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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:00

Le 11 novembre est le jour du souvenir de tous les soldats morts pendant la guerre de 1914-1918 et aussi pendant toutes les autres guerres. On peut avoir aussi une pensée pour les militaires qui n'ont pas péri au combat mais qui se sont dévoués pour le pays, comme Martin OTTAVY.

 

La plaque qui se trouve en haut à gauche du troisième caveau de Poggiolo (PINELLI-VENTURINI-OTTAVY) (voir l'article "Le caveau caché") est celle de Martin OTTAVY décédé en 1957. La décoration gravée sur sa plaque évoque sa longue carrière militaire.


 

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Martin OTTAVY naquit le 1er novembre 1890 à Philippeville, qui était alors dans le département de Constantine, en Algérie.

Ses parents, Marc Antoine OTTAVY et Marie DEFRANCHI, étaient originaires de Soccia et s'étaient mariés à Philippeville où ils s’étaient installés.

Le 1er octobre 1912, il fut incorporé dans l’armée et commença une longue carrière qui peut être reconstituée grâce au registre des matricules militaires conservé aux ANOM (archives nationales d’outre-mer).

Il fit partie du 40ème RI puis du 4ème Zouaves et participa à la campagne de conquête du Maroc d'octobre 1912 à novembre 1913, puis passa dans la réserve le 8 novembre 1913.

Avec la première guerre mondiale, il fut mobilisé le 1er septembre 1915 et passa des zouaves au 8ème Génie. Affecté au détachement télégraphique, il fut blessé à la cuisse droite par des éclats d'obus à Maurepas (Somme) le 22 septembre 1916, ce qui lui vaudra une invalidité partielle. Sorti de l'hôpital le 8 février 1917, il partit le 26 avril de Marseille pour débarquer à Salonique. Il resta au sein de l'AFO (armée française d'Orient) jusqu'en janvier 1919 et fut démobilisé le 13 août.

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Monument aux morts de l'armée d'Orient (Marseille)

Il put alors se retirer à La Soccia (ancien nom de Soccia, utilisé par le registre  des matricules militaires) pendant quelque temps avant de retrouver l'Algérie comme employé des PTT.

Il épousa Antoinette PINELLI, née en 1897 à Constantine mais de famille poggiolaise et dont le frère Jean Toussaint était mort pour la France le 14 avril 1918. Ils eurent deux enfants Marc "Jean", dit Jeannot, et Maryvonne.

 

Martin s'engagea, écrit le registre, "le 15 novembre 1925 au titre de la Poste Militaire aux Armées pour participer aux campagnes du Rif et de la tache de Taza (Maroc)" et fut "renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1927".

 

Camp militaire français de Taza en 1925.

Camp militaire français de Taza en 1925.

A partir de 1929, il fixa son domicile à Constantine, au numéro 4 de la rue Mercuri (ou rue Mercury selon certains documents), devenue maintenant rue Mohamed Belakroun.

Martin Ottavy, le soldat de toutes les guerres

Après avoir été plusieurs années affecté spécial à la Poste aux Armées, Martin fut rattrapé par la seconde guerre mondiale. Il fut mobilisé le 2 septembre 1939 et démobilisé le 1er août 1940, à la suite de l'armistice.

Mais, après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 et l'entrée en guerre de l'Afrique du Nord Française aux côtés des alliés, Martin fut rappelé et affecté au CEF (Corps Expéditionnaire Français) le 20 novembre 1942, d'après le registre. N'y aurait-il pas une erreur sur le registre? Si des unités françaises de l'armée d'Afrique participèrent aux combats de Tunisie aussitôt après le débarquement, le CEF qui combattit vaillamment en Italie ne fut constitué qu'en novembre 1943.

Sa carrière se termina le 17 juillet 1945, quand il fut rayé des contrôles.

 

Ses services dans l’armée française avaient été récompensés par plusieurs décorations: médaille commémorative d’Orient, médaille commémorative de la Grande Guerre, médaille interalliée, médaille coloniale et, par décret du 7 juin 1928, médaille militaire pour la guerre du Rif (reproduite sur sa plaque funéraire).

Mais auparavant, il avait eu le chagrin de perdre son fils Jean qui, mobilisé en 1942, tomba pour la France à la suite d’une embuscade pendant la bataille des Vosges en 1944 (voir l’article « De l’Algérie aux rives du Doubs »).

 

 

Conquête du Maroc, première guerre mondiale avec la bataille de la Somme et l’armée d’Orient dans les Balkans, guerre du Rif, seconde guerre mondiale avec la « drôle de guerre » de 1939-1940 et le corps expéditionnaire français d’Afrique du Nord, Martin OTTAVY avait été de tous les combats de la première moitié du XXème siècle.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

Arbre généalogique de Martin Ottavy, sur le site Généanet, d'après les recherches de Pierre Leccia. Cliquer pour l'agrandir.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:00

 

Bien qu'ils ne soient pas nombreux, tout n'a pas encore été écrit sur les caveaux poggiolais privés et sur les familles qui les ont édifiés.

On voit de loin, en dessous de l'église Saint Siméon, la chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI et le caveau PINELLI qui ont été présentés le 8 novembre 2016 dans l'article "Les caveaux poggiolais". 

Mais un peu plus bas, dans le même alignement, se trouve un troisième caveau, le caveau caché.

Le caveau caché

 

Ce caveau, de forme rectangulaire avec un fronton triangulaire, se trouve dans un petit espace clôturé et bien entretenu par la famille à qui il appartient.

 

Le caveau caché

 

Les arbres empêchent de le voir de loin.

 

Le caveau caché


Sur son fronton, sont inscrits les noms:

 

PINELLI

VENTURINI - OTTAVY

 

 

Le caveau caché

 

Ces noms expliquent la situation de ce caveau car ils sont apparentés à la famille CALDERONI dont la maison est à quelques mètres. 

 

Le caveau caché

 

La façade est divisée en six plaques.

 

Le caveau caché

 

A gauche, les plaques, anciennes, sont difficiles à déchiffrer. Elles concernent deux hommes.

En haut:

 Martin OTTAVY 

1890 - 1957

 

En bas: 

Marc Jean OTTAVY

mort au champ d'honneur 

le 19 - 11- 1944

à l'âge de 22 ans

 

Les circonstances de la mort de Marc Jean ont été publiées dans l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Chaque plaque est illustrée par une décoration en relief.

Pour Martin, il s'agit de la médaille militaire. Sur la plaque de Marc Jean, il y a la médaille militaire et la croix de guerre.

 

Le caveau caché

 

Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE, en Algérie, mais ses parents étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE.

Il épousa Antoinette PINELLI, elle-même née à CONSTANTINE où ses parents, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

Marc Jean était leur fils. Ils ont eu également une fille prénommée Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

Dans la rangée de droite, les plaques sont plus récentes et les inscriptions dorées sont très lisibles.

En haut: 

OTTAVY Antoinette

née PINELLI

1897 - 1989

 

En bas:

Elisabeth VENTURINI

née PINELLI

1894 - 1996

 

La biographie d'Elisabeth VENTURINI a été racontée dans l'article intitulé "La plaque mystérieuse". Elle était la sœur d'Antoinette.

 

Le caveau caché

 

Devant le monument, est placé un marbre en forme de livre posé sur un lutrin. On peut y lire:

OTTAVY ANTOINETTE

           DE    CONSTANTINE

                 "ALGÉRIE"

 À   AJACCIO                                       

 

Le caveau caché

 

A la base du monument, en partie cachées par le livre, deux autres plaques se devinent aussi.

 

Le caveau caché

 

A gauche, on peut lire "A F PINELLI". Il s'agit d'Antoine François PINELLI, père d'Antoinette. Il est né à Guagno-les-Bains en 1864 et décédé à Poggiolo en 1944.

A droite, on arrive à déchiffrer "EMILE VENTURINI". Les restes du mari d'Elisabeth reposent ici. Il est né en 1879 à Nouméa et mort en 1939 à Poggiolo.

 

 

Avec l'inscription du livre d'Antoinette et celle de Marc Jean, ce monument résume bien l'histoire de nombreuses familles corses qui s'installèrent en Afrique du Nord et qui furent frappées par les guerres.

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:17
Préparons le centenaire

L'année prochaine, nous serons cent ans après 1918, la dernière année de la Grande Guerre. Comme en 2014, les commémorations seront nombreuses ainsi que les émissions de télévision et les livres.

Poggiolo peut participer à cet anniversaire. Depuis sa création, ce blog a consacré vingt-six (oui: 26 !) articles aux Poggiolais pendant cette guerre. Il y a là matière à réaliser une publication imprimée.

Ces articles vont être revus et modifiés mais ils ont besoin d'être mieux illustrés. 

 

APPEL:

Si vous avez des documents (photos, lettres, ...) sur la guerre de 1914-1918 par les Poggiolais, et sur la vie du village pendant cette époque, faites-les nous connaître à l'adresse:

larouman@gmail.com

 

Merci d'avance.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:09

Malgré l'élection du nouveau Président de la République, qui a eu lieu la veille, il ne faut pas oublier le 8 mai, date anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

Peu de faits saillants se sont déroulés à Sorru in sù pendant ce conflit. Mais une anecdote est à connaître.

 

 

Après l'invasion de la zone sud par l'Allemagne le 11 novembre 1942, l'armée italienne occupa la Corse. Des arrestations eurent lieu parmi les éventuels opposants. Pendant un temps, il y eut des camps d'internement afin de faire le tri parmi les personnes arrêtées. Ce fut le cas à Guagno-les-Bains.

A ce propos, une petite histoire est rapportée à la page 356 du livre "Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes" par le docteur Bernard ALLIEZ.

 

 "On raconte qu'un jour, un médecin italien appela le docteur Charles COLONNA en consultation à Guagno-Ies-Bains où existait un camp de prisonniers Français. Charles s'y rendit avec sa mule et pour le retour son confrère lui propose une voiture, un chauffeur et de faire ramener sa monture. «Ma mule ne connaît que moi» lui répond Charles!"

 

 

La mule du docteur Colonna

Qui était ce Charles COLONNA qui refusait de devoir quoi que ce soit à l'occupant?

Certains anciens se souviennent certainement de lui. Sa biographie détaillée est donnée par Bernard ALLIEZ:

"Charles François Colonna (né le 17 janvier 1911 à Vico, décédé en 1976 à Vico).

Charles est enfant à Murzo. Après le décès de son père, militaire alors qu'il n'est âgé que de 9 ans, il sera élevé par sa mère et poursuit sa scolarité à Murzo puis à Ajaccio. Son père ayant toujours souhaité pour son fils une carrière médicale, Charles se retrouve étudiant en médecine à Marseille où il est hébergé dans une famille amie et se constitue de solides amitiés parmi ses co-étudiants. Son désir de s'installer en Corse ne l'a jamais quitté, il passe sa thèse de médecine en 1938 et rentre à Murzo où la mobilisation le conduit pour quelques mois à être médecin de la place de Sartène. Rapidement, il revient à Murzo puis Vico où il s'installe en 1947. C'est alors que sa vie est entièrement consacrée aux malades et aux familles des 3 cantons, Deux Sorru, Deux Sevi et Cruzzini-Cinarca. Les anciens s'en souviennent encore avec émotion. Au début, certaines visites s'effectuaient à pied et/ou à cheval! Jusque dans le Cruzzini! (...)

Maire de Murzo de 1946 à 1976, conseiller général et sénateur suppléant, il considérait la politique comme le prolongement indispensable de son action sociale et médicale. Son épouse l'a aidé et soutenu tout au long de sa vie familiale et médicale, ses enfants ont chacun poursuivi de brillantes carrières médicales et politiques.

Dès que possible, il circule en «traction», puis en 2 CV, enfin dans une DS qui devient célèbre dans tous les villages et sur toutes les routes. Il fut l'un des derniers à pratiquer des ponctions lombaires dans les bergeries, des accouchements à domicile même aux forceps!, des réductions contentions de diverses fractures et luxations sans compter les plaies de toute nature, etc., mais toujours avec un grand souci d'hygiène et d'asepsie. C'est en assistant un accouchement à Balogna qu'il décédera brutalement à l'âge de 65 ans. À Vico, il fut considéré comme le «médecin des pauvres», n'hésitant jamais à donner les médicaments ou les soins sans contrepartie. Aimé et regretté dans tous les villages, sa générosité sans limite, sa stature et son embonpoint restent comme des signes d'un homme accueillant et inspirant confiance."

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:00
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

LE LIEU ET LES RAISONS

 

La plaque de cuivre proposée par la devinette du mois se trouve dans un  lieu public de Poggiolo, un endroit où tout le monde peut la voir.

Non, elle n’est pas sur une porte, ni sur une boîte aux lettres, ni sur une tombe.

Elle est tout simplement dans l’église Saint Siméon.

Cette plaque a été fixée sur le sommet du dossier d’un prie-Dieu.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

«Un prie-Dieu est une chaise qui dispose d'une assise sur deux étages, la première pouvant être relevable pour s'agenouiller. L'assise inférieure sert à poser les genoux, et le dossier sert à appuyer les coudes. Les deux assises sont le plus souvent paillées.»

(Wikipedia, article «mobilier liturgique»)

 

«Avant le concile Vatican II qui voit progressivement l'abandon des prie-Dieu dans les églises au profit de simples chaises ou bancs et l'imposition de la position debout à la place de l'agenouillement lors des moments clés de la liturgie, il était d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaire dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquels ils faisaient graver leurs noms sur des plaques de métal (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier des chaises.»

(Wikipédia, article «prie-Dieu»)

 

L’église poggiolaise est maintenant équipée de bancs mais ce prie-Dieu a été conservé, ainsi qu’un autre qui sera évoqué à la fin de l’article.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

Tous deux se trouvent à gauche, dans les premiers rangs, près de la chaire d’où parlait autrefois le prédicateur.

Mais qui était la personne dont le nom E. VENTURINI est resté sur ce siège?

 

 

E. VENTURINI

La lettre «E» de la plaque est l’initiale du prénom «Elisabeth».

Marie Elisabeth PINELLI naquit le 8 mai 1894 à Poggiolo. Ses parents, Antoine François PINELLI (1864-1944) et son épouse Marie Dominique MARTINI (1868-1909), s’installèrent à Constantine en Algérie. C’est dans cette ville que sa soeur Antoinette vit le jour en 1897 (elle décéda en 1989). Elle avait aussi un frère, Jean Toussaint, né à Poggiolo en 1891 et mort pour la France en 1918. Son nom figurait à la fois sur le monument aux morts de Poggiolo et sur celui de Constantine (voir l'article "les "poilus" poggiolais de Constantine").

Elisabeth épousa le 17 mai 1922 à Constantine Emile Richard VENTURINI, né à Nouméa en 1879 et dont la famille était originaire d’Urtaca. Il mourut en 1939 à Poggiolo sans avoir eu d'enfant.

«Madame VENTURINI», ainsi qu’on l’appelait souvent, était bien connue pour sa gentillesse et sa piété. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait eu un prie-Dieu à son nom.

Elle vécut jusqu’au 19 janvier 1996, à 102 ans, et fut inhumée à Poggiolo. 

Sa sœur Antoinette eut, de son mariage avec Martin OTTAVY (1890-1957), né à Philippeville mais d’origine socciaise, un garçon Marc «Jean», qui fut tué au combat en 1944 (voir l’article "De l'Algérie aux rives du Doubs" ), et Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

 

 

Ce simple prie-Dieu est un témoignage important de la pratique religieuse dans la première partie du XXème siècle. Il permet également d’évoquer l’histoire d’une famille poggiolaise. Il faut espérer qu’il soit conservé encore longtemps comme document historique.

 

 

NOUVELLE ENIGME

A côté du prie-Dieu d’Elisabeth VENTURINI, il existe un autre rescapé de ce genre de meuble religieux. Il comporte les lettres «C» et «A» tracées par des alignements de gros clous à tête ronde.

Qui était ainsi désigné?

L’animateur de ce blog l’ignore et espère que des lecteurs voudront bien l’éclairer.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

——————————-

Photos 1, 2 et 4 ont été prises le 21 août 2016; la 3 est extraite du film "Visite de St Siméon" tourné par Thierry CALDERONI en novembre 2008.

 
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 18:00

Un décret du Président de la République vient d’attribuer la Légion d’Honneur au titre des anciens combattants de la guerre 1939-1945, des Théâtres d’Opérations Extérieurs et de l’Afrique du Nord.

Un nouveau légionnaire

 Parmi les heureux récompensés, on peut noter Marcel LAGRANGE, originaire de Guagno-les-Bains, qui était déjà titulaire de la Médaille militaire depuis 31 décembre 1966.

 

A cette occasion, son fils Christian a écrit le texte suivant :

 

A toi Papa,

En date du 15 avril, la République Française fait de toi un décoré de la Légion d'Honneur à titre militaire.

Nous sommes très heureux pour toi et nous savons que cette distinction est méritée au vu de ta carrière.

Mais sache que, pour tes enfants, cette décoration n'est rien à côté de la médaille du meilleur papa que nous t'avons décernée depuis très longtemps.

Comme mari, père, beau-père, grand-père ou ami, tu as été admirable, tu seras toujours pour nous un exemple. Bravo et merci Papa et j’espère que nous fêterons ces deux distinctions encore longtemps.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:32

La Roche-sur-Yon,

Mouilleron-le-Captif
(La Prise d'Ambois),

SOCCIA (2A)

 

Pierre Spilmann, son époux;


Gaël et Emmanuelle, 


Mélissa et Benoît, 


Mathias et Amélie, 
ses fils, sa fille et leurs conjoints;


Leïa, Aurèle, Camille, 


Nina, Virgile, ses petits-enfants chéris;


Marina et Bernard David, 


René et Emmanuelle Clementi, 


Romaine


et Dominique Augier de Cremiers, 


ses soeurs et son frère, 


ainsi que toute la famille et ses amis,

ont la douleur de vous faire part du décès du


 

Docteur Eva CLEMENTI


épouse SPILMANN


 

survenu le 24 mai 2016, à l'âge de 64 ans. 


La cérémonie d'hommage aura lieu vendredi 27 mai 2016, à 14 h 45, en la salle de cérémonie du crématorium de La Roche-sur-Yon, suivie de l'inhumation au cimetière de La Péronnière. 


Eva repose au funérarium Roc, La Roche, 81, impasse Jean Mouillade, ZA l'Horbetoux à La Roche-sur-Yon.

Remerciements à toutes les équipes soignantes et médicales de Mouilleron-le-Captif, du CLRC de St-Herblain et du CHD.


Fleurs naturelles seulement. 


Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

Condoléances sur registre et sur


roc-eclerc85.fr


Roc Eclerc, La Roche-sur-Yon, 
02 51 37 27 37.

 (annonce parue dans « Ouest-France » jeudi 26 mai 2016)

 

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Ce blog, centré sur Poggiolo et Guagno-les-Bains, publie rarement des avis de décès d’autres villages. Mais cette annonce fait exception car Eva CLEMENTI était une des petites-filles de Louis CLEMENTI, mort pour la France pendant la guerre de 1914-1918, et de son épouse Francesca, originaire de Soccia.

 

Décès d’Eva CLEMENTI

La vie de Louis et de Francesca a été racontée par Marina CLEMENTI-DAVID, sœur d’Eva, dans un texte très émouvant publié sur ce blog sous le titre « Les bonheurs et les malheurs de Francesca ».

Lire aussi le témoignage de son frère René CLEMENTI:

« Le pompon rouge de Louis ».

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 18:08

Devant le monument aux morts de Poggiolo, une plaque comporte six noms pour 1939-1945. La liste en a été publiée dans l’article "Les héros de 39-45".

Parmi eux, Marc Jean OTTAVY a été le sujet d'un article publié sur ce blog le 8 mai 2010: "De l'Algérie aux rives du Doubs".

Mais, comme Pascal VECCHI évoqué dans l’article précédent (Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale), plusieurs autres Poggiolais se comportèrent héroïquement.

 

- Marcel ANGELINI (1923-2010), combattant FFL, chevalier de la Légion d’Honneur.

 

- Dominique ARRIGHI, né en 1922, engagé en juin 1943 comme matelot canonnier dans les FNFL (Forces Navales Françaises Libres).

 

 - Mimi CANALE engagé volontaire, a participé en 1943 au débarquement en Corse. Puis, participa aux campagnes de la 1ère Armée Française en Italie, en Provence, dans les Vosges et  en Allemagne. Il est décédé en 2014 (voir les articles "La campagne d'ITALIE de Mimi CANALE" et "La guerre de Mimi").

 

- Joseph CASALONGA. Né en 1899 à Guagno-les-Bains où il décéda en 1979. Commissaire de police à Nice, il entra dans les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) en adhérant au réseau "Ajax" créé par son collègue Achille PERETTI (qui fut ensuite maire de Neuilly jusqu'à sa mort en 1983 où lui succéda Nicolas SARKOZY). Joseph était P1, c'est-à-dire qu'il continuait à assumer ses fonctions officielles malgré son travail clandestin, essentiellement de renseignement.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

Joseph CASALONGA est à gauche, au premier plan.

- Archange COLONNA (1924-2013). Engagé volontaire en 1942, il a participé aux campagnes de Tunisie et de d'Italie. Il a débarqué à La Croix-Valmer en août 1944. Il a été blessé au plateau d'Onans puis au col de Chedesdray, près de Belfort. Grand invalide, mutilé de guerre, il était titulaire de la médaille militaire, de la croix de guerre avec étoile d'argent et de la médaille de la valeur militaire avec étoiles d'argent et de bronze. En mars 2009, le titre de chevalier de la Légion d'Honneur à titre militaire lui fut attribué.

 

- Julie COLONNA (1925-2006), sœur d’Archange, agent de liaison dans la Résistance.

 

Philippe Antoine FRANCESCHETTI (dit Filippone) (1901-1970) qui milita dans le réseau des Milices Socialistes de Marseille.

 

- Jean-Martin FRANCESCHETTI (1925-2013), son neveu, également membre des Milices Socialistes et animateur d’un groupe de résistance scoute.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port  (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

Photo du groupe de résistance des Eclaireurs de France à la permanence du Quai du Vieux Port (actuel Cours Jean Ballard) à Marseille le 1er juin 1944. Jean-Martin FRANCESCHETTI est à l'extrême-gauche.

- Toussaint PAPADACCI, né en 1915, militaire de carrière (FFL)

 

- Jules VALENTINI, né en 1924, résistant au sein des FFI

 

Et n’oublions ceux qui souffrirent en Allemagne comme prisonniers de guerre :

- Etienne DESANTI, né en 1908,

- Visconti OLIVA (1913-1977)

 

Ou comme déportés du STO (Service du Travail Obligatoire)

- Philippe FRANCESCHETTI (1922-1996)

 

Il y en eut encore d’autres et on voudra bien excuser les oublis de cet article. Mais il est vrai de façon certaine que les Poggiolais ont répondu «présent»  quand il fallait défendre la liberté.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:02

Le 8 mai est la journée de commémoration de la victoire de 1945 sur l’Allemagne. Moins célébrée que le 11 novembre, elle permet de se souvenir de ceux qui moururent pour la France et dont le nom est inscrit sur le marbre des monuments aux morts. Mais ces plaques ne mentionnent pas tous les militaires qui combattirent avec ardeur pour vivre dans un pays libre. Un héros n’est pas forcément un soldat tué au combat.

Pascal VECCHI fut un de ces héros. 

Pascal VECCHI, héros de la seconde guerre mondiale

Sa contribution à la libération du joug nazi a été très bien décrite par son gendre Philippe DUBREUIL lors de ses obsèques dans l’église de Poggiolo le 13 août 2008 :

 

 

«C'était un homme qui aimait la vie et ses amis étaient nombreux, un homme qui aimait sa famille, un homme qui aimait son village et le village le lui rendait bien. Un homme qui aimait la Corse, Vero où il est né, Sari d'Orcino où il a vécu, Poggiolo qu'il avait adopté. Mais au-delà de ce que chacun voyait et croyait savoir, il y avait en lui un autre personnage, un homme de conviction. Il parlait peu en effet de ces mois sombres mais aussi lumineux de sa vie.

À 18 ans, il s'est engagé à l'automne 1943 et a entamé un long périple qui l'a mené en Afrique du Nord à Koufra, au large de l'Amérique puis en Angleterre. C'est là que s'est préparé avec des milliers de compagnons d'armes ce moment tant attendu de libérer la France occupée.

Il débarque en juillet 44 en Normandie et est engagé au combat sur la poche de Falaise puis de Royan. Avec l'armée Leclerc, sa 2e DB, il fait son entrée le 24 août 1944 dans Paris où il rencontre sa future épouse Julie. Il poursuivra sa route jusqu'au nid d'aigle d'Adolf Hitler à Berchtesgaden. Son courage, son engagement ont été récompensés par de nombreuses distinctions et médailles à titre militaire (Croix de guerre 1939-1945 et American Legion) ainsi que des citations à l'ordre de l'armée. (…)

C'était cela Pascal, il était exubérant mais aussi secret, courageux, épris de liberté, amoureux de sa Corse et de son pays, un exemple pour les jeunes de demain».

Ainsi que l’écrivit le correspondant de «Corse-Matin», «C'était de tout cela que témoignaient les deux drapeaux recouvrant son cercueil, le drapeau corse et le drapeau tricolore.»

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:00

La bataille de la Somme, en 1916, a été meurtrière pour les Poggiolais (voir "Pas de Poggiolais à Verdun"). De son côté, un combattant originaire d’Orto a survécu, ce qui est à l’origine de la chapelle de Saint Elisée. Le numéro de mars du bulletin «Inseme» explique ce point d’histoire peu connu.

 

La Grande Guerre, pour la Corse, a été une véritable catastrophe humaine dont elle ne s'est jamais totalement remise. Depuis le village d'Orto, un grand nombre de ses enfants est parti afin de défendre la Mère patrie. Sans doute, le cœur serré, voyaient-ils s'éloigner les côtes de leur île et les visages de ceux si chers à leur cœur.

Parmi ces soldats, deux frères, Jules et Pierre BONIFACJ. Jules est officier d'artillerie. Son régiment l'a conduit dans la Somme. Là, c'est l'horreur indescriptible. Un jour, pire que les autres, où les obus pleuvent abondamment, l'un d'eux se dirige vers Jules, frôle ses jambes, mais....  n'explose pas ! Le militaire est profondément troublé. Très croyant, il fait le vœu suivant: «si cette guerre m'épargne, je ferai édifier une chapelle sur le Mont Saint Elisée»

La Grande Guerre et Saint Elisée

Dès la fin de la guerre, Jules, son frère Pierre, tous deux pratiquants, mécènes et modestes, respectent, accompagnés par leurs épouses, le serment fait un jour d'épouvante. Jules, maître d’ouvrage, et son épouse Radégonde veillent très attentivement à la réalisation du projet: ils prennent donc très régulièrement le chemin des montagnes.

Le Chanoine PASTINELLI, natif d'Orto, coiffant la casquette de maître d'œuvre, surveille également la bonne exécution des travaux (plans, emplacement sont par lui décidés). L'édification de la chapelle va fondamentalement modifier les habitudes: avant guerre, les pèlerins montaient à Saint Elisée dans la nuit du 28 au 29 août.

Le chemin était éclairé par de nombreux bûchers; l'aube voyait le retour vers le village. Les femmes chapeautées, de long vêtues, certaines montant en amazone, récitaient le rosaire tout le long du chemin.

 A présent, le 29 août, répondant à l'appel de la cloche, avec le lever du jour, les pèlerins de tous âges grimpent toujours en procession vers le mont Saint Elisée et sa chapelle.

Venant du canton, de plus loin encore, isolé ou en groupe, nu-pieds ou non, le pèlerin animé par la foi et l'espérance se dirige, non sans effort, vers le lieu consacré. Les derniers mètres étant les plus difficiles, l'arrivée dans le beau cadre bucolique est un soulagement. Tous se congratulent: les familles reconstituées en tribus, et leurs amis. Certains ne se retrouvant que ce jour-là. Selon la coutume, au pied de la statue de saint Elisée chacun fait brûler des cierges. Que de souhaits à écouter!

La cloche appelle les fidèles pour l'office en plein air et la procession lui succédant. Les yeux levés vers les cieux, munis du coutumier bouquet de genévrier (la plante bénie suscitera de bons augures dans les foyers), tous se recueillent. Prières et chants expriment ce que l'homme a de plus profond.

La Grande Guerre et Saint Elisée

La statue portée vers la vallée semble la protéger. C'est le moment où la cloche de l'église Sainte Marie d'Orto répond à l’appel. Les villageois s'unissent aux pèlerins, prient et chantent de concert. Cantique à San-Liseo, Diu vi Salvi Regina et bénédictions clôturent la célébration dont la fin est très bruyamment saluée. Chacun souhaite se restaurer. Ainsi, s'effectue une longue pause à la fontaine où se joue la seconde phase de la journée: «Après l'effort, le réconfort ».

Aux alentours du point d'eau, comme depuis un poste d'observation, l'on peut voir des têtes émerger des fougères. Tous se retrouvent à proximité de la source, pour l'eau du repas mais principalement l'apéritif. Pendant ce temps, apparaissent dans l'herbe tous nos succulents mets traditionnels (chrétien incontestablement, épicurien, sûrement). Le porteur d’eau revient vers les siens au moment où l'on ne l'attend plus, en chantonnant et les jambes flageolantes. Mais que contient-elle donc l'eau de la source Saint EIisée ? Ces joyeux moments se prolongent tard dans l'après-midi avec une balade au lac de Crena, aux bergeries de Livru. Plus tard dans la soirée, les montagnes retrouvent leur sérénité et notre belle jeunesse danse jusqu'au lever du soleil.

Depuis près de cent ans, avec le soleil ou la pluie, le grand Saint Elisée accueille en sa chapelle haut perchée des générations d'âmes croyantes. Combien de vœux ont-ils été exaucés grâce à son intercession? Nul ne le sait. Ils sont certainement nombreux!!! C'est un secret bien gardé au fond des cœurs/dans le huis clos familial. De Saint Elisée, il est dit: «Pendant sa vie, il fit des prodiges (extraordinaires), résurrection du fils de la femme de Sunem et après sa mort il opéra des merveilles».

Concernant la construction de sa chapelle, nos anciens toujours parmi nous, étant trop «jeunes», les souvenirs précis (datations) sont enfuis dans la nuit des temps, toutefois:

* Ami pèlerin, jamais n'oublies ceux qui ont participé à sa construction et les bénévoles œuvrant actuellement pour la sauvegarde de notre patrimoine spirituel.

* Ami pèlerin, jamais n'oublies les Célébrants, Pères Oblats du Couvent de Vico, nous accompagnant par tous les temps.

*Ami pèlerin, jamais n'oublies la belle histoire de Jules BONIFACJ, dont la dévotion est à l'origine de notre si belle fête. Du chaos peut naître la Lumière!!!

Afin d'éclairer le lecteur, plusieurs personnes, non sans émotion, ont communiqué leurs souvenirs: Hubert-Radegonde et Joëlle, petits-enfants de Pierrc Bonifacj, Agathe Dore, Jean-Pierre Paoli, les familles Battesti / Massimi, cousins des Bonifacj.

 

 

Pierrette-Santa Massimi

 

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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

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Dimanche 16 août après-midi.

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Récital Diana di l'Alba

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