Le décès de Carlo a été un grand choc dans l'ensemble des villages de Sorru in sù. Pascale Chauveau a su exprimer avec délicatesse l'importance que ce sympathique personnage a pu avoir.
Originaire d’Orto, c’est à Soccia que Charles Rahn avait choisi de s’installer, où il a tenu pendant 35 ans le bar du village. Il y a quelques jours, sa mort brutale a suscité une vive émotion dans le haut canton, où chacun a éprouvé le sentiment qu’un pan entier de la vie du village s’était effondré.
Au centre du village, au rez-de-chaussée d’une belle maison en pierre, l’enseigne indique Bar chez Louis. Pourtant, pour tous, c’est Chez Carlo. Mercredi soir, c’est là que ses amis ont choisi de le veiller. Comme aux plus beaux jours de l’été, le bar et la terrasse sont pleins.
D’abord silencieuse et recueillie, l’assistance finit par s’animer, et chacun se remémore et raconte. Carlo le bon vivant épicurien, qui avait gardé de sa formation à la prestigieuse école Ferrandi l’amour de la bonne cuisine. Carlo l’amateur de chanson française, qui laissait à disposition une guitare pour les longues soirées passées à chanter. Et qui, en cabotinant un peu, interprétait volontiers sa chanson fétiche, Comme un p’tit coquelicot, de Mouloudji. Et aussi Carlo le bricoleur minutieux et aux mains d’or : l’immense comptoir en bois et les étagères du bar, qu’il avait mis des semaines à fabriquer, sont un témoignage de son savoir-faire.
photo Google
Lieu de vie
Carlo homme au grand cœur, qui donnait tout pour ses amis, mais connu aussi pour ses coups de gueule et son mauvais caractère. Les jeunes se souviennent : "Enfants, quand on demandait un verre d’eau, il nous envoyait à la fontaine ! Quand on commandait un panini et qu’il n’avait pas envie de le faire, il nous disait d’aller demander à manger à nos mères !" Depuis, ils ne rataient aucune soirée, et ce mercredi ils étaient tous là pour le dernier hommage.
Chez Carlo, on démarrait la soirée avant d’aller au bal, ou on la finissait après un concours de boules ou de foot. Ouvert 365 jours sur 365, comme il se plaisait à le souligner, son bar était un lieu de vie essentiel pour le village, surtout pendant les longs mois d’hiver où l’on se retrouvait pour la belote.
"C’est ici que mon mari m’a demandée en mariage", se souvient Marie-Rose. "C’est ici que ma femme avait réuni une centaine d’amis pour fêter mes 50 ans", raconte Jean-Tou. Chez Carlo et avec lui, tous ont vécu un événement important de leur vie, des rendez-vous incontournables : l’apéritif du 11 novembre où tous les villageois amenaient à manger, la soirée karaoké ou la soirée Beaujolais, l'apéritif géant du 15 août, et ces fameux repas pantagruéliques entre amis, autour des huîtres ou après avoir charcuté.
Avec Carlo, on commentait l’actualité, on refaisait le monde, et on se disputait aussi beaucoup. Mais on y revenait toujours. Parce que "Carlo, c’était Carlo !"
Les dimanches 16 et 23 septembre, braderie au couvent de Vico.
Ce n'est pas nouveau, mais maintenant c'est urgent. En 2015, le pape François écrit une encyclique "sur la sauvegarde de la maison commune" et lance un appel pressant à la conversion écologique. «Parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée» écrit-il.
Alors oui, le Couvent de Vico se met au vert. C'est à dire qu'il veut vivre avec encore plus d'attention l'idéal de St François d'Assise vécu dans ce lieu depuis des siècles. « C'était un mystique et un pèlerin qui vivait avec simplicité et dans une merveilleuse harmonie avec Dieu, avec les autres, avec la nature et avec lui-même » dit le pape. Tout l'idéal et le programme sont là. Le pape l'appelle une «écologie intégrale» parce que le cœur est un. Rien de nouveau, mais aujourd'hui c'est urgent.
Au mois de juin le Couvent a adhéré au programme national de «l'Eglise verte» en s'associant à une centaine de communautés chrétiennes en France et en s'engageant à vivre une préoccupation écologique. Un vaste champ d'initiatives possibles!
En septembre est proclamé par l'Eglise un mois de prière pour la création. Commençons par la prière. Le 16 et le 23 septembre à 9h30, le Couvent invite aux célébrations dominicales pour rendre grâce à Dieu pour cette merveilleuse nature qui est notre maison commune en Corse.
(...)
Les célébrations seront accompagnées par une braderie dans l'esprit "zéro-gaspillage" organisée par la communauté des Oblats (eh oui, nous aussi nous accumulons et produisons des déchets ...). La sobriété fait partie de cette spiritualité chrétienne soucieuse de la nature.
Il s'agit de cette antique conviction que « moins est plus ». Un long chemin de conversion ...
Dans le même esprit, au Couvent fonctionne déjà un coin des «livres en liberté», des livres à emporter, où l'on donne la chance à une nouvelle vie à des livres déjà lus, relus ... « Le fait de réutiliser quelque chose au lieu de le jeter rapidement, parce qu'on est animé par de profondes convictions, peut être un acte d'amour exprimant notre dignité. »
Alors rendez-vous le 16 et 23 septembre à 9h30 « dans cette charmante solitude, dans notre chère solitude de Vico où les châtaigniers énormes chargés d'une récolte la plus abondante nous invitent à chanter! » Saviez-vous que c'est Charles Dominique Albini qui l'a dit?
Parmi les animations habituelles du mois d'août, avec la saint Roch, le challenge Umberto Chiti et les jeux d'enfants sont deux jours importants.
C'est vendredi 17 que les nombreux joueurs de pétanque de Sorru in sù et de bien au-delà se sont retrouvés pour le challenge Umberto Chiti qui est devenu un classique prestigieux.
L'organisation fut parfaite, l'ambiance sympathique et les parties acharnées.
... sans oublier l'ambiance au comptoir.
Les jeux et animations prévues pour les enfants par le comité des fêtes se sont déroulées le dimanche 19 août.
Les enfants et leurs parents étaient au rendez-vous pour des activités extrêmement variées comme le montre le diaporama ci-dessous:
course d'obstacles
jeu de massacre
pêche à la ligne
château gonflable
éclatement de ballons
questionnaire sur les chansons des films de Disney, etc.
La procession de saint Roch à Poggiolo est toujours suivie par l'apéritif en plein air qui est un moment de grande convivialité.
La mairie offre les boissons et chacun apporte quiches, cakes, pizzas ou gâteaux. Cette année, les familles ont été nombreuses à apporter leurs spécialités culinaires. On a ainsi l'occasion de voir des gens que l'on ne rencontre pas toujours dans la rue, de prendre des nouvelles et de discuter. C'est toujours un moment très agréable.
Mais, cette année, un participant imprévu a alimenté les réflexions.
Une automobile était stationnée sur la place saint Roch.
Cet endroit est normalement utilisé pour des arrêts rapides afin de charger ou décharger un véhicule. Portion de l'espace public, ce lieu n'est pas destiné à un usage privé. L'été, la place permet à des enfants de s'amuser.
Le 16 août, et depuis plusieurs jours, une C3 occupait une partie de la surface.
Même si son conducteur, qui connaît pourtant le village, ne se considère pas concerné par la traditionnelle fête de saint Roch, il devait savoir que ce jour était particulier et qu'il fallait penser au bien commun.
La communauté s'est donc adaptée. L'apéritif a eu lieu mais avec une place réduite, comme en témoigne la différence entre le même lieu photographié en 2017 et en 2018.
16 août 2018
Finalement, l'atmosphère fut très sympathique. Les enfants étaient nombreux et mirent beaucoup de temps à aller se coucher.
La fête finie, chacun eut à cœur de ranger tables et chaises... et la C3 était toujours là.
Le blog des Poggiolais va prendre quelques jours de vacances (oui, ça arrive!) mais il ne vous abandonne pas: voici quelques dates importantes d'événements prévus pour le mois d'août dans notre micro-région. Essayez d'y participer!
Cet été, la caravane du Corsica Giru reprend la route des villages durant tout le mois d'août !
Comme chaque année, retrouvez le marché des producteurs et des artisans de 17h00 à 23h00 ainsi que des animations le soir.
Durant la journée, des structures sportives seront installées par Corsica Sports Loisirs !
Le Corsica Giru, organisé par "Corse-Matin", posera ses valises à Bastelica (31/07), Antisanti (08/08), Monticello (09/08), Venaco (10/08), Vico (11/08), Sari d'Orcino (13/08) et Quasquara (14/08).
D'autres années, ce Tour de Corse est déjà passé à Soccia et à Guagno. Il était à Poggiolo le 9 août 2012. Vous pouvez en lire ci-dessous le compte-rendu paru à cette occasion sur le Blog des Poggiolais:
On en parlait de puis longtemps et on se demandait comment l'événement allait se dérouler. Et c'est fait. Hier, jeudi 9 août, les journalistes de "Corse-Matin" sont venus faire, dans le cadre d...
Les vacanciers veulent profiter du soleil et de la plage. Ils exigent donc que l'eau et le sable soient propres et ils attendent des municipalités qu'elles entretiennent correctement le bord de mer.
Mais le mieux étant parfois l'ennemi du bien, le maire de Vico vient de répondre dans le "Corse-Matin" de mardi 17 juillet (article à lire ci-desssous) aux critiques concernant la grande quantité de posidonies sur le rivage: l'espèce est protégée et il est interdit de les enlever.
On remarquera que, à la fin de l'article de Pascale CHAUVEAU, François COLONNA évoque les dangerosité des plages de Sagone faisant partie de la commune de Coggia (le Grand Large et le Santana). Il ne faut pas oublier que les deux communes partagent le golfe, la limite se situant à peu près au restaurant de La Marine.
La ligne rouge montre la limite de la commune de Vico (carte Google Maps)
Mais la baignade peut se faire très agréablement en rivière. Et pas de problème: les derniers prélèvements ont montré que, sous le pont de Guagno-les-Bains, l'eau du Fiume Grosso est excellente !
P.C.
D’un côté, quelques mécontents qui se plaignent du peu de propreté de la plage. De l’autre, François Colonna, le maire de Vico-Sagone, qui fait part de son impossibilité d’intervenir... à son grand dam.
"Nous sommes victimes de la pureté de nos eaux de baignade : ici, l’herbier de Posidonie se développe très vite en raison de la qualité de l’eau. Chaque année, nous devons attendre l’équinoxe de fin juin, dernière tempête avant la saison estivale, qui amène ou enlève des touffes entières d’algues (lire ci-dessous)" . L’espèce étant protégée, il nous est interdit d’utiliser le dégrilleur pour nettoyer la plage, car les posidonies se prennent dedans".
Pourtant, la commune dépense chaque année 15 000euros pour nettoyer malgré tout, même si elle se fait rappeler à l’ordre : l’an passé par la Dreal, cette année par les Affaires maritimes.
"Ils ont fait stopper un engin qui avait entrepris le nettoyage de la plage il y a quelques jours", confirme François Colonna. Si bien qu’il a fallu demander à un prestataire d’enterrer les posidonies pour pouvoir nettoyer en surface. "La plage de Vico est certes moins propre et le sable moins fin que les plages de Coggia-Sagone, glisse le maire, mais ici il n’y a pas de courants, et donc pas de noyades !"
P.C.
Bien que vivant sous l’eau, les posidonies ne sont pas des algues, mais des plantes aquatiques à fleurs, avec des racines, qui se reproduisent grâce à leurs fruits. Les mouvements de la mer les rassemblent en boules, souvent rejetées sur les plages de Méditerranée, dont elles constituent une espèce endémique.
Depuis 65 millions d’années, (le plus ancien herbier se situe dans les Baléares et aurait 80 000 ans), les posidonies jouent un rôle fondamental pour le milieu marin littoral. Les herbiers sont des lieux de frayère et de nurserie pour de nombreuses espèces animales et constituent également une source de nourriture pour certaines espèces herbivores. Autre rôle essentiel, elles produisent aussi du carbone permettant le fonctionnement des écosystèmes et l’oxygénation du milieu marin, contribuant au maintien d’une eau claire. Enfin, l’entrelacement de ses racines-rhizomes en fait le ciment des plages dont elles empêchent l’érosion.
Aujourd’hui, l’herbier de posidonie est menacé de disparition en Italie, en Espagne et sur le littoral marseillais. Il fait partie des cinq espèces protégées sur les côtes méditerranéennes françaises, tout comme l’oursin noir, la grande nacre, le mérou brun et la cigale de mer.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).