Les motifs des faits divers qui ont pu ensanglanter nos villages peuvent paraître parfois plus ou moins futiles. Ces actes violents se sont passés dans des lieux très différents.
Ainsi, ce fut à la sortie d'un bal à Soccia que, le 10 février 1851, le Poggiolais François Marie CECCALDI, dit Cecchino, fut tué par arme à feu sur la place d'Ottavi Antoine Marc dit Grillo.
Mais la situation la plus originale est certainement celle de 1890. Le revolver sortit... en pleine salle de justice pour venger l’affront fait à une jeune fille de dix-huit ans. COLONNA, le juge de paix de Soccia, lui avait promis le mariage. Le problème était que le magistrat avait soixante-huit ans !
Rendu à la raison par sa famille, COLONNA s’enfuit le jour prévu pour le mariage. Le procureur l’obligea ensuite à reprendre ses fonctions. Dès la première audience du juge fugueur, le 9 mai 1890, la mère de la fiancée abandonnée déchargea son arme en plein prétoire. Le juge s’effondra ensanglanté.
Il ne faut pas faire rêver les filles quand on a un certain âge et que l'onne peut pas tenir ses promesses.
Il est normal qu’une histoire aussi particulière eut un grand écho. Elle fut rapportée dans de nombreux quotidiens de France et même d’Afrique du Nord.
Voici l’article paru dans « La Presse » du 11 mai 1890.
PS: le siège de la justice de paix à Soccia se trouvait dans la maison LECA Angèle. Il fut transféré en 1912 dans la maison de DEFRANCHI Joseph et fut supprimé vers 1958.
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