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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:04

Les héros de la Première Guerre Mondiale ne sont pas seulement les soldats qui sont morts entre 1914 et 1918 comme ceux qui ont été présentés dans des articles précédents.

Ceux qui sont revenus vivants de cette grande boucherie ont été marqués toute leur vie par des blessures physiques et psychologiques.

A eux peut s'appliquer cet extrait de la chanson de Jean Ferrat "Nuit et brouillard" qui concernait les déportés de la seconde guerre mondiale:

Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

 

Voici trois exemples poggiolais.

 

Certains ont pu être profondément marqués dans leur chair comme Joseph DESANTI, né le 1er février 1889 à Poggiolo. Mobilisé au 173e  Régiment d’Infanterie (le régiment des Corses), il fut blessé à la tête et au bras droit par un éclat d’obus à Douaumont. Il en fut profondément défiguré. Bien longtemps après, ses souffrances lui valurent la Légion d’Honneur par décret du 31 août 1960, mais à titre posthume… car il était mort le 16 juin 1959.

 

Autre Poggiolais chevalier de la Légion d’Honneur mais décoré de son vivant, lui aussi en 1960: le greffier Antoine François Léonard PINELLI (1893-1964) qui eut sa main gauche paralysée par une balle en 1917.

 

Jean-Antoine FRANCESCHETTI fut également un grand blessé, avec des blessures moins visibles bien que très réelles.

Né le 24 septembre 1897 à Poggiolo, il fut incorporé en 1917 au 29e Bataillon de Chasseurs à Pied dans lequel il fut un bon soldat comme le prouve le certificat de bonne conduite donné lors de son retour à la vie civile.

Ceux qui en sont revenus

L’illustration de ce document est un tableau de Louis-Théodore Devilly qui montre le dernier jour de la bataille de Sidi-Brahim devenue le symbole des chasseurs, le 26 septembre 1845, au moment où les rescapés du 8e bataillon de chasseurs à pied vont succomber devant les troupes de l’émir Abd El-Kader. 

Ceux qui en sont revenus

Jean-Antoine fut blessé le 19 avril 1917 à Corbeny, dans l’Aisne. Un éclat d’obus lui infligea une grande plaie à l’avant-bras gauche et à la hanche. Soigné, il repartit au front et fut intoxiqué par une attaque aux gaz le 6 août 1918.

Les conséquences furent graves. Sa cicatrice de la crête iliaque gauche était grosse et douloureuse. Ses poumons et son cœur fonctionnaient souvent difficilement.

Mais il passa outre pour avoir une vie normale. Jean-Antoine FRANCESCHETTI épousa en 1922 Rose DESANTI, nièce de Philippe CERATI dont la biographie a été publiée dans l'article "La réponse à la devinette guagnaise".

Il eut deux fils, Jean-Martin et Philippe, et mena une carrière de fonctionnaire à Marseille. Après son retour à Poggiolo en 1958, il s’acharna à soigner ses arbres, à prendre soin de ses chèvres, cochons et ânes, et à cultiver quotidiennement son jardin jusqu’à quelques jours avant son décès le 27 août 1987, après une vie de labeur incessant. S’il ne parlait pas beaucoup de la guerre, celle-ci le fit souffrir chaque jour. Il en fut de même de beaucoup d’autres.

Jean-Antoine FRANCESCHETTI (à gauche) et son frère Philippe pendant son service militaire (photo de 1921 ou 1922)

Jean-Antoine FRANCESCHETTI (à gauche) et son frère Philippe pendant son service militaire (photo de 1921 ou 1922)

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:18
Poggiolo et Orto en deuil
Poggiolo et Orto en deuil
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 19:23

Il ne faut pas réduire les 30 Poggiolais dont les noms sont gravés sur le monument aux morts à ces quelques lignes. Il ne faut pas non plus les cantonner à des hommes en uniforme. Leur vie, arrêtée net par la première guerre mondiale, avait commencé bien avant. Ils furent des enfants qui connurent de beaux moments auprès de leurs parents, à Poggiolo ou, pour certains, dans d'autres localités (voir la partie "Pas tous de Poggiolo" dans l'article "Les surprises des trente Poggiolais").

Ils allèrent à l'école obligatoire et laïque de la Troisième République triomphante. Grâce à leur scolarité, on peut connaître les visages de plusieurs de ces futurs soldats.

L'HUMANITÉ DES PHOTOS

La photo de l'école de Poggiolo en 1900 est exposée dans la salle du conseil municipal. 

Eux aussi furent des enfants

Elle a été "donnée le 1er mai 1990 à la municipalité par Françoise, Marie-Jeanne et Dominique-François DESANTI, en souvenir de leur mère Marthe DESANTI née DEMARTINI." Ce magnifique et émouvant document est accompagné de l'identité de pratiquement toutes les personnes visibles sur ce cliché.

La présentation en a été réalisée dans l'article paru sur ce blog le 9 septembre 2010 sous le titre: "La cent dixième rentrée scolaire".

 

Eux aussi furent des enfants

On peut ainsi en extraire quatre visages de jeunes garçons qui firent partie de ces trop nombreux «jeunes Français couchés froids et sanglants sur leur terre mal défendue" (Charles Maurras dans "Kiel et Tanger"). 

 

Eux aussi furent des enfants
  • Le plus à gauche avec le numéro 19 est Jean DESANTI, né le 8 octobre 1892, qui avait 8 ans sur cette photo. Au moment de son incorporation, en 1912, il s'engagea dans le 46ème régiment d'infanterie. Il fut "tué à l'ennemi" le 26 février 1915 à Vauquois dans la Meuse.
  • Le numéro 32 est celui de Dominique Xavier DESANTI, né le 31 janvier 1890, engagé dans l'infanterie coloniale et mort en Serbie "des suites de maladie contractée en service" le 13 décembre 1918, un mois après l'armistice !
  • A côté, se trouve le visage de Charles Marie VINCIGUERRA (numéro 34) qui a fait l'objet d'un hommage particulier et d'un article intitulé "Hommage à Charles Marie Vinciguerra". Il avait 9 ans au moment de ce cliché.
  • Le dernier (numéro 36) est Laurent Antoine PINELLI, né le 20 avril 1893 (donc 7 ans sur la photo). Engagé volontaire, il décéda lui aussi "des suites de maladie contractée en service" le 28 mai 1918 à l'hôpital de Fez (Maroc).
  • Il ne faut pas oublier d'ajouter à cette liste Jean Ary LOVICHI qui  était né le 10 novembre 1893 à Constantine, en Algérie, et mourut en juillet 1915 aux Dardanelles. Sa biographie est parue dans l'article "Enterré face au tombeau d'Achille". Il pose ici avec ses deux sœurs. 
Eux aussi furent des enfants

LA FROIDEUR DES CHIFFRES

Une photo de classe n'est pas forcément utilisée pour faire remonter des souvenirs et larmoyer. Elle peut servir à fabriquer des statistiques et à comparer froidement des séries de chiffres. 

La photo de l'école poggiolaise en 1900 réunissait, avec l'instituteur, 29 filles et 26 garçons. Parmi ceux-ci, les renseignements donnés par la famille Desanti sont insuffisants pour 4 dont on n'a pas les noms, prénoms, dates de naissance et de décès. Il en  reste 22 à l'identité bien reconnue et qui naquirent entre 1882 et 1895, dates permettant de participer à la guerre. Trois décédèrent avant 1914. Sur les 19 restants, les 4 moururent pendant la guerre, comme vu précédemment. Cela représente un  taux de 21 %. Un cinquième des Poggiolais mobilisables ont perdu la vie pendant la guerre.

Si l'on en croit les tableaux de George PINEAU utilisant les chiffres officiels et édité par le JOURNAL DES MUTILES ET COMBATTANTS (http://vestiges.1914.1918.free.fr/Pertes.htm), la moyenne de pertes de la XVème région militaire, dont la Corse faisait partie, fut de 11,89%.

Les chiffres réels des pertes corses sont encore prétexte à controverses. Voir la recension qui en est présentée ici: 

http://elizabethpardon.hautetfort.com/tag/compte+des+morts+de+la+guerre+de+14-18+en+corse

Mais il est certain que ces morts furent trop nombreux, beaucoup trop nombreux...

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 06:45

Un nouveau décès vient d'être connu à Poggiolo: celui de Pierre PIETRI, connu sous le nom de "Pierrot de Tata".

La génération de Pierrot

Après les disparitions d'Archange COLONNA, Jean-Martin FRANCESCHETTI et Mimi CANALE, une génération est en train de s'effacer. Pour s'en souvenir, il reste des photos dont tous les visages ont maintenant disparu.

En regardant ces deux photos de 1968 (que c'est lointain!), dans lesquelles se trouve Pierrot, les plus jeunes ne reconnaîtront personne. A leurs parents et grands-parents de donner leurs noms.

La génération de Pierrot
La génération de Pierrot
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 06:35

Paru dans "Corse-Matin" de mercredi 26 novembre.

Deuil dans la famille Franceschetti
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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 17:59

L'année 2014 n'est pas seulement celle du centenaire du début de la Première Guerre Mondiale. Vingt ans après celle-ci, une nouvelle guerre ravageait l'Europe et le monde. Six Poggiolais moururent alors pour la France. Voici exactement soixante-dix ans que, le 19 novembre 1944, disparut   Marc Jean OTTAVY auquel cet article rend hommage.

 

Marc Jean OTTAVY (dit habituellement « Jean » ou « Jeannot ») n’est pas né en Corse mais en Algérie, à CONSTANTINE, en 1922.

Il fait partie de ces familles corses qui, devant la pauvreté matérielle, cherchèrent leur survie dans les territoires coloniaux.

Son père Martin OTTAVY était né à PHILIPPEVILLE mais ses grands-parents paternels étaient nés à SOCCIA et se marièrent à PHILIPPEVILLE. Antoinette PINELLI, la mère de Jean, était née à CONSTANTINE où les parents de celle-ci, nés et mariés à POGGIOLO, s’étaient installés.

La famille avait déjà été marquée par la première guerre mondiale avec  la disparition de l’oncle maternel de Jean, le sous-lieutenant (du 3e Régiment Mixte de Zouaves et Tirailleurs) Jean-Toussaint PINELLI, qui était mort le 14 avril 1918 dans l’Oise.

 

Jean Ottavy

Jean était étudiant en Droit à ALGER quand il fut mobilisé, comme beaucoup de Français d’Algérie. Après le débarquement anglo-américain de novembre 1942, le million de Français d’origine européenne d’AFN fournit 170.000 hommes, représentant 27 classes d’âges entre 17 et 45 ans, plus les engagés volontaires, soit 16,35% de cette population. Effort supérieur à celui de la métropole en 14-18. Rappelons que les soldats d'origine européenne (dits "pieds-noirs") étaient « appelés » et non pas "volontaires" comme leurs camarades de combat "indigènes" musulmans.

Intégré dans une unité du Génie, Jean débarqua en Provence en août 1944 avec la 1ère Armée d’Afrique du général de LATTRE de TASSIGNY, comme d’autres Poggiolais (voir article du 20 mai 2009 sur Archange COLONNA). Après la libération de TOULON et MARSEILLE , il fit la remontée du Rhône et arriva aux bords du Doubs mi-septembre.

Maîche

L’offensive qui devait aboutir à la libération de STRASBOURG débuta le 14 novembre dans de grandes bourrasques de neige. Le 1er C.A. (corps d’armée) entra le 17 à MONTBÉLIARD. Le 18, en retrait du front, la patrouille que Jean dirigeait fut prise dans une embuscade près du village de MAÎCHE (où, cinq jours auparavant, de GAULLE et CHURCHILL avaient conféré pour préparer les futurs combats). Jean fut fauché en portant secours à ses camarades. Grièvement blessé, il ne put être secouru que tardivement, ayant perdu beaucoup de sang. Il décéda le 19 novembre 1944 à PONT-DE-ROIDE où il fut inhumé.

Sa tombe fut entretenue par une famille du lieu jusqu’à ce que, bien plus tard, le rapatriement du corps à POGGIOLO put être organisé. Il était titulaire de la médaille militaire et de la croix de guerre. Son nom est gravé sur le monument aux morts de POGGIOLO et sur celui de SOCCIA.

 

Note: Jean était le frère de Maryvonne OTTAVY et donc l'oncle de Joël et Hervé CALDERONI.

 

PS: cet article a déjà été publié le 8 mai 2010.

Le nom de Jean OTTAVY a été donné à une rue de Constantine, comme le rappelle cet article:

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:05

Les Poggiolais qui ont combattu pendant la Première Guerre Mondiale ont été présents sur pratiquement tous les fronts, comme l'a démontré l'article "Où les poilus poggiolais sont-ils tombés?".

De même, les trente décès furent étalés pendant toute la durée de ce conflit.

 

La dispersion des trente Poggiolais

Le tiers des pertes (10 sur 30) eut lieu en 1915, année marquée par les combats d'Artois et de Champagne.

1920 est indiquée sur ce graphique car c'est l'année de la mort de François PINELLI, présent sur le monument aux morts.

 

Mais tous ces corps ne retrouvèrent pas le chemin du cimetière de Poggiolo, comme l'a montré l'article sur l'hommage à Charles Marie VINCIGUERRA.


Il est certain que François Antoine DESANTI  et Jacques Antoine DESANTI  (prénommé seulement Jacques sur le monument) ne sont pas au village car ils ont été déclarés "disparus" lors de combats dans la Meuse (à Béthincourt et à Vauquois).
 
En Corse,
  • Pierre François BATTESTI, né en 1896 à Guagno et mort en 1918 à Guagno, est certainement dans le cimetière de cette commune.
  • Jean Antoine Martin DESANTI a été inhumé dans un caveau familial à Eccica-Suarella.
  • François PINELLI, décédé à Ajaccio, est-il dans cette ville ou à Poggiolo?
  • Antoine François FRANCESCHETTI, mort à Lyon, et Jean Baptiste PINELLI, à Paris, sont certainement enterrés dans ces villes où ils habitaient depuis longtemps.
 
Huit héros poggiolais se trouvent dans des nécropoles nationales sur le sol français: 
  • Damien BALDARESCHI est à Le Pont du Marson, dans la Marne (tombe 5366), là où il fut tué.
  • Franco Antoine COLONNA est enterré dans la nécropole nationale de Somme-Suippe qui regroupe 4950 corps français (tombe 3319).
  • Pour Antoine François DEMARTINI, il faut aller au cimetière de Lihons (Somme) (tombe 3935).
  • Jean Baptiste DEMARTINI est dans la nécropole de La Crouée, dans la Marne (carré 3E, tombe 1791). 
  • Jean Toussaint MARTINI est dans le cimetière de Vauquois (Meuse), près de Verdun (tombe 62, rangée 3).
  • Jean André PATACCHINI occupe la tombe 746 de la nécropole nationale de Maurepas (Somme).
  • Les restes de Dominique Félix PINELLI  se trouvent dans le cimetière militaire de Flirey (Meurthe-et-Moselle) (tombe n° 118) avec ceux de 4.406 victimes de la guerre.
  • Ceux de Pierre Toussaint ANTONINI, mort sur le navire-hôpital le ramenant de Salonique, sont dans un cimetière militaire près de Toulon.
  • Comme vu dans un article récent (Hommage à Charles Marie Vinciguerra), on peut trouver la tombe de Charles Marie VINCIGUERRA dans la nécropole de Luynes (Bouches-du-Rhône) (carré C, rang 39, tombe 54).

 

Trois soldats dans le sol d'Orient
  • Beaucoup plus loin, c'est en Macédoine, à Skopje, au cimetière militaire français (voir les vidéos ci-dessous), dans la tombe n° 531, que repose Dominique Xavier DESANTI (dit seulement Dominique sur le monument), mort à Zajeca en Serbie.
  • Jean Ary LOVICHI, victime de l'expédition des Dardanelles, se trouve dans le cimetière militaire français de Seddul-Bahr, dans la presqu'île de Gallipoli en Turquie (tombe 269).
  • MARTINI Pierre Toussaint  (appellé Toussaint sur le monument), qui s'était engagé dans la Légion, et qui fut tué à l'ennemi le 24 avril 1915, âgé de 46 ans, se trouve dans le même cimetière turc. Son nom ne figure pas dans la liste des 2.236 soldats identifiés mais les quatre ossuaires contiennent un total de 20.000 corps.

Il reste à connaître les lieux d'inhumation des 13 derniers morts. Un examen des tombes du cimetière de Poggiolo permettrait de savoir qui, parmi eux, a été vraiment enterré au village.

Un grand merci aux chercheurs du site Mémorial Gen Web dont le travail a permis de rédiger cet article.

 

  P.S. 1: si vous avez des renseignements complémentaires ou si vous constatez des erreurs dans cet article, n'hésitez pas à nous les signaler.

 

P.S. 2: LE BLOG ACCUEILLERAIT VOLONTIERS DES PHOTOS DE POGGIOLAIS AYANT COMBATTU PENDANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE. Les envoyer à l'adresse: larouman@gmail.com

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 07:10
Enterrement à Poggiolo
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 17:53

Au moment du 2 novembre, les cimetières sont visités par les familles qui vont fleurir les tombes de leurs parents. Seulement, chacun s'intéresse à l'endroit où se trouvent les restes de ceux qu'il a connus. D'autres sépultures méritent un peu d'intérêt.

Ainsi, qui lit encore le texte émouvant de cette plaque métallique placée sur une croix près du mur en face de l'entrée du cimetière de Poggiolo?

 

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

ICI DORMENT DANS LE SEIGNEUR LECA MARTIN PÈRE 84 ANS LECA FRANÇOIS ANTOINE CAPORAL 25 ANS LECA PAUL 22 ANS ET LECA ANTOINE FRANÇOIS GARDE FORESTIER DOMAINIAL 37 ANS FILS EN ATTENDANT LE JOUR DE LA RÉUNION ÉTERNELLE.
VOUS QUI PASSEZ JETEZ UNE PRIÈRE SUR LA TERRE QUE LES LARMES ONT CONSACRÉE.

Les larmes mentionnées dans ce texte sont faciles à deviner quand on se rend compte que le père est mort à 84 ans alors que ses trois fils moururent bien plus jeunes.

Malgré les indications portées sur la plaque, il est difficile d'identifier avec certitude les quatre hommes ensevelis ici.

Ce père de famille poggiolais pourrait être Giovan "Martino" LECA. Ses fils devaient être ceux qu'il a eu avec son épouse Angèle Marie DESANTI.

François Antoine a dû naître en 1846 et mourir en 1871. 

Antoine François naquit le 6 juillet 1850 et vécut jusqu'au 1er août 1887. Il participa à la guerre de 1870-1871.

Paul, né le 16 septembre 1853, décéda le 6 septembre 1876. Il fut dispensé du service militaire car son frère était encore sous les drapeaux (la durée du service était alors de 5 ans).

Si vous ne priez pas pour eux, ayez au moins une pensée pour cette famille en passant devant cette inscription.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 19:07

Barthélémy CANALE, connu de tous sous le nom familier de "Mimi", a été facteur très jeune. A quinze ans, il arpentait à pieds les sentiers et les routes de l'ensemble du canton. Il était connu de tous et il connaissait tout le monde bien avant de faire rouler sa camionnette-épicerie.

Cette photo, prise par Marie-Louise MARTINI et transmise par son fils Jacques-Antoine, montre Mimi, béret bien vissé sur le crâne, cherchant dans sa sacoche les lettres qu'il va remettre à des Poggiolais réunis sur la place de la maison MARTINI (la place n'était pas encore fermée par une barrière métallique).

Mimi le facteur
De gauche à droite (cliquer sur la photo pour l'agrandir): François MARTINI, Jean-Pierre CARLI, Mimi, X, François-Antoine MARTINI, Paul MARTINI junior, Jules DESANTI, Paul MARTINI, Jean-Baptiste DESANTI

De gauche à droite (cliquer sur la photo pour l'agrandir): François MARTINI, Jean-Pierre CARLI, Mimi, X, François-Antoine MARTINI, Paul MARTINI junior, Jules DESANTI, Paul MARTINI, Jean-Baptiste DESANTI

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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