de plus en plus coûteuses».
Madame FAZI donne l’exemple absurde de sa mairie:
«Les services municipaux sont sur deux niveaux. En bas, la salle de délibération, en haut, les bureaux. Pour monter 20 marches, les normes nous obligent à installer un ascenseur. C’est 100.000 euros, 2.000 euros d’entretien par an, pour un outil qui ne va jamais fonctionner, parce que personne ne va prendre l’ascenseur pour monter 20 marches. L’obligation, c’est par rapport aux électeurs handicapés, pour qu’ils puissent voter. On a plus vite fait de descendre l’urne, et c’est moins coûteux».
La mairie de Poggiolo est dans la même situation. Les bureaux sont en étage et il faut également gravir une vingtaine de marches.
Mais, pas de problème pour les élections car la salle de vote a déjà été installée au rez-de-chaussée.
Et puis, un escalier est très utile car il donne une situation élevée pour bien montrer l’équipe municipale.
Il permet de se faire bien entendre quand on lit un texte comme lors de la procession de la Saint Roch en 2014.
Mais trêve de plaisanterie.
La technocratie européenne ne cache pas qu’elle veut supprimer le maire, «dernier service public qui fonctionne encore dans un petit village», comme le déclare Pierre-Marie MANCINI, maire de Costa. Bientôt, prévoit Madame FAZI, «un numéro vert le remplacera pour mettre en ligne avec un répondeur qui dira: «Pour l’eau, tapez 1, etc.» ».
L’avenir est sombre pour l’existence et l’identité des villages dans lesquels sont nos racines.
La page de « Corse-Matin » du 5 juin citée dans cet article est visible ci-dessous.
Par ailleurs, ce blog a consacré en mars et avril 2014 une série de six articles présentant la mairie de Poggiolo.