Depuis sa création en 2004, le festival Sorru in Musica a marqué chacune de ses éditions par la fabrication d'un ou plusieurs tee-shirts. Les amoureux de la musique et (ou) des Deux Sorru ont à cœur de les porter. Voici une série incomplète de cette production.
Vendredi 17 juillet, a commencé à la chasse aux "monstres", c'est-à-dire aux objets encombrants. La municipalité de Poggiolo a invité les habitants à se
débarrasser de tout ce qui occupe inutilement les maisons: vieilles télés, lave-linge hors d'usage, matelas crevés....
Le message a été entendu et Alexis a eu de nombreux voyages à accomplir jusqu'à la déchetterie.
Les personnes qui voudraient le renouvellement de cette heureuse initiative peuvent le faire savoir à la Mairie (04.95.28.31.72).
La fête qui a eu lieu à Guagno pour les 100 ans de Marie-Madeleine POLI amène deux remarques:
- Tout d'abord, Marie-Madeleine contribua à l'encadrement de l'empire colonial français, comme beaucoup d'autres Corses de l'époque chassés par la misère. Née à Guagno le 22 juin 1909, elle est
devenue institutrice et s'est mariée le 27 août 1929 à Sébastien POLI à Bizerte. Le couple et ses enfants vécurent à Bizerte et Sfax jusqu'à l'indépendance de la Tunisie.
- Marie-Madeleine eut aussi un rôle dans l'histoire poggiolaise. L'article publié dans "Corse-Matin" le 14 juillet révèle que "de 1941 à 1944, c'est à Poggiolo qu'elle effectuera, avant
l'heure, ce qu'on découvre aujourd'hui: "le soutien scolaire". Nombre de Poggiolais ont bénéficié de ses conseils pédagogiques avisés, avec succès." L'école était alors à classe
unique et le dévouement de l'institutrice en poste ne suffisait pas toujours à aider chaque enfant.
P.S.: l'école de Poggiolo a été fermée en 1965 pour manque d'effectifs. Auparavant, elle n'était pas dans un bâtiment particulier et eut plusieurs localisations dans le village. Ci-dessous, des
photos des entrées de deux des maisons qui l'abritèrent.
Comme il est de coutume au début de l'été, chaque journal publie un supplément vacances. Jeudi 9 juillet, "Corse-Matin" a donc sorti "Nos 100 coups de cœur de l'été". Sorru in sù n'étant pas renommée comme une grande zone touristique, la place qui lui est dévolue est faible. Très logiquement, elle n'est pas citée parmi les "10 plages de rêve". Rien parmi les "10 villages monuments". Pour les "10 produits du terroir", le projet de création d'une maison du miel à Murzo est mentionné. Aucune des "10 tables du maquis" ni aucun des "10 personnages à rencontrer" ne se trouve dans la micro-région, ce qui est assez discutable.
Par contre, parmi les "10 merveilles",le lac de Creno est incontournable, lac qui permet "une bouffée d'oxygène de 6 km aller-retour en forme de balade". L'article mentionne les pins laricio, les nénuphars et n'oublie pas les "cochons en liberté qui ne refuseraient pas de venir déjeuner avec vous. Ne leur donnezrien, ils deviendraient très vite pressants...". "Les enfants peuvent faire la promenade à partir de 8 ans." Il aurait été possible de signaler que le chemin peut être gravi à dos d'ânes ou de mulets (renseignements: cliquer ICI). Un conseil intelligent est donné: "Y aller tôt le matin, pour les amateurs de belles photos, la lumière y est souvent source d'images exceptionnelles. En outre, il est toujours plus agréable de marcher à la fraîche et d'arriver tôt pour réserver son coin de midi."
Creno est également cité dans la catégorie des "10 randonnées" avec les bergeries de Livru. Bien que l'article insiste sur les difficultés d'orientation et de balisage, la description du lieu attirera certainement de nombreux randonneurs: "Le site des bergeries abritait jadis un véritable petit hameau dont il reste quelques ruines mais surtout un important peuplement de cerisiers qu'il faut découvrir en avril lorsqu'ils sont en fleurs. De nombreux murs, des traces d'irrigation témoignent de la présence passée de cultures".
Est-il nécessaire de se référer à un journal pour avoir des "coups de cœur"? Rien qu'à Sorru un sù, chacun peut avoir bien plus de 10 "coups de cœur". La liste en serait longue. Mais, si des Poggiolais veulent nous les faire partager, ce blog leur est ouvert.
Les inscriptions sont reçues jusqu'au 20 juillet pour les peintres qui veulent exposer au sixième salon
des artistes peintres qui aura lieu à Poggiolo les 1er, 2 et 3 août. Appeler le 06-80-72-34-43 ou le 04-95-24-58-87.
A la suite de l'article sur le décès de Denise TEYSSEDOU, nous avons reçu un commentaire que nous reproduisons avec des documents complémentaires.
"Merci à l’auteur de cette annonce de s’être donné la peine de la rédiger, je souhaite juste apporter un petit correctif, Denise avait deux ans de moins qu'il n'est stipulé.
Qui se souvient de Denise ?
Denise est l’une des descendantes de deux des plus vieilles familles (DEMARTINI et DESANTI) de POGGIOLO, si joliment raconté récemment par Xavier.
La maison familiale est également l’une des plus anciennes et date de 1787.
Son père, MARTIN, est l'aîné d’une fratrie de 5 enfants. Instituteur, il quitte sa terre natale pour travailler à Paris, ce qui lui permet d’aider sa famille.
Tous les étés, il revient dans son village avec sa famille, et DENISE y retrouve cousins et amis.
La guerre a interrompu ces pèlerinages annuels. Martin décède en pleine libération de Paris.
DENISE reprend ses habitudes estivales à POGGIOLO, et les souvenirs de ses étés heureux bercent l’enfance de ses trois enfants.
Cet amour, pour la terre de nos ancêtres, nous l’avons à notre tour communiqué à nos enfants qui depuis plus de 20 ans, tous les étés, viennent à POGGIOLO, comme DENISE l’avait fait autrefois et ne
peuvent imaginer d’autres vacances.
DENISE TEYSSEDOU née DEMARTINI est décédée le 2 juillet 2009 à PARIS
Jusqu’à la fin, elle est restée la même: patiente, elle ne s’est jamais plainte. Malade exemplaire, malgré la douleur morale et physique, elle a su se réjouir de ce que la vie lui donnait et les
visites de son époux, de ses enfants et petits enfants étaient pour elle une source de joie quotidienne.
La maladie a duré deux mois que nous avons mis à profit pour cheminer ensemble, pour nous faire à l’idée de l’inéluctable. Maman a eu jusqu’au bout toutes les délicatesses pour protéger sa famille
qu’elle aimait tant et à laquelle elle a consacré toute sa vie.
DT "
L'ancienneté de la maison DEMARTINI, à laquelle il est fait allusion dans ce commentaire, est prouvée par l'inscription gravée sur le linteau de la porte.
Pour ceux qui ne sauraient pas situer cette porte, il faut rappeler qu'elle est dans la partie haute ("Case suprane") du village. Les deux photos suivantes montrent son voisinage.
Qui voudrait tenter de réaliser un classement chronologique des maisons de Poggiolo?
Nous apprenons le décès à Paris le 2 juillet de Madame Yves TEYSSEDOU, née Denise DEMARTINI, à l'âge de 83 ans. La cérémonie religieuse a eu lieu
mercredi 8 juillet à l'église Ste Anne, rue de Tolbiac.
Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, son mari, ses enfants Jean-François, Marie-Dominique et Pascale et ses six petits-enfants.
Votre blog a le plaisir de publier un bref historique du village avant 1914. Ce texte a été écrit par Xavier PAOLI qui fait actuellement un travail de recherche historique de grande qualité sur Poggiolo. Pour le lire, vous allez sur la colonne de droite de cette page et, dans la rubrique "Pour nous connaître", vous cliquez sur "Histoire abrégée du village avant 1914" ou bien vous cliquez directement ICI.
Entre le 3 et le 13 août, les Pères Oblats du couvent Saint François de Vico pourront
venir à Poggiolo et Guagno-les-Bains pour la bénédiction des maisons. Autres villages de Sorrù in Sù, Soccia est prévu pour le 6 juillet, Orto et Guagno à partir du 25 juillet. Le numéro de
juillet de "INSEME" donne le calendrier complet pour le canton.
Pour plus de précisions et prendre rendez-vous, vous pouvez vous adresser à l’un des membres de votre Conseil Paroissial.
Cette cérémonie a désormais lieu en été, à un moment où presque toutes les maisons sont ouvertes. Mais, dans la tradition, cet exorcisme destiné à protéger les habitations des mauvais génies par
l'aspersion (spergiata) d'eau bénite avait lieu lors du Samedi Saint. Ce jour-là, avait lieu la "pulizia di Pasqua", le grand nettoyage des maisons, qui est décrit dans
le texte suivant, extrait de "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel).
"Le samedi saint est, entre la
mort du Christ et sa résurrection, un jour d'attente, notamment marqué par des bénédictions et des fêtes. ... Les fenêtres des maisons sont largement ouvertes et dans les foyers, on accomplit une
série de gestes pour "chasser la misère et le diable": les femmes bougent tous les meubles, elles les touchent ou les tapent avec des baguettes en bois. Ainsi remuée et libérée des forces
mauvaises, la demeure pourra, l'après-midi, être bénie. C'est en effet l'après-midi du samedi saint que le prêtre procède à la bénédiction des maisons. En guise de contre-don, on lui offrait
jadis des provisions de bouche (œuf, jambon et fromages de brebis)."
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).