Pour avoir des renseignements sur la campagne électorale dans notre micro-région, il vaut mieux être
Marseillais que Corse.
Bien sûr, "Corse-Matin" annonce les diverses tournées de candidats, souvent au dernier moment. Mais
il ne publie pas de compte-rendu de ces réunions.
Jusqu'à présent, Poggiolo a vu passer en premier lieu Jean-Guy TALAMONI, puis Simon RENUCCI le 27
février. Camille de ROCCA-SERRA et Ange SANTINI sont allés mercredi 24 à Piana, Ota, Evisa, Guagno, Vico et Cargese. S'ils ont fait le déplacement jusqu'à Guagno, pourquoi avoir négligé l'autre
côté de Sorrù in Sù?
Par contre, Paul GIACOBBI a déjeuné mardi 2 mars à Soccia avec les élus du canton avant de prendre le café à
Poggiolo et de repartir à Vico pour une réunion publique. D'autres suivront peut-être.
Comment se passent ces visites villageoises? "Corse-Matin" ne s'y intéresse pas. Paule CASANOVA justifie
ce désintérêt en écrivant samedi 27 que les mentalités des hommes politiques ont changé. Ils pensent surtout à leurs blogs et à leurs vidéos. "Les hommes sont souvent sans cravate, les femmes
en jeans, les équipes ne s'éternisent plus dans chaque village de l'intérieur autour de 15 personnes . (...) Les candidats (...) sont contraints d'aller à l'essentiel".
Heureusement, "La Provence" de Marseille nous en dit plus par le biais de son envoyé spécial Luc LEROUX
(article du 27 février) qui était à Cargese et qui montre que ces réunions sont assez paisibles:
"Sur le perron de sa minuscule mairie, le maire de Cargèse attend le président
de l'assemblée de Corse comme un curé ses ouailles. Dans ce village du golfe de Sagone, la réunion politique anime la rue centrale. En Corse, où l'on goûte la chose politique, on va écouter même
ses adversaires. Stéphane Colonna, le frère d'Yvan, est donc parmi les quelques nationalistes du village qui patientent, adossés au mur face à la mairie. Camille de Rocca Serra boucle une journée
de pêche aux voix dans le canton Due Sevi Due Sorru. Il se campe derrière la table des mariages. Nicolas Sarkozy est partout : en photo officielle sur le mur de la mairie, dans la salle à travers
un de "ses cousins", un jeune homme de la famille de la première épouse du président de la République qui vit à côté, à Vico. Et surtout dans le discours de Camille de Rocca Serra."Notre ami
Nicolas Sarkozy aime la Corse et l'a beaucoup aidée."
Face à un bilan contesté qu'il défend - Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse remisé après une levée de boucliers, endettement de la collectivité
-, Camille de Rocca Serra
joue à fond la carte du président de la République, dans une région où il fait son plus beau score. Mais la seule question posée a trait au "rapprochement des
prisonniers."
Les représentants des
diverses listes lors d'un débat récent