9 janvier 2018
2
09
/01
/janvier
/2018
18:00
Avec le temps, les vestiges du passé s'effacent peu à peu. Le paysage n'est pas immuable et le terroir de Poggiolo montre de moins en moins qu'il fut presque entièrement cultivé, avec des murets en pierres pour retenir la terre. Il existait aussi un intelligent réseau d'alimentation d'eau pour les jardins qui a été décrit dans l'article "Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole" publié le 19 février 2013:
Les rues et les jardins du village étaient sillonnés d’un important réseau de rigoles amenant l’eau d’arrosage depuis des réservoirs municipaux. Chaque famille avait son jour et ses heures d’arrosage. On voyait ainsi, suivant le moment, untel ou untel courir avec sa binette pour édifier ou enlever de petits barrages de terre et de chiffons afin d’orienter le flux dans la bonne direction.
Ce subtil et efficace réseau a presque totalement disparu avec l’arrivée de l’eau courante en 1968. Le vestige le plus visible de canalisation à ciel ouvert se trouve le long du mur, au coin de la stretta et de la route.
Ce système existait dans les villages voisins et dans de nombreuses zones montagneuses du bassin méditerranéen.
Le journal de 13 heures de TF1 a diffusé le 9 novembre 2017 un reportage sur des villages cévenols. Vous pouvez voir dans l'extrait ci-dessous un professeur retraité établi à Aumessas, son village d'enfance, qui explique bien à la journaliste l'utilisation des rigoles. Voici une partie du dialogue:
"- Journaliste: Quand il était petit, chaque habitant pouvait récupérer l'eau de ces rigoles pour son jardin à une heure très précise.
- Retraité: On mettait du chiffon, une pierre par dessus pour qu'il s'en aille pas, et l'eau coulait par le tuyau.
- Journaliste: Et l'eau allait dans le jardin!"
Dans les Cévennes comme en Corse, les rigoles étaient essentielles.
14 décembre 2017
4
14
/12
/décembre
/2017
18:00
Suite des photos des panneaux du sentier d'observation de Letia "Dà u castagnu à l'alivu" (clichés Joël CALDERONI).
Tous ces dessins et leurs textes d'accompagnement sont mieux visibles en cliquant sur les images.
Panneau numéro 9: a Sarra
Un panneau permettant d'identifier les sommets de ce paysage.
Panneau numéro 10: a Tarra Rossa
L'argile était un matériau important pour les tuiles et de nombreux objets.
Panneau numéro 11: a Leccia
Le chêne vert est très présent dans la végétation corse.
Panneau numéro 12: l'Alivu
La culture de l'olivier existe depuis le début du XIXème siècle.
Panneau numéro 13: u Monte Vaïta
un poste de guet permettant de protéger le village.
Panneau numéro 14: l'Alzu
L'aulne glutineux est fréquent dans les lieux humides.
Panneau numéro 15: u Scalone
Description de l'architecture traditionnelle des maisons corses.
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Chez nos voisins
Natura corsa
12 décembre 2017
2
12
/12
/décembre
/2017
18:00
La devinette du mois demandait où l'on peut trouver sept espèces végétales (aulne glutineux, châtaignier, chêne blanc, chêne vert, ciste, frêne orne et olivier).
En fait, ces éléments forment une grande partie de la végétation du canton et on peut les voir à peu près partout. Mais un endroit a été aménagé pour bien mettre en valeur notre nature.
C'est:
sur le sentier d'interprétation de LETIA
Le sentier d'interprétation de Letia avait été présenté dans un article publié le 14 octobre dernier (S'instruire sur la Corse en marchant).
Ce circuit, dénommé "Dà u castagnu à l'alivu", a été aménagé afin de "permettre la découverte des richesses naturelles et culturelles d'une région méconnue". Quinze lutrins placés par le Parc Naturel Régional de Corse entre les hameaux de San Roccu et de San Martinu expliquent flore, paysages, pratiques agricoles et vie au village de Letia mais les renseignements sont tout à fait transposables à tous les villages du canton.
Toutes ces photos peuvent être agrandies par un simple clic.
Quatre panneaux avaient été montrés dans l'article précédent. Grâce à Joël CALDERONI, qui est revenu sur les lieux le 23 octobre, nous pouvons publier la quasi-totalité de ce circuit (il manque seulement l'étape numéro 3). Les renseignements en sont plus fiables que ce qui peut être lu sur les panneaux posés à Soccia par le département (voir l'article "Une énorme erreur à Soccia").
L'itinéraire débute à Letia San Roccu et suit l'ordre des numéros tels qu'ils sont indiqués sur le panneau d'introduction, lequel est accompagné d'un texte présentant la situation du village et sa première apparition dans l'histoire de la Corse, au XIIIème siècle.
Le plan du cheminement est imprimé sur le dépliant disponible, entre autres, à l'office de tourisme de Sagone et à la Casa di u mele de Murzo.
Panneau numéro 1: l'Acqua
Au passage d'un pont, rappel des efforts séculaires entrepris pour domestiquer l'eau.
Panneau numéro 2: San Roccu
description du village, de son plan, de la forme des maisons et des matériaux utilisés.
Panneau numéro 3: u Grataghju
Photo absente. Le panneau est consacré au séchoir à châtaignes.
Panneau numéro 4: u Castagnu
L'importance de "l'arbre à pain" qu'était le châtaignier.
Panneau numéro 5: u Quarciu (le chêne blanc)
Un arbre qui avait de multiples utilisations.
Panneau numéro 6: e Croce
Les croix sont le symbole de la présence d'une communauté chrétienne, protègent les voyageurs, sont des lieux de pèlerinage et des points de repère. Un village corse ne peut se concevoir sans croix.
Panneau numéro 7: i Muchji
Le ciste, arbrisseau abondant dans le maquis.
Panneau numéro 8: u Frassu
le frêne orne, autrefois utilisé pour fabriquer des outils.
11 décembre 2017
1
11
/12
/décembre
/2017
18:00
L'actualité nous a obligé à décaler la parution de la devinette du mois de décembre. La voici.
Par contre, il n'y aura pas de devinette en janvier.
Le thème de notre devinette de décembre est la nature.
Dans quelle partie du canton peut-on voir à la fois:
- l'aulne glutineux
- le châtaignier
- le chêne blanc
- le chêne vert
- le ciste
- le frêne orne
- l'olivier?
A demain pour la réponse !
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Natura corsa
Devinette
10 décembre 2017
7
10
/12
/décembre
/2017
09:16
Elle est là ce matin!
On le sentait depuis quelque temps, même si la semaine a été assez agréable. Une première petite tombée avait eu lieu voici quelques jours mais les flocons fondaient en touchant le sol. On attend de voir pour aujourd'hui...
Toutefois, ce n'est pas une raison suffisante pour déserter le bureau de vote...
Published by Blog Poggiolo
-
dans
Actualités
Natura corsa
20 octobre 2017
5
20
/10
/octobre
/2017
18:00
Les pompiers sont intervenus au-dessus de Guagno de lundi à jeudi. L'incendie s'est déclaré à proximité des bergeries de Bassitone et n'a menacé aucune habitation.
Voici la relation qui en a été fournie mercredi 18 octobre sur la page Facebook du SDIS 2A:
"Un incendie s'est déclaré lundi après-midi sur la commune de Guagno. La zone est inaccessible.
Le feu se propage en sous-bois dans un relief particulièrement accidenté.
Des sapeurs-pompiers et des forestiers-sapeurs ont été héliportés par l'hélicoptère de la sécurité civile. Ils ont pu exploiter un cours d'eau proche pour les opérations d'extinction.
Il a fallu beaucoup de dextérité à l'équipage du Dragon 20 pour déposer personnels et matériels tenant compte du relief. Dans le même esprit, il faut souligner les difficiles conditions d'engagement et de lutte, éprouvantes pour les personnels sur ce type de feu d'altitude.
De nombreux points chauds subsistent et les opérations d'héliportage se poursuivront demain.
Une quinzaine d'hectares ont été parcourus."
Signalons qu'un pompier volontaire a été blessé.
photos SDIS 2A et Dragon 20
14 octobre 2017
6
14
/10
/octobre
/2017
18:07
Marcher est un excellent exercice pour le corps. Il peut également être très bon pour l'esprit dans certains cas, comme quand on se rend à Letia.
Le sentier partant du pont de Guagno-les-Bains est bien connu des baigneurs qui l'empruntent pour aller se détendre au confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, la rivière de Soccia. Mais il faut continuer à suivre le cours d'eau pendant presque trois quarts d'heure.
Après un autre confluent, celui du Fiume Grosso et du Liamone, on traverse un pont à partir duquel la montée commence.
En fait, le sentier est celui d'une partie du Mare a Mare nord.
Le chemin est bien tracé et la pente pas trop forte.
Au bout de trois quarts d'heure de montée, on a la joie de se trouver en vue de Letia San Martinu.
Par la même occasion, on a rejoint le sentier d'interprétation installé par le Parc naturel régional de Corse. Ce parcours, nommé "Dà u castagnu à l'alivu", est bordé par quinze lutrins illustrés par des croquis ou des dessins à l'aquarelle. Leur but est de sensibiliser le public à l'environnement naturel et au patrimoine culturel de cette partie de la Corse.
Ils sont numérotés depuis Letia San Roccu dans le sens des aiguilles d'une montre.
Cliquez sur les images pour les agrandir.
En venant à pieds par Guagno-les-Bains, on aborde ce parcours par le lutrin numéro 10 "A Tarra Rossa" qui explique comment on fabriquait des tuiles avec l'argile locale.
Lutrin 10 à côté d'un renfoncement d'extraction d'argile.
En continuant, on passe devant "A Leccia", "L'Alivu" et "U Monte Vaita".
Comme la balade pour observer ces quinze lutrins dure deux heures, il est tout à fait compréhensible de se contenter de se rendre au point de départ en voiture jusqu'à Letia San Roccu. La démarche est moins sportive mais on marchera quand même et on apprendra beaucoup.
Et pourquoi ne pas créer un tel sentier autour de Poggiolo et de Guagno-les-Bains? Il y aurait de la matière. Les nombreux articles de ce blog en témoignent.
---------------------------------
Un autre chemin ludique et didactique est constitué par le sentier du miel, à Murzu. Il part du pont de Belfiore. Renseignements sur le site "une écrevisse dans le maquis".
12 septembre 2017
2
12
/09
/septembre
/2017
18:00
"Pompiers volontaires, le feu sacré".
Par ce titre, "Corse-Matin" de lundi 11 septembre porte son attention sur les pompiers volontaires de Corse et sur les difficultés de recrutement qui les atteint. Or, l'été de cette année montre bien comment leur rôle est important. La parole est donné à deux sapeurs-pompiers dont Pierre-Marie FONDEVILLE, de Vico. Son témoignage est reproduit ci-dessous.
21 août 2017
1
21
/08
/août
/2017
17:49
Les divers incendies de cet été ont ravagé de grandes étendues de végétation dans plusieurs parties différentes de la Corse.
Une fois de plus, la zone des Deux-Sorru a été épargnée, bien qu'elle ait également souffert de la sécheresse.
Pourtant, le feu a, certaines années, inquiété les Poggiolais.
Le quotidien "L'Eveil de la Corse" signalait un sinistre inquiétant dans son édition du 17 août 1922.
Il fallut attendre quatre jours pour apprendre, dans l'édition du 21 août, que l'incendie avait été maîtrisé.
Il est intéressant de remarquer que les lignes consacrées au feu étaient immédiatement suivies d'un écho déplorant la baisse du nombre de touristes à la station thermale de Guagno-les-Bains, comme si l'on avait voulu établir un lien de cause à effet !!!
Plus près de notre époque, mais voici quand même un demi-siècle, cette photo prise à Poggiolo montre le panache de fumée s'élevant des environs de Letia un jour de la fin du mois d'août 1968.
Mais l'incendie qui marqua les esprits fut celui de la forêt de Libbiu en été 1936. Il ravagea un grand espace et fut si intense que, d'après les dires des témoins de l'époque, on y voyait la nuit comme en plein jour.
En tout cas, en cette année 2017, Poggiolo a échappé à ces dangers.
-----------------------------------------------------
Commentaire ajouté par Guy TRAMINI sur Facebook:
"Ne pas oublier l'incendie de 1957 ou 1958 au dessus de l'Umbriccia, (route de Guagno) que les Poggiolais suivaient du café Riche."
26 juillet 2017
3
26
/07
/juillet
/2017
17:00
Parmi les excursions possibles en montagne près de nos villages, celle des bergeries de Livru commence à être de plus en plus connue. Le lieu est, pour l'instant, protégé des excès du tourisme.
Pour cette raison, ce blog n'en avait parlé qu'une fois, quand "Corse-Matin" avait cité cet endroit, le 9 juillet 2009, parmi les "100 coups de cœur de l'été" (voir l'article en cliquant ici). L'article était accompagné d'un plan sommaire montrant comment aller du lac de Crenu aux bergeries de Livru.
Après le lac, sous les pins, il faut tourner à droite à partir d'un point de repère de nature diabolique (n'oublions pas que nous passons près du lac de Satan). Nous n'en dirons pas plus.
Après une petite grimpette, le chemin mène à une cuvette au sol horizontal, entourée de hauteurs et de sommets élevés.
Au fond, se trouve une bergerie qui a été restaurée voici quelques années par des Ortigais. De nombreux restes de murs servaient de clôture et de chemin pour les troupeaux. Et la plus grande originalité est fournie par les cerises que l'on peut cueillir sur les arbres qui ont poussé quand les familles de bergers passaient de longs mois à Livru.
Les photos du petit film suivant sont tirées d'une excursion réalisée le 7 août 2012. Il est conseillé de regarder en plein écran.
Photos Michel Franceschetti.