Comme l'an dernier, Soccia a suivi la tradition des "Bastelli des morts" une semaine à l'avance, samedi 25 octobre. La fête s'est déroulée Piazza à l'Aghja, où se trouve le four communal.
Voici le texte écrit par Jean-Paul-Lottier et paru sur l'excellent site d'informations en ligne Corse Net Infos (http://www.corsenetinfos.fr/)
D'autres photos se trouvent à l'adresse http://www.corsenetinfos.fr/La-tradition-des-Bastelli-respectee-a-Soccia_a11994.html
A Soccia, village de 85 âmes au coeur de l'ancienne Pieve de Sorru in Sù, la tradition des "Bastelli di i morti" a été respectée samedi. Réunie Piazza à l'Aghja, autour du four communal réhabilité, Socciais et Socciaises ont dégusté dans une ambiance très conviviale les Bastel aux oignons, à la courge, aux blettes et à la pomme de terre.
Implanté à environ 750 mètres d'altitude, A Soccia est un village où il fait bon vivre, où l'on sait s'amuser, où l'on sait recevoir et où l'on est très attaché au passé, à ses anciens et aux traditions.
Il y a une dizaine d'années, à l'initiative du comité des fêtes cher à Antoine CHITI, c'est dans cet esprit que la fête des Bastel a été réinstaurée.
Samedi donc, Socciais et Socciaises mais aussi gens de l'extérieur, étaient invités à se réunir autour du four communal Piazza à l'Aghja pour déguster et partager les "BastellI di i morti". Parmi eux, le maire Jean-Baptiste SABIANI et plusieurs membres du conseil municipal.
Ce grand moment de convivialité demande plusieurs jours de préparation. Toutes les bonnes volontés du village sont conviées dans la semaine à venir participer dans la grande salle du comité des fêtes aux préparatifs : épluchage et cuisson des légumes, réalisation de la pâte et montage des Bastelil.
Pour les néophytes, il faut savoir que les Bastel sont des chaussons. La pâte est réalisée à base de farine de blé, d'oeufs, de beurre, de liqueur d'anis et de sucre.
Pliés dans une forme régulière ils sont fourrés aux oignons, aux blettes, à la courge, à la pomme de terre, voire au brocciu.
Etalée, la pâte doit rester fine.
Les hommes vont chercher le bois et un ou deux jours avant la cuisson allument le four communal, piazza à l'Aghja. C'est aussi pour eux l'occasion de faire la fête tout en surveillant la chaleur du four.
" Il doit exister plus d'un quinzaine de fours à pain dans le village, mais seulement trois ou quatre sont en état de fonctionner", confie une Socciaise.
En véritable chef d'orchestre, Antoine CHITI multipliait les passages et veillait à ce que tout le monde ait à boire et à manger.
La fête se poursuivait tard dans la soirée.
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