Un col est un lieu de passage dans la montagne. Ainsi, le col de Sorru est important pour notre micro-région, qui formait la pieve de Sorru in sù, car il pemet la communication avec Vico, puis avec la côte.
Mais l’ancien canton de Soccia ne forme pas un véritable cul-de-sac. Par d’autres passages, on peut joindre le Niolu ou Corte. Quelques kilomètres de route avaient été tracés autrefois mais les travaux s’arrêtèrent par manque d’argent et d’intérêt. Certaines mauvaises langues (mais ce sont des mauvaises langues) disent même que la famille Giacobbi s’y était opposée car son fief de Venaco aurait nui d’une circulation trop importante.
Pour passer de l’autre côté du Tretorre et descendre dans le Cruzzini, il existe des sentiers. Depuis Guagno, on peut passer par le col de Missicella (ou de Messicella) ou celui de Campu d’Occhiu. De Poggiolo, on peut monter à travers la forêt de Libbio.
Un col peut être un lieu d’affrontement. Dans les légendes corses, Missicella était l’endroit où se battaient les mazzeri de Guagno et de Pastricciola dans la nuit du 31 juillet.
Ce sujet est développé dans l’article « Les légendes de chez nous (4/7): la nuit des mazzeri »
Un col est également un lieu de rencontre et d’échange. Missicella l’a été et vient de l’être de nouveau comme le montre l’article publié dans «Corse-Matin» de mercredi 15 juin. Une journée de spuntinu et d’échange de souvenirs (comme sur les « petites messe » qui y furent dites jusqu’en 1923) s’est déroulée dimanche 12 juin entre habitants de Guagno et du Cruzinu.
Le détail peut être lu sur l’article qui est reproduit ci-dessous (cliquer pour l’agrandir).
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