L'entrée en fonctions de la collectivité territoriale unique a mis fin à l'existence des deux conseils départementaux (ex-conseils généraux) de Corse. Sur les 52 anciens élus, certains se sont représentés et se retrouvent sur les bancs de la nouvelle assemblée. Mais ce n'est pas le cas de la majorité.
L'hebdomadaire "Settimana" leur a demandé leurs sentiments. Plusieurs regrettent une institution de proximité.
Parmi eux, François COLONNA, le maire de Vico, n'est pas sans emploi mais il estime qu'il y a eu tromperie.
"Il met pour la première fois les pieds en politique en 2001. Cette année-là, il brigue le mandat de maire de Vico en se présentant contre Dominique Colonna, maire sortant en place depuis 32 ans. Sa liste, passablement rajeunie, est composée de Vicolais de droite, de gauche et nationalistes. François Colonna l'emporte.
Depuis, il a été élu conseiller général du canton des Deux-Sorru puis conseiller départemental du canton élargi Sevi-Sorru-Cinarca. Malgré la perte de ce mandat, il a tout de même fort à faire puisqu'il est président de la collectivité de communes du Liamone.
Sur la collectivité unique, il avait indiqué en 2016, "la présentation qui nous a été faite des projets d'ordonnances ne correspond pas au texte de l'Assemblée de Corse en date de décembre 2014. Il y a bien 46 personnes qui ont voté pour la collectivité unique. Mais pas celle-là" ".
On parle beaucoup de solidarité mais il faut l'appliquer concrètement et durablement.
De violents incendies ont ravagé certaines parties de la Haute-Corse pendant les premiers jours de janvier. Pour aider les victimes, un concert de solidarité a été organisé au couvent de Vico le dimanche 7, à l'initiative notamment de la Cunfraternita di u Padre Albini. Deux cents spectateurs sont venus écouter les chanteurs qui se sont produits bénévolement. Près de 5.000 euros ont été recueillis.
Le compte-rendu de Pascale CHAUVEAU, paru dans "Corse-Matin", est reproduit ci-dessous, avec des photos de Romain COLONNA qui était présent lui aussi.
Un tel élan de solidarité est magnifique. Le problème est, justement, qu'il s'agit d'un élan fort, rapide, mais souvent bref.
La solidarité doit être constante. Sans attendre une grande catastrophe, il est important de prêter attention à ceux qui sont très proches de nous. Dans nos villages, combien de personnes sont-elles seules, malades, âgées et auraient besoin d'aide?
Une Poggiolaise l'a écrit récemment:
"Avà basta sulidarità ?! Pighjatte indè u vostru vicinu...pò esse ch’ellu dinò a bisognu di a vostra sulidarità. Hè longa à cumpanìa..."
On nous communique que, dans le cadre du partenariat entre l'APF (association des paralysés de France) et le Centre du Sport et de la Jeunesse de Corse, des activités de pleine nature seront présentéespar Cimgo et Joelette
mardi 16 janvier à 10 heures devant la mairie de Poggiolo .
L'APF est un mouvement pour le soutien, la défense et l'insertion des personnes atteintes de déficience motrice avec ou sans troubles associés
En 2018, tous les souhaits de bonheur, prospérité et paix pour chacun.
Bonne année !
Grosso Minuto, lui aussi, vous souhaite une bonne année... à sa façon.
Le célèbre et truculent héros corse participait à un repas de deuil qui se déroulait au tout début de janvier. Et, pris par l'ambiance et par le vin, il se crut à "un pranzu di... Capu d'Annu". Il se mit à hurler à pleine voix ses vœux de bonne année !
Après tout, il avait raison: il faut prendre le bon côté des choses qui peuvent arriver dans la vie .
(dessin de Nicolas CARLOTTI extrait de "Grossu Minutu", présentation de Paul SILVANI et Marie-Jean VINCIGUERRA, La Marge ed., 1996)
Par deux fois, le quotidien "Corse-Matin" a amputé le nom de Guagno-les-Bains pour le transformer simplement en Guagno.
La première fois a été avec l'annonce de l'arbre de Noël organisé par le comité des fêtes et la mairie. L'article était annoncé avec le sur-titre "U Pighjolu-Guagnu".
L'erreur ayant été signalée à la rédaction, une nouvelle annonce a été publiée avec la localisation "U Pighjolu-Guagnu-I Bagni", bien que l'on inscrive plutôt "I Bagni di Guagno". Le plus ridicule est que ce rectificatif est paru lundi 18 décembre... pour annoncer un événement prévu pour "aujourd'hui dimanche 17" !
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Et nouvelle erreur vendredi 22 décembre!
Avec le compte-rendu du concert de Bernard CERVERA dans une école d'Ajaccio, un encadré annonce les autres concerts de Sorru in Musoca dont celui prévu "au foyer d'accueil d'adultes handicapés de Guagno".
Ce foyer n'existe qu'à Guagno-les-Bains.
Et Guagno-les-Bains fait partie de la commune de Poggiolo depuis le décret du 19 septembre 1852. La commune de Guagno se trouve à plus de huit kilomètres de là. Il ne faut donc pas confondre.
Il est indispensable de demander à la rédaction de "Corse-Matin" de porter un peu plus d'attention à la précision de ces dénominations, d'autant plus que la même erreur avait déjà eu lieu le 28 avril 2017. Nous l'avions dénoncé à ce moment-là.
Un excellent dossier de deux pages sur Vico a été publié dans "Corse-Matin" de vendredi 28 avril. Annoncé en première page par un titre parodiant un slogan publicitaire d'une marque homonyme: ...
Les personnes qui sont à Ajaccio au moment de Noël sont privilégiées car elle peuvent admirer la crèche installée par les agents municipaux dans le hall de la mairie.
D'une très grande qualité artistique, cette crèche met en scène la société corse. Comme l'écrit Isabelle LUCCIONI dans "Corse-Matin" de mardi 19 décembre:
"On y découvre des bergers et des citadins, un torrent de montagne qui arrive à la plaine, des maisons traditionnelles, perchées sur des collines. Mais aussi un port de pêche aux eaux turquoise où sont "amarrées " des reproductions de pointus...
La figuration de la Nativité est présente, au milieu de scènes de la vie quotidienne qui renvoient à une forme de nostalgie. Celle d'une cité qui n'était encore que le point de convergence des campagnes alentour, où la vie s'écoulait sur un rythme bien plus lent."
La vidéo proposée à la fin de notre article donne un bel aperçu de la crèche ajaccienne.
photo site officiel mairie d'Ajaccio
Cette crèche a une autre particularité: elle est une des rares de France à se trouver dans un local municipal. Alors que des polémiques ont lieu dans certaines communes, Ajaccio n'en a pas connues, même pendant la municipalité de gauche qui a précédé l'actuelle. Depuis plus de trente ans, cette crèche existe et s'améliore (cette année, pour la première fois, certains santons sont animés).
première page de l'édition de "Corse-Matin" de mardi 19 décembre
Le maire, Laurent MARCANGELI, s'était farouchement opposé, en 2015, au laïciste Michel BAROIN, qui, au nom de l'association des maires de France, avait demandé le bannissement de tout symbole religieux des bâtiments publics. Il avait alors déclaré:
"Si nous confondons laïcisme et laïcité, nous tendrons vers une sorte de neutralité qui cèdera une place privilégiée aux extrémismes religieux et de tous bords, plutôt que de favoriser le vivre-ensemble dans le respect des traditions individuelles. Cela reviendrait à renier les fondements de notre république et de notre histoire et je ne peux m’y résoudre."
photos site officiel mairie d'Ajaccio
Laurent MARCANGELI y revient dans "Corse-Matin" en déclarant qu'il est pour une "laïcité raisonnable et raisonnée."
"Les pouvoirs publics doivent être présents et porter un regard intelligent sur le fait religieux. Par exemple, l'hôpital d'Ajaccio s'appelle Notre Dame de la Miséricorde, dans le hall d'entrée, il y a une statue de la Madonnuccia. Tout le monde passe devant. On y croit ou pas, chacun est libre. Mais je suis certain que les Ajacciens seraient mécontents si on nous obligeait à l'enlever".
La journaliste donne d'autres exemples:
La crèche "fait partie du patrimoine de la ville, comme la fête de la Madonnucia le 18 mars où se pressent les élus de tous les bords. Ou celle du 15 août qui célèbre à la fois l'Assomption et la naissance de Napoléon Ier. Une dimension culturelle bien plus que cultuelle dans une ville où le profane et le sacré s'entremêlent sans cesse."
Et de conclure:
"Est-ce totalement étonnant dans une île où on traduit "un cristianu" par "un être humain"?"
On le sentait depuis quelque temps, même si la semaine a été assez agréable. Une première petite tombée avait eu lieu voici quelques jours mais les flocons fondaient en touchant le sol. On attend de voir pour aujourd'hui...
Toutefois, ce n'est pas une raison suffisante pour déserter le bureau de vote...
Le village de Guagno est placé sous la protection de saint Nicolas. Son église, construite en 1582, a été agrandie en 1883 et en 1902. Elle serait une des plus grandes de Corse. Elle contient bien sûr, une statue du saint qui est portée en procession le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas.
Cette année, la fête aura lieu dimanche 10 décembre à 11 heures.
Le calendrier des autres cérémonies religieuses dans notre canton se trouve à la fin de cet article.
Pour le moment, nous vous proposons quelques photos inédites de la saint Nicolas 2003 (images Jean-Martin Franceschetti).
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).