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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 18:00

 

"J'aime bien les gens qui sont de quelque part
Et portent dans leur cœur une ville ou un village
Où ils pourraient trouver leur chemin dans le noir".

 

Cette phrase de Jacques DEBRONCKART dans sa chanson "Adélaïde" (1965) peut concerner de nombreux Poggiolais qui, même quand ils sont loin de Corse, savent qu'ils ont des racines au village.

 

Pour montrer que l'on a des racines, pour montrer d'où l'on vient, de nombreux automobilistes apposent des autocollants sur leur voiture. Ainsi, les plaques d'immatriculation marquées 2 A ou 2 B sont particulièrement nombreuses sur le continent.

 

A Vico et Sagone, des commerçants vendent des autocollants à fixer sur la bordure droite des plaques avant et arrière. Le nom d'un village est inscrit avec la tête de Maure. On peut ainsi conduire une voiture arborant fièrement: "POGGIOLO".

 

Photos J. Franceschetti
Photos J. Franceschetti

Photos J. Franceschetti

 

La présence des étoiles européennes autour du symbole de la Corse fait redondant avec la partie gauche de la plaque. C'est dommage surtout quand on n'est pas un européiste acharné.

 

Il est à remarquer que le nom de notre village est écrit sous sa forme italienne (POGGIOLO) et non pas selon l'orthographe corse (U PIGHJOLU). L'erreur de 2014, quand ce genre de décoration a débuté, a heureusement été réparée. La première version commercialisée était alors PUGHJOLU, ce qui était aberrant.

 

Photo M. Franceschetti

Photo M. Franceschetti

 

Pour décorer la carrosserie ou les vitres du véhicule, un autocollant avait été fabriqué en 2013. A la suite d'un concours lancé par l'AASIS (association artistique et culturelle de Sorru in Sù) et le blog des Poggiolais, le modèle dessiné par François ORAZY avait été choisi. Tous les exemplaires avaient été vendus dès le début de l'été. Plusieurs automobiles portent encore cette œuvre.

 

Pensez-vous qu'un nouveau tirage serait utile?

 

Montrer d'où l'on vient
Photos M. Franceschetti

Photos M. Franceschetti

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 18:00

Le prochain ramassage d'encombrants pour Soccia, Guagno-les-Bains et Poggiolo aura lieu le mercredi 21 août.

 

Le précédent ayant eu un grand succès, il avait fallu exécuter une tournée supplémentaire.

 

Revoilà les encombrants

 

Pour que tout se passe au mieux, la communauté de communes Spelunca-Liamone a publié des renseignements sur la définition des objets encombrants et de la façon de les sortir. Lisez-les bien: le travail des employés en sera facilité. 

 

Cliquez sur ces documents pour les agrandir.
Cliquez sur ces documents pour les agrandir.

Cliquez sur ces documents pour les agrandir.

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 18:00

Une voiture descend de la route de Soccia et s'arrête au milieu de Poggiolo. Dans le véhicule, une famille classique de touristes, couple et enfants. Très poliment, aux trois personnes qui bavardaient au coin de la route et de la stretta, le conducteur demande où se trouve le parking pour aller au lac de Creno.

Il est très étonné d'apprendre qu'il doit faire demi-tour pour rejoindre le village de Soccia et qu'il aura encore quelques kilomètres à rouler pour arriver au début de l'excursion.

 

"Mais on n'est pas à Soccia ici?

- Non, vous êtes à Poggiolo. Soccia, c'est plus loin.

- A Poggiolo?"

 

Une telle anecdote n'est pas unique. Elle se répète continuellement tout le long de l'été depuis plusieurs années. Celui qui se promène à pied sur le bord de la route le matin doit presque chaque jour renseigner les touristes attirés par Creno.

 

Trop répétitif, ce gag est profondément lassant et pas du tout amusant. Il est provoqué par l'absence totale de signalisation après la chapelle  saint Antoine de Guagno-les-Bains. Quelqu'un qui vient pour la première fois est incapable de savoir s'il entre ou sort de Poggiolo. Il ne peut même pas savoir que Poggiolo existe.

 

Les rares vestiges de panneaux disparaissent progressivement. Sur la ligne droite des Trois Chemins, pas loin de l'endroit où une voiture a récemment été carbonisée, il reste une barre métallique verticale qui ne supporte même plus "D 123", le numéro de la route existant encore voici quelques mois.

 

Photo de janvier 2019.

Photo de janvier 2019.

 

Seul, un ralentisseur peut faire soupçonner que l'on est à la limite d'une agglomération.

 

On n'est pas à Soccia ici?

 

Comme l'absence de panneau ne permettra aucunement de réduire le nombre de passages d'automobiles, il serait indispensable de réclamer à la Direction de l'Equipement la mise en place d'une signalétique digne de Poggiolo.

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6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 18:00

Un très grand succès, il n'existe pas de formule plus appropriée pour qualifier le festival Sorru in Musica de juillet 2019.

 

 

Toutes les soirées ont fait le plein avec 400 à 600 participants et plus encore pour le concert de clôture au couvent de Vico mardi 30 juillet. L'annulation, pour la première  fois en seize ans de festival, d'un spectacle la samedi 27 à cause d'une pluie torrentielle, n'a pas du tout assombri ce bilan.

 

Surtout, ce qui est important, le public a été unaniment content, et même enthousiasmé, par la qualité des interprètes et des œuvres présentées.

 

"Corse-Matin" mercredi 31 juillet

"Corse-Matin" mercredi 31 juillet

 

L'Académie de Musique, qui se déroule pendant la même période, a enregistré une hausse du nombre de jeunes élèves, surtout de ceux originaires de Corse. Un tarif "spécial résident" a pu être institué grâce à l'aide de la CdC (Collectivité de Corse).

 

Bertrand CERVERA a tenu à le déclarer à "Corse-Matin" (édition du 31 juillet): "Cette aide a directement profité aux jeunes Corses à travers ce tarif préférentiel".

 

Les collectivités locales ont participé au succès de Sorru in Musica, d'abord grâce à la CdC, et aussi par la Communauté de communes Spelunca-Liamone dont Poggiolo fait partie. La communauté l'a montré en achetant la page 6 du programme.

 

La communauté de communes dans le programme du Festival.

La communauté de communes dans le programme du Festival.

 

 Sous cette forme très indirecte, par le biais de la cotisation de la commune à Spelunca-Liamone,  les Poggiolais participent à l'organisation du festival.

 

Finalement, on peut voir ici, sous une autre forme, la concrétisation d'une promesse écrite dans le programme électoral par l'équipe réélue en 2014 à la mairie de Poggiolo: "Soutien au Festival de musique Sorru in Musica" (quatrième alinéa de la partie "Patrimoine culturel et cultuel").

 

Excellence artistique et collectivités locales

 

Il est simplement dommage qu'aucune soirée du festival ne se soit déroulée dans le village depuis le 23 juillet 2014.

 

Excellence artistique et collectivités locales

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 18:00

Parmi les sujets habituels à Poggiolo l'été, les coupures d'eau reviennent très souvent mais il y a aussi le ramassage des encombrants. Souvent, on se plaint de ne pas en connaître la date.

 

Maintenant, l'incertitude n'est plus de mise grâce à un Poggiolais (élu ou non?) qui a collé sur divers emplacements des affichettes manuscrites donnant les jours des ramassages sur plusieurs mois, de juin à octobre.

 

Plusieurs ont été détruites par les intempéries mais il en reste encore une apposée sur un conteneur au bord de la route entre les maisons des Martini et de Fosca.

 

Un calendrier fort utile

 

Les jours sont faciles à mémoriser: un mercredi sur deux.

 

Le prochain passage aura lieu ce mercredi 7 août, le suivant le 21.

 

Précision: Poggiolo, Guagno-les-Bains et Soccia sont compris dans la même tournée.

 

Il est recommandé de sortir ses objets le mardi soir car le ramassage a lieu habituellement vers 8 heures du matin. Les agents de la communauté de communes Spelunca-Liamone qui en sont chargés sont très efficaces et rapides. 

 

Pour les ordures ménagères habituelles, la voiture de Spelunca-Liamone passe chaque matin, également le plus souvent entre 7 et 8 heures.

 

La commune est ainsi dégagée du problème des ordures qui, malgré l'évidente bonne volonté de la municipalité poggiolaise, était difficile à résoudre pour une petite commune isolée. Il est possible de se concentrer sur les autres domaines de la gestion communale.

 

Ci-dessous, pour information, la copie de la partie "Environnement et cadre de vie" du programme électoral de l'actuel conseil municipal élu en 2014.

Un calendrier fort utile

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:00

La municipalité de Poggiolo a tenu (et elle a eu raison) à faire nettoyer le village avant le début des vacances d'été.

 

Ainsi, la Stretta et les autres rues ont été débarrassées des nombreux tas de déjections animales qui gênaient la circulation.

 

De même, la fontaine communale a été nettoyée. Ses abords étaient devenus pestilentiels. Toute sa partie gauche était un véritable petit marécage dans lequel poussait une flore pléthorique, comme le prouvent ces photos datées du 10 juin 2019.

Une fuite récalcitrante
Une fuite récalcitrante

 

Heureusement, d'autres images du 21 juillet montrent un grand changement.

Le bassin a été vidé pour être nettoyé en profondeur. Le râteau était là pour en témoigner (il est même resté trois jours à cet emplacement). Le coin gauche a été assez correctement asséché.

 

Une fuite récalcitrante
Une fuite récalcitrante
Une fuite récalcitrante

 

Malheureusement, deux jours plus tard, le 23 juillet, l'humidité était revenue dans le coin gauche.

Une fuite récalcitrante

 

Dès le 25 juillet, le bassin étant remis en eau, une flaque se formait sur le côté gauche et commençait à prendre la taille du marécage supprimé.

Une fuite récalcitrante
Une fuite récalcitrante

 

Nettoyer est nécessaire mais pas suffisant. Il est indispensable de revoir l'étanchéité de cette partie de la fontaine pour que le Lucciu retrouve toute sa splendeur. Nous ne doutons pas que ce travail se fera rapidement.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 17:14

Nous publions avec retard l'avis de décès publié dans "Corse-Matin" du jeudi 4 juillet.

Deuil dans la famille Demartini

Toutes nos condoléances à François Louis Demartini, qui fut premier adjoint du maire de Poggiolo Bernard Paoli entre 1968 et 1989, ainsi qu'à toute sa famille.

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 00:15
(tiré du site francetvinfo.fr) Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

(tiré du site francetvinfo.fr) Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

A l'occasion des élections européennes de dimanche 26 mai, les Poggiolais ont donné la première place à la liste écologiste d'Yannick JADOT, sur laquelle se trouve François ALFONSI qui avait obtenu 60% des voix en 2014. Mais, cette fois, son pourcentage est passé à 40,51%.

En seconde position, la liste du Rassemblement National a fait 27,58%, soit 10% de plus qu'à l'élection précédente.

Ces deux listes sont celles qui sont en tête dans le département, où le RN est premier devant les écologistes.

Remarquable est le score du parti animaliste qui est en quatrième position.

Il faut remarquer que, sur 149 inscrits, seulement 70 électeurs se sont déplacés (soit 47% de votants) contre 104 la fois précédente.

 

Nous reproduisons ci-dessous l'article du blog des Poggiolais du 26 mai 2014 qui donnait les résultats de Poggiolo et des villages voisins. Vous avez également les résultats de Guagno, Orto et Soccia qui viennent d'être publiés, et finalement les chiffres de l'ensemble de la Corse-du-Sud.

 

Poggiolo est pour les écologistes et le RN
Poggiolo est pour les écologistes et le RN
Poggiolo est pour les écologistes et le RN
Poggiolo est pour les écologistes et le RN
Poggiolo est pour les écologistes et le RN

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 18:00
Cachez ce câble que je ne saurais voir

Une des pires formes de pollution, et dont on parle peu, est la pollution esthétique. Se trouver dans un environnement moche, avec des murs décrépis, peinturlurés ou fissurés provoque un malaise dans la vie quotidienne.

Il faut donc saluer la prochaine signature de la convention relative à l'aménagement esthétique des réseaux électriques et téléphoniques, entre office de l'environnement, EDF et Orange (voir article complet en bas de cette page). Pendant trois ans, des crédits seront attribués à dissimuler ces câbles "afin de résorber les atteintes paysagères qui dénaturent les villages, en particulier les sites d'intérêt paysager". Nos villages du haut-canton pourraient demander à en profiter.

Cachez ce câble que je ne saurais voir

Bien sûr, il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 8 mai  que sont prioritaires "les villages bénéficiant de sites classés et inscrits, de monuments historiques, de sites patrimoniaux remarquables...". Poggiolo n'en ferait pas partie? Mais son site n'est-il pas merveilleux? Et n'oublions pas que, depuis 1982, les fonts baptismaux et le tabernacle de Saint Siméon sont classés par les Monuments historiques.

Il est vrai que, même s'il y a eu des progrès, les fils sont encore trop nombreux à Poggiolo, mais le problème existe dans les villages voisins.

Cachez ce câble que je ne saurais voir

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:59

Madame Joselyne FAZI, maire de Rennu, dit toujours clairement ce qu'elle pense. Dans le cadre de la réunion de réflexion prévue le 10 février à Vico sur la vie et l'avenir de nos villages, il est intéressant de lire l'entretien qu'elle a accordée au sujet de du débat national en tant que présidente de l'association des maires de Corse-du-sud. 

 

Photo Emilie Raguz, Corse-Matin

Photo Emilie Raguz, Corse-Matin

 

- Le grand débat national est lancé. Votre regard de citoyenne?

Je trouve que ça vient un peu tard et je pense qu’il n’y aurait pas forcément eu besoin d’un grand débat qui arrive une fois que nous sommes dans une situation extrêmement difficile. En France, nous sommes face à un vide sidéral, il n’y a plus de syndicats, plus de partis, et il y a les Gilets dans la rue. On a minimisé l’importance de ces derniers qui ne sont pas là pour faire de la politique, mais parce qu’ils ont faim, parce qu’ils ont mal. Aujourd’hui, que demandent-ils ? Que les gouvernants les écoutent et apportent une réponse à la question posée. Et cette question, elle tourne autour d’une préoccupation, la vie chère. Avec le fruit de leur travail, les gens n’arrivent pas à remplir leur frigo jusqu’à la fin du mois. Se rend-on compte de la gravité de la situation ?

 

- En Corse, vous faites la même analyse de terrain ?

Dans l’île, il faut commencer par une évidence, le Corse est pudique, il cache la misère. Mais le Corse subit la double peine avec l’insularité qui fait que tout est plus cher. Et que dire du prix de l’essence ? Un scandale ! Alors que nous bénéficions d’une TVA réduite, c’est insupportable. Je crois qu’actuellement nous sommes dans un mauvais voyage... Et qu’aucune tendance politique ne doit se servir de cela à des fins de récupération.

 

- Un mot sur la conférence sociale initiée par la CdC, l’île n’est-elle pas trop dépendante de l’État pour pouvoir agir directement ?

Il faut au moins discuter. Et peut-être qu’in fine on trouvera une réponse. Quelqu’un qui fait de la politique, c’est quelqu’un qui se met au service de l’autre, ce n’est pas pour gagner sa vie, parce que la politique, ça coûte, contrairement à ce que pensent les gens, ça ne rapporte pas. Et c’est un sacerdoce. Par exemple, être maire est un sacerdoce.

 

- Justement, ce que le maire d’une petite commune de l’intérieur peut attendre d’une telle opération ?

Lorsqu’on est maire d’une petite commune, on connaît tous les secrets des villageois parce que ces derniers viennent vous en parler. Mais ces secrets, ils ne seront pas écrits sur les cahiers d’expression citoyenne ouverts dans les mairies. On n’écrit pas sur un cahier d’expression citoyenne la souffrance que l’on vit à la maison quand on ne peut pas boucler son mois.

Surtout, les femmes ne l’écriront pas, cette souffrance. Parce que ce sont les femmes à qui on fait confiance quand il n’y a plus d’argent. Il faut se souvenir... Quand la crise de 1989 est survenue, on donnait très peu d’argent dans les banques, les bars ne faisaient pas crédit aux hommes, en revanche, les petits commerces faisaient crédit aux femmes.

Donc, les femmes ne vont pas s’épancher sur un cahier, elles n’en ont pas besoin.

 

- La présidente de l’association des maires de Corse-du-Sud se sent-elle d’attaque pour aider à organiser le grand débat ?

Non, pas du tout, je n’ai pas l’intention d’organiser quoi que ce soit. S’il y a un souci, on le fera remonter, de la même manière que l’on fera remonter tout ce que l’on entend. Et en vous disant cela, je me fais l’écho de ce que me disent les gens. Il n’est pas dans nos missions d’organiser ce grand débat qui, encore une fois, aurait pu ne pas avoir lieu. Les maires, eux, vont faire suivre les doléances, parce que quand le citoyen est touché, le maire est également touché dès lors qu’il est tout près des populations. Je dis cela avec passion parce qu’un maire raisonne aussi avec son cœur. Aujourd’hui, on sait que nos concitoyens ne sont pas heureux et cela nous déplaît. Mais il n’est pas question pour nous d’organiser quelconque débat. Au président de la République d’orchestrer et d’écouter et ensuite de trouver des solutions. Chaque maire fera comme il le sent mais il n’y a pas de mot d’ordre.

Quant à la synthèse, on la connaît déjà, c’est la misère.

 

- Vous êtes d’accord avec la préfète lorsqu’elle dit que le goût des Corses pour la chose publique et le débat vont fédérer les bonnes volontés ?

Oui, sûrement. On n’est pas là pour nous opposer à la préfète. La préfète fait son job et nous, le nôtre. Et généralement, nos jobs coïncident. Si avec la préfète nous disons la même chose, c’est-à-dire "en Corse la vie est trop chère, faites quelque chose", peut-être qu’on va être entendus par M. Macron. Et cette grande revendication, c’est la même pour les citoyens corses que pour les citoyens français.

 

Prendre en mains l'avenir de nos villages (2/2: le franc-parler de Mme Fazi)

 

- Peut-on imaginer que des petites communes puissent se grouper pour débattre et ainsi mutualiser leurs efforts mais aussi s’assurer un public plus nombreux et plus large ?

Même si des communes arrivent à mutualiser, quand elles se réuniront et réuniront du monde, qu’est-ce que les uns et les autres vont apprendre de nouveau ? Rien, puisque les thématiques qui mobilisent ont été mille fois exposées. Parmi ces thématiques, il en est une qui me semble fondamentale : certes, il faut des réformes dans notre pays, mais il faut surtout s’intéresser aux plus pauvres et établir la justice fiscale. Les retraites, qui ne sont pas des aides sociales, doivent être indexées sur le coût de la vie afin d’éviter d’appauvrir l’ensemble du pays. Pour en revenir à votre question, qu’il y ait mutualisation ou pas, je ne suis vraiment pas sûr que ce débat va servir à quelque chose. Les gens, que voient-ils? Ils voient que, face à une France fauchée, la première chose que l’on fait, c’est de supprimer l’ISF !

 

- Les débats vont se dérouler de mi-janvier à mi-mars, il va donc falloir mettre le starter rapidement. Ne doit-on pas craindre une participation en deçà de la dynamique espérée par le gouvernement ?

Je ne pense pas qu’en Corse, pour la raison que j’ai évoquée plus haut, à savoir un sentiment de pudeur particulièrement présent dans l’île, nous ayons une participation démentielle. Ensuite, le risque, c’est que l’on pourrait se tromper de débat en déclinant des exigences sur le mode "nous voulons, nous voulons", or, ce n’est pas le débat. Le débat, finalement, est simple. Il repose sur la possibilité pour les citoyens de faire passer un message clair, "aidez-vous, nous sommes dans la misère". Quant à la participation nationale, je ne suis pas sûre non plus qu’elle soit si enthousiaste que cela.

 

- Emmanuel Macron a commencé sa tournée auprès des maires. D’aucuns taclent au passage sa méthode de showman. Et vous?

Chaque être a sa propre personnalité, le président Macron a la sienne. Personnellement, qu’il enlève sa veste, qu’il la remette, qu’il vienne en jeans, cela ne me dérange pas du tout.

Aujourd’hui, on est, quoi qu’il en soit, à l’ère de la com’. Mais le problème n’est pas dans le show qu’on fait ou qu’on ne fait pas. Le problème est ailleurs. Exemple, quand on baisse les dotations des communes, ce sont les citoyens qu’on appauvrit un peu plus. Moi, ce qui m’importe, ce sont les remèdes face à la souffrance des gens.

 

- Emboîtez-vous le pas à la colère des maires de France lorsqu’ils dénoncent les promesses non tenues du chef de l’État, qui avait suscité l’espoir d’un renouveau de la décentralisation?

Macron a découvert le terrain, mais ce n’est pas un homme de terrain contrairement à tous les présidents qui l’ont précédé depuis le général de Gaulle. La France, ce n’est pas Paris, la France, c’est Paris et tout un tas de provinces autour et on ne vit pas de la même façon à Paris et en province. Quant au rapport d’Emmanuel Macron aux maires, on pourrait le qualifier d’inélégant. Pourquoi le président ne s’est-il pas déplacé jusqu’au congrès des maires au lieu de faire venir les maires à lui ?

 

- À votre avis, des quatre thèmes proposés, lequel va le plus mobiliser en Corse?

Rien que le fait de sélectionner quatre thèmes est de nature à m’énerver. Un débat, c’est fait pour parler de tout.

 

- Ce que devra apporter la synthèse nationale en avril prochain?

J’espère qu’il va en sortir quelque chose parce que sinon, nous allons vers une révolution et nous faisons le lit des extrémistes.

 

Texte: Anne-C. Chabanon ("Corse-Matin", 25 janvier 2019)

REPERES

 16 août 1949

Elle naît à Renno, la commune dont elle est aujourd’hui le premier magistrat.

 20 mars 1973

Elle met au monde son fils Simon, "le plus beau jour de ma vie". C’est dit.

 13 mars 1983

Elle est élue maire de Renno. Un fauteuil auquel elle a ensuite toujours été réélue.

 2001

Elle prend la tête de l’Association des maires de Corse-du-Sud dont elle est toujours la guide appréciée, dix-huit ans après.

 1998-2004

Elle siège comme conseillère territoriale à l’Assemblée de Corse .

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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