Ce blog est centré sur la vie et l'histoire de Poggiolo. Ce village est un village corse comme il y en a beaucoup d'autres mais il est très important pour ceux qui y habitent ou qui en sont originaires.
Alors il n'est pas interdit d'estimer que son village est le plus beau des villages et que les Poggiolais sont les meilleurs.
Pour aller dans ce sens, nous commençons une petite série d'articles sur les qualités poggiolaises. Même si, comme partout, il y a eu ici des saints et des canailles, nous ne devons pas négliger de mettre en valeur les aspects positifs de notre communauté.
En dehors des divisions électorales, les habitants et originaires de Poggiolo doivent savoir ce qui les unit.
Donc, montrons LES QUALITÉS POGGIOLAISES.
(à suivre)
N. B. : bien sûr, les faits qui seront évoqués dans les six prochains articles sont tous véridiques mais le commentaire peut parfois être pris au second degré.
Un village qui le veut ne meurt pas. Cette idée était montrée récemment avec l'article Une renaissance est-elle impossible? qui annonçait la restauration de "la maison de Lulu".
Un autre exemple est visible actuellement avec "la maison de Ceccantone". Cette grande bâtisse, située presque en face de la fontaine du Lucciu, a été la résidence du couple Rosano (voir l'article Rosano Corse d'adoption) et de Christian Pinelli.
Elle est maintenant en complète restructuration. Le toit est refait, les échafaudages l'enserrent, l'intérieur a été complètement vidé. Bientôt, nous aurons à Poggiolo une maison totalement rénovée. Une bonne nouvelle de plus.
Cette année, une seule messe en a remplacé trois. Les prêtres du couvent de Vico ne sont pas assez nombreux pour desservir tous les villages du canton en même temps et ils doivent organiser des rotations. Ainsi, jeudi 31 octobre, la cérémonie valait à la fois pour la Toussaint du 1er novembre, pour les Trépassés du 2 et pour le dimanche 3.
Et le culte des morts étant toujours très important en Corse, il n'est pas question de l'oublier.
La messe du 31 (et donc du 1er, et du 2, et du 3) fut célébrée à 15 heures par le Père Dominique dans l'église Saint Siméon qui mériterait d'être bien plus utilisée et connue (voir Une partie du patrimoine poggiolais mise en valeur).
Ensuite, les participants se rendirent au cimetière et se rassemblèrent autour de la grande croix en bois. Suivant la tradition, le prêtre bénit les tombes et l'on pria pour ceux qui reposent ici.
Pour cette occasion, les tombes avaient été abondamment fleuries. L'endroit n'était pas sinistre mais, au contraire, reflétait la tranquillité et l'espérance.
Situé à l'autre bout du village, le monument aux morts n'avait pas été oublié et des fleurs avaient été déposées pour ce jour de tous les morts, en attendant le 11 novembre, dédié aux seuls soldats.
Le côté mal placé du monument aux morts (voir La face cachée du monument) avait même eu droit à un lumignon.
Ce n'était plus un secret pour personne mais rien n'avait été annoncé publiquement. Il a fallu que le "Corse-Matin" de samedi 16 novembre lève le voile. Dans ses pages consacrées aux "indiscrétions de campagne", le quotidien annonce que deux listes se présenteront bien aux élections municipales de Poggiolo-Guagno-les-Bains.
En voici la teneur:
POGGIOLO
DEUX DAMES SUR LE TERRAIN
Voilà une quinzaine d'années que cela n'était plus arrivé. Une liste d'opposition, conduite par Hélène-Pascale Dubreuil-Vecchi, pointe le bout de son nez face à Angèle Pinelli. Pour l'heure, les deux dames n'ont pas fait officiellement acte de candidature, mais la campagne bat déjà son plein à Poggiolo comme à Guagno-les-Bains.
La nouvelle venue en politique connaît bien les réalités de la fonction d'élue, puisqu'elle s'est chargée de leur formation, notamment à la collectivité territoriale de Corse. Désormais retraitée, elle souhaite impulser une nouvelle dynamique dans la commune des Deux-Sorru. Sa liste est constituée.
En face, Angèle Pinelli entend bien repartir pour un nouveau mandat. Les électeurs trancheront. Mais, en attendant, elle n'a pas trop à s'inquiéter sur le ton général de la campagne. Hélène-Pascale Dubreuil-Vecchi et ses colistiers ont entamé une démarche certes volontariste, mais ils ont déjà fait savoir qu'ils n'entendaient pas personnaliser le débat, ni faire preuve d'agressivité face à l'équipe sortante.
NOTA BENE:
Le blog des Poggiolais est destiné à faire un lien entre les habitants et les amis de Poggiolo sans aucune exclusive. Il n'est pas l'expression d'une association ou d'un parti. A ce titre, il n'est absolument pas question qu'il soutienne une équipe ou une autre. Les candidat(e)s qui le voudront pourront demander à faire paraître des communiqués, exclusivement sous forme de tribunes libres. Mais ce blog ne prendra pas parti. Qu'on se le dise !
Les enfants de Poggiolo et des villages voisins morts pour la France pendant la première guerre mondiale ne sont pas mentionnés uniquement sur les monuments aux morts de ces localités.
Il en avait été question dans l'article Les doublons de la guerre 14-18 du 7 février 2013 qui donnait les noms des cinq Poggiolais inscrits sur d'autres monuments aux morts de Corse (quatre pour 14-18 et un pour 39-45).
Mais deux noms ont été inscrits bien plus loin: sur le monument aux morts de CONSTANTINE en Algérie. Les soldats concernés sont:
- MARTINI Pierre Paul, né le 4 janvier 1884 à Poggiolo et mort le 9 mars 1916 au Bois de La Chalade (Meuse) ; 36° Rgt d'Infanterie Coloniale
- Jean Toussaint PINELLI, né le 22 octobre 1891 à Poggiolo, décédé le 14 avril 1918 dans l'ambulance 2/10 à Vendeuil-Caply, Meuse. Il était sous-lieutenant au 3e RMZT.
Le Monument aux Morts de la Grande Guerre de Constantine est perché sur le rocher de Sidi M'Cid, dominant la plaine du Hamma de plus de 200 mètres, se dresse .
Cet arc de triomphe est inspiré de celui de Trajan qui se situe dans les ruines de Timgad. Il est surmonté d'une statue de la Victoire réalisée par Ebstein. Cette statue reproduit une statuette romaine en bronze, nommée "La Victoire de Constantine", trouvée par des militaires lors de fouilles dans la cour de la Casbah. Cette statuette est actuellement visible au musée Cirta.
Ce monument est l'oeuvre du cabinet d'architecture Marcel Dumoulin et Maurice de La Chapelle qui avait ses bureaux 92 rue Georges Clémenceau.
La première pierre du Monument aux Morts a été posée le 18 novembre 1918, Constantine étant la première ville de France à voter la construction d'un monument en hommage aux victimes de la guerre 14-18. Les travaux s'étalent sur 12 ans, et le Monument est inauguré le 7 mai 1930, en présence de Gaston Doumergue, Président de la République, Paul Doumer, Président du Sénat, Ferdinand Buisson, Président de la Chambre des Députés, de Ministres et de M. Morinaud, Maire de Constantine.
Notre partie de la Corse était représentée par d'autres noms sur les 844 Constantinois gravés sur les plaques de bronze de cet arc de triomphe (plaques qui auraient été enlevée voici quelques années).
Un relevé mentionne trois originaires d'Evisa, un de Renno, un de Cargese, un de Marignana et un de Letia.
Preuve supplémentaire de la nombreuse expatriation de Corses dans l'empire colonial.
Parmi les six Poggiolais tués pour la France lors du second conflit mondial, l'exemple de Marc Jean OTTAVY sera plus particulièrement décrit ici car nous avons plus de renseignements sur lui. Le...
"Voyez toutes ces maisons. Il y en a une avec les fenêtres ouvertes. C'est tout. Tout le reste, c'est de l'indivis, c'est fermé. C'est tristounet".
Cette constatation a été faite par Francis le boulanger dans le reportage de TF1 consacré aux commerçants ambulants en mars 2009. Le film entier se trouve dans la vidéothèque poggiolaise (voir ci-dessous).
Le boulanger prononçait ces phrases désolées en montrant les maisons qui sont derrière la chapelle Saint Roch et que l'on voit très bien depuis la route.
Mais il ne faut pas se convaincre de l'inéluctabilité de la fin des villages. La renaissance, même partielle, est possible. Dans ces bâtiments qui étaient abandonnés en 2009, l'un d'eux, celui connu comme étant "la maison de Lulu", est en train de revenir à la vie.
Nicolas MARTINI vient d'achever le nouveau toit. Les travaux intérieurs vont débuter. Au printemps prochain, Poggiolo aura ainsi le plaisir de voir l'installation d'une nouvelle famille.
Tous nos souhaits pour le bon accomplissement de ce projet.
je me permet de vous envoyer un petit mot, car ma maman, Marie Laurence BONICEL, née LECA, va avoir 90 ans le 8 Novembre.
Dernière de sa fratrie, elle a, malgré son grand âge et une sale maladie, gardé intact et présent le souvenir de tous les siens (d'avant): sa maman, ses frères, sa sœur, et surtout son village "Poggiolo", qui, si elle ne dit plus grand-chose, sort de sa bouche dès que la Corse est évoquée devant elle.
Pour l'amour de son village, elle re-naît , éphémère, mais présente.
Pour tout l'amour qu'elle nous a donnée et tout le reste, merci Maman et bon anniversaire.
Merci d'avance pour les personnes qui penseront à elle ce jour-là.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).