Toussaint a toujours été un moment important en Corse. En dehors de la visite des cimetières pour nettoyer les tombes, mettre des fleurs et des bougies (toujours en nombre impair) et se recueillir, de nombreux rituels lui sont attachés.
«Settimana», nouveau nom de «La Corse, votre hebdo», le supplément hebdomadaire de «Corse-Matin», lui a consacré un gros dossier le 30 octobre.
Véronique EMMANUELLI y fait une synthèse des traditions insulaires. L’anthropologue Georges RAVIS GIORDANI replace la fête des Morts dans le calendrier des cérémonies de l’année. Le Père Gaston PIETRI précise ce que sont les 1er et 2 novembre pour l’Eglise catholique.
Comme il existe en Corse de nombreuses variantes, le journal propose également une carte de neuf microrégions ayant leurs propres rituels.
Pour les Deux-Sorru et le Cruzzini, on peut lire :
« Se rassembler, vivre quelques jours en toute fraternité. Telle est la feuille de route inspirée par la Toussaint à Guagnu, à Soccia, à Azzana et à Salice. Les mécanismes à l’œuvre renvoient à l’allumage des fours dans lesquels cuiront les chaussons à la courge, à l’oignon, au brocciu et raisins secs, aux blettes ou aux pommes de terre que les femmes ont confectionnées ensemble. Auparavant les hommes se sont réunis pour couper le bois, et pour le ramener au village. Puis vient le moment de se restaurer, tous ensemble, encore, devant le four. On trinque, un verre de vin à la main. Ceux qui sont forcés de rester chez eux (parce qu’ils sont trop âgés, parce qu’ils sont fatigués) recevront leur part, à leur domicile. »
C’est bien ainsi que les Poggiolais ont longtemps fait pour cette fête.
L’origine légendaire, la recette et la fabrication des bastelles à Poggiolo peuvent être vues sur l’article publié le 1er novembre 2009 sur ce blog:
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