Ceux qui le côtoyaient le savaient fatigué ces derniers temps, "mais il a tenu à écrire un dernier ouvrage. Raconter l'histoire de Bonifacio, c'était vraiment sa passion, et elle l'a porté jusqu'au bout." En évoquant François Canonici, Alain di Meglio est ému, comme Jean-Charles Orsucci, ou notre confrère Dominique Landron.
L'ancien journaliste, d'abord correspondant de La Marseillaise, puis du Provençal-Corse au début des années 1960, et enfin professionnel au sein de La Corse, jusqu'en 1997, avait sa ville chevillée au corps, lui portait "un amour fou", dit Dominique Landron. Né à Figari, François Canonici arrive à l'âge de 5 ans à Bonifacio, dont il tombe éperdument amoureux, au point de lui consacrer, une fois retraité, une vingtaine d'ouvrages.
Un personnage "essentiel dans la littérature sur notre ville"
Sans se considérer comme historien malgré de longues heures passées la tête dans les archives, "il a été essentiel dans la littérature sur notre ville. Affectionnant les monographies, il s'est plongé dans l'histoire contemporaine de la cité, qu'il racontait par le menu. Peut-être que dans cent ans, on connaîtra le quotidien des Bonifaciens grâce à lui. C'est précieux", affirme Alain di Meglio, citant pêle-mêle des livres sur les cimetières de Bonifacio, sur les mille lieux de la commune, La Trinité, le député Antoine Constantini, ou un poème sur Saint-Barthélémy, "qu'il a écrit en homme discrètement pieux, et très attaché aux confréries de la commune".
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Les Bonifaciens évoquent une personnalité "attachante", quelqu'un de "discret", "sincère", le "dernier témoin d'une autre époque de la PQR". "François avait vraiment la culture de l'information locale au sens noble du terme. Son local de travail était dans l'arrière-boutique de la mercerie de son épouse, Baby, dans la rue Doria. Il était constamment au contact des Bonifaciens et aimait les raconter", développent d'une même voix Alain di Meglio et Dominique Landron.
La commune "a perdu quelqu'un d'important. Et nous verrons avec le conseil municipal comment rendre à François l'hommage qu'il mérite", avance Jean-Charles Orsucci qui l'a rencontré "quand j'étais lycéen et lui toujours journaliste. Il a toujours été attentif à mon parcours, constructif dans ses critiques comme dans ses analyses pour m'aider à aller de l'avant. Aujourd'hui, et malgré notre différence d'âge, je perds un ami."
Les obsèques de François Canonici seront célébrées ce vendredi 5 décembre à 11 heures à Saint-François. À son épouse Baby, ses enfants Sandra et Hubert, ses petits-enfants et tous ses proches, Corse-Matin présente ses condoléances attristées et a une pensée pour David, son fils disparu en 2018.
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