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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 17:42

 

En dehors de l'armistice de 1918, quel est l'événement important de l'histoire de Poggiolo dont 2018 sera l'anniversaire?

 

Telle était la question posée pour ce début d'année. 

Comme nous sommes en 2018, il faut trouver un fait qui se soit produit pendant une année se terminant par le chiffre 8.

Or, une date est visible de tous sur le bord de la route: 1898. Elle est gravée sur la fontaine du Lucciu et indique l'année de construction du monument. C'était voici 120 ans.

La solution à la première devinette de 2018

Cette inauguration permit aux Poggiolais de bénéficier d'une eau abondante, régulière et facile à aller chercher. La fontaine remplit bien son office jusqu'à l'installation de l'eau courante dans les maisons en 1968. Tiens, un autre anniversaire, le cinquantième dans ce cas-là!

 

Ce cent-vingtième et ce cinquantième donnent largement prétexte à une commémoration que le comité des fêtes ou la mairie pourrait organiser cet été. Pourquoi ne pas organiser une journée de l'eau?

On pourrait y évoquer le rôle des anciennes rigoles d'arrosage. Le souvenir de la station thermale de Guagno-les-Bains pourrait même être associé.

 

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L'histoire et l'importance de la fontaine ont été racontées dans les deux articles suivants:

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 11:04

Deux fois en une semaine, c'est beaucoup.

 

Par deux fois, le quotidien "Corse-Matin" a amputé le nom de Guagno-les-Bains pour le transformer simplement en Guagno.

La première fois a été avec l'annonce de l'arbre de Noël organisé par le comité des fêtes et la mairie. L'article était annoncé avec le sur-titre "U Pighjolu-Guagnu".

Corse-Matin ne veut pas des Bains

 

L'erreur ayant été signalée à la rédaction, une nouvelle annonce a été publiée avec la localisation "U Pighjolu-Guagnu-I Bagni", bien que l'on inscrive plutôt "I Bagni di Guagno". Le plus ridicule est que ce rectificatif est paru lundi 18 décembre... pour annoncer un événement prévu pour "aujourd'hui  dimanche 17" !

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Et nouvelle erreur vendredi 22 décembre!

Avec le compte-rendu du concert de Bernard CERVERA dans une école d'Ajaccio, un encadré annonce les autres concerts de Sorru in Musoca dont celui prévu "au foyer d'accueil d'adultes handicapés de Guagno".

 

Corse-Matin ne veut pas des Bains

 

Ce foyer n'existe qu'à Guagno-les-Bains.

Et Guagno-les-Bains fait partie de la commune de Poggiolo depuis le décret du 19 septembre 1852. La commune de Guagno se trouve à plus de huit kilomètres de là. Il ne faut donc pas confondre.

Il est indispensable de demander à la rédaction de "Corse-Matin" de porter un peu plus d'attention à la précision de ces dénominations, d'autant plus que la même erreur avait déjà eu lieu le 28 avril 2017. Nous l'avions dénoncé à ce moment-là.

 

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 18:01

La question de la laïcité revient de plus en plus souvent au premier plan de l'actualité, qu'il s'agisse de l'hésitation du président de la République à saisir le goupillon pour bénir le cercueil de Johnny Hallyday ou de diverses décisions judiciaires sur la présence ou non d'une crèche ou d'une croix dans des lieux publics. 

L'application de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (voir "La laïcité en action dans les Deux Sorru") n'est pas toujours conçue de la même façon. 

 

Avant cette date, de telles questions ne se posaient pas. Certains documents en conservent de curieuses traces, comme ce fut le cas à Poggiolo en 1885.

Le registre d'état-civil de cette année-là a noté la découverte d'un enfant abandonné. 

 

Tous les documents qui suivent peuvent être agrandis en cliquant sur leur image.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Le 15 mars 1885, DESANTI Jules Martin Marie, qui fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888, a vu arriver à "la maison commune" Joseph COLONNA, habitant Guagno-les-Bains, pour lui présenter un bébé de sexe masculin. Il déclara "l'avoir trouvé à la porte de sa maison dans la nuit du treize au quatorze mars. Le père et la mère sont inconnus".

Nous avons là un exemple typique d'abandon d'enfant, dont la littérature a souvent donné des exemples jusqu'au début du XXème siècle.

Mais, ici, il s'agissait d'un être en chair et en os.

Que fit alors le maire? 

Une inscription à l'état-civil?

Oui, mais tout d'abord un baptême !

 

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Jules DESANTI écrit en toutes lettres sur le registre officiel: "nous lavons fait Baptisé".

L'apostrophe manquant à "lavons" a été rajoutée au dessous du mot. Quant à "Baptisé", il aurait fallu écrire "baptiser". Mais ce sont des détails. 

Pour un chrétien, le salut de l'âme est primordial. Et, surtout à cette époque, il fallait baptiser rapidement pour faire partie de l'Eglise et effacer le péché originel. Or, les chances de vie terrestre étaient faibles pour un nouveau-né abandonné dans la nuit.

Le maire a rapidement organisé la cérémonie. On peut supposer qu'il a fait quérir le curé, à moins qu'il n'ait emporté le nourrisson au presbytère. Nous ignorons si le baptême a eu lieu sur les fonts baptismaux de l'église  Saint Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

 

De même, nous ignorons l'identité du parrain et de la marraine. Il est vrai que, dans les cas d'extrême urgence, on peut se passer de ces deux personnes. Or, l'enfant pouvait passer à tout instant de vie à trépas. Il faudrait pouvoir consulter les registres paroissiaux pour avoir des renseignements plus précis.

Il fallait aussi donner une identité à cet enfant trouvé. Le maire écrit donc: "nous lui avons donné les prénoms de Desanti saint antoine Bains de Guagno" (nous avons respecté les majuscules et les minuscules employées dans le registre).

Le premier prénom, qui devint son nom officiel, est tout simplement celui du maire. Le reste de sa nouvelle identité faisait référence au saint protecteur du village où il avait été trouvé.

 

Jules DESANTI n'en était pas à sa première déclaration d'enfant trouvé. Six mois auparavant, le 7 octobre 1884, GROS Pierre, habitant lui aussi à Guagno-les Bains, lui avait présenté un enfant de sexe masculin qu'il avait trouvé devant sa maison à cinq heures du matin. Le maire lui avait donné "le nom de BOURGAMANO et les prénoms de françois bains de Guagno". Il avait alors bien fait la distinction entre nom et prénoms. Le choix de BOURGAMANO reste obscur. Mais, grosse différence, il n'est pas fait mention de baptême en 1884.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Pourquoi l'acte religieux a-t-il été noté en 1885? Même si la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'intervint que vingt ans plus tard, l'état-civil était laïc depuis la Révolution.

Est-ce une erreur du maire qui avait peut-être fait procéder au baptême pour BOURGOMANO mais qui fut certainement pris par l'émotion pour l'enfant suivant?

Ces deux actes posent une infinité de questions.

 

Si BORGOMANO n'apparaît plus dans aucun acte officiel, même dans les décès, il existe quelques renseignements sur ce que devint DESANTI Saint Antoine.

La partie finale de ses prénoms "Bains de Guagno" ne semble plus usitée. Le registre des matricules militaires le mentionne comme "né à Guagno", au lieu de Guagno-les Bains, avec la profession de "cultivateur". La partie consacrée à la filiation porte la mention "enfant assisté". Ses véritables parents n'ont jamais été identifiés et il fut confié à l'Assistance publique. Dans quelle village et dans quelle famille?

Le registre signale qu'il fut condamné en 1903 par le tribunal d'Ajaccio "pour violences et voies de fait à 10 mois de prison". Mais il fut amnistié et il   incorpora l'armée le 7 octobre 1906.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Bénéficiant d'une permission, il se rendit à Guagno (le village, pas les Bains). Peut-être est-ce là qu'il avait été élevé?

Mais le 30 décembre 1906, deux cantonniers guagnais vinrent déclarer à la mairie le décès de Saint Antoine la veille 29 décembre.

L'enfant baptisé grâce au maire de Poggiolo avait rendu son âme à Dieu.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 10:46

Tous les habitants de Poggiolo et Guagno-les-Bains sont invités à l'arbre de Noël.

L'arbre de Noël au village

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 09:30

Le succès de la liste conduite par Gilles SIMEONI a été une déferlante dans toute la Corse. Les Deux Sorru, et notamment le haut-canton, ont même donné aux nationalistes de meilleurs résultats que la moyenne insulaire.

A Poggiolo, le dépouillement s'est effectué très simplement.

Pierrot ouvrait l'enveloppe, Jean Silius PAOLI, premier adjoint, prenait le bulletin et le passait au maire Angèle PINELLI qui lisait le nom de l'heureux élu.

OTTAVY OTTAVJ (la fille du docteur) et Vonette (l'épouse de Jean PINELLI de Soccia) inscrivaient chaque voix sur les feuilles de décompte. 

dépouillement de l'élection territoriale du 21 mars 2010 (cliché Madeleine PAOLI)

dépouillement de l'élection territoriale du 21 mars 2010 (cliché Madeleine PAOLI)

 

On se rendit compte rapidement de la tendance. Sur les 113 bulletins des résidents ou des électeurs inscrits sur la liste électorale qui sont venus voter, la majorité régionale sortante a eu 77 voix, soit plus de 68%. La liste du Rinnovu de Paul-Félix BENEDETTI a obtenu de son côté 17 voix (15,04%), donnant un total de 94 voix (soit 83,18%).

En 2015, les trois listes nationalistes ou autonomistes représentaient 47 bulletins, soit 43,92%.

La progression est impressionnante, en nombre absolu, comme en pourcentage, d'autant plus que, contrairement à l'ensemble de l'île, Poggiolo a vu l'abstention diminuer. 113 votes ont été exprimés contre 107 il y a deux ans.

Il faut remarquer que le nombre d'électeurs inscrits dans la commune a diminué de 10 unités (156 inscrits maintenant contre 166).

Dans les villages voisins, la liste SIMEONI est en tête: 67 voix à Soccia, soit exactement 50% des voix exprimées, 73 (63,48%) à Guagno et 82 (80,39%) à Orto. Dans ce dernier village, qui fut depuis 1958 la place forte du gaullisme, le score nationaliste provient en grande partie de la présence de Romain COLONNA à la 35ème place. Même s'il est mentionné, sur la liste déposée à la préfecture, comme étant d'Ajaccio, il est d'une famille très connue à Orto.

Le prochain article de ce blog donnera des renseignements importants sur Romain COLONNA et sur ce que signifie sa candidature.

Election du 3 décembre 2017 à Poggiolo

Election du 3 décembre 2017 à Poggiolo

Elections territoriales de 2015  à Poggiolo (premier tour)

Elections territoriales de 2015 à Poggiolo (premier tour)

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 18:46
Elections territoriales: Simeoni domine largement à Poggiolo

Aujourd'hui, dimanche 3 décembre, le premier tour des élections territoriales à Poggiolo a donné des résultats sans appel, c'est-à-dire avec une très large majorité pour la liste conduite par Gilles SIMEONI.

Inscrits: 156

Exprimés: 113 (72,44%)

ListesVoixPourcentages
Paul-Félix BENEDETTI (Core in fronte) (nationaliste) 17 15,04%
Valérie BOZZI (Voir plus grand pour elle) (droite LR) 2 1,77%
Jacques CASAMARTA (L’avenir, la Corse en commun) (PC) 4 3,54%
Charles GIACOMI (Rassemblement pour une Corse républicaine) (FN)  4 3,54%
Jean-Martin MONDOLONI (La voie de l’avenir) (droite régionaliste LR) 8 7,08%
Jean-Charles ORSUCCI (Anda per dumane) (LREM) 1 0,88%
Gilles SIMEONI (Pè a Corsica) (nationaliste) 77 68,14%

 

Les différences sont très grandes avec les précédentes élections territoriales, en 2015, qui avaient donné dans le village: 

Elections territoriales: Simeoni domine largement à Poggiolo

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 17:59
Visite des thermes endormis

La station thermale de Guagno-les-Bains est abandonnée depuis longtemps mais l'installation existe toujours. Sophie Romano, artiste designer, et François-Xavier Bartoli, architecte, tous deux animateurs du blog architecture-design-corse.com ont pu s'en rendre compte en 2013. Ils ont posté un article intitulé "Guagno-les-bains" le 2 décembre 2013. Ils y décrivent une visite clandestine de l'intérieur de l'établissement thermal.

Malgré l'habituelle erreur sur la prétendue cure de Napoléon III et de son épouse, le petit texte rend une atmosphère très étrange accentuée par des photos des pièces désertées.

Depuis quatre ans, que sont devenues ces installations?

Les prochains élus à la nouvelle collectivité territoriale vont-ils agir pour éviter leur dégradation totale?

Guagno-les-bains

Guagno-les-bains

 

Ce dimanche, ayant renoncé sous l’effet des fortes rafales à faire une balade jusqu’au lac de Creno (mais ce n’est que partie remise), nous sommes descendus jusqu’à Guagno-les-bains. Les bains, aujourd’hui fermés bien qu’ouverts au quatre vents, sont cités depuis les XVIème siècle. Mais c’est à Napoléon III que l’on doit l’exploitation commerciale de ces sources et la création des thermes.

Dans son écrin minéral, le bâtiment aux appareillages de pierre traditionnels, se fond dans son décor naturel. C’est une belle construction sur trois niveaux, en forme du U autour d’une cour centrale, aux fenêtres en arc, la grande loggia à l’étage supérieur appartient aux appartements, seulement accessibles par ascenseur. A l’entrée une plaque nous rappelle l’année de construction, et la baignoire où Napoléon III et l’Impératrice Eugénie se sont baignés est fièrement installée là.

Hésitants, nous avons poussé les portes des lieux, et avons pénétré ces murs. Le temps semble s’être cristallisé à l’intérieur des thermes dans un instantané étrange… Les chaufferies fonctionnent encore dans les couloirs déserts, on entend l’eau couler dans les machineries. La poussière a lentement recouvert les installations, les murs se sont décrépis.
On se sent cependant happé par l’esprit du lieu, des voutes en briques, des couloirs ou les portes des cellules de soin se succèdent, des lumières douces qui traversent le bâtiment.

Quelques frissons et un plein d’adrénaline plus tard, nous refermons doucement la porte de ce décor de cinéma.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 18:03

Poggiolo n'est pas égoïste et a montré plusieurs fois sa reconnaissance envers ses enfants sous diverses formes.

 

Il y a, bien sûr, le 11 novembre où l'on a pensé aux soldats qui ont donné leur vie pour défendre la patrie. Cette année, la cérémonie devant le monument aux morts du village a été empreinte d'une grande émotion.

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

Le meilleur exemple de reconnaissance envers un Poggiolais est représenté par la plaque de Jean OTTAVY.

Devant le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY, juste à côté de la plaque en forme de livre dédiée à Antoinette OTTAVY (voir l'article "Le caveau caché"), une autre plaque est posée à même le sol.

Elle est également représentée comme un livre dont la page de gauche comporte le texte suivant:

 

"POGGIOLO À

JEAN OTTAVY

TOMBÉ AU CHAMP 

D'HONNEUR LE 18

NOVEMBRE 1944

À L'ÂGE DE 22 ANS

MÉDAILLE MRE

CROIX DE GUERRE"

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

 

La formule "POGGIOLO À" laisse supposer que cette plaque a été offerte par les Poggiolais en janvier 1949, date de l'inhumation du corps du frère d'Antoinette OTTAVY, décédé en Franche-Comté cinq ans auparavant (voir l'article "De l'Algérie aux rives du Doubs").

La question se pose de savoir si cet ex-voto a été financé par une collecte organisée dans le village ou par le budget communal. Les renseignements manquent pour choisir avec certitude.

 

 

Beaucoup plus récemment, en septembre 2013, la mairie  voulut honorer par le don d'une plaque, dès son décès, la mémoire de Jean-Martin FRANCESCHETTI qui avait beaucoup fait pour dynamiser Poggiolo et le faire connaître (voir l'article de "Corse-Matin").

 

 

Mais il n'est pas nécessaire d'être passé de vie à trépas pour être reconnu par les Poggiolais. Ainsi, le 17 mai 1925, le conseil municipal décida de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."

Voici le texte de la délibération avec l'approbation du préfet.

 

Comment Poggiolo montre sa reconnaissance à ses enfants

Détails dans l'article "Le bonheur d'enseigner".

 

D'autres Poggiolais ont-ils eu droit à des actes de reconnaissance de leur village?

Nous le pensons et espérons que des lecteurs pourront nous donner d'autres exemples.

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 12:00
Rendez-vous au monument aux morts

Angèle PINELLI, maire de Poggiolo, et son conseil municipal invitent la population de Poggiolo et de Guagno-les-Bains à participer le samedi 11 novembre à 11 heures à la cérémonie de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, devant le monument aux morts de la commune.

Un apéritif offert par la municipalité suivra au bar "Le Belvédère".

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 17:52

En ce 2 novembre, jour consacré aux défunts par l'Eglise, cette photo d'obsèques est tout à  fait à sa place.

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Elle montre une douzaine d'hommes (pas de femme visible) dont quatre portent un cercueil sans couvercle et dans lequel se trouve un mort que l'on devine difficilement.

Le lieu est facilement identifiable: le cortège traverse la route devant la maison Ceccaldi, que l'on reconnaît facilement à droite avec ses deux balcons superposés, pour vraisemblablement gravir la Stretta vers l'église Saint Siméon et le cimetière.

Mais cette scène est quasiment hors-la-loi. En effet, il est interdit de sortir un cercueil sans couvercle.

"Dans tous les cas, le corps d'une personne décédée est obligatoirement mis en bière (article R2213-15 du Code Général des Collectivités territoriales) et, il n'est admis en principe, qu'un seul corps dans chaque cercueil. Cependant, l'article R2213-16 du même code autorise deux exceptions, à savoir que peuvent être placés dans un même cercueil, les corps de plusieurs enfants mort-nés de la même mère ou ceux d' un ou plusieurs enfants mort-nés et de leur mère.

L'obligation de la mise en bière interdit en France la pratique encore en vigueur dans certains pays, qui consiste à inhumer un corps simplement revêtu d'un suaire.

De la même manière, les funérailles ne peuvent avoir lieu qu'après la mise en bière du corps, en sorte qu'il n'est pas possible que le défunt soit porté visage découvert à l'église ou au cimetière."

(renseignements trouvés sur le site juritravail.com)

Cette scène est donc en principe illégale. Elle est également paradoxale, paradoxale quand on sait que le défunt a été chargé d'appliquer la loi en tant que maire. Il se nommait Jean "Noël" CECCALDI et présida le conseil municipal de Poggiolo entre 1894 et 1901.

Il était surtout connu par son surnom de "Barretta Vechja".

Il est né le 24 juillet 1850 et décéda le 17 décembre 1925. Donc, la photo a été prise un ou quelques jours après cette date.

 

Les funérailles de Noël étaient-elles illégales?

 

Ce qui est encore plus paradoxal est le fait que, au moment des obsèques, le maire était le fils de Noël, Jean François (1876-1968), qui avait dans ses attributions l'observation de la légalité. Il a laissé promener le corps sans couvercle.

Jean François CECCALDI garde toujours le record de longévité à la mairie qu'il dirigea de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959.

 

L'autre fils de Noël, Jean Martin (1883-1918), eut comme enfant Antoine, surnommé "Bébé", qui naquit en 1912 et disparut avec la Caravelle Ajaccio-Nice le 11 septembre 1968. Antoine était le père de Martine et Jeanne, maintenant épouse GRIMALDI.

 

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Arbre généalogique Ceccaldi d'après le site généanet. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

NOTE SUR UN DES PORTEURS DU CERCUEIL:

Le porteur qui est à droite de la photo et qui tient sa casquette de la main gauche est Félix-Antoine DESANTI (1886-1972). Certains Poggiolais s'en souviennent encore. Il était marié à sa cousine Marie (1892-1979) et certains enfants de la famille le surnommaient "Tonton Pipe".

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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