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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 18:00

Il exista plusieurs cafés à Poggiolo mais il y eut aussi différents commerces. Leur existence serait complètement oubliée si la tradition n'avait gardé le nom de "magasin" à une partie de la maison Martini.

 

Un article précédent avait déjà présenté les grandes maisons, dites "de notables", comme étant multifonctions. Et le commerce fut une de ces fonctions.

 

Du côté de la stretta, une petite porte de la maison Martini est fermée par une grille métallique qui a été maintes fois enfoncée par des automobilistes ayant du mal à manœuvrer.

 

© Michel Franceschetti
© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Elle protège la pièce surnommée "le magasin".

Et, en levant la tête, on distingue encore les crochets métalliques qui supportaient l'enseigne.

© Michel Franceschetti

© Michel Franceschetti

Une épicerie fut ouverte à cet endroit en 1921, comme le prouve le registre conservé par la famille. Il a été visé le 23 février 1921 par un juge du tribunal de commerce d'Ajaccio pour "Madame Martini Thérèse négociante à Poggiolo".

Les premières ventes sont notées au 1er mars: du riz, du sel, des pâtes alimentaires, des anchois, du pétrole et du savon.

 

Photos Jacques-Antoine Martini
Photos Jacques-Antoine Martini

Photos Jacques-Antoine Martini

L'étude de ces pages permettrait de bien connaître les denrées dont les Poggiolais de l'époque avaient besoin. On peut déjà remarquer que cette épicerie vendait aussi des cigarettes.

Quand la seconde guerre mondiale éclata, la mairie décida le 24 septembre 1939 de créer un entrepôt municipal pour assurer le ravitaillement et limiter la hausse des prix.

Cette expérience originale, qui dura jusqu'au 27 juillet 1940, a été racontée dans un autre article de ce blog.

L'épicerie Martini fut choisie comme siège de cet entrepôt.

Le registre en a été conservé.

photo Jacques-Antoine Martini

photo Jacques-Antoine Martini

Là aussi, il serait intéressant de l'étudier pour savoir si les besoins des habitants ont changé au fil du temps et pour connaître l'évolution des prix.

Le registre a été tenu jusqu'en 1951.

Cette année fut peut-être celle de la fermeture. En tout cas, certains, comme Jacques-Antoine Martini, se souviennent "des deux balances du magasin, de son sac de sel et de ses chewing gums gagnants".

 

Le commerce n'existe plus mais "le magasin" demeure comme le nom d'un lieu bien précis de Poggiolo, vestige d'une époque.

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 18:55

Après le drame du canyon de Zoicu, la vie habituelle revient petit à petit.

Aujourd'hui, vendredi 3 août, le concours de pétanque a commencé sur l'esplanade de la salle des fêtes vers midi sous un gros soleil... et, vers 16 heures, on a eu droit à l'orage quotidien !!!

A 18 heures, l'activité bouliste pouvait reprendre.

© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti
© Juliette Franceschetti

© Juliette Franceschetti

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 18:00
Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?


Y aura-t-il vraiment un projet de réhabilitation des Bains de Guagno-les-Bains dans le cadre d'un véritable développement du thermalisme?
Une visite vient d'avoir lieu par des représentants de la CdC dont Véronique Arrighi, conseillère des Deux Sorru pour Femu a Corsica, Jean Biancucci, président de l'AUE, et de Jean-Christophe Angelini, président de l'ADEC et de l'Office Foncier. Des élus locaux comme le maire de Vico, le maire et le premier adjoint de Poggiolo, étaient présents.

Ils ont pu voir des endroits agréables.

 

Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?

Mais ils ont surtout pu constater l'immensité des travaux nécessaires.

Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?
Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?
Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?
Vers un nouveau projet de réhabilitation de la station thermale?

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 18:00

Beaucoup de nos lecteurs connaissent-ils Madame Vanessa MARCHIONI?

 

Pourtant, cette dame joue un rôle important pour notre haut-canton. Elle avait été désignée comme Commissaire Enquêteur dans l'enquête publique de novembre et décembre 2017 et elle vient de donner, le 15 janvier 2018, son avis favorable à la demande d’autorisation "au titre de l’article L 214-3 du Code de l’Environnement de la micro-centrale hydroélectrique de Guagno sur la rivière Fiume Grosso"

Cet avis va permettre la construction d'un barrage sur notre affluent du Liamone. Les détails donnés dans les lignes suivantes sont extraits du rapport de Madame MARCHIONI.

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

L'ensemble comptera:

- Une prise d’eau située sur le Fiume Grosso près de "la passerelle de Spelonche au niveau du lieu-dit Belle e Buone"

Une centrale hydroélectrique située "à la confluence du Fiume Grosso et de l’Albelli"

- Entre les deux, enterrée sur la quasi-totalité du tracé, une conduite forcée "d'une longueur totale d’environ 7 800 mètres, permettant d’acheminer l’eau depuis la prise d’eau jusqu’à la centrale hydroélectrique".

"La hauteur de chute brute s’élèverait donc à 418 mètres. La longueur du cours d’eau court-circuité sera d’environ 8 000 m".

 

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Les travaux devraient durer 12 à 14 mois étalés sur deux années en fonction des conditions météorologiques.

Les effets sur la végétation seraient faibles en dehors "de coupes de Pins laricio et de Pins maritimes essentiellement, dans la forêt territoriale de Libio-Tretorre, sur un peu plus d’un kilomètre", et "un déboisement de la forêt communale de Guagno".

De toute façon, "aucune espèce végétale protégée n’a été identifiée sur le site".

L'impact sur la faune sera la "suppression d’habitats potentiels d’hibernation et de reproduction, notamment pour des espèces protégées à forte valeur patrimoniale recensées sur le secteur telles que l’Autour des palombes (rapace), l’Euprocte de Corse et le Discoglosse (amphibiens)".

"Cependant, le niveau d’enjeu pour cette espèce (l’Autour des palombes) est considéré comme très faible."

Si vous ne connaissez pas l'Autour des palombes, bien que vous l'ayez certainement vu voler au-dessus du canton, ce petit film vous en donnera quelques images.

Quel est l'intérêt de cette installation

Le rapport répond:

"La centrale hydroélectrique du Fiume grosso permettra d’alimenter environ 2000 foyers. Il génèrera des retombées économiques qui profiteront, entre autres, aux finances locales et facilitera le travail des exploitants forestiers grâce à l’aménagement des pistes. Les installations, discrètes, n’entacheront pas la fréquentation touristique.

 L’utilisation de l’énergie hydroélectrique de la centrale de Guagno peut permettre à la Corse de s’affranchir de l’achat annuel de 2 225 tonnes de fioul et de réduire les émissions dans l’atmosphère de 6 675 tonnes de CO2 par an."

La centrale se situant entièrement sur le territoire de la commune de Guagno, ce village bénéficiera de "revenus complémentaires non négligeables et lui permettra ainsi d’entreprendre des projets à moyen et long terme.".

Tant mieux pour les Guagnais !

 

De très nombreux renseignements sur les futurs travaux sont donnés dans ce dossier qui est accessible à l'adresse:

 http://www.corse-du-sud.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_du_commissaire_enqueteur.pdf

On peut y lire les observations déposées lors de l'enquête publique qui avait été affichée dans les mairies d'Orto et de Guagno.

 

Et pourquoi pas à Poggiolo? Parce que le territoire de la commune n'est pas concerné. Et pas d'inquiétude pour le niveau de la rivière: à Guagno-les-Bains, rien ne devrait changer. C'est du moins ce qu'affirment les spécialistes.

A chacun de juger en regardant les documents.

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 18:01

Co-officialité, comme le demandent les nationalistes corses ou bilinguisme comme vient de le proposer le président Macron, la nuance est importante mais les deux termes impliquent l'utilisation officielle de deux langues.

Il semble que l'on a oublié que cette coexistence de deux langues a déjà existé en Corse et, semble-t-il, sans trop de souci.

La preuve en a été donnée à Guagno-les-Bains au début du XIXème siècle.

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Dans le hall de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains, les curistes pouvaient voir jusqu'à sa fermeture deux affiches protégées par une vitre ou du plexiglas transparent et suspendues aux murs. 

Le premier est le "Règlement de police pour les eaux minérales de Guagno" datant du 22 juin 1822.

 

Pour lire les textes de ces photos, il est recommandé de les agrandir en cliquant chaque image.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Le second est un "Arrêté Relatif à la mise à Ferme des Bains de Guagno".

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux documents sont tout à fait officiels puisqu'ils émanent de la Préfecture de la Corse.

Celui de 1822 est signé du vicomte de SULEAU. Fils d'un noble tué lors de la prise des Tuileries par les sans-culottes le 10 août 1792, ce vicomte (prénommé Elysée) fut nommé dans l'île le 13 mai 1822 et resta à ce poste durant deux ans avant d'avoir plusieurs affectations dont la dernière fut dans les Bouches-du-Rhône où il participa grandement à la réussite du coup d'Etat de Louis-Napoléon BONAPARTE en 1851.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

L'autre porte la signature de SOLLIERS "Secrétaire général, Préfet par intérim". Elle est datée du 1er mai 1824. A ce moment-là, SULEAU était parti pour le Vaucluse. Son successeur ne fut nommé que le 29 juin. Ce fut le fameux Gabriel de LANTIVY de KERVENO qui fit construire la Préfecture et la Mairie d'Ajaccio.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux textes sont importants pour comprendre l'organisation des Bains pendant la Restauration.

Le premier traite du "maintien de l'ordre et de la discipline dans l'administration des Eaux minérales de Guagno", est-il écrit en préambule dans la colonne de gauche. Dans la colonne de droite, on peut lire la traduction de la même ligne: "il mantenimento dell'ordine e della disciplina nell'amministrazione delle acque minerali di Guagno".

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

De même, l'arrêté de 1824 est bilingue: le texte français à gauche, et le texte italien à droite.

Il proclame dans son article 2 "la mise à prix (de l'entretien) des trois grands bassins et des douze petits bains (...) pour toute la saison", ce qui est traduit en: "la prima offerta per le tre gran vasche e per i dodici piccoli bagni (...) per tutta la stagione".

Cette affiche annonce la mise en adjudication de la station pour la saison 1824.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Incroyable mais vrai! Les textes émanant du représentant du gouvernement français étaient traduits en italien pour être mieux compris par la population corse et les deux versions avaient force de loi.

 

Autre exemple: les actes d'état-civil consignés sur les registres de la mairie de Poggiolo montrent que les deux langues furent utilisées indifféremment au moins jusqu'en 1830, comme dans l'exemple ci-dessous.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

La page de gauche, en français, contient "l'acte de décès de Santa, épouse d'Arcange Paoli, décédée le 26 janvier 1830".

Immédiatement après, sur la page de droite, le texte est en italien pour une naissance. On lit sur le résumé placé en marge: "atto di nascita figlia d'Angela francesca figlia di francesco franceschetti e di mari-antonia sia (?) moglie nata il 28 febraro 1830".

Les actes écrits dans chacune des deux langues étaient parfaitement officiels et ceux qui étaient en italien n'étaient même pas traduits en français.

Un autre exemple, en dehors de notre canton, a été fourni par Jean-Pierre GIROLAMI qui, décrivant, dans "Settimana" du 19 janvier dernier, la cérémonie d'anniversaire de la mort du roi Louis XVI qui se déroula le 21 janvier 1818, indique que le maire de Bastia avait placardé dans sa ville des affiches "en patois", c'est-à-dire en italien.

 

A cette époque, la langue corse n'était pas écrite et l'italien était utilisé depuis des siècles dans tous les actes officiels.

D'ailleurs, surtout dans notre micro-région, d'après Antoine-Claude VALERY (1789-1847), tout le monde connaissait l'italien.

Dans son livre intitulé "Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne", publié en 1837, il écrivit à la page 111:

"On cite Guagno pour la pureté de son italien; Vico a le même mérite. Le français de Corse n'est nullement corrompu, et ne ressemble point au barbare patois de la plupart de nos provinces. Chose singulière, ces insulaires et ces montagnards corses parlent à la fois l’italien et le français de Rome et de Paris. Le dialecte corse est le moins corrompu des dialectes italiens.»

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Quelle que soit la qualité du langage utilisé, les affiches de Guagno-les-Bains montrent bien que l'emploi de deux langues ne paraissait pas incongru sous Louis XVIII.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 imposa l'emploi de la langue française pour tous les actes officiels. Rattachée au royaume  depuis 1768, la Corse avait une population qui en majorité ne comprenait pas le français. Avec pragmatisme, la monarchie en tint compte et permit, tout en favorisant la diffusion du parler français, l'utilisation des deux langages le temps nécessaire pour que l'italien fut délaissé.

On était bien loin des tourments juridiques et idéologiques des tenants de la République une et indivisible.

 

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Les notices sur Suleau et Lantivy viennent de Wikipedia.

Les photos sont de Michel Franceschetti.

La couverture du livre de Valery est un cliché bnf.

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 17:29

 

A l'occasion du prochain centenaire de la fontaine du Lucciu, il avait été émis l'idée de prêter plus d'attention à l'histoire et à l'utilisation de l'eau, et même de créer une journée de l'eau (voir l'article du 7 janvier).

Une de nos lectrices a réagi en posant des questions intéressantes sur les problèmes de l'eau à Guagno-les-Bains. Nous vous les présentons.

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Pourquoi ne pas évoquer aussi le manque d'eau potable aux Bains?

Pourquoi ne pas apposer une plaque sur le fronton de la fontaine située dans le virage aux Bains, stipulant que l'eau n'est pas potable? Trop de touristes s'arrêtent pour faire le plein ou simplement se désaltérer...

Pourquoi ne pas parler de l'eau chaude de la station thermale qui se déverse dans la rivière... troublant ainsi l'écosystème de la rivière?

L'eau, source de vie et quelquefois de contrariété!

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Petite note: Le déversement de l'eau chaude dans la rivière a été présenté dans un article de février 2012:

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 18:11

On parle beaucoup de solidarité mais il faut l'appliquer concrètement et durablement.

De violents incendies ont ravagé certaines parties de la Haute-Corse pendant les premiers jours de janvier. Pour aider les victimes, un concert de solidarité a été organisé au couvent de Vico le dimanche 7, à l'initiative notamment de la Cunfraternita di u Padre Albini. Deux cents spectateurs sont venus écouter les chanteurs qui se sont produits bénévolement. Près de 5.000 euros ont été recueillis.

Le compte-rendu de Pascale CHAUVEAU, paru dans "Corse-Matin", est reproduit ci-dessous, avec des photos de Romain COLONNA qui était présent lui aussi.

Un tel élan de solidarité est magnifique. Le problème est, justement, qu'il s'agit d'un élan fort, rapide, mais souvent bref.

La solidarité doit être constante. Sans attendre une grande catastrophe, il est important de prêter attention à ceux qui sont très proches de nous. Dans nos villages, combien de personnes sont-elles seules, malades, âgées et auraient besoin d'aide?

 

Une Poggiolaise l'a écrit récemment:

"Avà basta sulidarità ?! Pighjatte indè u vostru vicinu...pò esse ch’ellu dinò a bisognu di a vostra sulidarità. Hè longa à cumpanìa..."

 

Solidarité et solidarité
Solidarité et solidarité
Solidarité et solidarité
Solidarité et solidarité
Solidarité et solidarité

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 17:42

 

En dehors de l'armistice de 1918, quel est l'événement important de l'histoire de Poggiolo dont 2018 sera l'anniversaire?

 

Telle était la question posée pour ce début d'année. 

Comme nous sommes en 2018, il faut trouver un fait qui se soit produit pendant une année se terminant par le chiffre 8.

Or, une date est visible de tous sur le bord de la route: 1898. Elle est gravée sur la fontaine du Lucciu et indique l'année de construction du monument. C'était voici 120 ans.

La solution à la première devinette de 2018

Cette inauguration permit aux Poggiolais de bénéficier d'une eau abondante, régulière et facile à aller chercher. La fontaine remplit bien son office jusqu'à l'installation de l'eau courante dans les maisons en 1968. Tiens, un autre anniversaire, le cinquantième dans ce cas-là!

 

Ce cent-vingtième et ce cinquantième donnent largement prétexte à une commémoration que le comité des fêtes ou la mairie pourrait organiser cet été. Pourquoi ne pas organiser une journée de l'eau?

On pourrait y évoquer le rôle des anciennes rigoles d'arrosage. Le souvenir de la station thermale de Guagno-les-Bains pourrait même être associé.

 

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L'histoire et l'importance de la fontaine ont été racontées dans les deux articles suivants:

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 11:04

Deux fois en une semaine, c'est beaucoup.

 

Par deux fois, le quotidien "Corse-Matin" a amputé le nom de Guagno-les-Bains pour le transformer simplement en Guagno.

La première fois a été avec l'annonce de l'arbre de Noël organisé par le comité des fêtes et la mairie. L'article était annoncé avec le sur-titre "U Pighjolu-Guagnu".

Corse-Matin ne veut pas des Bains

 

L'erreur ayant été signalée à la rédaction, une nouvelle annonce a été publiée avec la localisation "U Pighjolu-Guagnu-I Bagni", bien que l'on inscrive plutôt "I Bagni di Guagno". Le plus ridicule est que ce rectificatif est paru lundi 18 décembre... pour annoncer un événement prévu pour "aujourd'hui  dimanche 17" !

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Et nouvelle erreur vendredi 22 décembre!

Avec le compte-rendu du concert de Bernard CERVERA dans une école d'Ajaccio, un encadré annonce les autres concerts de Sorru in Musoca dont celui prévu "au foyer d'accueil d'adultes handicapés de Guagno".

 

Corse-Matin ne veut pas des Bains

 

Ce foyer n'existe qu'à Guagno-les-Bains.

Et Guagno-les-Bains fait partie de la commune de Poggiolo depuis le décret du 19 septembre 1852. La commune de Guagno se trouve à plus de huit kilomètres de là. Il ne faut donc pas confondre.

Il est indispensable de demander à la rédaction de "Corse-Matin" de porter un peu plus d'attention à la précision de ces dénominations, d'autant plus que la même erreur avait déjà eu lieu le 28 avril 2017. Nous l'avions dénoncé à ce moment-là.

 

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 18:01

La question de la laïcité revient de plus en plus souvent au premier plan de l'actualité, qu'il s'agisse de l'hésitation du président de la République à saisir le goupillon pour bénir le cercueil de Johnny Hallyday ou de diverses décisions judiciaires sur la présence ou non d'une crèche ou d'une croix dans des lieux publics. 

L'application de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (voir "La laïcité en action dans les Deux Sorru") n'est pas toujours conçue de la même façon. 

 

Avant cette date, de telles questions ne se posaient pas. Certains documents en conservent de curieuses traces, comme ce fut le cas à Poggiolo en 1885.

Le registre d'état-civil de cette année-là a noté la découverte d'un enfant abandonné. 

 

Tous les documents qui suivent peuvent être agrandis en cliquant sur leur image.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Le 15 mars 1885, DESANTI Jules Martin Marie, qui fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888, a vu arriver à "la maison commune" Joseph COLONNA, habitant Guagno-les-Bains, pour lui présenter un bébé de sexe masculin. Il déclara "l'avoir trouvé à la porte de sa maison dans la nuit du treize au quatorze mars. Le père et la mère sont inconnus".

Nous avons là un exemple typique d'abandon d'enfant, dont la littérature a souvent donné des exemples jusqu'au début du XXème siècle.

Mais, ici, il s'agissait d'un être en chair et en os.

Que fit alors le maire? 

Une inscription à l'état-civil?

Oui, mais tout d'abord un baptême !

 

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Jules DESANTI écrit en toutes lettres sur le registre officiel: "nous lavons fait Baptisé".

L'apostrophe manquant à "lavons" a été rajoutée au dessous du mot. Quant à "Baptisé", il aurait fallu écrire "baptiser". Mais ce sont des détails. 

Pour un chrétien, le salut de l'âme est primordial. Et, surtout à cette époque, il fallait baptiser rapidement pour faire partie de l'Eglise et effacer le péché originel. Or, les chances de vie terrestre étaient faibles pour un nouveau-né abandonné dans la nuit.

Le maire a rapidement organisé la cérémonie. On peut supposer qu'il a fait quérir le curé, à moins qu'il n'ait emporté le nourrisson au presbytère. Nous ignorons si le baptême a eu lieu sur les fonts baptismaux de l'église  Saint Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

 

De même, nous ignorons l'identité du parrain et de la marraine. Il est vrai que, dans les cas d'extrême urgence, on peut se passer de ces deux personnes. Or, l'enfant pouvait passer à tout instant de vie à trépas. Il faudrait pouvoir consulter les registres paroissiaux pour avoir des renseignements plus précis.

Il fallait aussi donner une identité à cet enfant trouvé. Le maire écrit donc: "nous lui avons donné les prénoms de Desanti saint antoine Bains de Guagno" (nous avons respecté les majuscules et les minuscules employées dans le registre).

Le premier prénom, qui devint son nom officiel, est tout simplement celui du maire. Le reste de sa nouvelle identité faisait référence au saint protecteur du village où il avait été trouvé.

 

Jules DESANTI n'en était pas à sa première déclaration d'enfant trouvé. Six mois auparavant, le 7 octobre 1884, GROS Pierre, habitant lui aussi à Guagno-les Bains, lui avait présenté un enfant de sexe masculin qu'il avait trouvé devant sa maison à cinq heures du matin. Le maire lui avait donné "le nom de BOURGAMANO et les prénoms de françois bains de Guagno". Il avait alors bien fait la distinction entre nom et prénoms. Le choix de BOURGAMANO reste obscur. Mais, grosse différence, il n'est pas fait mention de baptême en 1884.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Pourquoi l'acte religieux a-t-il été noté en 1885? Même si la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'intervint que vingt ans plus tard, l'état-civil était laïc depuis la Révolution.

Est-ce une erreur du maire qui avait peut-être fait procéder au baptême pour BOURGOMANO mais qui fut certainement pris par l'émotion pour l'enfant suivant?

Ces deux actes posent une infinité de questions.

 

Si BORGOMANO n'apparaît plus dans aucun acte officiel, même dans les décès, il existe quelques renseignements sur ce que devint DESANTI Saint Antoine.

La partie finale de ses prénoms "Bains de Guagno" ne semble plus usitée. Le registre des matricules militaires le mentionne comme "né à Guagno", au lieu de Guagno-les Bains, avec la profession de "cultivateur". La partie consacrée à la filiation porte la mention "enfant assisté". Ses véritables parents n'ont jamais été identifiés et il fut confié à l'Assistance publique. Dans quelle village et dans quelle famille?

Le registre signale qu'il fut condamné en 1903 par le tribunal d'Ajaccio "pour violences et voies de fait à 10 mois de prison". Mais il fut amnistié et il   incorpora l'armée le 7 octobre 1906.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Bénéficiant d'une permission, il se rendit à Guagno (le village, pas les Bains). Peut-être est-ce là qu'il avait été élevé?

Mais le 30 décembre 1906, deux cantonniers guagnais vinrent déclarer à la mairie le décès de Saint Antoine la veille 29 décembre.

L'enfant baptisé grâce au maire de Poggiolo avait rendu son âme à Dieu.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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