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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 18:00

Si Napoléon III ne s’est jamais rendu à Guagno-les-Bains (voir article précédent: Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (1/2)), d’autres membres de sa famille y sont bien venus, à commencer par le plus illustre de tous : Napoléon Ier.

Les renseignements sur ce sujet se trouvent par exemple dans «Au chevet de l’empereur», l’ouvrage du docteur Augustin CABANES (1862-1928), paru en 1924 (pages 64 et 66). La vie du fondateur du Premier Empire y est racontée sous l’angle médical.

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

Premier portrait de Bonaparte en Italie (le dessin de Napoléon en 1789 se trouvant dans le livre "Au chevet de l'empereur"est un faux).

Devenu lieutenant en second de l’armée royale, Napoléon BONAPARTE était affecté à Valence quand il sollicita et obtint un congé. Il quitta son régiment pour Ajaccio où il arriva le 15 septembre 1786.

Depuis la mort de son père Charles en 1785, sa famille connaissait de grandes difficultés. Le grand-oncle de Napoléon, l’archidiacre Lucien, souffrait terriblement de la goutte. Son frère Joseph devait partir à Pise pour ses études universitaires. La santé de sa mère Letizia laissait à désirer.

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Letizia, Madame Mère, en 1800.

Napoléon devint donc le chef de famille et, son congé expirant, il envoya le 21 avril 1787 une  nouvelle demande de congé pour un semestre sous le prétexte de rétablir sa propre santé. La démarche reçut un accueil favorable. Il put ainsi accompagner sa mère suivre une cure aux Bains de Guagno.

Augustin CABANES écrit sur ce dernier point :

Madame Letizia qui, naguère, avait fait un heureux usage des eaux de Guagno, s’y fit accompagner par son fils Napoléon. Guagno, qui ne jouit plus de la vogue qu’elle a eue, était alors la plus fréquentée des stations thermales de Corse. Elle possédait un établissement vaste et bien tenu ; on y trouvait, outre une chapelle pour le service du culte, une auberge, une table d’hôte passable, et le plus souvent, une société des plus choisies. Le nombre des baigneurs s’élevait annuellement à sept ou huit cents ; les uns y allaient en quête de santé ; d’autres, du calme de la retraite, cherchant un délassement aux luttes politiques ou aux soucis des affaires.
Paoli, entouré des Abbatucci, des Casabianca, des Ornano, parfois de Bonaparte, tous les personnages, en un mot, qui formaient son escorte habituelle, venait à Guagno presque chaque année. Madame Mère en tirait toujours du soulagement; elle souffrait de douleurs rhumatismales pour lesquelles maints traitements avaient été expérimentés, notamment une cure de station, réputée pour ces sortes de maux, de Bourbonne-les-Bains. Notons, en passant, que si Napoléon avait hérité de sa mère certaines qualités viriles, il tenait aussi d’elle cette constitution arthritique que le legs paternel ne fit que renforcer.

Sans aucun doute, le voyage fut entrepris pendant le printemps ou le début de l’été de l’année 1787. Napoléon rentra sur le continent en octobre 1787.

Il suivit en 1790 une autre cure pour combattre une infection paludéenne attrapée dans son casernement d’Auxonne (Côte d’Or), mais ce fut à Orezza.

Celui qui n’était pas encore Napoléon Ier séjourna bien à Guagno-les-Bains, en tant qu’accompagnateur de sa mère.

Cette présence vaudrait la peine d’être signalée, de même que celle de Pascal PAOLI. La plaque fixée sur la façade de l’établissement thermal pourrait être modifiée pour devenir:

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (2/2)

De plus, la contradiction avec la date de 1808 serait moins flagrante puisque Napoléon dirigea la France de 1799 à 1814.

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 18:01

Faute de pouvoir suivre une cure dans l’établissement thermal de Guagno-les-Bains, fermé depuis trop longtemps, les touristes sont nombreux à prendre en photo la plaque métallique qui est apposée sur la façade.

 

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (1/2)

 

Toutefois, il arrive que certains s’étonnent que le texte fasse voisiner la date de 1808 avec Napoléon III alors que celui-ci a dirigé la France de 1848 à 1852 comme président de la République , puis jusqu’en 1870 comme empereur. Louis-Napoléon BONAPARTE est bien né à Paris en 1808 mais est-ce suffisant pour mettre cette année en exergue ?

 

Ce moment a eu une grande importance et doit être retenu car, le 18 août 1808, le décret impérial de NAPOLÉON Ier créa un contrôle médical des Bains et nomma un médecin inspecteur des eaux minérales. Ce fut Louis DEFRANCHI, de Soccia. Cette date est donc prise comme celle du démarrage réel de la station thermale.

Voir l’article paru sur ce blog: L'anachronisme de la plaque.

 

Par contre, au risque de décevoir certains lecteurs, il faut affirmer que la "prise des eaux" par Napoléon III et Eugénie est de la fiction complète. 

 

L‘empereur n’est venu, avec son épouse, qu’une seule fois en Corse, pour 24 heures, les 14 et 15 septembre 1860.

 

L'article de "Corse-hebdo"du 17 février 2012, écrit par Jean-Pierre GIROLAMI, donne le programme exact de cette visite. Il est présent sur le site de "Corse-Matin" à l’adresse:

https://www.corsematin.com/articles/quand-ajaccio-accueillait-napoleon-iii-24916

 

Les renseignements qui y sont donnés, et qui sont corroborés par le livre de Paul SILVANI « La Corse des Présidents » (éditions Albiana), montrent qu’ii était matériellement impossible durant ce laps de temps de se rendre sur les bords du Fiume Grosso.

 

Napoléon et Eugénie embarquant à Marseille pour la Corse.

Napoléon et Eugénie embarquant à Marseille pour la Corse.

 

Neuf ans plus tard, à l’occasion des cérémonies du centenaire de la naissance de Napoléon Ier, l’impératrice revint (avec son fils mais sans son mari).

 

"Corse hebdo" du 24 février 2012 (non mis en ligne sur le site du journal) a donné le compte-rendu de la visite. L’impératrice avait débarqué à Bastia pour une journée, puis repris le bateau pour aller le 29 août 1869 à Ajaccio où elle resta aussi 24 h avant de revenir sur le continent. Donc, là non plus, pas de passage à Guagno-les-Bains possible.

 

L’inscription de la plaque est à revoir totalement. 

 

Pourquoi a-t-elle rédigée ainsi ? De quand date-t-elle ? De la réouverture de 1973 par la Société d’Economie Mixte ? 

 

Elle a un avantage: celui de faire rêver des touristes éblouis de marcher sur les pas d'un empereur.

 

Cependant, il existe, entre Guagno-les-Bains et la famille Bonaparte, des rapports qui vaudraient la peine d’être mis en valeur. L’article suivant le démontrera.

 

(à suivre)

Napoléon Ier à Guagno-les-bains et pas Napoléon III (1/2)
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 18:08

Les sources de Guagno-les-Bains sont connues depuis très longtemps. Le chanoine Filippini les mentionne dans sa chronique écrite au XVIème siècle mais il ajoute qu’elles étaient connues au IVème.

Il n’est donc pas étonnant de se demander si les Romains auraient pu venir s’installer jusqu’aux bords du Fiume Grosso et y laisser des vestiges. On pourrait rêver et imaginer qu'un temple se trouvait à la place de la chapelle Saint Antoine...

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?

A la fin des années 1970, la découverte d’un vestige avec une inscription latine a pu le faire penser.

Son étude a été publiée en 1979 par Cinzia Pergola-Vismara dans la revue « Archeologia Corsa : études et mémoires », n°4 (pages 87 à 90), sous le titre « Une inscription romaine de Guagnu ».

Une version abrégée en a été publiée par « L’INFO U PIGHJOLU » numéro 12 (janvier 2008). C’est de cette version que nous nous sommes inspirés.

fig 1

fig 1

... A l'occasion de travaux effectués dans la Chapelle Saint-Antoine, à proximité de GUAGNU LES BAINS, pour adapter celle-ci aux nouvelles exigences du culte, on a découvert un fragment de dalle de marbre sur laquelle était gravé un texte épigraphique en latin (fig.1). Il avait été utilisé, retourné, au centre de la table de l'autel. En effet, au centre de sa face postérieure, se trouve une petite plaque d'albâtre, quadrangulaire (4,9 x 3,7 cm) qui protège une cavité à l'intérieur de laquelle étaient conservées les reliques, selon toute vraisemblance (fig.2) .

La première annonce de cette découverte a été donnée par G.Moracchini-Mazel qui a publié une photographie de l'inscription et en a donné une transcription (1) . 

fig 2

fig 2

La dalle rectangulaire, mesure 36,7 cm x 28,3 cm et son épaisseur est en moyenne de 4 cm; le marbre blanc, à grain fin, dans lequel elle a été taillée, possède quelques rares veines grises. La plaque originale, de dimensions bien plus importantes, a été découpée sur trois côtés, depuis sa partie inférieure, ce qui a entraîné des lacunes dans le texte, à droite et à gauche de la partie supérieure.

La partie postérieure et les côtés taillés ont été soigneusement polis (fig.3) alors que la surface de l'inscription est légèrement rugueuse et présente quelques éclats. Le bord inférieur, qui correspond à celui de la plaque originale, présente une simple moulure, constituée par un tore et une gorge, réalisés de façon très schématique.

La limite inférieure de celle-ci est constituée par un sillon peu profond. 

fig 3

fig 3

On peut lire:

{---matu} tini. et. bestiarum {---} / {---} ae Aug. Salutaris fum {---} / {---} quam. Martialis Silv {---} / {---} dilapsam. a solo {---} / {---} tque. omni. imp {ensa---}

Hauteur des lettres: ligne 1 : plus de 3 cm; lignes 2-3 : 3,4 cm.

Interligne: ligne 1-4 : 1.5-1igne 6 cm.; lignes 4-5 : 1.7-1.8 cm.

Des signes triangulaires constituent la ponctuation.

Les lettres, rapprochées dans les trois premières lignes, sont plus espacées dans la quatrième, et plus encore dans la dernière. Aucune trace d'éventuelles lignes auxiliaires n'est conservée.

Compte tenu du caractère fragmentaire du texte, on ne peut prétendre en tirer des conclusions définitives, mais il est cependant possible de formuler un certain nombre d'hypothèses. (…)

ORIGINE DE LA PLAQUE

Nous ne disposons donc que de très peu d'éléments pour établir le lieu de provenance de cette inscription, sinon qu'il devait se trouver dans un amphithéâtre. La chapelle où elle a été découverte, d'après ce qu'en rapporte la tradition orale, a été construite par des rescapés de la guerre de Crimée, qui avaient été accueillis, blessés, dans un hôpital, spécialement construit, dans les environs.

Dans la zone de GUAGNU, dans les montagnes du Centre de la Corse, aucune prospection méthodique n'a jamais été effectuée, et l'on peut conclure qu'il ait pu y avoir là un centre d'une certaine importance.

D'autre part, on ne connaît en Corse qu'un seul amphithéâtre, de dimensions très réduites, celui de la colonie d'Aléria, sur la côte orientale, chef-lieu de l'île à l'époque romaine. Compte tenu des difficultés des communications dans le sens E-W dans l'île, et compte tenu de la faible importance du monument d'Aléria, une provenance de ce centre me paraît assez peu probable.

Une provenance non insulaire demeure donc vraisemblable. On ne peut exclure non plus Rome comme centre d'origine. (…)

Le texte ne contient aucune indication chronologique précise, à l'exception d'Aug., au début de la deuxième ligne. Cependant, certains indices d'ordre paléographique (…) suggèrent une datation de la deuxième moitié du 1er siècle ap. J. C..

(…)

On ne peut exclure non plus que les reliques conservées dans la partie postérieure de la plaque puissent provenir de Rome ou même de Padoue (la Chapelle est dédiée à St Antoine) (2) d'où elles auraient pu être expédiées pour ainsi dire, « emballées ».

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 (1) G.MORACCHINI-MAZEL ; « Un fragment d'inscription antique à POGGIOLO, près de Guagno-les-Bains », in AA.VV., « Découvertes archéologiques fortuites en Corse. » III = Cah. Corsica n° 79, Bastia, 1978, p.51.

(2) L’auteur du texte fait une confusion entre Saint Antoine de Padoue et le saint honoré à Guagno-les-Bains et qui est Saint Antoine d’Egypte.

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FIN DE CITATION.

 

En conclusion, une pierre servant de table d’autel catholique venait d’un monument romain antique. Elle a peut-être été transportée depuis l'Italie à Guagno-les-Bains au XIXème siècle pour la chapelle de l’hôpital militaire.

Désolé, mais pas de construction de l’Antiquité dans notre piève.

A moins que, à moins que…

A moins qu’une campagne de fouilles, comme celle entreprise à Arbori, ne soit mise en place. Peut-être aurions-nous des surprises.

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?

Contrairement à ce qu'imagine le montage ci-dessus, il n'y a pas eu de temple grec ou romain sur les hauteurs de Guagno-les-Bains.

Les seules ruines étaient celles de l'ancien hôpital militaire près de la chapelle St Antoine, comme le montre la carte postale ci-dessous.

Les Romains sont-ils venus à Guagno-les-Bains?
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:14
Adieu Francette
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:00

Samedi 17 janvier, une messe est prévue à 15 h à Guagno-les-Bains pour la fête de St Antoine Abbé.

Ce saint, qu'il ne faut absolument pas confondre avec Saint Antoine de Padoue, est appelé Antoine le Grand, Antoine d'Egypte, Antoine l'Ermite ou encore Antoine au cochon. Il est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Il serait né vers 251 et mort vers 356 à l'âge de 105 ans.

Il est le saint patron des vanniers, des fossoyeurs, des bouchers et des charcutiers.

Il est connu pour ses guérisons miraculeuse d'une maladie inflammatoire nommée "le feu de Saint Antoine", provoquée par l'ingestion de l'ergot de seigle, qu'il aurait lui-même subie. Pour cette raison, le feu figure généralement sur sa statue, associé au cochon.

Serait-ce à cause de ses vertus médicales qu'il est honoré dans la station thermale réputée pour la qualité de son eau sulfureuse?

Célébration de Sant'Antone Abbate
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 07:08

Toutes nos condoléances aux familles OULIÉ et HERZ.

Deuil à Guagno-les-Bains
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:15

POGGIOLO ET GUAGNO-LES-BAINS N'EXISTENT PLUS !

C'est du moins la conclusion que l'on peut en tirer maintenant que les panneaux signalant l'entrée ou la sortie des deux villages ont complètement disparu.

Non, pas totalement disparu puisque, aujourd'hui 14 novembre, l'on peut en voir un comme épave dans la rivière. 

Les panneaux à vau-l'eau
Les panneaux à vau-l'eau

Il s'agit bien de la pancarte qui était au pont de Guagno-les-Bains. Voici ce qu'il en reste sur la terre ferme et comment il était auparavant:

Les panneaux à vau-l'eau
Les panneaux à vau-l'eau

Dans la foulée de cette initiative très intelligente, l'indication de Poggiolo-U Pighjolu vient de disparaître à la Chiusa, avant les premières maisons.

Les panneaux à vau-l'eau

Ce maigrelet poteau ne porte plus que le numéro de la route départementale alors que, auparavant, il était ainsi:

Les panneaux à vau-l'eau

En ajoutant à ce tableau de chasse, le panneau des Trois Chemins dont l'article "Le village est tombé bien bassignalait la chute dès le 28 juin 2011 (depuis, il a complètement disparu lui aussi), la signalisation des deux hameaux de la commune a bien été vandalisée. 

Les panneaux à vau-l'eau

Les services techniques vont avoir beaucoup de travail. Mais, comme dans toute situation de ce genre, la même question revient: QUI PAIERA? 

La réponse est évidente.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 22:37
Le paradoxe de Guagno-les-Bains

Guagno-les-Bains est connu depuis des siècles pour la qualité de son eau thermale sulfureuse. Elle a permis à la station thermale de connaître des périodes de gloire. Cette époque reviendra quand l'établissement pourra recevoir à nouveau des curistes.
Mais, paradoxalement, les habitants actuels ont des difficultés avec l'eau potable. Hier, vendredi 7 novembre, vers midi, l'alimentation en eau du hameau à été coupée. La coupure à duré jusqu'à samedi 8 à 11 heures.
La raison serait la rupture de la vanne générale du Foyer d'Aide Médicalisée. Pour éviter l'inondation du FAM, il aurait fallu procéder à une coupure de tout le village. La situation a donc été difficile pendant 23 heures. Comme l'a écrit à notre blog une habitante:
"En attendant, on se lave dans les bassines et pour le reste... ça se passe dans le maquis... un peu frais!".
L'eau coule maintenant dans toutes les maisons mais de nouveaux ennuis peuvent encore se produire. Il y a déjà eu quelques coupures les mois précédents. L'équipement du foyer (qui occupe une partie de l'ancien Hôtel des Thermes) est à bout de souffle à cause de son âge. La pompe qui distribue l'eau aux robinets est également ancienne.

Mais nul doute que ces désagréments finiront par disparaître bientôt.  

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:31

Maryse MORETTI, de Guagno-les-Bains, a fait parvenir à l'administration du Blog une photo d'un retour de chasse au sanglier. On y retrouve le regretté Mimi CANALE et quelques autres disparus.

Cliquer la photo pour l'agrandir.

Cliquer la photo pour l'agrandir.

Voici la description rédigée par notre correspondante:

sur cette photo, Mimi Canale (assis) avec sa casquette et son éternelle salopette bleue - il y a également, parmi quelques Poggiolais et autres Socciais, le père de Josiane,  Mathieu Canale le frère de Mimi, le petit Mathieu Poli, le fils du garde-champêtre de l'époque, Marie-Angèle Canale, Pierre Leca du Café des Amis, à l'extrême droite, à peine visible, Josèphe Roméo près de son grand-père et, près de lui, mon grand-père Louis Antonini

Retour de chasse et nostalgie
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:40

          En décembre 2007, "L'Info U Pighjolu" avait publié ce souvenir de Mimi CANALE sur sa campagne d'Italie en 1944, quand il faisait partie de l'armée du général de Lattre de Tassigny. Nous le republions car il montre une autre facette des activités de Mimi et toujours sa gentillesse naturelle.

 

    "Mon régiment, le 1" R.T.A., descend en repos aux environs de Naples. On installe le bivouac dans une forêt de châtaigniers à proximité d'un gros village «ROCCAMONFINA». En Italie, c'est la grande famine. Pourtant, les magasins regorgent de marchandises. Mais la population manque de moyens et la prostitution se développe à grande échelle. Bien sûr, les gens du village, jeunes et moins jeunes, viennent «quémander» quelques boîtes de conserve, chocolat, cigarettes, etc.

 

Mimi 2      Parmi eux, je remarque une dame d'un certain âge, toute de noire vêtue, avec un foulard sur la tête, «un mezzaro» comme portent toutes nos vieilles mamans en Corse. Je m'approche d'elle et, là, j'ai un grand choc... En face de moi, j'ai l'impression de voir ma mère. Je lui adresse la parole et immédiatement nous sympathisons. Je m'empresse de lui donner quelques boîtes de conserve. Elle me demande de l'accompagner chez elle. Elle me fait visiter sa modeste demeure et me raconte un peu sa vie. J'apprends ainsi qu'elle est veuve, qu'elle vit seule. Sa fille est professeur à Rome et a deux enfants que, malheureusement, elle ne connaît pas. Depuis le début de la guerre, elle n'a plus aucune nouvelle de sa famille. Pour ma part, j'ai encore mes parents, mais il est inutile de vous dire qu'ils se font beaucoup de soucis. Nous sommes six frères dans l'armée. Pendant encore quelques temps, je continue de rendre visite à la vieille dame.

 

      Un jour, je suis convoqué au P.C. du régiment. Je dois me rendre à Rome avec ma jeep pour y conduire deux officiers supérieurs et rester à leur disposition. Je les contacte et prends rendez-vous avec eux. Après avoir fixé le jour du départ, je vais voir la vieille dame pour lui signifier mon départ. Je lui demande l'adresse de sa fille. Elle me remet un paquet. J'ignore ce qu'il y a à l'intérieur ... sûrement une lettre. Me voici rendu à destination. Mes supérieurs me donnent « quartier libre ». Je dois venir les récupérer quelques jours plus tard. Je suis logé et nourri par l'armée. Elle fait bien les choses. Le seul problème, je ne sais pas où laisser la voiture durant la nuit.

 
      Fort heureusement, à proximité du «mess» des sous-officiers, il y a un couvent de religieuses. Parmi elles, certaines parlent français. La mère supérieure, très aimable, me confie la clé de la cour afin que je puisse garer ma voiture. Un problème de réglé. Je décide de me mettre à la recherche du professeur... La tache est difficile car Rome n'est pas Ajaccio ... Je m'entoure de deux jeunes Italiens ... Nous voilà partis à l'aventure dans cette grande cité.

      Après plusieurs tours et détours, nous voilà à l'adresse indiquée. Pendant que mes deux jeunes Mimi 1guides montent la garde près de la voiture, je frappe à la porte... Une dame très distinguée m'ouvre. Elle est très impressionnée à la vue d'un militaire... Je la rassure, lui remet le petit paquet après lui avoir expliqué que je viens de la part de sa maman. Bien sûr, il y a une lettre... Fébrilement, elle la lit devant moi ... puis les larmes aux yeux, elle m'embrasse. Auprès d'elle, il y a ses deux petits garçons... Alors, à son tour, elle me remet une longue lettre, quelques photos de ses enfants.

 

      De retour au bivouac, je m'empresse de rejoindre la vieille dame afin de lui remettre la missive de sa fille. Elle prend connaissance de la lettre qui lui est adressée, elle s'effondre en larmes... Puis, en faisant le signe de la croix,... elle se jette dans mes bras en me disant « Que Dieu vous protège » ...

      Je crois bien que son vœu a été exaucé puisque j'ai continué toute la campagne «France-Allemagne-Autriche»... et me voilà toujours en vie."

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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